COMMISSION CHOROGRAPHIQUE DE LA iNOUVELLE-GRENADE PARTIE BOTANIQUE l'jrii. - lui; :i:'acrio Ju L. Map.tinet, rue Mignon, 2. COiliniSSIUN ClIOliUUitU'illllll^ m U NOUVËLLCUItENAUl:;. PARTIB BOTANIQUE. PHODROMUS FLOR^ NOVO-GRANATENSIS JOSÉ^flUANA, D. M., Membre de la Commission chorographiqiie ilula Nouvelle-Grenade, elc, elc. ET J. È. PLANCHON, D. M., l'rofesseur à la Faculté des sciences et Directeur de l'École de pharmacie à Montpellier. NEW YORK ftOTANICAL l'AKlS VICTOR MASSON Eï flLS, PLACE DE L'ÉCOLE-IŒ-MÉUECINE. 186-2 â/^KTv ;iV . Vï-^' JÛ^ • ^ 7' ' -' f<^ COMMISSION CHOROGRAPIIIQUE DE LA NOUVELLE-GRENADE. PARTIE BOTANIQUE. PRODROMUS FLORi] NOVO-GRANATENSIS on ÉNUMÉRATION DES PLANTES DE LA NOUVELLE-GREMDE AVEC DESCRIPTION^ DES ESPÈCES NOUVELLES. AVANT-PROPOS. Au moment de publier, sous une forme suceincte et relative- ment restreinte, le résultat de cinq années d'études assidues, quel- ques explications nous paraissent nécessaires pour justifier l'appa- rition tardive de notre travail, et l'absence, plus apparente que réelle, du patronage officiel sous lequel il devait se présenter. Lorsque, il y aura bientôt cinq ans, l'un de nous arriva pour la première fois en Europe, il y apportait les collections botaniques réunies par lui pendant six années de voyages dans les diverses provinces de la Nouvelle-Grenade, à h suite de l'expédition cboro- grapliique organisée sous l'administration du général .1. H. Lopez, pour l'étude géograpliique et physique de ces magnifiques régions. C) J. TRS.tI\;% ET J. i:. PLAXCIIOIN'. Ignorant encore combien de matériaux inédits renfermaient ces collections, et croyant trouver dans les publications classiques presque toutes ses espèces, il s'était proposé simplement de faire connaître à ses compatriotes les admirables ricbesses végétales de leur pays, en écrivant un ouvrage populaire sur les plantes usuelles. Mais les premiers pas dans cette étude lui révélèrent d'immenses lacunes dans la connaissance même de la llore néo-granadine ; au lieu de résultats acquis et de renseignements publiés, il se trouva mille fois en face du neuf et de l'inédit. Les herbiers de Paris et de Londres lui révélèrent à cet égard des richesses inattendues et quelque peu embarrassantes, puisque vouloir les utiliser et les faire connaître au public savant, c'était élargir le cadre de son premier plan, et se lancer dans une carrière plus vaste et plus difficile. On ne rêva rien moins que la publication d'une Flore, et ce nouveau dessein, approuvé par le gouvernement du pays, de- vait se publier à ses frais et sous son patronage officiel. Ce projet seul, néanmoins, ne s'était pas arrêté sans quelques truonnemenls inévitables, sans des négociations rendues assez longues par la lenteur obligée des correspondances entre Paris et Bogota. L'exécution même du travail rencontra ces obstacles matériels, ces retards inattendus qu'entraîne toute œuvre sérieuse, poursuivie en commun par deux collaborateurs, travaillant trop souvent à distance l'un de l'autre, et ne parvenant parfois à s'en- tendre que par de longues et minutieuses correspondances. A ces retards, pour lesquels le collaborateur français doit prendre, en bonne conscience, la plus grande part de responsabilité, sont venues s'ajouter tout à coup des difficultés bien plus sérieuses. Un volume de notre travail était prêt; les préparatifs de l'im- pression étaient faits, lorsqu'une suspension inattendue de ces pré- paratifs fut ordonnée. La guerre civile vint, bientôt après, sus- pendre indéfiniment la publication de nos résultats acquis, sans interrompre le cours de nos études. Pendant trois mortelles années de troubles civils, dont l'un de nous a dû supporter les contre-coups et les cruelles incertitudes, il n'a été possible d'obtenir du gouvernement, ni l'autorisation d'employer à l'impression de notre ouvrage des fonds autrefois PUODIÎOMUS FLOR.'E NOVO GRANATENSIS. 7 votes, ni celle de le publier sous une autre forme, en dehors de son patronage. Dans cet intervalle, voulant donner signe d'activité scienti- tlqiie, nous avons détaché de nos études un sujet-particulier, qui, débordant promptement le cadre de la Flore néo-granadine, est devenu un travail monographique sur la lamille des Guttifères. On comprend, néanmoins, combien un manuscrit descriptif perd de nouveauté à rester trois ans en portefeuille ; quel travail fastidieux exige la révision de ses résultats pour les mettre au courant des nouvelles publications ; quel poids il impose à l'esprit en le retenant sans cesse sur des sujets dont l'intérêt s'est épuisé. Justement ému de cette situation, le gouvernement actuel, parle bienveillant office de son représentant, M. José ]\Iaria Samper, chargé d'affaires du gouvernement auprès de la Belgique et de la Hollande, veut bien nous autoriser à faire paraître, sous la forme abrégée d'un Prodrome, la partie rédigée de nos études, sans préjudice de l'ouvrage plus complet, qui pourra, nous l'espé- rons, méiiter le nom de Flore néo-granadine. Ce vœu sera sans doute réalisé, lorsque la Providence aura consolidé dans la Nou- velle-Grenade un gouvernement ami de la justice et des lumières. Avec la paix reviendra l'abondance, et le pays, rendu à ses inspi - rations libérales, ne voudra pas laisser inédite la seule partie qui manque, pour compléter la [tublication des travaux de sa commis- sion chorégraphique. Ces exphcations données, nous en devons quelques autres d'une nature plus spéciale aux botanistes qui voudront bien accueillir notre œuvre avec une indulgente sympathie. En accueillant ce travail dans les Annales des sciences nalu- relies, les éditeurs, limités j)ar les exigences d'un ouvrage pério- dique, ont dû nous proposer certaines restrictions, que la déli- catesse même nous aurait dictées. Éviter les longs développe- ments, retrancher des discussions d'affinités qui trouveront leur place dans des mémoires spéciaux , supprimer toute description des genres et des familles déjà bien connues, c'étaient là des con- ditions indispensables, et que nous avions d'avance et spontané- ment acceptées. 8 J. TRIAIV'.lL ET S. E. PLAI^CIIOIV. Depuis bien lot trois nns que notre manuscril est prêt, des re- maniements partiels faits à diverses rejtrises n'ont pas tonjours réussi à le mettre en harmonie avec les publications courantes. Ce travail ingrat de- révision nous l'abordons de nouveau, dans la mesure du possible, avec le désir sincère d'ôtre justes envers tout le monde, de respecter la règle salutaire de la priorité ; mais comme les bonnes intentions ne suffisent pas pour remplir une telle tâche, nous réclamons d'avance l'indulgence pour les cas où notre ignorance trahirait notre désir d'éviter les doubles emplois. Les noms de collecteurs placés à la suite des localités indique- ront assez à quelles sources ont été puisés nos matériaux. Outre l'herbier original de plus de cinq mille espèces que l'un de nous a formé, les collections de Humboldt et Bonpland, de Goudot, de Duchassaing, au I\Iuséum de Paris; celles de M. Lindcn et de ses collaborateurs MM. Funck et Schlim, mises à notre disposition avec une bienveillante libéralité; celles de Seemann, de Purdie, occasionnellement consultées dans l'herbier de Kevv ; de fréquents emprunts aux herbiers Delessert, De Candolle, Boissier, Sagot, voilà, pour ne citer que les principales, les richesses qui nous ont été largement prêtées. Quant aux conseils, au concours toujours empressé de nos amis scientifiques, nous craindrions de blesser des modesties en plaçant sous des noms propres l'expression sin- cère et cordiale de notre gratitude. L'ordre des familles que nous avions adopté est celui du Pro- dromus de De Candolle. Convaincus, comme tous les botanistes, de l'imperfection fatale de toute série linéaire, nous avions pris ce le-là non comme la meilleure, mais comme la plus générale- ment adoptée. Mais toute réflexion faite, et pour ne pas accepter d'avance une entrave qui pourrait être gênante, nous déclarons n'adhérer à aucun ordre de familles, et n'ajouter aucune signifi- cation d'affinités au rapprochement de tels ou tels groupes dans notre travail. PRODROMUS FLOR^. NOVO-GRANATENSIS. 9 I. -_. RANUNCULACE^ Juss. DC, Prodr., t. I, p. 2 ; Endl. , Gen., p. 843. I. — CLEMATIS L. Endl., Gen., n° 4868. 1. CLEMATis(Flamnniila) sertcea1)C.,5j/5L, I, l/i^l -, Prodr., \, 5; IIBK., Nov. Gen. et Sp.,\, â7. Var. pHBK., 1. c. Tenasuca, Cordillère de Bogota, ait. 1800 mètr. (Triana); Tena, prov. de Bogota (iïarlweg, n" 876; Goudot) ; bords du rie Mayo (Humb. et Bonpl.);Herb. Bonpl. in herb.Mus. Paris, (sans indication de localité). Obs. — La forme dont il est ici question se rapporte à la variété p de De Candolle. Elle se distingue de la variété «, plante de Quito, par sa pubescence plus rousse, son infiorescence moins dense, ses boutons plus gros et globuleux, au lieu d'être oblongs, et par ses sépales laineux en dedans, au lieu d'être à peine pubescents. "2. Clematis (Flammiihi) floribunda -|-, scandens verosimi- liler polygama , foliis triseclis, segmentis ovato-cordatis acii- minatis acutis 5-nerviis integris supra sparsc pilosulis siibtus pu- bescenlibus vel glabratis , cymis tcrminalibus axillaribiisqiie folio longioribus amplis multinoris pcdicellisque 0™, 81-0'", 015 longis, sicut calyces pubc rufa densiuscida indulis, sepalis angiisic oblon- gis, staminibus (in flore hermaphrodito) glabris calycc breviori- bus, carpidiissub anthesi dense villosis stamina haud siipcrantibus. (Flores masciili frnctusquc non snppetunt.) Clematis dioica Beuih., PI. Hartw., p. 157. Tenasuca, prov. de Bogota, ait. 1800 mètres (Tr.) ; entre Vllleta et Guaduas (Hartweg, n" 872). Obs. — Voisin du Clematis dioica, dont il diffère surtout par ses inflo- rescences et ses pédicelles couverts d'un duvet roux assez dense, et par ses feuilles entières, amples, longuement péliolées et pubescentes à leur face inférieure, qui devient aussi glabre. 3. Clematis (Flammula) Goudotiana f, scandens verosinii- liler dioica, foliis triscctis, segmentis ovalis v. ovato-oblongis acuminalisacLitisbasi oiotiisis hincinde utrinqucdonlibus 1-'2 auc- tis rarius intcgris membranaceis utrinque pilosiilis, cymis femi- neis axiliaribus pedunculatis folio brevioribus, pedicellis sœpiiis ternis, alabastris obovoideis dense sericeis,sepa]is oblongis {2>-li- lin. longis) iilrinque pubescentibiis, staminibus (cfTctis) sat nii- merosis quam sepala paullo brevioribus, carpidiis paucis (10-12) dense sericeis. Melgar, prov. de Mariquita(Goudot). Obs. — L'exemplaire de cette espèce, conservé au Muséum d'histoire naturelle de Paris, est à fleurs femelles (pseudo-hermaphrodites). Voisin du Clemalis dioica, dont il diffère principalement par ses inflorescences axillaires qui ne dépassent pas les feuilles; celles-ci sont étroites, aiguës et munies tout au plus de deux petites dents sur leurs bords. Pour déterminer nos espèces de Clematis voisines du dioica, nous avons pris comme type l'exemplaire de l'herbier de M. Delessert, cité par De Candolle sous le nom de Clematis dioica L. Cet exemplaire répond, en effet, à la fig. 1, pi. 128 du volume I de VHist. de la Jamaïque de Sloane, surtout par ses inflorescences en cymes peu ramifiées, que dé- passent les feuilles, par ses fleurs à longs pédicelles, et par la forme de ses folioles, malgré qu'ils aient quelquefois une grosse dent de chaque côté. Les feuilles, dans cet exemplaire vu par De Candolle, sont tantôt trifoliolées, comme on les décrit en général, ou tantôt quinquéfoliolées; elles sont portées par un court pétiole. h. Clematis (Flammiila) caripensis HBK., Nov. Gen. etSp., V, m;[)C.,Syst., l,Ul;Prof/r.,I, d. Sierra Nevada de Santa Marta, près de San Miguel, ait. 1900-2300 mètr. (Schlim, n" 785); volcan de Chiriqui, Veraguas (Seemann), Fleurs blanches, paraissant en mars et avril (Schlim). Obs. — Dans un exemplaire en fruit de Santa Marta, les petites feuilles de l'inflorescence sont pennatiséquées, tandis qu'elles sont tout au PRODROMUS FLORyE NOVO-GRANATENSIS. H l»lus lernées dans l'exemplaire typique ; mais celte légère tlifférence nous semble due à un état de développement plus avancé. 5. Clematis (Flammula) medus/ea PI. cl Lind. mss., scandons polygamo-dioica (?) pnbcrula, foliis Irisectis, segmentis lateraliiius trifoliolntis intermedio cnni iinpari-hijngn , foliolis petiolulatis ovato-lanceolatis 2-/i cm. longis basi acnliuscnlis apiee longe et acîute acuminatis inlegris ntrinque pubcrulis tenniler membra • naccis v. cbarlacois, cymis axiliaribus et terminalibns friictileris folio longioribns, floribns carpcllis 12-15 ovato-cllip- ticis compressis puberulis in caudam U centini. longani flexuo- sam pilis rnfidulo-albis barbatam produclis. Las Mesitas, prov. de Bogota, ait. l/iOOmètr. (Tr.) ; prov. d'Ocana, ait. 1500 mètr. (Schlim, n" llili). Obs. — Espèce facile à reconnaître, principalement par ses feuilles très composées. Nos exemplaires, de Las Mesitas, ont les folioles charta- cées, et quelquefois ils sont plus ou moins profondément fendus sur les côtés en une grosse dent ou en un lobe. IT. — THALICTRUM L. Endl., Gen., n° 4772. i. Thalictrum (Physocarpum) PODOCARPUM IIBK. , Nov. Gen. etSp.,Y, p. 38; DC, Syst., I, 171 ; Prodr.^ 1, 11 . Viilgo : Culanlrillo, à Bogota vTi\). Forêts tempérées des Andes de la Nouvelle-Grenade, entre 2000- 3200 mètres d'altitude (Tr.); Quindio, prov. do Mariquita, ait. 2500 mètres (Linden, n" llZiS); Cartago (Bonpland); Bogota (Purdie); ibid., Los Lâches (Goudol). m. — RANUNCULTJS Hall., DC. End!., Gen., n°' 4783, 4781 et 4782. Randnculus, Casalea et Aphanostemma ASH., FI. Bras, merid. Obs. — Nous sommes forcés de rejeter les genres Casalea et Aphano- 1''2 J. TRIAfVlA ET J. E. PLAI^CHOIV. sfemma, fondés sur des cnrnclères variables du nombre et des dimen- sions des pétales, et par cela même dignes tout au plus d'être conservés comme sections naturelles. 1. Ranunculus (Casalea) flagelliformis Smith, in Rees Cyclop., n" 13; DC, Syst., I, 251 ; Prodr., \, 33. Casalea flagelliformis ASH., 1, c, 11. Nouvelle-Grenade (Mutis) ; Bogota (Goudot). Ohs. — Les exemplaires imparfaits de Goudot s'accordent assez avec ceux qu'ont récoltés, au Chili, Dombey,Bert8ro, Gay, etc. Ceux du Casalea flagelliformis ASH. n'en diffèrent que par leurs feuilles plus minces. 2. Ranunculus (Casalea) Kuntiiii -j-, glaber v. pilis adpressis liiiic Inde conspersus, radice fibrosa, caulibns prostratis radi- caiitibus SLipernc paiici-divisis, foliis radicalibus pluribus longe petiolatis, aliis ovalis, aliis rhoinboideo-lanceolatis v. lanceolato- linearibiis (30-35 millim. longis) crenato-dentalis crassiusculis, caulinis linearibus integris, floribus paucis parvis paniculalis, pediineiilis oppositifoliis folio longioribus, sepalis 3 ovatis conca- vis margine membranaceis, petalis 3 rarius 4-6 minutis tlavis basi squamula glaiidulosa minutissima instructis , staminibus G-9-12, antlieris ovalo-subrotiindis , carpellis 15-20 v. iillra in ca[)iliilum globosum congestis rostello terminali brevi apiculatis ovoideis compressis lœvibiis. Ranunculus bonariensis HBK., Nov. Gen. et Sp.^ V, ii.3; DC, Pm/r., 1,33; Syst., I, 250. Vulgo : Rejoncilo^ à Tunja (Tr.). Dans les endroits marécageux des plateaux de Bogota et de Tunja, ait. 2700-3000 mètres (Tr.); Quindio et Bogota (Bonpl. in herb. Mus. Par., exemplaires étiquetés par Aug. de Saint-Hilaire Casalea phyteu- mœfolia); Bogota (Goudot). Obs. — Cette espèce est très voisine des Casalea phyteumœfolia et ficariœfolia ASH. Elle diffère de l'une et de l'autre par ses tiges tou- jours radicanles. Le vrai Casalea phyteumœfolia de la province de Minas l'IlODllOMUS FLOli.t NOVO-GUANATENSIS. \o Geraës se ilislinguc de noire plante de Bogola par des leuilles radicales cordilbrnies et très minces, au lieu d'être épaisses et plus ou moins rliom- boïdales. 3, Raînunculus (Haiiuiicuhislriiiii) Gijsmani Huiiib. . Tableaux de la liât., [). 69; Semanario delNuev. lîeijîi. de Graiiada, 1809, " 22, 171 ; DC, Sijst., I, 26a; Prodr,, i, 29; Dcicss., Icon. sel., 1, tab. ok; HBK., Nov. Gen. elSp., \ , h'h. Viilgo : Diclamo real (Tr.). Andes deTuquerres, au voisinage des neiges (Tr.). h. IUnlnculus (Hecatonia) pekuvianls Pcia., Synops.., Il, 103; DC, Syst., î, 27/i ; Prodr., 1, 55; Dclcss., Icon. sel., I, tab. 37; HBK., /You. Gen., V, hh. Paranio de Coati, prov. de Tunja,alt. 3500 mètres (Linden, n° 1309); Tolima (Goudol). 5. Rainunculus (Hecatonia) pilïmousus UC, Syst.., \, 292; /Vof/r.,I, /lO; HBK., 1. c, /|7. Ixaminculus Bonplandianus HBK., 1. c, /t6; Prodr., 1, liO. Andes de Bogota (Tr.); Nouvelle-Grenade, ait. 1950-233/i mètres (iluadj. et Bonpl., lide Kuntli) ; in Quindio (Ilumb. et BonpI. herb.). Obs. — Nos exemplaires ont les feuilles pubescentes à la face supé- rieure et permettent de réunir les deux espèces deKuntb. 6. Rancnculus (Hecatonia) vaginalis Pi. et Lind. inss.,cau]c clato superne ramoso siciit pelioli retrorsuai piloso, foliis radica- iibiis caulinisque inferioribiis longe [jetiolatis (petioloriim basibus in vaginani ampliiisculain dilatatis) trisectis segmenlis longiusculc pctioliilatis lateralibus trilobis inlermcdio tripartito lobo teriïiinali Irilido omnibus gi^osse inciso-dentalis iitrin(juc i)iIosis, panicula tcrminali laxa, calycc rcflexo, se[)alis ovatis pilosulis, pclalis 6-9 ilavis angusle obiongis, stainini! us î'.îiniciosis ovaria supeiantibtiNi anilieris Inieari-oblongis, cari»ellis (iiuinaluiis) 15-20 in caj)ilii- 1/i J. TRIAIVA UT J. E. PLATVCIlOni, liim globosum collectis oblique ovatis Igevibus apice in rostruiii eis 1ère longiorem iiucinatum productis. Vulgo : Arracachuela (Tr.). Forêts tempérées du Quindio, ait. 2000-3000 mètres ^Tr.) ; La Mediacion et Los Gallegos (Linden, n° 1133). Ohs. — Voisin des Ranunculus prœmorsus elpilosus. 7. Ranunculus (Hecatonia) pilosus HBK,, ZVov. Gen. et Sp., V, Û5; DC, Syst., \, 2Sl',Prodr., T, 39. Vulgo: Centella, à Bogota (Tr.). Plateaux de Bogota et de Tuquerres, et Cordillère du (Juindio, entre 2000 et 3200 mètres (Tr.)-, Bogota, ait. 2600 mètres (Humb. et Bonpl.); ibid. (Goudot). 8., Ranunculus (Hecatonia) gehaniuides HBK., -Vov. Gen. et Sp., \,lih, tab. /i27; DC, Syst., 1, '28G; Prodr., 1, 38. Forêts subalpines du Quindio, Los Volcancitos , El Gallego, etc. (Tr.) ; Quindio (Humb. et Bonpl.); Tolima (Goudot). \}. Ranunculus (Hecatonia) brevu^es -j-, humilis subacaulis undique pilosus, radiée librosa, caulibus 2-3 crassis abbrevia- fis (vix 1/2 poil, longis) i)etioloruni dilatatione vaginatis, Ibliis subradicalibus longe peliolatis flores longe su[)eranlibus trisee- tis lobis lateralibus sessilibus 2-3-lobis intermedioquc petiolu- lalo trilobo grosse obtuscipie inciso-dentalis ntrintjuc villosis, pcdunculis in ranio singulo 2-3 opijosititbliis tlorileris brevissimis tVuetiteris ])ollicaribus et ultra crassis luiifloris, sepalis 5 (?) extus villosis, petalis 8-10 lineari-oblongis 4-6 lin. longis sepala 2-plo et ultra superantibus , slaininibus sat nunierosis earpella vix lequantibus, anthcris oblongis, ear[)ellis (ininiaturis) numerosis in ea[)ituluni globosum congeslis in rostrum eis parum breviorem subuncinatum basi crassum productis lievibus glabris, receptaeulo denudato ovato-oblongo spai\se villoso. Tolima, Llanitos du pied de Lomas, côté nord (Goudot). PHODROMLS FLOR.î; NOVO-GKANATENSIS. 15 0^5. — Port, tleurs et carpelles (.lu Ranunculus sibbaldioides, HBK.; mais toutes ses feuilles sont simplement triseclées et velues sur les deux faces, au lieu d'être comme pinnées et glabres à la face supérieure. La famille des Rciioncuiacées, si richement représentée dans les régions tempérées de l'hémisphère nord, ne l'est que très fai- blement dans la Nouvelle-Grenade. Les Clematis, genre presque cosmopolite, y habitent la région tempérée entre 600 et 2600 mètres d'altitude ; le seul Thaliclrum de la contrée se retrouve sur presque tous les points des Cordillères entre 2000 et 3200 mètres. Un Ramuicalus, le/». Guzmani, habite exclusivement la région alpine au-dessus de /iOOO mètres; les autres espèces, appartenant à la section Hecatonia, se |)iais'ent dans les prairies des hauts plateaux, où leurs tleurs jaunes brillent avec les Heurs dorées de quelques espèces de Bidens.Eniiu les Casalea, (\m représentent les Flammula d'Europe, se plaisent dans les lieux marécageux de la région froide (2600 mètres et au-dessus). Ces Casalea, [)ar leur végétation et leurs fleurs à type ternaire, i\q»pellcnt exacte- ment les Alisma. Du reste, les Renonculacées de la Nouvelle -Grenade participent aux propriétés acres de la famille , et (juelques-unes en particulier {Ranunculus pilosus^ R. Kî^/ii/iu) servent à faire des vésicatoires. IL _ DILLENIAGE.E DC. DC, Prodr., I, 67 ; Endl., Gen., p. 839. I. — CURATELLA L. Endl., Gen., n" 47.59. 1. CUKATELLA AMEKICANA L., 6>., 2^48; DC, Syst., 1, 409 ; id., Prodr., I, 70. Curalella Camhaiba ASH., IH. us. Bras., n" 2(1. Vulgo : Chaparro, dans la vallée du Magdalcna (Tr.); Pera- 16 J. TBIAIVA El J 1^. PLANCIIUIV. le,jo^ à Santa Maria et Rio Hacha (Linden); Curatella, à Paijaina (Seemann) . Vallées du Magdaleiia, du Cauca, du Patia ; bassin du Meta, etc.; commun dans les lieux découverts et arides de la région chaude, jusqu'à la hauteur de 1000 mètres (Tr.); près de Santa Anna(Ilumb. et Bonpl.); Melgar, vallée du Magdalena (Goudol); Santa Marta au pied de la Nevada, ait. 480-600 mètres (Linden) ; Panama et Veraguas (Seemann). II. — DOLIOCARPUS Roland. Eadl , Gen., n" 4761. RicAURTEA Triaua, in Ann. se. nul., 4* série, IX, p. 74. Obs. — Égaré par l'autorité de Rolander et de tous les auteurs qui don- nent aux Doliocarpus un fruit bacciforme, l'un de nous avait cru devoir établir un genre particulier pour les espèces que nous ramenons aujourd'hui au genre Doliocarpus. Il est certain que les fruits de ces plantes ont l'ap- parence de baies par leur consistance un peu charnue avant leur maturité, et de capsules par leur déhiscence parfaitement régulière en deux valves. Ces fruits sont formés, dans nos espèces, d'un seul carpelle dont la déhis- cence commence par la base antérieure de la feuille carpcllaire, point V.Ù la suture des bords de cette feuille se replie un peu à l'intérieur de la 'oge unique. Chez le Doliocarpus nitidus, les étamines sont disposées dans le bouton de telle sorte que leurs filets sont rélléchis en dehors et leur partie supé- rieure renversée. Ce caractère ne se retrouve pas chez le Uicaurtea congesti/lora, dont les filets sont flexueux, mais non réfléchis. L'arille chez nos Doliocarpus enveloppe complètement la graine ; celle-ci est campylotrope, avec un testa crustacé. 1. Doliocarpus nitidcs Nob. Ricaurtea nitida Triana, 1. c. Vulgo : Bejuco tom (Tr.). Vallée du Magdalena, prov. de Mariquita et Neiva, entre 300-1200 mètres d'altitude (Tr.) ; Ibague et Melgar (Goudot). Obs. — Celte espèce est très voisine du Doliocarpus liolandri^ PRODROMUS FLOR^ NOVO-GRANATENSIS. 17 Gniel., dont elle diffère principalement par ses feuilles glabres, lui- santes, à bords entiers, un peu réfléchis, sans denticulations mar- quées. Les exemplaires qui nous servent de terme de comparaison sont ceux récoltés à Surinam par Hostmann, marqués du n" 537 (herb. Mus. Par.), et d'autres venant de la Guyane (herb. Sagol). Nous n'hésitons pas à les rapporter au Doliocarpus Rolandri, parce qu'ils répondent exactement à la description de cette espèce et à la figure qu'en a donnée Rolander. 2. DoLiocARPLS PiBENs, Mari., Beibl. zur Flora XXI y II, /i9; Seem., Bot. of Herald, 75; Wnlprs., Ilepert., I, 65. Doliocarpus semidentalus , Garcke in Linn., XXII, ii8. Doliocarpus Rolandri, Salzin., Iierb. non Gmel. Tetracera cuspidala, ]Mey., Vrini. Esseq., 205. Delima dasyphylla , Mit]., Slirp. Surinam sélect., 107; Walp., Ann., 11,17. P Forma foliis sublus glabralis. Ricaurtea congestiflora, Tr. , 1. c. Panama ; village de la Mesa de Veragiias ; Ghagres (Fendier, n*" 50 et 335, fide Seemann); Gachala sur le versant oriental des Andes de Bogota, et sur les bords du R. Meta, oOO -J 000 mèlres d'altitude (Tr.). Obs. — Nos exemplaires de Ricaurtea congestiflora, les types du Do- liocarpus puhens, les échantillons de Sui'inam, n° 1237, récoltés par Hostmann, et n° 701 de la collection Hohenacker, avec ceux de Bahia (Salzmann), répondant au D. semidentatus Garcke, s'accordent tous dans l'ensemble de leurs caractères. Leur port est le même; ils ont la même inflorescence et les mômes fruits, avec le même nombre de sépales. Les feuilles sont entières à la base, plus ou moins profondément dentées en scie à l'extrémité qui finit en pointe, et le trait qui pourrait distinguer les trois espèces serait presque exclusivement la pubescence de la face infé- rieure des feuilles, assez marquée chez le D. pubens, moins chez le D. semidentalus, et nulle ou presque nulle chez le R. congestiflora. Mais ce caractère ne saurait être considéré que comme variation chez une espèce qui, comprenant les trois mentionnées, se trouverait très répandue dans l'Amérique tropicale, en des localités très diverses, 2 J. TRIAI^IA ET J. E. PLAIVCBOIV. comme le Brésil, la Guyane, la Nouvelle-Grenade, le Pérou (herb. Gay.), Panama, les îles de laTrinidad, d'Arowabisch, etc. III. — DAYILLA Vellozo. Endl., Gen., w" 4768. \. Davilla KuNTHii ASH., PL us. Bras., n° 22, (il. Davilla brasiliana HBK. , ISov. Gen. et Sp., V, 120 (non DC). Davilla lucidaVres]., Rel. Hœnk., 11, 73; Seem. Z)av^7/a ouato Presl., 1. c, fide Seemann, Bot. of Herald. Yulgo : %wco tome, clans la vallée du Ma8dalena(Tr.); Bejuco quemador [Go\\Ao[) ; Chumico de bejuco, à Panama (Seemann). Lieux arides de la vallée de Magdalena, jusqu'à la hauteur de 1000 mètres (Tr.) ; entre Tocaima et Melgar (Goudot) ; Veraguas (Seemann); Chagres (Fendier, n° 26, fuie Seemann) ; Panama (Ducliassaing). Obs. — Les échantillons de la vallée du Magdalena, que nous venons de rapporter au Davilla Kunthii de Saint-Hilaire, difl'èrent de la plante de Cumanacoa de Humboldt et Bonpiand par les nervures de la face infé- rieure des feuilles moins saillantes, peu réticulées et recouvertes d'une pubescence douce; les deux folioles calycinales intérieures sont recou- vertes d'une pubescence luisante plus courte et plus serrée. Ceux du Pa- nama, qui répondent à la description du Davilla lucida de Presl, différent de celui de Humboldt et Bonpiand par les folioles calycinales à poils plus longs et plus jaunâtres qu'ils ne le sont dans les lolioles fructifères du dernier; mais cette pubescence est indiquée dans la description de Kunlh. 2. Davilla deiNsiflora -f, frulex subscandens rainis flexiio- sis vetListate excoriatis junioribns, siciit petioli inflorescenliaque, hispidis, t'oliis oblongis (18-20 eentim. longis, 3-4 cenlim. lalis) iitrinque saepius obtusatis apice breviter et abrupte acnminatis remote et obsolète denticidalis supra glabris sublsevibus subtus ad nervos pilosulis pergamaceis nervosis laxe reticulato-venosis, paniculisaxillaribus terminalibusque confertis saepe a basi ramosis in cymulas divisis,pedicellis ssepius flore brevioribus, floribus pro PRODROMUS FLOR^ NOVO-GRANATENSIS, 19 génère parvis, sepalis extus adpresse piibescentibus in(ernis 2 or- biculatis concavis exierna 3 ovato-orbiculata valde superantibus, petalis l-;> oblongis calyce longioribiis, ovario unico glabcrrimo, calycis fructiferi laciniis inlernis orbiciilatis concavis crustaceis extus pilis brevibus asperatis in globum tliametro 6 mm. pisifor- mem connivenlibus. Vulgo : Bejuco chaparro (Tr.). Villavicencio, au pied de la Cordillère de Bogota, côté oriental, bassin du Meta, sur les lisières des forêts, ait. hOO mètres (Tr.).- Obs. — Diffère du Davilla rugosa Prt. principalement par les di- visions internes du calyce fructifère, qui sont parfaitement orbiculaires, au lieu d'être ovales. 3. Davilla sagr^aina Rich., FI. Cub. fédit. esp.), 1, 8; Walp., Repert.^ I, 66. Davilla multiflora Seem., Bot. of the Herald, I, 75 (non Saint-Hil.). Panama (Weddell); Remedios ; Veraguas (Seemann). Obs. — L'échantillon de M. Weddell que nous rapportons à cette espèce répond assez exactement à la description et à la figure qu'en donne Richard, sauf de très légères différences. Par exemple, les feuilles sont moins mani- festement crénelées et sont glabrescentes sur leurs deux faces, au lieu d'être poilues en dessous sur les nervures et leurs divisions. L'espèce elle-même a de grands rapports avec le Davilla multiflora ASIL, dont Richard l'a distinguée par ses feuilles plus allongées et acuminées, plus atténuées à la base, par ses pédoncules et leurs ramifications extrêmes poilus, au lieu d'être glabres, et par ses inflorescences axillaires. Cette ressemblance du Davilla multiflora ASH., avec le D. Sagrœana, qui explique suffisamment la détermination de l'exemplaire de M. Seemann et la communauté d'origine de cet exemplaire avec celui de M. Weddell^ nous ont induit à les rapporter à la même espèce. 20 J. TRIAIVA ET J.-E. PLAISCOOIV. IV. — TETRACERA L., Vahl. in Willd. Tetracera ET Delima, L.,DC,, Endl., Gen.jii" 4764 et 4763. Cliaracter reform. — Flores veresi militer polygami. Calycis foliola 5 (interduni /i-G) iiiteqiialia, persislentia, sub fructu vix accreta. Petala 3-5. Stamina iiidefinila. Ovaria 1-5. Ovula 2-12 anlice versus basim vel basi ima carpelli ciijusvis affixa. Carpella 1-5 mono-disperma. Semina arillala. Obs, — Nous n'hésitons pas à suivre l'opinion de Vahl el de Willdenow en réunissant en un seul les genres Tetracera et Delima. Le nonihre des carpelles réduit à l'unité chez les Delima et variant de deux à cinq chez les Tetracera nous paraît insuffisant pour caractériser deux genres. Si l'on en croyait Endliclier, les ovules seraient au nombre de deux dans le car- pelle unique des Delima, et de trois à cinq dans chacun des carpelles des Tetracera. Mais cette indiciition est évidemment inexacte, puisque le Delitna sarmentosa L., de Ceylan, espèce prototype du genre, nous a présenté non pas deux, mais onze ou douze ovules attachés au fond de son ovaire. Un nombre d'ovules tout aussi grand se rencontre chez le Tetracera Assa. Nous n'en avons vu que trois ou quatre chez notre Te- tracera sessiliflora. 11 est donc probable que le nombre des ovules ainsi que celui des carpelles n'a, dans le groupe des Dilléniacées, aucune im- portance générique. 1. Tetr.vckra HYUKoi'iiiL.v "j", iVuticosa laetii aspera, foliis pelio- lalis lato ovalo-elliplicis (10-10 eenlirn. longis, 7-10 centim. lalis) basi roliiiidala siibrelusis apice brevissime et abrupte acumi- natis remole et obsolète denticulatis supra glabratis (junioribus pube stellata griseis), nervis subtus valdeprominentibus, panieulis axillaribus terminalibusque a basi ramosis in eymulas 3-7-tloras divisis, se|)alis (sub IVuclu immaluro forsan jam accretis) 5 inse- qnalibiis oblongis oblusis nervosis, inlei^ioribus circiterS millim. longis, j)etalis earpellis (immaturis) /i-5 liberis glabris e basi ovata in stylum sensim jiroduetis antice supra basim 3-/i- ovidatis. PROUKOMLS KLOUit: ISOVO-GKAiNATENSIS. 21 Bords des cours d'eau; Rio Patia, Rio Telembi et Cano de Chimbusa, ait. 20 mètres, prov. de Barbacoas, près de la côte du Pacifique. Obs. — Très voisin du Tetraccra onalifolia DC. (de Cayenne), dont il diiïère surtout par ses panicules plus courtes et ses fleurs plus grandes. Il est également très rapprocbé du Tetracera senegalensis DC. (=7 . obovata DC), qui s'en dislingue par ses feuilles à limbe plus ou moins décurrent sur le pétiole. 2. Tetracera volubilis L. (?), DC, Syst., I, 358; Griseb., Supp. FI. Panam., in Bonpkmdia, n° 1, p. 2. Panama (Jos. de Jussieu ! Ducbassaing, sous Tetracera volubilis et Tetracera acuminata). Carpelles 3-5. » Obs. — Les échantillons récoltés à Panama par M. Ducbassaing, et étiquetés par lui Tetracera volubilis, sont tout à fait identiques avec ceux qui furent cueillis dans la même localité par Josepb de Jussieu, et qui por- tent également le nom de Tetracera volubilis dans l'herbier de Delessert et dans celui des Jussieu, aujourd'hui au Muséum de Paris. Ces derniers échantillons sont ceux que De Candolle cite à propos du Tetracera volu- bilis de son Prodrome , et il est possible qu'ils répondent à l'espèce linnéenne. Les autres échantillons d'un individu herrfiaphrodite, étiquetés par M. Ducbassaing Tetracera acuminata , semblent appartenir à la même espèce que les individus mâles du T'etracera volubilis DC, malgré des fleurs plus grandes et des panicules plus robustes, différences qui peu- vent s'expliquer facilement par des diversités sexuelles. 3. Tetr\cer\. oblongata, Seem., Bot. of Herald, 1, 74 ; an DC. ? Panama, dans les savanes (Seemann; Ducbassaing, sous Tetracera volubilis). Obs. — Diffère du vrai Tetracera oblongata du Brésil par ses car- pelles plus petits et ses inflorescences moins denses. h. Tetracera sessiliflora -{-, scandens, ramulis radicibuscjuc pube slcilata albida vestilis, l'oliis in peliolum brevein allenuatis obloiifiis V. obloimo-olKnnlis ol)liisis basi excepîa serratis ulriiiqne '22 J. IRIAIVit El J, E. PLANCIIOIV. asperis sublus scclis nervos[)rominentes pilosis, panicula terminàli confertiflora, floribiis parvis sessilibus gioineratis, sepalis subro- tiindo-ovatis haiid valde iiigequalibus concavis extus sericeis, frucliferis vix accrelis iii ciipulam dispositis intus glabrescen- tibiis, [)etalis 3 oblongis calyce paulo longioribiis, slaininibus 20 et ultra calyce paulo longioribus, carpello unico glaberrimo in styluin subulatum staminasuporanteiii apice bidentatum producto, maturo ovoidco lucido magnitndine pisi, semine arillo ad basim multifido aurnntiaco plane involnto subrctundo lateribus eompres- siusculo atro iiitido. Telracera volubilis HBK., Nov. Gen. et Sp. V, 119, non L. « • Vnlgo : Bejtico chapparo et Bejuco ^ome (Tr.). Villeta,. Guaduos, la Mesa, etc., sur le versant occidental de la cor- dillère de Bogota, et dans la vallée duMagdalena, /iOO-1200 mètres (Tr.); Garrapata, sur le Heuve Magdalena, ait. 600 mètres (Humb. elBonpl.); Mendez et Guaduas (Goudot) ; Panama (Weddell). 5. Tetraceha CASTANE^FOLiA "j-, arborcsceus, tactu asperrima, foliis oblongis (15-20 cm. longis) basi saepius acutis apice acuto V. oblusalo acuiainatis grosse et acute dentatis nervosis pilis siniplicibus V. bisciculalis papillisquc aspcratis rigide menibrana- ceis nervosis, paniculis axiliaribus terminalibusque foliis brevio- ribus, lloribus pedicellatis ampliusculis, sepalis 5 iniequalibus ovatis oblusis inlus albido-serieeis, petalis 2>-lx oblongis, car- pellis /i-5 triangulari -ovatis stylo eis breviore rostratis ventre carinato pilosis versus basim /i-6-ovulatis, seminibus Apiai, dans lesLlanos de San Martin, bassin du Rio Mêla, ait. 500 mètres. Ohs. — Très belle espèce voisine du T. Pœppigiana, remarquable par ses feuilles à grandes dentelures, qui rappellent celles du Castanea vesca. Toutes nos Dilléniacées appartiennent à la région chaude. Le Telracera sessiliflora et le Doliocarpus pubens sont les espèces qui s'élèvent le plus haut en atteignant 1200 mètres d'altitude. Le Curalella americana, espèce très répandue, croît toujours l'RODKO.MLS FLUK.K NOVO-Gl\AiNATE?iSIS. 'SS p*dr groupes et forme l'éléinenl [)riiieipal des pelils bois appelés chaparrales. A part le Curalellaamericana ,(\m consliliie un arbre à branches ramifiées, tontes les Dilléniacées de notre flore sont des arbres à tiges et à rameaux plus ou moins sarmenteux, qui s'étalent et se soutiennent sur les plantes voisines, sans être d'ailleurs ni volu- biles, ni pourvus de vrilles. L'épiderme des rameaux se détache spontanément. Les feuilles sont toujours plus ou moins rudes au toucher et d'après cela souvent utilisées pour le polissage du bois. Leurs propriétés astringentes les font employer en médecine. Les CurateUa en [jarticulier servent au tannage des cuirs. La ténacité des fibres de celles qui sont des lianes les rend propres à rempla- cer les cordes dans une foule d'usages rustiques. L'air de famille qui les distingue et surtout le caractère commun d'avoir des feuilles rudes les font rapprocher dans l'opinion du vulgaire sous le nom de Cliaparro et de Bejuco tome. m. — MAGNOLIAGE.E Juss. , DC. I. — TALAUMA Juss. Endl., Gen., n" 4733. — Santanderia Cespedes. 1. Talauma Cespedesh. Vulgo ; Cape ^ranf/e (Cespedes). Muso et Palma, prov. de Bogota (Cespedes). Arbor gigantea, foliis conferlis (^'24-30 cm. longis 9-1 '2 cm. latis) coriaceis supra viridibus subtus albidis, floribus solitariis terminalibus fragrantibus albis bracteatis, petalis 6 ovato-spathu- latis. Calyx 5-sepalus (polius bractese 2, sepala 3?). Petala 6, ovato- spathulata, concava,carnosa.Stamina numerosa, sicutincongene- ribus. Ovaria multa in corpus unicum coalita, stigmatibus totidem sessilibus. Fructus strobililnrmis. muricatus, cai'[)cllis lignosis 2/l j. triaiva et j. e. plancuon. circa reccpinciiluin oblongiiin conlerlis,uni!ocii!aribiis, 2-spermis. Semiim tilra siib iiilegumeiito ruhro. Obs. — Nous ne connaissons celte belle plante que par la description qu'en a donnée sur une feuille volante le docteur Cespedes. Celte des- cription a été imj)rimée à Bogota, probablement vers l'année 18^0. L'au- teur rapporte son genre Santanderia aux Anonacées; mais d'après les détails donnés sur les feuilles, les rameaux à cicatrices annulaires, les stipules et les organes reproducteurs, il est très facile d'y reconnaître une espèce de Talauma. Ce genre, qu'on n'avait signalé jusqu'ici que dans les Antilles et le Bré- sil, compte donc une station de plus dans l'Amérique tropicale, où il re- présente, dans la région chaude et tempérée, les Magnolia de l'Amérique du Nord et de l'Asie. IV. — WINTEREiE Kob. Br. I. — DRIMYS Forst. Endl., Gen., n" 4742. 1. Drimys GKAMATKNsis IMiitis. lii L. fil . 5wp/)L , 269 ; HBK. , Nov. Gen. et Sp.^ V, 5;^ m. ÏVintera granalensis, Willd. ; Huiub. etBonpl., PL œquin. I, 205, 1. 58. Vulgo : Palo deaji dans la prov. de Bogola ; Qniiion dans celle de Pampiona; Canelo dans celle de Antioriuia; Ciiph à Ocana, Canelo de pàraino dans la prov. , de Popayan (Tr.). Commun dans les pûramos des Cordillères centrale et orientale, entre 2000 et3500 mètres d'altitude (Tr.); //o^oM (Cespedes); Ibid. (Bonpl.); Giiatavita et Bogota (Goudot). Ohs. — M. Aug. Saint-Hilaire -j décrit, dans ses Plantes usuelles et dans sa Flore du Brésil, quelques Drimys brésiliens comme des variétés du Drimys granatensis. Pour M. le docteur Hooker (FI. ant., I, 227), en effet, ces formes, ainsi que tous les Drimys du continent américain, ne formeraient qu'une seule espèce, tandis que, contrairement à celte opi- nion, M. Miers, à l'occasion de ses éludes sur les Winlérées (Atin. and Mag. of nat. hist., 3' sér. (ann. 1S58), II, /|2 et suiv.), considère cjjacune de ces formes comme autant d'espèces distinctes. PRODROMUS FLORyE NOVO-GRAN.VTENSIS. 25 Sans vouloir nous prononcer dans celte difficile question, ni prétendre la trancher, faute d'échantillons suffisants, nous croyons remplir notre cadre en citant simplement et sans rien préjuger la seule et unique forme de Driinys qui se soit rencontrée à la Nouvelle-Grenade. Cette plante-type présente presque invariablement les mêmes caractères dans les localités fort éloignées les unes des autres où elle a été observée. Le seul représentant de celle famille connue à la Nouvelle- Grenade, le Drimys granatensis, apparaît presque toujours le long des Andes el vers 3000 mètiTS d'altitude au-dessus du ni- veau de la mer. Elle ne se ti^ouve jamais dans les vallées chaudes, ni dans les parties tempéi^ces de la Cordillère, c'est-à-dire en dehors de la région des paramos, qu'elle contribue à caractériser avec les Espdelia. Le Drimys granatensis, au milieu des der- niers arbres des paramos, tranche par la nuance glauque de la face inférieure de ses feuilles, ainsi que par ses abondantes fleurs blanches disposées en étoile, L'écorce fraîche du Drimys granatensis répand une forte odeur, et sa saveur piquante lui a valu le nom vulgaire de Aji (Piment), saveur sans doute énergique, el tout à fait analogue à celle de l'écorce de Win ter. V. _ ANONACE.E Juss.; DC. DC, Prodr., I, 83; Endl., Gen., p. 830. L — ANONA Adans., Dun. Endl.; Gen., n" 47-23. 1. Anon\ muricat.v L., Sp., 756; Dun., Monogr., 6'2 ; DC, Syst., /iG7; Prodr., I. 8/|. Anona lionplandiana, HBK., Nov. Gen. et Sp.., V, 58, DC, Prodr., I, 86. Vulgo : Guanabana (Bonpland.; ; Anon de espino a Sanla Maria (Goudol); C atuclie [Eumh. ci Bonpl.). Cultivé partout dans la région chaude jusqu'à l'altitude de 1500 mètres (Tr.); Santa Maria (Goudot). 26 J. TRIAIMA ET J. E. PLA!VCnOIV, Obs. — L'exemplaire original très imparfait île ['Anona Bonplan- diana de Guayaquil, ainsi que d'autres (en feuilles seulement) apportés de la même localité par M. Gaudichaud, nous paraissent se rapporter à V Anona muricata. 2. Anona palustris, L., Sp.^ Ibl ; ASH., PL iis. Bras'.,' n- 30; Mari., F/. Bras. Anon. 11 ; DC, Prodr., I, 8/|. Anona palustris et Anona australis A. St-Hil., fidc Mail. I. c, Anona uliginosa? HBK. Commun à Santa Marta (Goudol); île deCacagual, Darien (Seemann). Obs. — Les exemplaires de Y Anona uliginosa.^ rapportés de Guaya- quil par M. Gaudichaud, ne paraissent différer de la forme ordinaire du palustris que par les feuilles un peu aiguës à la base; malheureusement ces exemplaires n'ayant que des débris de fleurs, la question d'identité reste encore un peu douteuse. 3. Anona punicifolia -f-, glabi^a, foliis paiwis obovatis v. obo- valo-ellipticis (2'2-31 cm. longis^) obtusis !)asi acutis integris membi\anaceis subtus levitei" giaucescenlibus, pedicellis solitainis oppositifoliis (l8-2o cm. loiigis) basi et médium vei^sus bracleo- lis 2 subulatis slipatis, sepalis ti^iangularibus aciilis, petalis exte- lioribus SLibrotundo-ovatis acutis basi inter se et ciim iuterioribus concretis (13-18 mm. longis), iiilerioribiis lanceolatis minoribus et brcvioribiis, omnibus crassis, ovario murieato pubescente. Gerro de San Antonio, prov. deCarthagena (Goudot). Obs. — Espèce très distincte, à feuilles de Grenadier ou de certains Erythroxijlon. AiTinité évidente as ècV Anona palustris. k. Anona purpurea, Moç. //. mex. ined. Duu., Monog.,{'àh. II ; DC, Prodr., I, 8/1; Griseb., Nov. FI. Panam,, in Bonplatidia, ann. 1858, n" l,p. 2. Panama (fide Grisebach). Obs. — Espèce du Mexi(|ue retrouvée dans l'isthme de Panama d'après M. Grisebach. PRODROMUS FLOR^ NOVO-GRANATENSIS. 37 5. Anona loNOPHYLLAf , follis afliiliis cadiicis, novellis sicut ra- niiili ferriigineo-fomentosis plus minus obovatis basi ssepe inse- quali obkisis apice ssepius oblusis v. emarginatis margine integro répandis subtus violascentibus ruro-pubescentibusreliculato-veno- sis, pedunculis unitloris oppositifoliis circiler poilicaribus, tloribus crassis illos Jnonœ /ja/w^^m referenlibus ovato-oblongis amplius- culis aculis.petalisexternissiihcordato-ovatis aculis concavis cras- sis extus rnfo-sericeis infernis sôepius nullis nunc uno minuto ar- cuato ("ructu Route de Sonson, prov. d'Antioquia, dans les forêts, ait. 1700 mètres (Tr.). Ql,s. — Cette espèce est remarquable par ses rameaux adultes plus ou moins dépouillés de feuilles, mais pourvus de rameaux jeunes, qui sont, comme le dessous des feuilles, couverts d'un duvet ferrugineux. Les feuilles sembleraient la rapprocher de VAnona CherimoUa , mais les grosses fleurs globuleuses à l'état de bouton rappellent mieux celles de VAnona muri- cata. Une de ces fleurs ne nous a montré aucun pétale intérieur ; une autre n'en avait qu'un seul. Il est probable que ses organes avortent le plus souvent. 6. Anona cHERiiMOLioiDEs-|-,rainulisiuflorescentiis tloribus pube densa rufis foliisque, novellis utrinque, aduUis subtus pubescenti- bus, hispetiolalis laie oblongis (8-21 cm. longis) cuspidatis mar- gine integro leviter répandis cliartaceis reticulalo-ncrvosis supra demum glabratis, raceiTiis 3-6-floris abbreviatis subtasciculatis oppositifoliis sabsessilibus, [ledicellis subpollicaribus medio brac- teolalis, sepalis 3 triangularibus h mm. longis, [letalis externis e basiovata obtuse acuminatis 18 mm. longis interioraovata obtusa intusglabra plusduplo superantibus, ovarioovatolœvi flavescenle. Manizales, prov. d'Antioquia, ait. 21ili0 mètres (Tr.); Ibagué(Goudot). p. amplifolia, folia ampliora (lo-/i8 cm. longa), pubescentia densior, flores fere duplo majores, scpala latiora minus acumi- nata, petala externa loinento minus adpresso vestita. Manizales avec la précédente (Tr.i ; prov. d'Antioquia (Purdie). "28 J. TRIAI\A ET J. K. PLAKCUON. 06s. — Très belle espèce ayant des rapports avec VAnona (Jherimolia^ mais très distincte par ses pédoncules trillores, ses feuilles beaucoup plus grandes, ses sépales plus acuminés, ses pétales à base plus élargie, etc. 7. Anona echinata? Diin., Anon., [). 68, tah. h; DC, Syst., I, !il\;Prodr., 1,85. San Pablo, sur la rivière du Magdalena, prov, de Monipox (Tr.). Obs. — Nous ne sommes pas absolument sûrs de la détermination de celte espèce, dont nous n'avons pas vu les tleurs ; elle ne s'éloigne des descriptions et de la figure citées que par ses feuilles plus atténuées à la base et moins pubescentes. 8. Anona cherimolia, Lamk., /)îc^., Il, 1*26 ; Du n., Mono^r., 72; DC, Syst., I, hlo; Prodr., I, 85; Bot. Mag., tab. 2011. (Sous Ànona tripelala Ait.) Vulgo : Chirimoija. Cultivé partout dans les régions chaudes et tempérées, jusqu'à l'alti- tude de 2000 mètres (Tr.); Cartago et Buga, vallée du Cauca (Humb. et Bonpl.); Panama, Yeraguas(Seemann). Obs. — Deux fleurs que nous avons analysées ne nous ont pas offert de trace de pétales intérieurs. 9. Anona quinduensis, HBK., Aoy., Gen. et Sp.^\., (50 ; DC, Prodr., 1,87. Vulgo : Anon simarron à ïocaima et Cop6. Près de El Roble, région tempérée du Quindio, ait. 1300 mètres, et près de Copô et Quebrada Grande dans les Andes de Bogota, ait. 1000- 2000 mètres (Tr.); Andes de Quindio, ait. 23/iO mètres (Hum. et Boii- pland) ; Copô(Goudot, forma foliis latioribus). Obs. — Notre exemplaire de Quebrada Grande, dont les feuilles sont pubescentes, se rapproche plus du type que ceux de Copô dont les feuilles sont tout à fait glabres et plus larges, et dont les pétales externes plus membraneux sont plus longs (3 décim.). Une fleur de ce dernier ne nous a montré que des étamines, fait déjà observé par Kunth sur la plante de Humboldt et Bonpland. Il est donc probable que l'espèce, comme peut-être d'autres Anona, est polygame. Son fruit est bacciforme, de la grosseur PKODROMUS FLOR^. NOVO-GRANATENSIS. 29 d'un abricot, à surface à peine réticulée, à graines au nombre de 20-25, longues, de 8 millimètres, ovoïdes-trigones, d'un brun olivâtre. Les feuilles des exemplaires de El Roble, dans le Quindio, ont jusqu'à AO centim. de longueur. iO. Anona reticllata, L., Sp.^ 75 (excl. syn. Rumph. ex A.St-Hii.); ASH., FL liras, merid., I, 32; DC, Sijst., I, hlli; Prodr., 1,85. Anona africana Miller herb.! (in Mus. Bril.). Ano7ia lœvis? HBK., ISov. Gen. elSp., \, 60 (forma friiotu Isevi). Route de Sonson, prov. d'Antioquia, ait. 2000 mètres (Tr.); île de Taboga fSeemann). 11. Anona squamosa, L., Sp., 757; ASH., F/. Bras, mer.; I, oO ; DC, Syst., 1, /i72; Prodr., I, 85. Anona squamosael Anona cinerea. Dun., Monog., DC; HBK. et ail. Viilgo : Anon, Cultivé partout dans la région chaude, jusqu'à l'altitude de 1000 mètres. Obs. — La forme cinerea, dont on a fait une espèce, ne diffère des autres que par un peu plus de pubescence sur le revers des feuilles, et se trouve mêlée aux formes glabrescentes dans les points les plus divers des régions intertropicales (îles du cap Vert, Piiilippines, Cuming, n° 1558, Indes occidentales, etc.). 12. Anona, Sp. nov. Speeimina pro descriplionenimis imper- ieetn. Anonœ echinalœ affinis? Folia ovato-oblonga subtus rufo- lomentosa. Pedunculi solilai ii fructiferi incrassati sesquipollicai-es. Fniclus immaliinis siibglobosus rufo-tomentosus undique obtuse mmicalus. La Canas, versant occidental du Quindio, ait. 1500 mètres. Obs. — Cette plante a des rapports intimes avec une espèce de la Jamaïque, V Anona mnntana Mac Fadyen. • âO J. TRIitIVA ET J. 1^. PLAniCllOI^. II. — ROLLINIA ASH. Endl., Gen., n" 4724. 1. RoLLiNiA KDULis "j", foliis Hovellis subtils pube violaceo-rufa splendente sericeis, adiiltis glabrescenlibus siccilaie rufis siibtus pallidioribus ovato-oblongis basi obtusis apice acuminalis v. ciispidatis aciitiusculis (1-2 de. long. 8-10 cm. latis), racemis abbreviatis extra-axillaribiis 2-/j-lloris, pedicellis circiter semipol- licaribus inciirvisinfra médium bracteolaovata acuta slipatis, sepa- lis triangulari-ovatis concavis acutis ?icut corolia extus tomenlo rufo adpresso indutis, petalorum externorum alis oblongis circiter 15 mm. longis petalorum inlernorum parte libéra (s. lobi interni corollse bexalobse) triangulari ovata, staminum acervo depresso- globoso, carpidiorum massa ovoidea glabra, fructu squamoso mali aurantii mole sapido. Vulgo : T'ucuragua ou Mapaso (Tr,). Entre Servita et Viliavicencio, versant oriental des Andes de Bogota, ait. 500-1000 mètres. Obs. — Espèce voisine du R. ruf-nervis, dont il diffère, entre autres caractères , par ses fleurs beaucoup plus grandes. L'espèce est sauvage, mais les fruits sont mangés par les gens du pays. 2. EoLLiNiA RUFiNERvis "j-, foliis pctiolatis (peliolo 11-13 mm. longo) oblongis (8-13 cm. longis) basi obtusiusculis apice bre- viter acuminalis acutis integris rigide chartaceis supra glabris subtus pube molli brevi albido -rufis, nervis secundariis validis (utrinque circiter 15-20) pinnalim proniinenlibus rufesccnlibus, inflorescentiis abbreviatis 2-/i-tloris ex axillis ioliorum adullorum enatis rulis, pedicellis demum scmipollicaribus crassis supra basim bractea ovato-lanceolala slipatis , calyce amplo cupuliloiini in lobos laie Iriangulares acutos diviso, petalorum alis semioblongis 7-9 mm. longis obtusis, divergenti-ascendentibus, slaminibus numerosis subsessilibns. aniberis cuncato-Hnearibus, carpellis villosis. PftODROMUS FLOIWE NOVO GRANATENSIS. St Mariquita (Goudot). Ql,s, — Très belle espèce dont les feuilles rappellent assez celles du Hêtre ; elle est voisine du Rollinia longifolia, dont elle diffère par ses feuilles moins étroites, plus épaisses, à duvet plus dense, ses inflores- cences pluriflores, son calice plus ample, et plusieurs autres caractères. 3. Rollinia membranacea -|-, piiberiila, i'oliis (cyducis lloribiis- que coetaneis) breviter petiolatis oblongis basi aciitiiisculis apice aciite cuspidatis margine integro hinc inde irregulariler répandis membranaceis pinnatim iiervosis supra parce subtus dense griseo- pubescenlibus, pediceliis ad axiJIas Ibliomm geminis unitloris médium versus bracteola lanceolato-subulata parva slipalis flore- que toto griseo-sericeis, calycis tripartiti laciniis ovato-cuspidatis 5 mm. longis, alis coroilse divergenti-ascendentibus vix incnrvis calyce duplo longioribus (an plane evolutis?) oblongis oblusis. Vulgo : Jiion simarron (Tr. Espinal et la Chamba , dans le haut Magdalena (Tr.) ; Vegas de Cuello (Goudot). Obs. — Très voisin du Rollinia fagifolia ASH ; mais les feuilles sont plus grandes, comparativement moins larges, plus acuminées, les pédicelles toujours géminés, les fleurs plus grandes, etc. III. — GUATTERIA Ruiz. et Pav. End!., Gen., n" 4721. 1. GuATTERLv piLOsuLA Plaucb. et iJnd. mss,, rainis nigres- cenlibus, novellis peliolis pediceliis foliisqiie sublusque })iiosulis, bis breviter petiolatis peliolo ssepius torlo angusie oblongis 8-13 cm. longis, basi obtusiuscula (insicco) revolutis apice acu- minalis aculis v. obtusiusculis integris supra giabris rigide cbarta- ceis, pediceliis axillaribus solitariis sesrpiipollicaribus quarta parte inferiore articulatis siiperne incrassatis, sepalis ovatis G-9 mm. longis crassiusculis exius villosisintusbasi excepla vejiitinis, j)ela- lis G palenlibus subcoidbrmibns ovato-oblongis 13-15 mm. Ion- •H2 J. TRIAIVA ET J. E. PLAXCIIOIV. gis oblusis utrinque sericeis, slamiiuiin acervo depresso-globoso, glabro. Las Lajilas, entre Pie de Cuesla et los Sanlos, prov. del Socorro, ait. 1300 mètres (Linden, n° 767). 2. GuATTRRiA LONGiPEs-j-, tota sicc'ilate rulescens, ramispedicel- lls foliisque subtiis pilosulis, foliis lanceolalo-oblongis (10-15 cm. longis, 5 cm. latis) acuminatis integris siccitale chartaceis reti- culato-venosis supra glaberrimis, pedicellis gracilibus 5-12 cm. longis supra basim arliculalisibique saepe bracteola Ibliacea et flore altero ornati^ superne sensim incrassatis, sepalis late ovalis extus glabris margine ssepe rufo-tomentosis inlus, sicutpetala, tomenlo cinereo brevi indulis, petalis 6. (v. interdum monstrose 9) oblon- gis calycecirciterduplo longioribus 15-25 mm. longis. Biola, cordillère de Bogota, ait. 2000 mètres (Tr.). Obs. — Très remarquable par la longueur de ses pédicelles. Plusieurs des fleurs de nos exemplaires ont des pétales au nombre de 9, très iné- gaux, et dont quelques-uns sont presque deux fois plus longs que les pé- tales ordinaires. Les pédicelles portent souvent une fleur supplémentaire, et parfois une grande bradée foliacée très différente des très petites brac- téoles, qui s'insèrent au nombre d'une à deux à leur point d'articulation. 3. GuATTERiA LAUKiNA f , Tamulls virgutis i'oliosis apice lantum pilosulis, Ibliis auguste lanceolalo-oblongis (7-10 cm. longis) breviter petiolalis (petiolo sœpius lorto) utrin(|ue aculis cuspidalis margine subrepandoleviler revohitis rigide ciiartaceis lenuiler re- ticulalo-nervosis glabeiMimis, i)edicellis axillaribus solilariis mé- dium versus arliculalis apice incrassatis pilosulis, sepalis ovatis (8-9 mm. longis) extus pubesccntibus intus subvelulinis, petalis oblongis obtusis exlei^ioribus paullo majoi^ibus sepala vixsuperan- tibus, fruclu Pueblo de Iraca, haut Orénoque (Goudol). Obs. — Jolie espèce, à ramuscules grêles, voisine du G. pilosula. 4. GuATTERiA cESTRiFOLiA -|-, Tauiis virgalis pcdicellis nervoquc PRODROMUS FLOR/E NOVO GRANATENSIS. 33 foliorum subtus pilosulis, foliis anguste lanceolatis acuminatis utrin- que acutis margine tenui revolutis praeter nervuni médium giabris rigide membranaceis reticulato-venosis, pedicellis axillaribus solita- riisinfra médium arliculalis(l-3 cm.longis) flexuosis, floribus am- pliusculis, sepalis ovalis mnrgine prsesertim et intus tomenlosis, petalisoblongo-obovatis utrinque tomenlo griseo indulis exiernis calyce circiter 3-plo longioribus supra basiu cont^aclis(subpan- durifo^mibus), internis multo minoribus et angustioribus, cai j)ellis 8-JO loculisellipsoideis circiter 6 mm. long, stipite duplo v. ses- quibrevioribus. Apiai, bassin du Meta, ait. 250 mètres (Tr.). Obs. — Très jolie espèce, évidemment rapprochée des Guatteria Jau- rina et pilosula. 5. Guatteria persicifolia f , Plancli. et Lind, mss., glabres- cens, ramis virgatis, foliis brevissime petiolatis anguste oblongis (8-15 cm. longis, 25-30 mm. latis), cuspidatis basi obtusiusculis integris subtus costa média pilosulis rigide cbarlaceis, pedicellis nutantibus solilariis axillaribus sesquipollicaribus .V parte infe- riore articulatis sparse pilosulis, sepalis ovatis (5-7 mm. lon- gis) extus glabratis, petalis oblongis obtusiusculis calyce duplo longioribus griseo-sericeis, fructu La Enllanada, prov. d'Ocana, ait. dôOO mèU'es (Schlim, n" 700). Fleurs verdàtres. Obs. — Espèce voisine, mais bien distincte du Guatteria laurina. 6. Guatteria goldotiana -)-, intlorescentiis exceptis glabra, ra- mulis griseo-fuscis, foliis breviter petiolatis oblongis (5-1 3 cm. lon- gis) breviter et ssepius obtuse acuminatis basi acutiusculis mar- gine tenui obsolète revoluto integris pinnatim nervosis, pedicellis axillaribus solilariis erectis (13-26 mm. longis) infra médium ar- ticulatis adpres.se pilosulis, sepalis ovatis obtusis ^6 mm. longis), petalis oblongis obtusis non valde inœqualibus utrinque grisno- rufo-sericeis calyceduplo et ultra longioribus, carpellis (immaturis) 3 3^1 J. TRIAl\;t ET J. E. PLAIVCHOIV circiterlO ellipsoideo-subglobosis slipite cis 'i-S-plo longiore sus- tensis Isevibus glaberrirnis non glaiicis. Quindio, ait. 2000 mètres ; Cuesta del Tolima, près de Ibague (Goudot). Obs. — Voisine du Guatteria glauca R. et P., que ses carpelles glauques en feront aisément distinguer. 7. Guatteria quinduensis -f, tota siccitate rutescens ramiilis novellis pilosis adultis foliisque (nervo excepto) glabratis, foliis lanceolato-oblongis (10-15 cm. longis, 3-5 cm. latis) obtuse V. acutiiiscule acuminatis coriaceis reticulo nervoriim venarum- que utrinque elevato, pedicellis axillaribns solitariis rarius geminis circiter pollicaribus supra basin articulatis, sepalis ovatis utrinque puberulis, petalis parnm inaîqualibus utrinque pube griseo-rura tenuissima indulis externisoblongis internis oblongo-obovatis om- nibus obtusis calycem fere /i-plo excedcntibus circiter 18 mm, longis, carpellis breviter stipatis 18-"25. Quindio, ait. 2000 mètres (Tr.). Obs. — Tout à fait semblable au Guatteria Goudotiana^ dont il diffère surtout par ses carpelles très brièvement stipités. 8. Guatteria Cargadero -}-, tota siccitate rufescens, ramis foliis- que adultis glabris novellis pilosis, foliis amplis (25 cm. longis, 8-10 cm. latis) late oblongis breviter et abrupte acuminalis co- riaceis nervosis reticulato-venosis, pedicellis axillaribus fere ima basi articulatis brevibus crassis adpresse pilosis, sepalis ovatis extus sicut pelala rufo-sericeis intus margine excepto glabrescen- libus, petalis obovato-oblongis parum inœqualibus, 15-20 mm. longis. Yulgo : Cargadero. (Tr.). Anserma Nuevo, prov. du Cauca, ait. 1000 mètres (Tr.). Obs. — L'écorce de cette espèce, coupée en lanières, sert à suspendre au dos des cargueros, les sièges de bambous sur lesquels les voyageurs se font transporter, à travers la cordillère occidentale, de la vallée du Cauca dans celle de TAtrato, PKODROML'S FLOR^ NOVO GRANATEINSIS. 35 9. GuATTERiA PLATYPHYLLA f , raiiiis adultls piibcrulis , foliis amplis lato oblongis (^O-'iS cm. longis, 10-12 cm. latis) bre- viler et abrupte aenminatis basi subaculis rigide membranaceis penninerviis, pediceliis solitariis v. geminis (15-20 mm. longis) crassis infra médium arliculalis puberulis, sepalis ovatis utrinque rufo-tomentosis,pelabs6 oblongis calycem vix duplo excedentibus utrinque rulb-sericeisinter se paruminsequalibus, carpellis nume- rosis oblongis mucronulatis circiler 12 mm. longis basi instipitem eis 2-o-plo longiorem attenuatis receptaculo deprcsse-globoso crasso insidentibus. Servita, versant oriental des Andes de Bogota, ait. 800 mètres (Tr.). Obs. — Les grandes feuilles membraneuses du G. platyphijlla rap- pellent assez pour la forme et la nervation celles du Fagus syloatica. 10. GuATTERiA RijFA -f , vsums inflorcscenliis floribus foliisquc subtus rufo-velutinis , bis brevissime petiolalis magnis oblongis (10-13 cm. longis) acuminatis basi in margincm reflexione sat abrupte contractis integris rcticulato-nervosis adullis supra molli- ter pubescentibus, pediceliis axillaribus solitariis (2-3 cm. longis) inlVa médium articulatis erecto-patentibus, sepalis late ovatis 6 mm. longis, petalis (an plane evolutis?) CAterioribus ovatis paullo superanlibus omnibus utrinque sericeo-velutinis pallide fui vis. ibagué, prov. Mariquita (Goudot). Obs. — Espèce très distincte de toutes celles de la Nouvelle-Gre- nade. 11. GuATTERiA AMPLiFOLiA "}-, glabra, foliis brevissime petiolatis late oblongis (20-ûO cm. longis) cuspidatis basi rotundatis (in sicco) revolutis integerrimis rigide cbartaceis reliculato-venosis, pedunculis geminis supra basin articulatis superne incrassatis, se- palis ovatis basi connatis utrinque velutino-pubescentibus, petalis oblongo-obovatis obtusis crassiusculis interioribus paullo majori- bus omnibus extus rulb-velulinis intus basi excepta tomento minulo rulb indutis calycem fere quadruplo excedentibus, carpellis 25-iiO, 36 J. TRIANA ET J. E. PLANCHOIV. loculis ellipsoideis apice minute inucronatisliiiea prominula longi- tudinali notatis, stipite diiplo brevioribus, stipitibus (in sioco) aii- gulatis. Panama (Fendler, n" 3). Obs. — Espèce remarcjuable par la beauté de son feuillage. 12. GuATTEuiA scHOMRURGKiANA. ]Marl., Walp,, Repert. ï, 8.^ fide Seemaiin, Bot. of llie Herald., p. 75. Vu! go : Y alla., à Veragiias (Seemann). San Lorenzo, Veraguas, clans les forêts (Seemann). IV. — OXANDRA Ach. Ricli. Fl. Ciib., p. 20 et 45, édit. espagn., tab. 8. — Endl., Gcn. snpplem., II, p. ,107. — Griseb., Fl. of West. Ind. Isl., I, p. 7. — Benth. in Journ. of Proced. of Linn. soc, V, 68. 1. OxANDRA AROMATiCA -f, arboF circilcr 10 m. alla, ramis ex[)ansis, sempervirens glaberriina , ibliis alternis disticbis bre- vissime petiolatis ovato-oblongis (6-10 cm. longis; aciiminalis siibacLitis chartaceis penninerviis reticulato-venosis, pedicellis vix 2 mm. longis, bracteolis 5-7 distichc imbricatis squamifoi^mibiis ovatisobtusis ciliatis, flore inexplicatomagnitudinecireiter pisi mi- nons subantbcsi albo levitei^ flavescente, petalis œstivalione in globum imbricatis concavis cito caducis externis siiborbiculalis internis obovato-oblongis, carpcllis maturis 5-10 subsessilibus ellipsoideis, pisilbrmibus, atris. Entre Anapoima et Piedras, vallée de la Magdalena, ait. 500 mètres. Obs. — Ce genre se distingue aisément des Bocagea par ses carpelles monospermes et plus nombreux. Les caractères des fruits le rapprochent des Guatteria, dont il s'éloigne par ses étamines en nombre presque dé- fini, par ses anthères à connectif prolongé en pointe et non tronquées, enfin par ses carpelles presque sessiles. Il reste à le distinguer des Popovia de l'Inde par l'estivation très imbriquée et non valvaire de ses pétales, dont les intérieurs ne sont pas d'ailleurs ongniculés. PRODROWUS FLOR/E NOVO GRANATENSIS. 37 V. - XYLOPIA L. Endl., Ge7i., n" 4714. CoELOr.LiNE Alph. DC, Mem. Soc. Genev., V, p. 206 et 208. 1. Xyloima LONGiFOLiA Alpli. DC, 1. c. 210, foliis breviter petio- latis angiisle obloiigis (10-16 cm. longis) sensim acuminatis basi obtusiusculis margine inlegro revolutis supra glabris nitidis subtus (juiiioribiis prseserlim) pube adpressissima rutb-sericea indutisde- muin subglabratis, cymisaxillaribus abbreviatis subsessilibus 2-/|- floris, pcdicellis brevissimis medio bracteola semicuciillata obtusis- sima stipatis, calyce cupuliformi répande 3-dentato demum plus minus irregulariter fisso sicut pedicellissericeo-pubescente, petalis exterioribus e basi ovata linearibus 12-27 mm. longis extus rufo- sericeis interiora pruinoso-albida superantibus, carpellis (abortu) 3-/t sli[)ite eis duplo breviore sustensis oblongis (21-27mm. long.) vix curvulis a lateribus compressiusculis glaberrimis superficie rugosis indehiscentibus, seminibus 6-9 uniseriatis compresso- ovoideis testa nitida nigricante arillo e lobis 2 discretis carnosis albidis utrinquc ad basim seminibus adnatis 2 mm. longis con- stante. JJ nona lucida DC, Syst., I, /i98, n" 37;ibid., Prodr., 1,92, Dun. ??2ono;/r,, 116, n. 19, tab. 23 (nde specim. authent. inherb. Juss.). Unona xylopioides Dun., 1. c. 117, tab, 2/i; HBK., Nov. Gen. etSp.,\,Q2; DC, Prodr., \, 92. Cœlocline lucida Alph., DC, in Mem. Soc. Genev., V, p. 206 et 209. Xylopia cubensis Ach. Rich.,jP/. Cub., 16, tab. 6. Xylopia grandijlora Bcntli., Foy. of llie Supli., 64; Scem., Bot. o[ Herald., 75; Griseb., F/, of West. Jnd., p. 65, non St-Hil. nec Aubl.). Xylopia Dunaliana PI. et Lind., Plant. Columb., inédit., p. 5. 38 J. TRIAI^yi ET J. E. PLAIV'CUOIV. Vulgo ; Fruta del Burro ou Zembe dans la vallée du Magda- lena (Tr.), Malagunto macho a Panama (Seemann), Achon dans les Llanos du Meta (Goudot). PrèsdeMelgar,Cundai,Mariquila, Bucaramanga, Ocana, Jiraniena, etc.: croît dans tout le pays, principalement dans les lieux arides et découverts, depuisle niveau de la mer jusqu'à l'altitude de 1200 mètres (Tr.) ; Mari- quita, ait. J 94-950 mètres, et San Juan de los Llanos (Goudot) ; Ocana (Schlim) ; Panama (Seemann, Duchassaing). Obs. — Nous ne trouvons pas de caractères distinctifs assez importants pour autoriser la séparation spécifique de l'écliantillon récollé au Pérou par Joseph de Jussieu, et nommé par De Candolle Unona lucida, et de ceux qui répondent au type de VJJnona œylopioides Dun., les exem- plaires respectifs étant identiques. Le seul caractère que l'on ait invoqué pour distinguer ce? deux espèces est celui des fleurs solitaires chez la pre- mière; mais il a été établi d'après un seul échantillon en mauvais état, comprenant un ramuscule avec un seul pédoncule fructifère. Or on voit aussi des pédoncules fructifères isolés sur la partie défoliée des rameaux de V Unona xylopioides (Xijlopia longifolia). M. Grisehach, dans sa Flore des Indes ^occidentales, adopte pour cette espèce le nom de Xylopia grandiflora Aubl., qui serait antérieur aux autres ; mais, n'ayant pu trouver ce nom dans l'ouvrage d'Aublet sur les plantes de la Guyane, nous avons dû adopter celui que lui a donné M. Alph. De Candolle. L'espèce est très voisine, du reste, du Xylopia grandiflora Saint-Hil., dont elle se distingue aisément par sa pubescence très courte, bien cou- chée, au lieu d'être molle et veloutée; ses fruits aussi sont plus gros et plus longuement stipités. 2. XïLOPiA MACRANTHA "j', rauiulls scriceo-villosis , foliis an- guste oblongis acuminatis coriaceis supra glaberrimis nitidis sub- tus siccitate rufescentibus prœseilim secus nervum mediuni pro" minentem adpresse villosis (10-1.2, cm. longis 3 cm. latis), floribus axillaribus brevissime pedicellatis solitariis amplis, caly- cis campanulati exlus sericei lobis late triangularibus acutis v. ob- tusatis, petalis externis e basi lata oblongis circiter 23 mm. lO'ngis 8 mm. latis, ovariis linearibus receptaculo oyathiformi PRODROMUS FLOR^-: NOVO GRâNâTENSIS. 39 immersis, stylis rusitbmiibus liberis elongatis in corpus cokim- ngetbrme conniventibus. Isthme de San Pablo, Rio San Juan, dans la province du Choco, ait. 100 mètres. Ql)s, — Très remarquable par les dimensions insolites de ses fleurs. S. Xylopia LiGusTRiFOLiA Dlui., Ahoïi., 121, lab., 18; HBK., ISov. Gen. et Sp., Y, 63; DC, Prodr., 1, 92. Vulgo : Burilico. Buga, vallée du Gauca. ait. 1000 mètres (Humb. et IJonpl.). Obs. — On nourrit les porcs avec les fruits de cette espèce. (l. Xylopi.v SALiciFOLiA. Diiii., Anoïi., 121, tab. 17; HBK., 1. c, DC, 1. c. Près de El Espinal, dans- la vallée du Magdalena, ait. /|00 mètres (Humb. et Bonpl.). 5. Xylopia frutescens. Aiibl., Guy., 1, 602, tab. 292 (exclus. synon.); DC, Syst., 1, 500 (excl. syn, Marcgr. etPers.). Yulgo : Malagunto chico ou Malagunto hembra, dans l'isthme de Panama (Seemann). Entre Panama et Veraguas et dans l'île de Coyba (Seemann); Salazarde las Palmas, prov. de Pamplona, ait. 1206 mètres (Linden, n" 1353). Aucune de nos Anonacées n'appartient à la région froide : la plupart sont même exclusivement confinées dans la zone chaude. Un seul Anona (le Cherimolia) cultivé presque partout s'élève jusqu'à 2000 mètres, c'est-à-dire près des limites des régions tem- pérées et froides. Le Guatteria, genre américain très riche en espèces, en fournit quelques-unes à la région chaude ; mais la plupart préfèrent la région tempérée, jusqu'à l'altitude de 2200 mè- tres. Le genre Anaxagorea est représenté dans les parties maré- cageuses du bassin du Meta. L'un de nous en a trouve une espèce /lO J. TRIAKA IVr J. E. PLAIMCUON. (}uc lions n'avons pas déteriniiicc laiiie d'exemplaires. Ces mêmes localités présentent, en outre, quelques Porcelia. VI. — MENISPERMACEiE Juss. DC, Prodr., p. 95 ; Endl. , Gen., p. 99. I. — CISSAMPELOS L. Endl., Gen., n" 4695. t Caulibus sarmenlosis. ■'Foliis vix aul non pellatis. 1. CissAMPELOs Caai'eba L.; DC, Syst., I, 536; Prodr., I, 101. Vallées du Magdalena et du Cauca, à une altitude moyenne de 900 mètres. Obs. — Cette espèce se distingue très nettement du Cissampelos Pa- reira par ses feuilles non peltées, caractère que nous avons toujours con- staté, soit sur les individus mâles, soit sur les femelles. D'après cette con- sidération, nous conservons comme espèce distincte le C. Caapeba, qui a été rapporté comme forme ouc omme variété au C. Pareira. C'est à cette espèce ou à des formes très voisines que s'appliquent en divers points du pays les noms de Patacon, Batato, Amargoso, Bejuco guayacan, Bejuco de saludy Bejuco de cerca, Toston. 2. Cissampelos eriocarpa -|-, volubilis Iota rulb-tomentosa, foliis ovato-v. suborbieulalo-cordatis non peltatis (5-8 cm. longis, 6-8 cm. latis) 7-nerviis obtusis, adultis supra demum tantum pubescentibus, paniculis florum masc. geminis v. ternis folio brevioribus bracteis parvis rarisque ornatis, racemisfl, fem. ge- minis dense bracteatis folio interdum longioribus bracteis brevis- sime petiolatis ovatis v. inlerdiim obovatis membranaceis florum fasciculos fructusque pliiries superanlibus (circiler 1 cm. longis), floribus fem. sessilibus subsessilibusve, sepalo obovato, oyario {lilis rulis veslito, stylo brevissimo 2-3-partito, fructibus ad axil- l'HODROMUS FLOR^E NOVO GKANATENSIS. 41 lam braeteœ singulœ paucis ssepe solitariis reniformi-orbiciilatis dense rufo-hirsutis. Susuniuco, versant oriental de la Cordillère de Bogota, ait .1000 mètres (Tr.)- Obs. — Espèce remarquable par ses bractées presque imbriquées et ses fruits hérissés de poils roux. Elle est voisine du Cissampelos micro- carpa DC, mais bien distincte par ses feuilles non peltées. 3. CissAMPELos suBREMFORMis -j", volubllls, i^omls pubcrulis, foliis orbiciilalo-reniformibus (3-5 cm. longis, /i-6 cm. lalis) vix ac ne vix pcltatis apice retuso-mucroniilatis 7-nerviis siibcoriaceis adultis supra glabrescentibus subtus sicut intlorescentise rlores- que tomcnto adpresso dcnso subsericeo rutescente indutis, race- mis femineis geminis v. solilariis folio sœpe brevioribus, bracleis paucis tloribus bi^evioribus haud conspicuis, fl. fem. fasciculis densis, pedicellis ovario paulo longioribus, stylo subnullo, stig- mate bipartite. Caqueza, prov. de Bogota, ait. 1200 mètres (Tr.). Obs. — La forme des feuilles de cette espèce et la brièveté relative de ses grappes la distinguent des autres espèces voisines. II. CissAMPELos GLAucESCENs f, volubiUs, foUis pctiolatis ovalo- orbiculatis (2 -3 cm.) vix pcltatis basi leviter cordatis apice obtusis V. cmarginatis muci"onulalis margine integro utrinque adpressc pubcrulis subtus glaucescentibus 5-7-nerviis rigide cliar- taceis, racemis (femineis) folio longioribus minute bracteatis, bracteis llavo-sericeis inferioribus pctiolatis vix 2 mm. longis, floribus fasciculatis (4-6), pedicellis demum 3 mm. longis, sepalo cuneato-oblongo ovario longiore petalum subsessile cu- nealo-quadratum concaviusculum iiitus glabrum superante, stig- mate scssili Iripartito, tVuctu orbiculato compresso parvo (diam. 3 mm.) seriatim obtuse tuberculato parce puberulo. La Mesa, Andes de Bogota (Goudot). /i.2 J. W»Ilk%!%. ET J, E. PLAKCIIOIV. Obs. — Espèce très distincte, surtout à cause de la petitesse de ses bractées. 5. CissAMPELOs MYRiocARPA f , volubills, follls ovato-v. orblcLi- lato-cordatis subpeltatis oblusis 7-nerviis supra sparse pilosulis sublus tomento gi'iseo adpresso molli vestitis, racemis femineis (frucliferis) 2-1 folio longioribus, bracteis parvis petiolatis ovatis, pedicellis fl. feni. (in racemis jam fnictiferis) circiter^ mm. lon- gis, stylo brevissimo tripartito, fructibiis numerosis pro fasciculo florum siiigulo î-7 reniformi-orbicLilalis diamelro circiter 3 mm. seriatim tubcrculatis sparse et adpresse pilosis. Las Mesitas, Andes de Begota, ait. 500 mètres. Obs. — L'espèce se distinguo de la précédente par la pubescence dense, molle, blanchâtre de la face inférieure des feuilles, et par la lon- gueur de ses grappes. ** Foliis peltatis. 6. CissAMPELOs Pareira Lam.; DC, Syst.., I, 533; Prodr.., I, iOO ; Miers, Voy. Herald., p. 7G. Près de la ville de Panama, dans les lieux ombragés (Seemann), 7. CissAMPELOs ARGENTEA HBK., N ov . Geu. et iSp., Y, 67 ; DC, Prodr., I, 100. Mompox, sur le Rio Magdalena, région chaude (Humb. et Bonpl.). Obs. — Très voisin du Cissampelos Pareira; mais les pédicelles de ses fleurs mâles sont plus longs et moins régulièrement disposés sur des ramuscules llexueux. 8. Cissampelos microcarpaDC, Syst., 1, 534 ; Prodr. ^ 1, 101 ; Miers, Foy. Herald., p. 76. Dans les lieux exposés au soleil, aux environs de Tôle, Veraguas (Seemann). 9. Cissampelos scutigera f , volubilis, foliis peltatis çordato- PRODROML'S FLOR.E NOVO GRANATENSIS. 43 ovatis iiiucronLil.'itis 7-nerviis siccitate rigide chartaceis supra pu- berulis sublus sieiit caulis inflorescentiaque tomento griseo indu- tis, panicLilisfl. masc. geminis folio ssepius longioribus bracteatis, bracteis peliolatis ovatis acutis sœpe in folium abeiinlibus, cymu- iis partialibus fasciculatis (2-5) peduncidatis bractea longioribus, pedicellis pro génère longiusculis centralibus h min. longis, flori- bus minutis extus pilosulis. Quebrada-Grande, Andes de Bogota, ait. 2000 mètres. Obs, — La longueur des inflorescences, la persistance et le plus grand développement des bractées, la forme plus ovale et aiguë des feuilles, distinguent cette espèce tlu Cissampelos Pareira. Le C. scutigera res-* semble par son faciès, et surtout par la longueur de ses grappes femelles, l'abondance et la forme de ses fruits, au C. tnyriocarpa : mais il s'en distingue aisément par ses feuilles franchement peltées, à pubescence moins dense, et par ses bractées mucronées, subréniformes, abondantes, et rapprochées sur les inflorescences femelles. Sur les mâles, ces bractées sont très espacées, plus longuement pétiolulées, et presque lancéolées- aiguës. Ces organes sont très peu apparents sur les inflorescences femelles, et disparaissent sur les indorescences mâles avancées du C. myriocarpa. 10. Cissampelos acuta -f-, volubilis, tota siccitate nigrescens, foliis peltatis cordatis (5 cm. longis) acuminatis exquisite acutis mucrone setaceo apiculatis adultis supra glabris subtus puberulis 7-nerviis, nervis discoloribus, paniculis fl. masc. geminis (altéra longiore, folium duplo et ultra superante) ebracteatis v. hinc inde bractea parva ornatis, pedicellis gracilibus, bracteolis setuceis floribusque(masc.) minutis pilis griseis adpersis. Las Pavas, forêts du versant occidental du Quindio, ait. 1800 mètres. Obs. — Très distincte de toutes nos autres espèces parla couleur noi- râtre qu'elle prend en se desséchant, et par la longueur du mucron qui termine ses feuilles. Celles-ci sont exactement eu forme de cœur et en môme temps peltées, U. Cissampelos trop/eolifolia DC, Syst., I, 552; Prodr.^ I, 100, volubilis, tota sparsc pilosa, foliis peltatis orbiculato-ovatis lili s. TRIANA ET J. E. PLAIVCIIOK. postice sublriincatis haiid emarginatis apicc longiiiscule mucronu- latis 5-nerviis membranaceis subtus pallidis, racemis fl. fem. solitariis v. geminis pedunciilatis laxe bracteatis, bracteis sessili- biis amplis reniformibus sœpe retusis mucronulalis , floribus femineis in axilla bractese singulse paiicis (â-5), pedieellis graci- libus circiter 2 mm. longis ovario oblique oblongo giabcrrimo in stylum brevcm attenualo stigmate tripartito. Versant occidental du Quindio, ait. 2000 mètres. Obs. — Un exemplaire pris dans la même localité, et pourvu de feuilles en tout semblables à celles du type, nous présente deux petites panicules de fleurs mâles à bractées pétiolées, subcordiformes, très difl'érentes des bractées sessiles de l'exemplaire femelle. 12. CissAMPELos GRANDiFOLiA-j-, volubilis, ramis puberulis, foliis longe petiolatis amplis (8-12 cm. longis circiter totidcm latis) pel- tatis subreniformi-orbiculalis obtusis mucronulatis 7-9-nerviis membranaceis junioribuspubc grisea adpressa subsericea indutis adultis supra glabratis subtus puberulis, inflorescentiis masc. et fem. folio longioribus, bracteis parvis petiolatis ovatis utrinque sicut. flores sericeo-pubescentibus , fl. fem. fasciculatis breviter pedicellatis, sepalo obovato ovarium superante, stylo nuUo, stig- mate tripartito. Entre Las Pavas et Las Canas dans le Quindio, ait. 1700 mètres. -J-*î- Caulibus erectis. 1 3. CissAMPELOs vESTiTA f , caulibus erectis strictis crassiusculis foliosis, foliis brevissime petiolatis (infimis sessilibus) ovato-orbi- culatis (non pellatis)3-5 cm. longis basi obtusis apice non emargi- nato obsolète mucronulalis leviter répandis 5-7-nerviis utrinque rufis, cymis (U. masc.) densis axillaribus stepiiis ternis inœqui- longe pedunculatis gracilibus ad exlremum pollicaribus bispidis, pedieellis brevibus, sepalis 2 mm. longis lanceolatis acutis basi angustatis inlus glabris , corolla disciformi laliuscula margine lacera. PUODROMUS FI.OR^ NOVO GRANATENSIS. 45 Vulgo : Oreja de Burro (Goudot). Llanos de San Juan, bassin de l'Orénoque (Goudot). Obs. — Espèce voisine du Cisfiamprlon pannosaV\. etLind. ined., dont elle diffère par ses feuilles à duvet très dense et grisâtre sur leur face su- périeure, à forme moins orbiculaire, etc. L'une et l'autre espèce se recon- naissent aisément comme plantes des Llanos ou des plaines découvertes, et prouvent par leur port roide et dressé, en contraste avec l'habitus de liane de leurs congénères, combien la station des végétaux est en harmo- nie avec leurs formes extérieures. IL — ABUTA Barrère, Aubl. Griseb,, in Proceed. of the Linn. Soc, III, p. 108. Batschia Thunb., Nov, act. Upsnl. V, p. 120, tab. 2 (ann. 1792). TuiCHOA Pers., Encliir., II. 63 i; DH., Prodr., I, 103. Anelasma Miers., in Ann. ofnat. hist., 2*^ série, VII, p. 37 (exclus, sp.). CoccuLi, sp. ASH., FI. Bras, merid., t. LVIII-LVIX. CissAMFELi sp. Vellozo. FI. Flum. Flores dioici. — Masc. Calyx 6-pliviliis, bracloolis 2 sepala si- iiuilantibus adpressis saepe stipntus,f()liolis biseriatis internis majo- ribus seslivatione valvalis. Corolla 0. Stamina 0,biseriata, externis ti^ibus interduinabortivis, nunc^tantuin sterilibus, internis 3 scm- perfertilibus; fdanienta in axi floris approximala, erecta, saepius SLibœqnilonga, nunc libéra, interd'im tria interioria bas! inter se plus minus connucnlia; antlicrGe biloculares, extrorsse, loculis discrelis in nnum apicalcni renilbrnnem conlluenlibus , rimis sejunctis, in unam conlinuam lune transversam dehiscentibus. — Fem. Calyx maris. Corolla 0. Staminodia 6 (v. interdum /i-3) biseriata, cxterna carpellis opposita, interna cum iisdem alternan- tia, lincaria, plane sterilia. Ovaria 3, sepalis externis opposita, libéra, appi^oximata, singula stylo infra-apicali, brevi, emarginato V. bifido introrsnm aucta. Carpella in fructu maturo 3, libéra, drupacea, nucleo fendoearpio) orustaceo introrsnm dissepimento ^6 J. TRIANA ET J. E. PLAKCHOIV. spurio (iLuisi bilocellato, iiionospermo. Semen hippocrepicum, albumine ruminato. Frutices Americœ meridionalis, scandenles. Folia alterna^ ^-^-1-nervia, tomenlosa v. glaberrima. Racemi axillares, plus minus divisi. Flores inconspicui, minuli. Le genre Abuta, tel que nous le considérons ici, dans les limites que lui a assignées M. Grisebach, renferme l'y^ôu^a n//es- cens Aubl., type du genre et les espèces analogues, plus le Batschia de Thunberg [Trichoa Pers.) et une partie des Ane- lasma de Miers, plantes munies d'un embryon à albumen ruminé. Il se distingue aisément des Coccidus par l'absence de pétales, car nous considérons comme sépales internes les trois pièces val- vaires qui se trouvent immédiatement autour des organes repro- ducteurs. Les diversités principales dans la structure des espèces groupées sous \enomd' A buta, portent sur le nombre des étarnines ou des staminodes et sur la structure des anthères. Ce nombre des étamines, qui, normalement, est de six chez les fleurs mâles, peut se réduire à trois étamines fertiles, deux ou trois des extérieures devenant alors des staminodes. Dans les fleurs femelles, le nombre des staminodes peut descendre de six (chiffre normal) à quaire ou trois, caractère constant de VAbutaracemosa. Quant aux anthères, elles peuvent être ou biloculaires, à loges tout à fait séparées et s'ouvrant par des fentes longitudinales {Abuta Candollei f, Abuta v.VeemflM«i -j-, etc.), ou bien les deux loges se fondent par leur sommet en ime loge unique, réniforme, qui occupe le som- met du lilet, et s'ouvre par une fente transversale arquée (y^ôwto concolor Pœpp.). Ce dernier caractère est, peut-être, assez important pour légi- timer la séparation de Y Abuta concolor comme type d'un sous- genre, auquel on pourrait laisser le nom A'Anelasma Miers, en excluant du genre Abuta, suivant la juste observation de M. Gri- sebach, V Anelasma domingense Miers (Cocculus domingensis\)C.), qui, par ses caractères et notamment par la présence de six pétales, rentre dans un autre genre. A l'occasion du genre Abuta, nous devons faire observer que PRODROMUS FLOR^. NOVO GRANATENSIS. 4^ la plante de l'herbier général du Muséum de Paris, que De Can- dolle a rapportée à VAbuta rM/escen^, détermination acceptée par Aug. de Saint-Hilaire, appartient en réalité à une autre espèce que VAbuta rufescens d'Aublet. Cette dernière, dont l'un de nous à vu les exemplaires-types de Barrère et d'Aublet dans les herbiers de Jussieu et du British Muséum, a été récemment rapportée de la Guyane par M. Sagot, qui a bien voulu nous en communiquer les fleurs. Le Cocculus Marlii ASH. et Tul. (exemplaire authen- tique) nous semble une simple forme à feuilles moins grandes, obtuses à leurs deux extrémités, dudit Abula rufescens Aublet. VAbuta rufescens DC, ASH., est la mémo plante que le Cis- sampelos ovata du Floi^a jluminensis. Il se distingue du vrai Abuta rufescens Aubl. par sa pubescence blanchâtre et non rons- sâtre, plusapprimée, par ses feuilles moins grandes, non cordées, ovales, par ses fleurs recouvertes d'un duvet soyeux apprimé, au lieu d'être comme laineuses à l'extérieur. Nous proposons de l'appeler Abuta Candollei. VAbuta rufescens de M. Grisebach, espèce fondée sur les échantillons de Spruce, n" 2 (mille), et 23/iO (femelle), ne répond pas non plus au vrai Abuta rufescens. II ressemble davantage à VAbuta Candollei., dont il se distingue aisément par ses pédon- cules axillaires plus nombreux et dépassant la feuille, presque simples ou à divisions très courtes , par ses fleurs à peu près sessiles et sa pubescence soyeuse cendrée et très apprimée ; tandis que, dans VAbuta Candollei, les grappes sont presque soli- taires, ramifiées, ne dépassant pas la feuille, et portent enfin des fleurs pédicellées, etc. Elle pourrait se nommer Abuta Grise- bachiï . C'est évidemment pour n'avoir pas vu d'exemplaires des Batschia racemosa et spicata Thunb. (sphalmate conferta DC.) que M. Grisebach suppose que ces espèces peuvent n'être pas autres que VAbuta rufescens Aubl. Elles sont, au contraire, très voisines par le port, mais très distinctes par les caractères de VAbuta concolor Pœpp. kS J. TRIAIVA ET J. E. PLAKCUON. 1. Abuta racemosa -f. Batschia racemosa Thunb., 1. c, tab. II, f. 1 (specim. masc. florif.), exclus, lilteris G, H, Y, J, K, L, M, N, 0, ad speciem subsequenlem speclantibus, fig. 2, A, 1), C, etc. (specim. frucli- feriim cum analys. fructus et seminis). Trichoa racemosa Pers. , Enchirid. , II, 634 (Citât, icon. partim. erronea) ; DC, Prodr., I, 103 (id.). Planta anonijma Yalenzuela, Observationes botanicœ. in Uinere mariquitensi,ann. 1783, cwm Mutisio effecto^ ineditœ, pag. 310 e/330 (1). Près de Cundai, vallée du Magdalena, prov. de Mariquita, ait. 1000 mètres (Tr.) ; Mariquita (Mulis, Valenzuela). Planta (feminea) scandens. Rami graciles, teretes , superne rufo-puberuli. Folia alterna, petiolata, ovato-v. elliptico-oblonga, basi obtusiuscula, apice obtusa etbreviter acuminata, subretusa, mucroniilata,leviter repando-crcnata, supra giaberrima, siccitate fuscescentia, snbtus pallidiora, glabra,adnervos tantum sub lente sparse [)ilosula, coriacea, triplinervia, reficulato-venosa. Petioli circiter 1-2 cm. longi, teretes, villosi, superne clavato-incrassati sublorti, Racemi axillarcs solitarii vel rarissime gemini simplices, reflexi, pedunculati, folio breviores, pedunculo rachique ferrugi- neo-puberulis. Flores parvi, pedicellali, sparsi, pedicellis filifor- (1) L'ouvrage que nous cilons sous ce litre est intitulé : Apuntamientos por lo perteneciente a Mariquila, y al viage que haciamos a ella por julio de 1783. C'est un remarquable manuscrit de 490 pages, rédigé en espagnol sur les lieux, par Valenzuela, l'un des disciples les plus distingués de Don José Mutis, pendant un voyage botanique fait à Mariquila, en 4 783, en compagnie de Mutis lui-même. L'ouvrage tout entier, sous forme de journal, comprend une série de descriptions de plantes, sans aucun ordre méthodique ; mais ces descriptions sont si nettes et si précises, qu'il est en général facile à quelqu'un d'initié à la Flore du paysde reconnaître les plantes dont il est question, alors même qu'elles ne sont j>as nommées. Nous devons la communication de ce précieux manuscrit à la générosité de M. le docteur Eugène Rampon , qui le tient lui-même de son oncle M. le doc- leur José Maria Valenzuela. PRODROMUS FLOR/E NOVO GRANATENSIS. k^ mibus3-/imm. longis, basi,bracteatis mfidio bracteolatis. Bractea lineari-subiilata, pilosiuscula, persistens,pedicello o-plo brevior ; bracteote suboppositœ, parvœ, ovalœ, aciitœ, pubescentcs, per- sistentes. Staminodia 3 (interdum 4), petalis alterna. Planta inascula , nobis ignota, fide Valenziiela et Thunberg, quoad faciem et folia, feminese simillima, sed, ex icône Thunber- giana,pcdicelliprceter florcm terminaleni alabastrls duobus ornati (an bractese?). Obs. — Nous n'avons à peu près aucun doute sur l'identité de nos exemplaires femelles provenant de Mariquita avec l'espèce décrite et figurée par Tlmnberg sous le nom de Batschia racemosa. L'apparence générale, la forme des feuilles, l'aspect des inflorescences, la commu- nauté d'origine de deux plantes, etc., confirment cette détermination. Avec nos exemplaires femelles en tleur, se complète la connaissance exacte du Batschia racemosa, dont Thunberg avait figuré l'individu niàle en fleur accompagné d'analyses, et un exemplaire femelle fructifère, avec les détails du fruit. Il n'en est pas de même de l'espèce suivante, qui reste trèsincomplétement connue. Nous n'avons sur elle d'autres données que les analyses de ses fleurs femelles représentées comme ayant six staminodes, et la description de ses inflorescences, considérées par Mutis et par Valen- zuela comme étant des épis, et nécessairement bien distinctes de celles du B. racemosa et de celles du Batschia du Darien. Ces caractères suffisent pour conserver l'espèce comme distincte, au moins tant qu'on n'aura pas eu de matériaux plus complets. !2. Aruta spicata Thunb. 1. c., lab. Il, f. 1, litler. G, H, Y, J, K, L, jM, N, (fig. analyficse). Triclwa spicata Pcrs., Encherid., II, dOk. Trichoa con/erto DC, Prodr., I, 103 (sphalmate nro spicata). Planta anonyma, Valenziiela, Observ. bol. in itinerc supra citato, p. 307. Floribus (leniineis) in spicis (potins racemis?) axiilaribns soli- tariis confcrtis, staminodiis ; in Hore feniineo) 6, linearibns. Mariquita (Mutis, Velenzuela). Obs. — Espèce trop peu connue, (jue nous n'avons voulu à dessein i 50 J. TRIANA ET J. E PLAIVCIIOIM. caractériser que par ses inflorescences et par ses fleurs femelles à six sta- minodes, ce qui la dislingue nettement de YAbuta racemosa.li est dou- teux que l'inflorescence soit un véritable épi. C'est par inadvertance que De Candolle a transformé spicata en conferta, en citant, à tort, Persoon comme auteur de ce dernier nom. Quant à VA. conferta Miers, nous allons voir qu'il appartient à l'espèce suivante. 3. Abuta Seemanni -f, scandens, ranuilis teretibus gracilibiis intlorescentiisque puberiilis, foliis alteiiiis elliptico-v. obovato- oblongis breviter et obtuse acuminads mucronulatis basi acutis margine teniii retlexis triplinerviis rigide papyraceis glaberrimis, racemis compositis axillaribus solitariis folio loiigioribus, race- miilis secnndariis brevibus simplicibus v. bitidis, pedicellis cras- siusculis l-'i mm. longis persislentibus, lloribus (masciilis) mi- niitis puberulis bracteis 1-2 adpressis stipalis, sepalis inteniis ovatis campaïuilato-approximatis , staminibus 6 plane liberis omnibus fertilibus, fdanientis linearibus subsequilongis, antherse loculis discrelis ellipticis rima verticali debiscentibus. Batschia con ferla Mievs in Seemann, Bot. of Herald. ,\). 16-11: Walprs., Ann., IV, 135 (fide speeim. autbenlic., et tantum quoad stirpem masculam alterniibliam, exclus, synon. et descript. stirpis feminese !). Baie d'Ardita, côte du Darien (Seemann). Obs. — Nous avons insisté précédemment sur l'opportunité de con- server, au moins provisoirement, comme deux espèces, les Batschia de Thunberg, que divers auteurs ont cru pouvoir réunir, à cause sans doute de la fausse interprétation de deux dessins d'ensemble publiés par cet au- teur. Nous croyons devoir maintenir aussi comme espèce distincte la plante mâle du Darien, décrite par M. Miers sous le nom de ^. conferta, l'individu femelle étant, comme l'a très bien remarqué M. Bentham, une espèce de Strychnos (S. Darienensis Seem.). Les raisons qui nous obligent à nous écarter de l'opinion émise par M. Miers, et plus récemment par M. Ben- tham, sont : 1° que la plante du Darien s'éloigne radicalement deV Abuta racemosa par ses élamines au nombre de six, toutes fertiles, et libres à la manière de celles de l'.l. rufeseens Barrère, bien différentes par consé- quent des étamines attribuées à VA. racemosa; 2" qu'elle s'éloigne juste- PRODROMUS FLOR/E NOVO GRANATENSIS, 51 ment de 1'^. spicata, dont les épis sont très petits et solitaires, d'après Yalenzuela, manuscrit cité (spicis axUlaribiis soUtariis, floribus confer- tis de Thunb.), inflorescences qui ne semblent avoir rien de commun avec les grappes longues, grêles, rameuses, et à fleurs éparses de VAbuta du Darien. Les Abuta, du groupe des Cocculeœ^ appartiennent à la zone chaude de notre Flore. Parmi les Cissampelos, les espèces à tiges dressées sont particulières à la région (très chaude) des Lia- nes, dans le bassin del'Orénoque. Elles y représentent les espèces des campos du Brésil qui leur ressemblent par le port. Les espèces à tiges volubiles sont commîmes dans la région ciiaude et dans la partie inférieure de la région tempérée, où elles peuvent s'élever jusqu'à raltitude extrême d'environ 2200 mètres. VIL — BERBERIDE.E Juss.; Veiiten. DC, Syst., II, 2; Endl., Gen. , p. 851. L — BERBERIS L. Endl., Gen., n" 4814. 1. Berberis QuiNDiuENsis HBK., in DC, Syst.,U^\2>; Prodr.^ I, /l. Berberis guinduensis}{BK., Nov. Gen. etSp.^ V, 70, tab. /i32 (descript. e specini. manco). Frutex elatus. Rami flexuosi, validi, adulti in longum suberoso- rimosi, grisei, novelii rubescentes. Spinse ad basim ramulorum validée, 5-7-partitse, divisuris rectis interdum hinc aculeo auetis. Ramuli latérales crassi, foliorum basibus et squamis gemmaceis tccti, ssepe panicula terminali ampla ornati. Folia pro génère am- pla (8-12 cm. longa) basi cuneata, margine dentibus exsertis .crebris spinoso-ciliata. Paniculœ (îoribundGe, mullillorse, foliis sse- piiis multo longiores, pedunculatœ, inferne subnudae v. ramis la- teralibus foliosis auc^se, axi primario, secundariis pedicellisquepube 52 J. TRIAlVil ET J, E. PLJt!\CHO]V. crispula ferriiginea indutis. Flores magni, flavo-aiirnntinci. Sta- mina 6. Entre la Ceja et el Barcinal, ait. 2600-3200 mètres (Tr.); Quindiu, ait. 2234 mètres (Ilumb. et Bonpl) ; ibid., Los Volcancitos, ait. 2700 mètres (Linden). Obs. — L'exemplaire typique et très incomplet du Berberis Quin- diuensis suffit à peine pour le distinguer des autres espèces de la même provenance, et il ne donne qu'une idée très incomplète de la beauté d'une plante, dont certains caractères essentiels restaient méconnus. Le Berbe- ris Quindiuensis est, en efTet, une plante remarquable du paramo du Quindio, seule localité où elle ait été observée jusqu'à présent. Elle forme un arbuste rameux, spinescent, cliargé de feuilles grandes glaucescentes élégamment ciliées sur les bords. A l'époque de sa floraison, elle attire l'attention par le nombre et la grâce de ses grands bouquets pyramidaux de fleurs d'un jaune orangé. 2. Berberis gl\uca HBK. , Nov. Gen. et Sp., V, 71; DC, Syst., II, 10; Prodr., I, 106. Vulgo : Espuelo^ dans la prov. de Tuquerres; Tadiuelo de tierra fria dans celle de Bogota (Tr.). Andes de Bogota et Tuquerres, bauteur 2500-3300 mètres (Tr.) ; Bogota, ait. 2670 mèlres (Humb. et Bonpl.). 3. Berberis tolimensis Planch. et Lind. mss., glabra, spinis validis 5-pai1ilis divisuris sœpius curvis interduni bine inde aeii- leis 1-2 auelis, Ibliis breviter peliolalis laie lanceolato oblongis (o-k cm. loiigis 15-20 nmi. latis) basi aculis apice ssepe sidjobtusis crebre et exserle spinoso-dciUalis coriaceis su[)ra nitidis subtus pallidioribus i-ellculato-nervosis, raceiiiis nutaniibus foliis longio- ribus, floribus ampliusculis hexandris aui^antiacis. Tolima, prov. de Mariquita, ail. 3900 mètres (Linden, n" 912j. k. Berberis Goudotii -|-, friifex glaber, spinis liipartitis, foliis breviter peliolatis cunealo-oblongis parce et irregulariter spinoso- denlatis coriaceis supra viridibiis minute scrobiculalo-reliculatis l'KODROML'S FLORi*: NOVO GRANATENSIS. 53 subtus glaucescentibus reticulalo-veriosispaniculis nutanlibus folio iongioribus niultilloris, lloribus eis Berb. rigidifoliœ 1ère Iriplo majoribiis, sepalis externis oblongis internis obovato-oblongis, staminil)iis 6, ovario oblongo. Berberis rigidifolialiGuiU., Plant. Hartw., p. 158. Vulgo : Uûa de galo, à Bogota (Tr.). Andes de Bogota, ait. 2600-3300 mètres (Tr,); Bogota (Ilartweg, n" 878); ibid., Guadalupe, ait. 2900 mètres (Goudot). Ohs. — M, Bentham avait déjà signalé les difTérences qui existent entre cette espèce et le Berberis rigidifoUa HBK. Ce dernier a les inflores- cences dressées, plus courtes, et surtout des fleurs beaucoup plus petites. 5. Berberis retinervia -{-,'frntex dumosus, spinis tripartilis cite caducis, foliis breviter petiolatis parvis (25-50 mm. longis) ovato- V. cuneato-oblongis marginc incrassato spinoso-denliculatis co- riaceis glaberrimis supra viridibus subtus pallidis rete nervorum venarumque utrinquc prominenle, raeemis nutanlibus folia subse- quanlibus longioribusve paucitîoris, ramulis rachi pedicellisque pube crispula ferriiginea indutis, floribus ampliusculis aurantiacis. Plateau de Tuquerres, ait. 3000 mètres (Tr.); volcan de Pasto, de 12 à 13 000 pieds d'élévation (Jameson). Obs. — Jolie espèce remarquable, surtout par la réticulation de ses nervures et par le bord épaissi de ses petites feuilles. Son affinité évidente est avec l'espèce précédente, par ses fleurs en grappes réfléchies, et avec le Berberis Quindiuensis qui lui ressemble par la pubescence de ses pédon- cules etpédicelles. Elle se retrouve jusqu'aux Andes de Quito. 6. Berberis rigidifolia HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 70, tab. [\M ; DC, Syst., U, Prodr., I, 107. p. globosa, foliis saepius integerrimis, raeemis depauperalis et abbreviatis. Berberis globosa Benlh., PL Hartw., p. 158. Vulgo : Donccl? à Bogota. 5f( J. TRIAlV.t ET J. e. PLA1V€H01V. y. densa, foliis majoribus 2-/|. centim. longis, racemis folia vix SLiperaiitibus, floribus lampliiisculis, ovario ovoideo-oblongo. Berheris densa Plaiich. et Lind., PI. Colwnb., inédit. a. Paramos de Bogota. — j3. Andes de Bogota, ait. '2600-3000 mètres (Bogota, Hartweg, n" 879). — y. Paramos de la Baja et de San Urban, prov. de Pamplona (Funck et Schlim, n" 1280 ; Schlim, sans numéro); Paramo de las Cruces, prov. d'Ocaùa (Schlim, n" 383 et o/rl). Obs. — La figure de cette espèce, faite d'après des exemplaires impar- faits, la représente avec des fleurs trop petites. Les deux formes globosa et densa, que nous y rattachons comme simples variétés, semblent au pre- mier abord être des espèces bien distinctes ; mais la comparaison avec des exemplaires authentiques ne nous permet pas de les caractériser assez nettement pour les maintenir à part. M. Bentham, du reste, a décrit chez son Berberis globosa des fleurs fasciculées, là où nos exemplaires nous montrent des grappes plus ou moins lâches, 7. Berderis GuiLACHE "j-, û'utex glaberrimus, ramis llexuosis, foliis pro affinibus longiusciile petiolatis (petiolis 5-20 mm. lon- gis) lanceolato-oblongis basi acutis v. obtusatis apice acutiuscido mucronatis margine incrassato integerrimis rigide membranaceis supra nitidis subtus glaucescentibus utrinque insigniter reticu- lato-venosis, racemis brevibus suberectis circiter IO-15-lloris folia haud sequantibus, pedicellis inierioribus flore amplo miillo lon- gioribus. Vu] go : Guilache. Quindio, ait. 2500 mètres. Obs. — Arbuste à rameaux fléchis en zigzag, à feuilles moins épaisses et plus remarquablement réticulées que chez les espèces voisines. L'es- pèce est voisine du B. glauca, dont elle a presque le feuillage, mais dont elle se distingue par ses panicules plus courtes et ses fleurs plus grandes. 8. Berbeuis LOXENSis Benth., PL Hartw.., p. 125. LosFrailes, route du Paramo d'Herveo, ait. 2600 mètres (Tr.) ; mon- tagnes élevées de la Sierra Nevada de Santa Marta. l'UODROJlLS FLO[$ i; NOVÛ GRANATEiNSIS. fî^ Ql,s. — Très distinct. Rameaux latéraux assez espacés,- Heurs relati- vement petites. Les feuilles rappellent celles de divers /^Mme/m. 9. Berberis AURAHUACENsis Cil. Lem., in Van HoiUt. FI. des serr.,\Y (avr. 18/|8), lab. 33û. Près de Aurahuaco-Taquina, Sierra Nevada de Santa Marta, ait. 2870 mètres (Linden), fide Cli. Lem. Tous les genres de cette famille, à l'exception du Berberis, appartiennent exclusivement aux régions froides ou tempérées de l'hémisphère nord. Le seul Berberis est représenté dans les con- trées tropicales de l'Amérique du Sud, à des altitudes répondant toujours, dans les Andes de la Nouvelle-Grenade, à la région des paramos(de "2500 à plus de 3000 mètres). Le type Mahonia, qui s'étend de l'Himalaya à l'Amérique septentrionale et au Mexi{iue, manque absolument dans l'Amérique du Sud. Les Berberis delà Nouvelle -Gi^enade sont pour la plupart des ai^bustes plus ou moins élevés ou des buissons rabougris, spinescents, à fleurs jaunes ou orangées, à odeur spermatique, à fruits très acides, couverts d'une tleur glaucescenle (cœsio-pruinosi). Leur bois est généi^alement jaune : celui du Berberis glauca sert à Bogota {)0ur teindre les étoffes de celte couleur, usage qui rappelle celui de l'Epine- vinette (Berberis vulgaris) en Europe. VIII. — NYMPHiEAGEiE Salisb. DC, Prodr.^ I, 113; Endl., Gen., p. 898 ; Piancli., in Ann. des se, nal., 3° sér., t. XIX. L — NYMPH/EA Neck. Endl.; Gen., n" 5020. 1. NymphyEa (Cyanœa) ampla DC, var. Hookeri, Plancli., l.c, XIX, Û5; Walprs., ^im., IV, 159. N ijmphœa ampla Wook . ^ Bot.mag.., lab. /ifi()9. Embouchure du Mendii^uaca, prov. de Santa Marta (Schlim, n" OGO). 56 J. TRIAIVA ET J, E. PLAIVCUOIV. 2. Nymphéa (Hydrocallis) Goudotiana Planch., in Rev. hort., 15 févr. 1853, et in Ann. des se. nat., 1. c, p. Û9 ; Walpr., ^nn.,IV, 160. Dans les marais des vallées du Magdalena et du Cauca, ait. 1000 mètres (Tr.) ; ibague, prov. Mariquita (Goudot). o. Nymph/Ea blanda, C. F. W. Mcy.; Planch., 1. c, M; Seemann, Bot. of Ihe Herald., I, 78; Walpr., Ann., IV, 159. Nymphœa Rudgeana i\Iey. fideGrisebach. Panama, dans les marais (Seemann). De nos trois espèces de Nymphœa, la première est très répan- due dans l'Amérique tropicale (Antilles, Brésil); la seconde, par- ticulière à la Nouvelle-Grenade, ne diffère peut-êlre pas assez du Nymphœa blanda de la Guyane et du Nymphœa amazonum du Brésil. IX. ^ PAPAYER AGE.E Juss. DC, Prodr., I, 11?; Eiidl., Gen., p. 834. I. — BOCCOlNIA Plum. Endl,, Gen., n" 4816. 1. Bocconia frutescens L.; DC, Syst., Il, 90; Prodr., I, 121. Vulgo : Trompeto, dans la province de Bogota ; Cura arador, dans la province d'Antioquia (Tr.). Dans toute la contrée, depuis l'altitude de 2/iOO mètres à près de 3000 mètres, sur les limites des zones tempérée et froide (Tr.) ; Nou- velle-Grenade (Linden). Obs. — L'huile extraite des graines sert, dans la province d'Antioquia, à détruire les poux de la tête, et les petits acarides connus sous le nom iV Arador, qui causent des démangeaisons insupportables en s'insinuanl dans la peau. PRODROMUS FLORA: NOVO GRANATENSIS. 57 2. BoccoNiA iNTEGRiFOLiA Hiimb. ctBonpl., PL œquin.^ I, 'H9, tab. 35; HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 73. a. Peruviana DC, Sys.., II, 91 ; Prodr., I, 121. Andes de Bogota, près de Chipaque, ail. 2/iOO mètres, et dans les Andes de Pamplona (Tr,). Obs. — Cette espèce est aussi rare à la Nouvelle-Grenade (jue la pre- mière y est répandue. II. — ARGEMONE L. Endl., Gcn., r\" 4821. 1. Argemone MExicANA L.; DC, Syst., II, 85 fexckis. var. [3). Ejusd. Prodr., I, l'il. Viilgo : Cardo Santo (Tr.). Partout, dans la région chaude, dans les endroits stériles, autour des lieux habités. Les trois seules Papavéracées indigènes de la Nouvelle-Gre- nade sont des espèces à aire d'extension plus ou moins vaste. V Argemone mexicana est aujourd'hui une plante vulgaire des régions chaudes du globe. Le Bocconia fnUescens^ conunun aux Antilles existe aussi au Mexique et au Pérou ; enfin le Bocconia integrifolia^ espèce plus rare, se retrouve aussi dans ces deux dernières contrées. Citons pour mémoire, parmi les plantes de cette famille qui ont été introduites d'Eui^ope, le Fumaria officitialis, qui vient partout dans les endroits cultivés de la région froide. On cultive où et là, dans la région froide, des Papavei\ comme le Papavér somniferum [Amapolas) et le Papaver Rhœas (Aba- holes) qui ne se imiltiplient pas spontanément. » 58 J. IRIAIVA ETT J. K. PLAKCIIOI\'. X. — CRUCIFERE.^ Adans. ; Jiiss. ; DC. DC, Prodr., 1, 131 ; Endl., Gen., p. 861. I. ~» NASTURTIUM Rob. Br. Endl., Gen., n" 48.50. 1. Nasturtium officinale Rob. Br.; DC, Syst., II, 188; Prodr., I, 137. Vulgo : Berros (Tr.). Lieux humides, ou dans les ruisseaux des Cordillères de Bogota, du Quindio, de Pasto, etc., ait. 2800 mètres (Tr.). Obs. — Tout à fait identique avec la plante d'Europe. Il vient au Quindio, loin des endroits habités, et avec toutes les allures d'une plante indigène. On le mange en salade à Bogota et en divers autres lieux du pays. 2. Nasturtiuw palustre Rob. Bi\; DC, Syst.^ II, 191 ; Prodr,, I, 137. Vulgo : Mastuerzo de hilerta (Tr.). Bogota, dans les endroits cultivés, au voisinage des habitations (Tr.); Bogota (Goudot). Obs. — L'un de nous ayant vu jadis cette plante récoltée par Goudot à Bogota, l'avait comparée au Nasturtium bonariense DC, et l'avait dési- gnée provisoirement sous le nom de N. propinquum. Confrontant nos exemplaires identiques à ceux de Goudot avec la plante d'Europe, nous ne pouvons saisir entre les deux des différences essentielles. Les pédicelles fructifères de notre plante de Bogota sont, il est vrai, remarquablement arqués vers le bas ou flexueux ; mais ce caractère se retrouve çà et là sur divers pédicelles des échantillons du N. palustre d'Europe que nous avons étudiés. Chez ce dernier, les graines sont manifestement chagrinées; elles paraissent presque lisses dans la plante de Bogota ; mais cette différence perd de sa valeur par le fait que des exemplaires de la forme barbareœ- folium (du N. palustre), cueillis en Egypte par Delile, présentent des PKODROMUS FLORyE NOVO GU.\NATi:NSIS. 59 graines intermédiaires sous ce rapport entre les deux états extrêmes signales. Du reste, le Nasturtium en question, ne se trouvant à Bogota que dans les endroits cultivés, est très vraisemblablement une plante introduite dans le pays avec les cultures d'Europe, bien difl'érente en cela du N. offici- nale, qui, suivant toute probabilité, est véritablement autocbtbone. II. — GARDAMINE L. Endl., Geii., n» 4859. 1. Cardamink imcta Hook., Lond. Journ. of Bot., Vi, 292, tab. 12; Walpr., Ânn., I, 303. Termales, près du Paramo d'Herveo, prov. d'Antioquia, ail. 3680 mètres (Tr.) ; Paramo de Ruiz (Purdie). Obs. — Charmante espèce, confinée dans une aire assez restreinte. Elle vient sur les bords des ruisseaux. 2. Cardamine Jamesoni Hook., Lojid. Journ. of Bot.., VI, 253 ; Walpr., Ann., I, 30. (i Goudotii PI. et Lind. mss. : stylo circiter 5 mm. longo sili- fjua angustiore, nec ejus latitudinem sequante. (3 Tolima, prov. de Mariquita, forêts près du Boqueron, ait. 3300- 3900 mètres (Linden, n" 92/i, pro parte); ibid., Cuchilla de la Divi- sadera (Goudot). Obs. — La variété signalée ici ne diffère du type que par la grosseur des styles relativement à celle de la silique. 3. Cardamine tolimensis Planch. et Linden mss,, pilosula 1-plurieaulis, foliis radicalibiis longe petiolatis omnibus pinnati- sectis segmentis 5-11 parvis siibsessilibus ovato-subroUmdis (7-9 mm. long.) basi obliquis obtusissimis plus minus pauci- dentato-loi)atis v. subinlegris. raccmis terminalibus foiiosis 7-12- lloris, pedicellisllorclongioribus, floribus miniatis (in spccim. non plane evolulis) sepalis late oblongis oblusis k mm. longis apice 60 J. TRIAKA r;T J. E. PLAKCHOIV. violascentibus, genitalibiis inclusis, slylo crasso ovario iiiiilto breviore. Pic de Tolima, près de Boqueron, ait. 3300-3900 mètres (Linden, 11° 922, pro parte); ibid., côté nord-ouest du pied des neiges (Goudot). !i. Cardamine oyata Benth., PL Hartw., p. 158; Walpr., Ann.^ T, 30. Andes de Bogota et de Tuquerres, ait. 2600-3500 mètres (Tr.); Tena, prov. de Bogota (Hartweg, n° 881) ; Pic de Tolima et Bogota (Goudot) ; Paramo de la Cruz, prov. d'Ocana, ait. 3250 mètres (Sclilim, if 303). Obs. — Plante variable, rappelant assez le Cardamine hirsuta d'Eu- rope, mais toujours plus ou moins lignescente à la base. 5. Cardamine ibaguensis -|-, decumbens vel erecta foliis radica- libus , caulinis petiolatis 30-80 nini. iongis pinnatisectis, segmcntis ssepius 6 rarius 5 petioliilatis ovatis v. ovato-oblongis majiisculis (20-/t0 mm. Iongis) aculis grosse intequaliterque den- lalis membranaceis pilis paucis utrinqiie conspersis, racemis ter- minalibus foliatis siiperne ebracteatis paucifloris, fioribus magni- \u(\\ne Alliance officinalis albis, sepalis oblongis 3 mm. iongis, petalis oblongis calycc haud diqtlo longioribus, siliqua lineain polysperma 3-/i cm. longa. Manizales, prov. d'Antioquia, ail. 2140 mètres, et Bogota, ait. 2700 mètres (Tr.) ; Ibague (Goudot). Obs. — Espèce voisine du Cardamine africatia L., qui s'en distingue par les segments de ses feuilles souvent cuspidés, par ses grappes jamais feuillées à la base. 6. Cardamine demissa -|-, bumilis cgespitosa bumilVisa glabrius- cula V. pube parca conspersa, caulibus pluribus flaccidis, foliis radicaiibus , caulinis petiolatis Iriseclis , segmentis plane distinctis breviler petiolulalis orbicuialis obtusissimis (terminali majore subreniformi) integris v. margine répandis carnosulis, racemis paucilloris basi foliatis, fioribus albis magnitudine ill. Nast'uriii o/ficinal.is^ sepalis ovato-oblongis (]uam jjetala spaibu- PRODROMUS FLOR^ NOVO GRANATENSIS. 61 lato-oblonpa dtiplo brevioribus , pedicellis fructiCeris 11-13 mm. longis siliquis linearibiis stylo brevissimo superatis glaberrimis. Tolima, Llanitos du pied de Lonia? lieux humides (Goudol). Obs. — Celte remarquable espèce semblerait au premier abord être plutôt un Nasturtium qu'un Cardamine : mais la structure de la silique, les graines unisériées et l'ensemble des caractères, la rattachent à ce der- nier genre. 7. Cardamine laxa, Bentli., PL Hartw., p, 158; Walpr., Jnn.^ I, 30. Tambo de Gabriel Lopez, dans le Paramo de Guanacas (Hartweg, n" 880). III. — DRABA L. Endl. , Gen., n" 4880. 1. Draba cheiranthoîdes Hook. lil., Fi. antarct., I, "236 (in annotât.); Walpi\, Ànn., 1, 35. Sierra Nevada de Santa Marta, au voisinage des neiges (Purdie) ibid. ; (Schlim, n" 892). 2. Draba pami'lonensis Planch. et Lind. mss., caudice simplici tortuoso descendente, caulibiis 1-2 (cum reliquiis tertii, anni prœcedentis) gracilibus ascendentibus in racemum simplicem desinentibus pube ramosa sparsis, ibliis infimis rosulatis anguste oblongis in petiolum marginatum sensiin angustatis 20-35 mm. longis obtusiusculis integiis pilis simplicibus crassiusculis ciliatis caeterum glabrescentibus v. pube l'in^cata hinc inde sparsis, cau- linisremotis sessilibus, racemo multitloro anthesi peracta 8-10 cm. longo pedicellis tlore majusculo brevioiibus, sepalis oblongis ob- tusis pilosis pi'o tlore parvis, pelalorum tlavorum unguibiis 3 mm. longis sepala laminamque obovatam circiter aequanlibus, lilamen- lis subulatis stylo ovario sequilungo brevioribus, silicula inmatura anguste oblonga ssepius leviter falcata (9-11 mm. long.) stylo in- mulato muci^onata, loculo singulo 8-ovulato abortii 2-spermo(?j. 62 J. TRIAIVA RT J. E. PLAIVCHOI\l. Paramo de Ziimbador, prov. de Pamplona, ait, ZilOO mètres (Linden, n" 1351); Paramo de San Urban (Purdie). Obs. — Espèce très distincte et dont les rosettes radicales rappellent un peu celles de V Hieracium Auricula. 3. Dr.vb.v pachytiiyrsus -j-, herbacea pube ramosa sparsa, radiée longa pauci-divisa collo basibiis foliorum vetustoriim sqiiamoso, caule crassiusculo ramoso 4-9 mm. long.) foliis lanceolads 10- 40 mm. longis acutiusciilis marginc pauci-dentatis infimis confer- tis basi in petiolum brevem latum contractis, racemis tenninalibiis densilloi^is sub anlbesi globosis bracteatis, pedieellis bracteaque calyce brevioribiis, floribiis magnitudine ill. Erysimi cheiran- thoidis, calyce violascente piloso, petalis tlavis spatbiilatis calyce non multo longioribus, filamentis subululis, stylo brevissimo, silicula (haiid plane matura) pedicello 6-9 mm. patente longiore oblôngo-elliptica apice leviter acuminata puberula, lociilis circiter 6-spermis. Quebrada de los Venados (Goudot) ; Paramo de Ruiz (Purdie). Obs. — - Espèce probablement bisannuelle, remarquable par sa tige rameuse, ses grappes denses, pourvues de bractées, ses fleurs petites à calyce violacé, ses styles si courts qu'ils sont à peine visibles sur la cap- sule, etc. li. Draba ALYssoiDEs WilM. mss.*, HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 79; DC, Syst., II, 355; Prodr., I, 171. SulTrulicosa ramosa tota pube stellato-ramosa cinerascens, radice divisa, caulibiis ex une centrali pluribus (rosula foliorum nulla) ascendentibus superne pauci-divisis gracilibus dense Ibliosis ramis in racemos densos primum globosos serius relaxatos desi- nentibus, tbJiis parvis (ad extremum unguicularibus) lanceolato- oblongis (inferioribus basi attenualis; oblusiusculis margine pauci- dentatis V. subintegris floribns magnitudine Konigœ marilimœ, pedieellis inferioribus bracteatis brevibus, calyce violaceo pilosulo, petalis albidis (recentibus flavescentibus?) spalhulalis calyce baud duplo longioribus, filamentis subulalis, stylo brevissimo, silicula PRODROMUS FLORE NOVO GRANATKNSIS. 6â oblonga leviter aciiiiiinata 9-11 mm. pedicello patente longiore puberiila, locnlis circitcr6'8-spermis. Plateau de Tuquerres, ait. 3000-3500 mètres (Tr.); Zapuyes, Gua- cliucal et Quarchu, plateau de Tuquerres, ait. 2860-306/i mètres (Hum- boldt et Bonpl.); Pic de Tolima, limite des neiges (Goudot). Obs. — Très voisin du Draba HallU Hook. 111. (/>. ahjssoides Benth., PL Harttv., ifSHli), cette espèce s'en dislingue par une pubes- cence plus mate (non soyeuse), des fleurs un peu plus petites, blanches et non jaunâtres sur le sec et des styles deux fois plus courts. IV. — SISYMBPvIUM L. Endl., Gen., n" 4906. 1 . SisYMBRiuM HispiDULUM -j", totum pubc ramosa pUis minus densa scabiiusculum, caule ima basi lignescente erecto sti^iclo simplici v. parce ramoso, foliis infîmis in petiolum longiusciiliim attenuatis oblongo-lanceolatis aculis grosse inciso-dentatis supre- mis intermediis({ue sessilibus amplexicaulibus grosse exserteque denlatis, racemis terminalibus demum Iaxis elongalis, floribus confertis albis, magnitudine circiter illorum Alliariœ officinalis^ sepalis ovato-obiongis, petalis spalliulato-oblongis calyce duplo longioribus, pedicellis fructiferis patentibus 13 mm. longis siliqua siiberecta brevioribus. Yar. a brevistyla; stylo vix 1 mm. longo. Turritis hispidulaDC, Syst.. 11,213; Prodr., I, 1/|2, . ArabisandicolaKunih in Humb. et Bonpl., iVot;. Gen.etSp., V, 81. Erysimum biscutellœfolium Willd. mss., fide herb. Bonpl. Var. p hmgistyla ; stylo 2 mm. longo. a Pasto (Bonpl. j ; |3 Andes de Bogota, pï-ès de Bogota, ait. 2700 mètres, etParamo de Cruz verde, ait. 3500 mètres (Tr.); Bogota (Goudot). Ohs. — Cette plante appartient bien évidemment au genre Sistjmbrium, et se rapproche même assez du S. pumilum Steven, espèce de l'Asie 6[i J. TKKAI^iA ET J. E. PL.%]\'CIIOI%'. occidentale, qui s'en distingue aisément par sa taille moindre, ses pédi- celles plus courts, son style presque nul, etc. Les valves convexes de ses siliques la séparent très nettement des Àrahis^ le même caractère elles graines unisériées (!) l'éloignent encore plus des Turritis, parmi lesquelles De CandoUe l'avait rangée. Nous n'avons pas osé décrire comme espèce à part l'échantillon de la Nouvelle-Grenade, malgré la diiïérence signalée dans la longueur du style, tous les autres points nous ayant paru presque identiques entre les deux. 2. SiSYMBRiuM (Trio) soLiDAGiNEUM "j", SLiffrutescens elatum no- vellis exceptis giaberrimum, caule tei^eti ramoso, foliisinfimis... (ignotis) caiilinis inferioribus auguste lanceolatis salicinis longe CLispidatis basi in petiolum altenuatis margine revoluto exserte denticulatis ugdninerviis adultis glaberrimis superioribus sessili- bus amplexicaulihus in auriculas 2-rotiindatas dilatnlis, racemis terminalibus ebraetealis multifloris, floribus flavis magniUidine ciiTiter Diplotaxidis vùnineœ, sepalis oblongis, pelalis calyce lon- gioribus, pedicellis friictileiis crassis 6-7 mm. longis refracto- patentissimis, siliquœ linearis cii'citer pollicnris compressiusculae valvis subti^inerviis, stylo gracili ci inciter 2 mm. longo, seminibus (uniserialis) majusciilis trigono-ovatis rufis. Tenasuca, Andes de Bogota, ait. 2000 mètres (Tr.); Boqueron delà Mesa (Goudot). Obs. — Plante très remarquable, dont les leuilles rappellent celles de certains SoUdago ou d'un Senecio du groupe des Sarracenicus. Les graines ne sont qu'imparfaitement notorhizées, la radicule étant placée sur le dos il est vrai, mais vers le bord de l'un des cotylédons. Il est probable, d'après la description, que VArabis resedifJora EBK. {Nasturtium? arabifor?7ie DC, Sijst., U, 200; Sisymbrium? arabi- l'orme DC. olimi se place dans le genre Sisymbrium à côté de cette espèce. Kuntii le dit génériquement inséparable de son Arabis andicola, devenu pour nous un Sisymbrium . 3. Sisymbrium (Sopbia) myriophyllum HBK.; DC, Syst.^ il, /l77; Prodr., I, 17/j. Plateau de Tuquerres, ait. 3000 mètres ; Tolima, région tempérée (Goudot). PRODROMUS FLOR.E NOVO GRANATENSIS. 65 Obs. — Espèce très répandue dans les Andes intertropicales. Nos exemplaires s'éloignent légèrement du (ype par des fleurs un peu plus grandes, à calices velus et plus longtemps persistants. V. — LEPIDIUM Rob. Br. Endl., Gen., n" 4932. 1. LEPiDiL'M(Dileptium)BiPi]NNATiFiDUMDesv., Joî. 174, «g. 56; DC.,1, c. Carthagena (Jacquin). 10. Capparis (Cynophalla) linearis L.; Jacq., Am.^ 161, lab. 102; DC, Prodr.,l, 2/|9. Carthagena (Jacquin); golfe de Cariaco, pointe d'Araya, Laguna Chica (Humb. et Bonpl.) ; Santa Marta (Goudot). PRODROMUS FLORiE NOVO GRANATENSIS. 70 Sect. II. — CAPPARIDASTRUM DC. 11. Capparis (Capparidaslrum) frondosa L.; Jacq., PL am., lG2,tab. 10/^;^Yill(l.,5p.,IL 1134; DC, Pm/.. , I, 2/i9. Forêts de Carthagena (Jacquin) ; Turbaco (Humb. etBonpl.); Igua- nima, bords du Magdalena (Goudot). Obs. — Les échantillons de Goudot du Magdalena répondent exacte- ment à la figure et à la description du Capparis frondosa de Jacquin. Ils s'accordent aussi avec ceux que Poiteau a récoltés à Saint-Domingue, ainsi qu'à d'autres échantillons provenant des Antilles et conservés au Muséum d'histoire naturelle de Paris. 12. Capparis (Cappaiidastrum) triflora Mill.; DC, Prodr., I, Près de Tolu (herb. Banks ex DC). 13. Capparis (Capparidastrum) macrophylla HBK., Nov. Gen. et Sp., Y, 91; DC, Proc?r., I, 2û9. Rio Viejo, entre Badillas et Bohorques, sur le Rio Magdalena (Humb. et Bonpl.)-, près de Tocaima (Goudot). Obs. — Les exemplaires de Goudot que nous rapportons au Capparis macrophylla répondent en général aux échantillons très imparfaits de Huraboldt et Bonpland. Les fleurs étant presque détruites, De CandoUe n'a pas pu apprécier sur ces échantillons la véritable longueur du théca- phore ; celui de la plante de Goudo est deux fois et demie plus long que les étamines. Le calice est presque cupuliforme, à dents triangulaires, à base très large, ce qui rapproche cette espèce de quelques-unes delà sec- tion Breyniastrum, et en particulier du Capparis Pachaca / mais on ne peut pas vérifier si elle a le calice muni à l'intérieur d'écaillés foliacées. Sect. III. — CALANTHEA DC Section probablement artificielle et voisine de la pi^écédente. INous n'en connaissons les espèces types (jne d'après les de- scriptions. 80 J. TKIiiniA ET J.-E. PLAl\'CUORI. l/l. Capparis puLCHERRiMA Jacq., Jm., 163, lab. 106; DC, 1. c, 250. Carthagena (Jacquin, Walts in herb. Hook.). 15. Capparis nemorosa Jacq., Edit. pict., lab. 156; DC, Prof/r., I, ^50. Forêts de Carthagena (Jacquin). 16. Capparis detonsa f, arbor ramulis inflorescentiis lloribus- que pube stellata pallide rofa facile detersa indiitis, foliis petiolatis amplis (15-'25 cm. longis, 7-10 cm. latis) oblongis basi subacutis V. obtusis apicebreviteracLimiiiatis rigide chartaceis adullis supra demuQi lucidis reliculato-venosis subUis diulius puberulis, racc- mis terminalibus axillaribusqiie folio brevioribus ebracteatis plu- rifloris pedicellis sub anthesi 3-/|. cm. longis, floribus diamètre circiter 2 cm. (staminibus excliisis) calycis laciniis triangulari- lanceolatis aciitis aestivatione leviler imbricalis intus ligiila qua- drata glandidosa auctis, petalis lineari-oblongis calyce longioribns, staminibus circiter 20 tore breviaffixis, bacca cllipsoideadiametro circiter 8 cm. Isevi. Buena-Vista, versant occidental du Quindio, ait. 1600 mètres. Ohs. — Très belle espèce, probablement voisine du Capparis nemo- rosa Jacq., dont les feuilles sont décrites comme ovales acuminées. Sect. IV. — BREYNIASTRUM DC, l. c, 250. 17. Capparis (Breyniastrum) Breynia Jacq., Amer, pict.^ lab. 152; ibid.. Amer., 161, lab. 103; L , Sp. (édit. 2^), I, 721 ; Lamck., Encyl., 1, 707 ; Willd., Sp., il, 1138 (pro parte); DC, Prodr., 1, 252, non Swarlz. Breynia indica L. (edit. I), 503. Breijnia elœagni foliis Plum. mss., vol. Yî, tab. 82, cum descriptione inedita in Biblioth. Mus. Paris.; id., Gen. n" kO, l'KODROMUS FLOK.t: NOVO GKANATENSIS. 81 ciim icône floris quoad ninnerum slamiimiii erronea; Breyn., Icoîi., 13, cuiii icône a Pknnerio nniluata. Breijniaamijgdali folhs latioribus Phnn., Gen., 40. Capparis amygdalina Lanik, Encijcl., I, 608; DC, Prodr., I, 250; Griseb., F/, of Wesllnd. IsL, p. 17. Capparis barcelonensis HBK., A ou. Gen. et Sp., V, 92, fide specim. aulh. \'nlgo : Tmto ou Juso^ sur les bords du lAIagdalena. Enlre Anapoima et le Rio Magdalena (Tr.) ; Santa Marta (Goudot). « Arbor est haec planta salicis noslratis fere magnitudine, Sali- cem,Eleagnvm aut Amygdalam tota lacic sua referens, corticeque vestita nigricanle, glabro et niacuiisdilulioribiis distincto. In ramis ejusfolia pinrima indiscriniiualim nascuntur Salicis aul Àmygdalœ nostralis foliis perquam similia, nullalenus lamen serrata, desuper virentia, lœvia et splendentia,snblus vero pnlvere ai'genteo ni Elœagni vidyaris \'o\\[ï cons|)ersa. Inter ea tbiia raniusculi quidam enascuntnr veluti umbcllatim (piosdani déférentes llores odora- lissimos ut xnSyringa nostrate vidgari et ejusdem Syringœ llores etiam imitantes, caudidi etenim sunt et rosacei, quatuor scilicetpc- talis in orbem posilis constantes, subrolundis atque in ambifii pau- lisper crispatis. Ex eorum calyce virente el quatuor acuininibus coronato exsurgit i)istillum longiusculum pisi modo, sed potins pislilli in niodum, tumiduni ac plurimis staminibus candidis et crispis stipatinn, quod deinde abit in tVuctum seu siliquam mol- lem, earnosam, deforis fuscam, intus pnrpnream, seminihusqiie oblongis, candidissimis et crassiusculis fœlam, reniformibus et carnosis. » — « Planta est potissimum marilima liltora amans, plurinia reperitur apud insnlam (Juadalupam. Caraibie ipsam Kelreti vocant. » Pbjmier mss. ined. in Mus. Par., VI, lab. 82. Ohs. — La confiision dans laquelle a élé plongée la synonymie de celte espèce nous oblige à des explications délaillées. Le Nova Gênera de Plumier, quelque temps le seul ouvrage qui fit connaître les découvertes de l'illustre élève et ami de Tourneilort, ren- ferme un genre lircynia, dont les figures analytiques imparfaites, em- 6 82 J. TKIANA ET J. E. PLAIVCHON. pruntées avec des altérations aux dessins originaux, représentent une tleur à huit étamines. Le texte du même Gênera mentionne, sans explication aucune, deux supposées espèces de Breynia, savoir : le Breynia elœagni foliis et le Breynia amygdalifoliis latioribus. Le second de ces types, ni figuré, ni décrit, pourrait n'être qu'une simple nuance du Breynia elœa- gni foliis, et, dans tous les cas, demeure à peu près non avenu. C'est ce que confirme l'étude des documents originaux de Plumier. Dans la ma- gnifique collection de dessins et manuscrits de cet auteur que possède la bibliothèque du Muséum de Paris, se trouve (t. VI, tab. 82) une plante appelée Breynia elœagni foliis. La description inédite annexée à ce dessin, et que nous venons de transcrire, assimile la plante, pour le feuillage, à la l'ois au Saule, à VElœagnus, à V Amandier, attribue à ses {leurs un nombre indéfini d'étamines {plurimis staminibus) , signale un calice à quatre dents bien plus petit que la corolle, et donne les fleurs comme disposées en corymbe.^ Cette description résume donc les deux })hrases spécifiques du genre Breynia, et les analyses publiées par Plumier sont le calque altéré des fleurs de ce dessin unique qui porte dans la collection originale le nom de Breynia. Linné, dans la première édition de son Species plantarum, place dans la classe polyandrie le genre Breynia, qui figurait déjà dans l'octandrie de son Gênera , et désigne l'espèce sous le nom à'indica. Outre l'au- torité de Plumier, Linné cita les Icônes de Breynius, lequel, adoptant le genre dédié à son père, avait publié une description plus détaillée que celle de Plumier, et une copie ou un calque légèrement altéré du dessin original du même auteur. Ce calque, fait par Aubriet, lui avait été com- muniqué par l'un des Jussieu. Tous les caractères assignés au Breynia, y compris les étamines indé- finies (plurimis staminibus Plum. mss.), le calice très petit, etc., con- cordent parfaitement avec l'espèce que Jacquin a nommée plus tard Cap- paris Breynia, et qne Lamarck a baptisée Capparis amygdalina. Jacquin, avec sa sagacité ordinaire, sut reconnaître le vrai Breynia elœagni foliis de Plumier, et, dans l'excellente description qu'il en publia, mentionna très expressément les fleurs polyandres (stamina numerosa), ajoutant que sa plante à l'exclusion de toute autre était le ^rej/wia de Plumier. C'est donc Jacquin (et non Linné) qui doit faire autorité pour le Cap- paris Breynia, d'autant plus qu'il cite exactement les synonymes de Plu- mier et de Breynius. Linné, dans les éditions seconde et suivantes de son Species, quand il eut reconnu que le Breynia était iine simple espèce de Capparis, adopta le nom de Capparis Breynia, en citant Jacquin , HKODHOMLS f'LOR.'E iNOVO GRANATENSIS. 83 aussi bien que Plumier etBieynius. L'espèce restait donc très bien défi- nie, et dégagée, même contre la regrettable babitude de Linné, des élé- ments bétérogènes. Le Capparis Breijnia, appuyé sur de bons dessins et d'excellentes descriptions , n'aurait dû être l'objet d'aucune méprise, si les deux pbrases de Plumier n'avaient fait supposer, non sans apparence de raison, l'existence de deux espèces de Breynia. Ce fut Lamarck qui, en employant des matériaux conservés aujourd'hui au Muséum d'bistoire naturelle de Paris, crut reconnaître dans les herbiers de Vaillant et de A.-L. Jussieu (dont les étiquettes durent contribuer à l'égarer) les deux espèces de Breijnia que Plumier a l'air de signaler : le Breynia amygdali foliis, dont il fit son Capparis amygdalina, représenté par des exemplaires très complets de l'berbier de Jussieu; et le Breynia elœagni foliis, pour lequel il adopta le nom de Capparis Breynia de Jacquin. Lamarck, qui dit expressément n'avoir pas vu les Heurs de cette espèce, la croyait exactement représentée par les exemplaires de l'herbier Vaillant, qui portent cette étiquette : « Breynia elœayni foliis Plum., iVora Gen., liO. — Piperitide arbor salicide folio, corniculide minorib.? Semine niyro. — Ouehoulou minor, Ind. or. Sur., h". — Bois de Moboya û petits pois. » Or, sous cette étiquette se trouvent deux exem- plaires bien distincts, l'un en fruit répondant exactement au Capparis amygdalina, et l'autre sans fleurs ni fruits, dont les feuilles ont une tout autre apparence. C'est d'après les caractères de ces feuillesprin- cipalement que Lamarck établit les différences de son Capparis amyg- dalina. Elles répondent exactement aux exemplaires en fleur et en fruit de l'herbier de A.-L. Jussieu, étiquetés de sa propre main : « Capparis Breynia L. n" 10. — Breynia elœagni foliis Plum. Gen. /lO — mss. 6, t. 82. — Surian berb., 69. — Spécimen huicsimile et simili inscriptum nomine in herb. V aillantii foliis forte longioribus et acutio- ribus, ibidem dicitur Oueboulou minor indorum. Surian, li7. Moboya. à petit pois. — Vide spécimen huic simile in herb. Surian, n" 690. — San Thomas. — Herb. Baudin, n" 3S3. » La détermination qui précède semblerait devoir inspirer d'autant moins de doutes que le dessin original de Plumier y est cité. Elle est néanmoins complètement ineNacte. Il suffit d'observer que les fleurs ont de grands sépales en estivation valvaire, formant un bouton à quatre angles et quatre faces, caractère qui seul fait rentrer la plante dans la section Qua- drellu, tandis que les sépales très petits du Breynia de Plumier le rangent dans la section Breyniastriim. Si Lamarck avait vu les exem- plaires en fieur récoltés par Baudin, il ne les aurait pas assimilés au Cap- 8^ J. TRIAIVA ET J. E. PLAI^CHOK. paris Breijnia de Jacquin , et alors il aurait sans doute aperçu que c'était son Capparis amygdalina qui, par ses fleurs ainsi que par les autres caractères, était identique avec la plante décrite par Jacquin. Le Capparis Breynia de Swartz, d'après les caractères qui lui sont attribués dans la description, et surtout ceux du gynécée, répond très bien au Capparis odoralisshna Jacq., plante appartenant aussi à la section Quadrella. En citant dans son Prodrome, pour le Capparis amyydalina, les Icônes de Breynius, et pour le Capparis Breyma l'autorité de Jacquin et le Breynia indica de Linné, De CandoUe était parfaitement dans le vrai ; seulement il n'aurait pas dû, en adoptant pour la première espèce le synonyme de Breynius, rejeter celui de Jacquin, ni ajouter pour la seconde celui de Capparis cynophallophora Linn. Ces contradictions prouvent que l'idée que De Candolle s'était faite du Capparis lireynia n'était pas bien arrêtée. Cette idée, malgré la citation de Jacquin, répon- dait plutôt à celle que fait naître la description du Capparis Breynia de Swartz. Ceci se trouve confirmé par le fait que De Candolle a placé l'espèce dans la section Quadrella, et a déterminé dans l'herbier de Bon^ pland, Capparis Breynia Svv. non Jacq., une plante qui nous semble n'être autre chose qu'une forme à feuilles plus larges et émarginées du Capparis inter média HBK. {Capparis odoradssima Jacq.). l/l. Capparis (Breyniastrum ! Ti:>iuisiLiQUA.iacq.,.4m., tab. 105; \)C.,Prodr., 1,251. Capparis oboimtifolia HBK., l\ov. Gen. et Sp., 92; DC, I. c. Garlhagena (Jacquin); La Popa, près de Carthagena el Santa Marta (Goudot). Obs. — Les exemplaires en lleur et en fruit de Goudot répondent à la description et à la figure du Capparis tenuisiliqua de Jacquin. 15. Cappakis (Bi'eyiiias(niin) Pacuaca HHK., Nov. Gen. etSp., Y, 93; \)C.,Prodr., I. ^251. Vulgo : Pachaca à Ciiniaiia (H. B,). Santa Marta (Goudot). Oè.s. — Identique avec le type de Cumann. PRODROMUS hU)l\.¥. NOVO GRANVTENSIS. / 85 10. Capparis (Brcyniastnim) avicenni.efolia HBK., Nov. (jen. et Sp. , V, 9h ; DC. . Prodr. , I, 252. Colicodmdron avicenniœfolium Seemann, Bot. of tlie Herald^ p. 78. : Darien, cùle du Pacifique (Seemann, Barclay). Obs. — Plante du littoral, recherchant les terrains salins. Le Cap- paris aviceiiniœfolia a des boutons presque ovés, un thécaphore court, avec une baie sphérique moyenne. Son calice differt de celui de la plu- part d'espèces de Capparis : il est entier , pre«;que campanule , à bord obtusément lobé; mais il est doublé à l'intérieur de languettes assez développées. Cette espèce, qui était restée dans le Prodrome de De Can- dolle, entre celles dont la section est douteuse, semble, par ses principaux caractères, devoir se placer dans la section Breijniastrum, non loin du Capparis Pachaca, à laquelle elle ressemble par le port. Sect. V. — QUADRELLA DC. 17. Capparis' (Quadi^elia) odoratissima .Tacq., Hort. Schœnb., tab. 110;DC.,/Vo(/r.,I, 251. Capparis Breynia?i\\\, Obs. (ex descript.) ; HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 71, ex DC. (forma foliis latioribus emai^ginatis). non Janq. Capparis ititermediaU^K, 1. c. Capparis torulosa Griseb., Nov. FL Panam. in Bonplandia, ann. 1858, n" 1, p. 2, non Sw. Vnlgo : Fruta de Zorro (Goudot). Entre Anapoimaetle Rio Magdalena, ait. 500 mètres (Tr.) ; Rio Fusa- gasuga et Santa Marta (Goudot); Panama (fide Grisebach). Obs. — Nos exemplaires en tleur et en fruit répondent exactement d'une pari (ceux en fleur) à la description et à la figure du Capparis odo- ratissima de Jacquin , et d'autre part (ceux en fruit) au Capparis inter- inedia HBK., ce qui amène la réunion de deux espèces. Jacquin ne signala pas les fruits de sa plante, tandis que HBK. ne décrivirent que les fruits de la leur. 86 J, TRIANA ET J. E. PL,illV€HOI\. L a description du Capparis Breynia de Swartz répond, comme nous avon.5 dit plus haut, aux caractères du Capparis odoratissima . Les exemplaires très imparfaits déterminés par De Candolle, dans l'herbi'er de Bonpland, Capparis Breijnia, conservent des inflorescences et des iragments de fleurs, qui ne diffèrent en rien de ceux de nos exem- plaires l'denlifiés par leurs fruits au Capparis intcrmedia. Seulement, chez cette espèce, les feuilles sont moins larges, légèrement émarginées, ou le plui' souvent aiguës. D'après l'habitat et le caractère de sîUque très courfement stipitée^ attribué par M. Grisebach à sa plante de Panama, considérée par lui comme forme du Capparis toriilosa Sw., nous croyons pouvoir la rap- porter au Capparis odoratissima. Cette espèce est très caractérisée par ses siliques courtes, à thécaphore presque nul, ce qui fait que, dans la fleur, les ovaires sont comme cachés par les étamines. Ce caractère se trouve très bien décrit et figuré par Jacquin ; nous le constatons aussi dans les fleurs de nos exemplaires, et c'est un trait qui la distingue principale- ment de ses proches alliées. Nous avons constaté également, même sur le sec, les changements de couleur des pétales du blanc au violet, déjà signalés par Jacquin. Le Capparis odoratissima est une espèce parfaitement distincte du Capparis jamaicensis ,• celte plante a des fleurs de beaucoup plus grandes, dont les sépales sont fortement rabattus après l'anthèse, et dont le théca- phore très long dépasse les étamines ; ses feuilles plus étroites, toujours émarginées, ne sont jamais aiguës. Notre plante s'éloigne aussi par ses fleurs relativement petites et son thécaphore très court du Capparis Brey- nia de l'herbier de Jussieu cité ci-dessus. Celte dernière plante a des rapports évidents avec le Capparis Jamaicensis ,• mais elle semble s'en distinguer parles fleurs moins grandes, plus abondantes dans les grappes, par ses feuilles larges et aiguës, etc. Est-ce le Capparis torulosa Svv.? Species non satis nolae, 21. Capparis racemosa Mill., Dict., n" 5; DC, Prodr., 1, 253. Carthagena. Obs. — N'appartient probablement pas au genre, mais peut-être au Morisonia. 22. Capparis fruticosa Mill., Dict. , n" 7 ; DC, 1. c. Tolu, près de Carthagena. PRODROMLR FLOR.*: NOVO GRANATENSIS. 87 IV. — MORISONIA Plum. Endl., Gen., n'' 5002. 1. MoRisoNiA AMERiCANA L.; Jacq., y4m., tab. 97 ; DC, Prodr., Carthagena (Jacqiiin). 2. Mop.îsoMA MULTiFLORA f, arbor altitiidine mediocri, ramulis inflorescentiis calycibus petiolisqiie indumento slellato brevi riifi- diilo veslitis, foliis oblongis(15-'20 cm. longis) basi obtusis apice brevissiiiie acuminatis acnlis integris supra glabratis subtus ad nervos pube detersibili conspersis, racemis 15-30 cm. longis, 10-30 floris pedicellis flore (nondum explicato^ longioribns, ala- bastris globosis v. ovatis, bacca ellipsoideo-giobosa. Vulgo : Cacao simarron et Rahode mico à Pandi. Près de Pandi et de La Mesa, Andes de Bogota, ait. 1300 mètres. Ois. — Très belle espèce, bien distincte du Morisonia americana par ses grappes mulliflores et par son feuillage. Le nom de Cacao simar- ron (Cacao sauvage) fait allusion à la ressemblance grossière que pré- sente son fruit avec celui du Cacaotier. V. — CRAT^VA L. End!., Gen., n" 5003. 1. Crat^va gïnandraHBK., Nov. Gen. etSp., V, 86, an L.?; DC, P/Wr., I, 2/i2. Viilgo : Sorrocloco h Cucuta (Tr.) ; Palo de Gnaco à Panama (Seemann). San José de Cucuta, ait. 200 mètres (Tr.); Panama (Seemann). Obs. — Nos exemplaires répondent à ceux du Cratœva gynandra de l'herbier de Hurnholdt et Bonpland ; mais nous ne sommes pas sûrs qu'ils s'accordent également bien avec l'espèce linnéenne, qui du reste est mal connue. 88 J. TRIA1\A ET J. E. PLAKCOOTV. 2. CuAT^vA Taima L.; Willd., Sp., II, 85'); DC, Prodr., 1, 2/i3 (cliagnosiqiioad lungitudinein slaniiriiiiii splialmate erronea). Près de Tocainia et dans le bassin du Magdalena, ait. ZiOO mètres (Tr.) ; entre Honda et Guaduas(GouJot). Obs. — Élamines variant de 12 à 16, dépassant plus de deux fois les pétales et plus courtes que ie thécaphore ; pélales inéiiaux, queliiuel'ois au nombre de 5, les deux plus i-rands spatliulés, longs d'environ 17 mil- limètres, à lame plus ou moins large, qiiehiuefois lancéolée, qtiehjucfois subrhombnïdale. Feuilles à trois folioles ovales ou ovales-lancéolées, cuspidées, aiguës, membianeuses (avant d'être adultes), très glabres. Trib III. - TOVARIE^ ■]-. Flores oclomeri. Fniclus octolociilaris, placentis carnosis ex angulo interno Jociilornm enatis. VI. — TO VARIA Ruiz. et Pav. End!., Gen., n" 5006. Calyx 8-[)aiMitus, laciniis œstivatione marginibus imbiMcatis non biseriatis. Petala 8, laciniis calycinis alterna. Discus carnosus oclo[>licatus, inler petala et stamina positus. Stamina 8, petalis alterna, uniseriata.Ovariumlurbinalum, 8-loculare! septis mcm- branaceis in axi ovarii in massam pulposam connexis, placentis tolidem,arcnatis, carnosis angulointerno parte compressa nudain longiiin afiixis, facile in duas laminas collatérales Iraclione fissis. Ovula nnmerosa, funiculis arcnalis aftîxa, campylotropa. Stylus brevis. Stigma stellalum, 8-radiatum, radiis cuin septis ovarii allernis. Bacca giobosa, pericarpio membranaceo, sicco, placentis pulposis, seminibns nidulantibus. Herba data, glabra^ sicca^ Melilotum redolens, foliis ternatis^ racemis elong uis^ cernais. S. TovARiA PENDULA Ruiz. ctPav., Fl.Perw)., in,73,tab. 309; Pav. in Act. medic. Madrit., I, 193, fide Endlicher ; Hook., Icon. p/., tab. 66/i. FRODROMUS FLOR E NOVO GRANATENSIS. 89 Tennsuca, dans la Cordillère de Boii;ota et dans le Quindio, entre lOUO-2/iOO mètres d'altitude (Tr.) ; Quindio (Goudot). Obs. — La plante de la Jamaïque que sir W. Hooker a publiée sous le nom de Tovaria pen'ula, ne dilïère de la nôIre ([ue par ses folioles un peu plus étroites et par ses pétales à peine d'un tiers plus longs que les divisions du calice Notre plante a des pétales obovales-oblonijs, dépas- sant presque deux ibis le calice. Les exemplaires de Tocaria de l'herbier de Pavon montrent que la plante du Pérou n'est spécifi juement différente ni lie celle de la Jamaïque, ni de la nôtre, dont voici du reste la descrip- tion abrégée ; Herba circiter 1"',50 alla, creota, l'arnosa, glaberrima. Folia ovalo lanceolata vellanceoiata 8-15 cm. loiiga. ciispidata, aciita, inargine Si3ppe leviter repanda, sicca viridia. Racemi terminales axillaresque, 2-li de. longi, a basi floriferi. Bractese laueeolato- lineares, par\ie, caducae, ciispidalœ. in petiolum atteniialse, pedi- eellis circitei^ pollicaribus plui'ies breviores. Flores albi, illis Pruni spinosœ minores. Stamina basivillosa. Ovarium tui^binato- globosum. Bacca cerasiformis, globosa, matura glaiico-vindis. • Tandis que les Crucifèi^es de la Nouvelle-Grenade sont absolu- ment étrangères à la région chaude, les Capparidées au contraire n'en sortent pas ou ne dépassent pas la zone tempérée. Les espèces herbacées du groupe des véritables Cléomées sont confinées dans la région tiTS chaude, mais les espèces arborescentes se plaisent mieu.x au contraii^e dans la région tempérée, et le seul Cleome anomala s'élève à près de 3000 mèlres d'altitude, à la limite de la région froide. La généralité des Gynandropsis, ainsi que le Tova- ria^ appartiennent à la région tempérée. Le Gi/nandropsis spe- ciosa, comme plante d'ornement, se cultive aussi dans la région chaude. Les Capparées sont presque toutes de la région chaude. Les Capparis en particulier abondent dans les terrains chauds et arides. Plusieurs de leurs espèces se trouvent à la fois dans les Antilles et sur la terre ferme des anciens navigateurs (côtes de Venezuela et de la Nouvelle-Grenade). Les sections du genre Capparis, admises sous les noms de Capparidastrum^ Cynophalla, Ca/an- 90 J. TRIANA ET J. E. PLANCUOIV. thea^ Breyniastrum et Quadrella^ sont toutes spéciales à l'Amé- rique. Les Eucapparis appartiennent à l'ancien monde et à l'Aus- tralie. Le genre Cratœva, dont toutes les espèces se ressemblent beaucoup, se distribue entre l'Afrique, l'Asie et l'Amérique tropi- cale. Les Morisonia habitent les Antilles et la Nouvelle-Grenade. Ce sont des arbres de la région chaude ; mais le Morisonia multiflora est celle des Capparées de noire région qui s'élève le plus haut (1/iOO mètres). Le seul Capparis detonsa s'élève davan- tage encore et atteint jusqu'à 1()00 mètres. Le Steriphoma para- doœum, appartenant surtout à la région chaude, monte pourtant jusqu à 1200 mètres. XIII. — COCHLOSPERME/Ë PLancVi. in Hook., Lond. Journ. ofbol., Y, 294. BiXEAnDM GENERA Beuth, in Proceed. of the Linn, Soc, SuppL, II, 77. Flores hermaphrodili. Petala membranacea,ampla, aestivatione contorta. Stamina indelinita, hypogyna. Antherce lineares, loculis 2 apice poro v. rima brevi déhiscentes. Ovarium complète v. incomplète triloculare, placentis axilibus v. parietali-axilibus. Capsula membranacea, endocarpio tenui, sponte soluto. Semina plus minus incurva campylotropa v. semi-analropa. Embryo in albumine carnoso incurvus, interdum sigmoideo-plicatus. arbores v. friitices. Foiia palmata. Faciès mal vaceu s v. bom- baceus. M. Bentham, en insistant sur les rapports que l'un de nous avait signalés jadis entre les genres Cochlospermum^ Amoreuxia et Bixa, vient de réunir les trois genres cités en une tribu, qu'il désigne sous le nom de^ia?ece. Pour grouper ainsi ces trois genres, il accorde peut-être une importance exagérée aux caractères car- piques. Quant à nous, nous sommes plus disposés à rapprocher seulement les Cochlospermées des Bixaceœ, comme petite famille distincte. Elles s'éloignent assez du genre Bixa, et surtout de l'ensemble des Bixaceœ, pour que nous osions en faire une partie PRODROMUS FLORiE INOVO GRANATENSIS. 91 intégrante de ce dernier groupe, si l'on veut ne pas lui laisser des limites trop larges et trop vagues. Ainsi , par exemple , aucune des Bixaceœ n'a les feuilles palmées, ni les pétioles articulés et périodiquement caducs des Cocblospermées. Les Bixacées manquent du suc propre, jaune, qui découle par incision du tronc ou des rameaux des Cocblo- spermées comme chez les Papavéracées ; elles n'offrent point d'anthères falciformes, à déhiscence nettement apicale; car les anthères du Biœa lui-même, en apparence déhiscentes par le sommel, s'ouvrent en réalité par le miheu de chaque loge re- pliée en fer achevai (voy. Spach, Suites à Bujfon). Les Bixacées n'ont pas les graines réniformes; aucune n'a le fruit divisé par des cloisons rentrantes formées par le mésocarpe ; enfin l'analogie indiquée entre la membrane endocarpienne, mince et séparable, des Bixa et des Coclilospermeœ n'est pas complète ; chez les pi-e- miers, cette membrane suit la déhiscence des valves , et porte elle-même les graines ; chez les seconds, la membrane endocar- pi(iuene se divise pas selon la ligne qui correspond à la déhiscence de l'épicarpe, mais se détache de la base des cloisons, et forme comme autant de valves internes alternant avec les valves externes sans se prolonger sur ces cloisons. En résumé, les Cocblosper- mées nous paraissent plus voisines des Codoya que des Bixa. Les Bixées vraies se rapprocheraient davantage, ce nous semble, des Tiliacées, telles que VJpeiba, le Sloanea et le Trilix. On ne saurait, du reste, méconnaître une affinité très étroite entre les Cocblospermées et les Cistinées, parmi lesquelles le doc- teur Lindley a placé le Cochlospermum. L'albumen seul plus ou moins farineux chez les Cistinées, charnu chez les Cocblosper- mées, établit entre les deux groupes une disfinction pratique. L — COCHLOSPERMUM Kunth. EndL, Gen., n^ 5405 ; Plancli., 1. c, 223. 1. Cochlospermum iiibiscoides HBK., Nov. Gen. et 5p., Vil, p. il h. Mahurea? speciosa Choisyin DC. , Prodr., \, 558. 92 J. TRIAKA ET J. E. PLANCnON. Var. a gymnocarpum : ovario glabro, Ibliis sublus ad nervos pubenilis. p dasycarpum : ovario lomentoso, foliis subliis plus minus dense pubescenlibus. Vulgo : Bototo dans les llanos de San iVIarlin; Fléchera, ;1 (^arlbagena (ïr.); Batabana, à Carlhagena (Bonpland); Poroporo, à Panama fSeemann). a Vallée inférieure du Magdalena, ait. 300 mètres (Tr.) ; S^nla Maria (Bertero, Purdie!); Rio Hacha, plaines arides au pied de la sierra Nevada (Linden); j3 bords du Mêla, llanos de San marlin, ait. 250 mètres (Tr.); Panama iSeemann, Ducliassaing sous le nom de Lacnosystus utilis). II. — AMOREUXIA Moc. et Sesse. in DC. Prodr., I, 638; Planch., in Hook., Lond. Journ. of Bol., VI, 140, tab. 1 ; A. Gray in Pi. Tex. — Mexic. , in Smilhson., Contrib., III, vol. V, p. 29, ex Walp. Annal. IV, p. 340 {Sphalmatc Amoiirenxia). 1 1. Amoreuxu Schiedeana Plancb., I. c; A. Gray, I. p., p. 26, lab. Xn;Walp., ^nn., I, 115. Plaines d'Ibague (Purdie ! in herb. Hook.). Obs. — Nous n'avons pu établir sur des exemplaires en nature la com- paraison entre la plante de la Nouvelle-Grenade et celle du Mexique. Notre unique espèce de Cochlospermum appartient à la fois au Mexique, à l'Amérique centrale, à la Nouvelle-Grenade, à l'Équa- leur, à la Bolivie, etc., toujours dans la région chaude, souvent sur les bords des grandes rivières. C'est un des rares arbres des tro- piques, dont les feuilles tombent périodiquement, circonstance qui lui donne une certaine ressemblance avec divei^ses Bomba- cées. VJmoreitxia se retrouve à la fois au ^lexique et à la Nouvelle-Grenade, aussi dans la région chaude. l'HODKOMUS FLOK.*; NOVO GRANATENSIS. 95 XIV. — BIXACEiE. B1XINE.E, FlACOURTIANE^, SAMYDEJiet HoMALlNE^, AuCt. Charact. dijferenlialis . — Culycis œstivalio imbricaliva. Petala libéra v. milla. Slainina ssepius [)Iiirinia, rarissime (lofinila. Ova- riiim liberiim v. calyci plus minus adhserens, uniloculare v. rarius plus minus spnrie plurilocular(',placenlis parietalibus. Ovula plura. Seminn anatropa. Albumen earnosum (non farinosum). Embryo (licotyledoneus. Arbores V, frutices. Folia allerna^ disliclia, stipulata. Dans les limites très larges que nous leur reconnaissons, les Bixacées constituent un grou[)e naturel par renchaînement des élémenlsqui le composent, mais d'ailleurs peu uniforme, et remar- quable par la tendance de ses tribus vers des familles différentes. Ces afiinités mulliples seront signalées respectivement, à l'occa- sion de cbacune des tribus du groupe. Trib. I. - BIXE^ Clos, in Ann. des se. nat., 4" série, t. VIH, p. 253. Flores liei'uiapliroditi v. diclines v. [lolygami. (]alyx 3-5-6- pbyllus. Petala 5-7 bypogyna, œstivalione imbricata. Stamina numerosa, bypogyna. Semina exarillata fv. saltem arillo minimo annuliformi stii)ala). jirbores V . frutices amphigei, sœpius inermes. Foiia impunclala. (^omme l'a très bien vu M. Clos, le passage de celte tribu à celle des Flacnurtianeœ se fait par le genre 0/Jco6a, dont l'espèce type, avec les fleurs d'une Bixée, a les rameaux épineux et le feuillage d'un Flacourtia. I. - BIXA L. Kncll., (i ('/(., Il" 5061 ; Spacli, Suiles à tiutfou, VI, p. 110 . D.iiis rexcelleiite description que M. Spach donne de cette plante, les 9[i J. I Kl AN A El J. E. PLANCHOIV. anthères sont nientioiinèes avec leur véritable structure et leurdéhiscence bien différente de celle des CocA/o,!f^ermMm. Cette déhiscence se l'ait sur le milieu de chaque loge, celle-ci étant repliée en 1er à cheval. 1. BixA ORELLANA L.; DC, Prodf., I, 259; Bot. Mag., 1^56; Triana in Bull, de la Soc. bot.., séance du 9 juillet 1858. Vulgo : J choie, Onoto ou Biœa. Partout dans la région chaude, au voisinage des habitations, depuis le bord de la mer jusqu'à 1200 mètres. "2. BixA sPHiEROCARPA Tr. in BtbR0STVLis DENTICULATA "{-, tVutex liumilis, tbliis versus ramulorinn apiccs congestis longiuscule petiolatis cuneato-oblon- gis (15-''25 cm. longis, 5-8 cm. latis) cuspidatis aculis ab apice intra mcdium romoteet exsertedentatis (rarius subinlegris) mcm- 96 J. IKIAIV'A ET J.-E. PLAKCHOIV. branaceis penninerviis ^^labris ([)etiolo pilosulo), fascicnlis 11. masc. axillaribiis 2-3-floris petiolo phiries brevioribus, floribiis parvis breviter pedicellatis, sepalis oblongis concavis 5 6 mm. longis, petalis 6 (in specimine viso dostruclis), staminibiis circi- ter 20 calyce brevioribus basi ima leviter concretis, antheris cuneato-Iinearibiis i)ilosuiis filamenlo longioribus. Maijna denticulata Benlh., in Hooker, Loiid. Journ.^ \Sli2, IV, p. 115; Walp., lîepert., 1, 203. Villavicencio, bassin du Meta, ait. hOO mètres (Tr.). Obs. — C'est à cause de la parfaite concordance du port et des carac- tères des fleurs mâles que nous rapportons cette espèce au genre Den- (Jrostijlis. Trib. II. — FLACOURTIE.-F. Clos. 1. c, VIII, 211. Flores dioici v. polygami. Petala luilla. Staniina indeiinita, ornnia lerlilia, hypogyna. vSeminaexarillata, albnminosa. Frufices v. arbores amphigei, sœpe sprnis armati. Folia im- pnnctata. IV. — XYLOSMA Forst., Griseb., Benlh. HisiNGEiiA Helleii., Clos ; Roumea Poil.; Flacourti^ sp. aucl.; Cn.T;rAio- PRUMNON, Karst. ; Thiodia Benn.? [Lighifoolia Sw.). 1 . \ylosma spiclliferum -j-. Hisùigera spicidifera Clos, I. e,, 22o, Flacourlia spicvlifera Tiil. in /J?in. se. nal., 3' série, Yll, 291 ; Walp., Aun., I, 62. Crœpalopriimnon heterophyllvm Krst., FI. Columb. Specim. sélect., I, 123, lab. 61. Vulgo : Espino de cabra (Tr.); Corono Zi^/^wo (Goudol;. Plateau de Bogota, ait. 2700 mètres (Tr.); près de Bogota (Goudol, Linden, Karsten). PRODROMUS FLOR.E NOVO GUANATE^SiS. 1)7 Obs. — M. Karsten, en élevant au rang de genre la division Crœpalo- prumnon (\u Flacourlia d'Endlicher, a décrit comme prototype le Fla- curlia spicuHfcra de M. Tulasne, plante rapportée jadis de Bogota par Goudot. Cette espèce, ainsi que les auives Flacourtia américains des au- teurs, rapportés au genre Hisingcra par M. Clos, doit prendre place dans le genre asiatique Xijlosma. I 2. X\LOSMA ELEGANS. Ilisingera Tulasnei Chs^ 1. c. (pro parte). Flacurtia elegans Tiil., 1. c, 29/i (non Ilisingera elegans Clos); Walp., 1. c, n" 3. Entre Copo et le Magdalena, ait. 500 mètres, bassin du Magdalena (Tr.) ; collines près de Mendès (Goudot). Obs. — C'est pour n'avoir pas connu les fleurs femelles du Flacurtia ekgansTu\., que M. Clos a pu croire à l'identité de cette espèce avec le Flacurtia vclutina. Nos exemplaires sont en fruit, et répondent d'ail- leurs exactement aux exemplaires mâles de l'herbier de Goudot décrits par M. Tulasne. Les fruits sont ovoïdes, plus petits qu'un grain de poivre, et couronnés d'un très court style divisé en deux petits stigmates recourbés : ils renferment ordinairement quatre graines à testa d'un jaune fauve. La plante des Antilles, que M. Clos a appelée Hisingera elegans, bien qu'il existât déjà un Flacurtia elegans Tul., devrait, pour éviter les confusions, se nommer Xylosma Closeanum. 3. Xylosma obovatum. Crœpaloprumnon obovatum Karst., 1. c, p. 125, tab. 62. Entre la Mesa et le Magdelem, ait. 500-1000 mètres (Tr.); vallée de Upar, prov. de Santa Marta (Karsten). Obs. — Nos exemplaires du haut Magdalena répondent très bien à la figure citée de M. Karsten. L'espèce est très voisine du Xglosma elegans, mais ses feuilles sont plus grandes, plus épaisses, et à réticulation plus saillante. Û. Xylosma velltinum. Flacurlia velalina Tul., 1. c, '295; Walp. , \. c, n" II, 98 s. 'iisay&i\A et j. t. PLi»i%iC'iiOi\'. Hisingera Tulasnei Clos, 1. c. (pro parte). La Mina près -de San Luis, vallée du Magdalena (Goudot). Ohs. — Nous n'osons rapporter avec certitude à cette espèce des exem- plaires femelles récoltés entre la Mesa et Ibagué, sur les bords du Magda- lena, exemplaires qui diffèrent du type par leurs feuilles plus grandes et par leurs rameaux inermes. L'espèce est en réalité très distincte du Fla- curtia degans Tul. 5. Xylosma molle f , ramis inflorescentiis pagina folioruiri infci^i Ycluliiiis, Ibliis ovatis v. ovato-ellipticis apice rotundatis v. obtuse acuminatis crenato-dentatis (dentibiis su])tus glandulosis) supra deuium glabratis crassiusculis rigidis rcticulato-venosis, lasciculis flor. maso, brevibus axillaribus, floribus fœm. in race- mos abbreviatos confertis, sepalis sub fructu immaturo persisten- tibus ovatis, drupis iminaturis ovato-acuminatis in stylum brevem apicc sœpius bilidum atteiiuatis, styli divisuris slignialicis sœpe leviter cuneato-dilatatis interdunique j»las minus conlluenlibus, seiuinibus abortu solitariis. Cordillère centrale de la Nouvelle-Grenade (Tr.). Obs. — Voisin du Xylosma velutinum, dont il diffère par ses feuilles plus profondément crénelées-dentées, et surtout par ses divisions du périanthe beaucoup plus grandes et ses fruits atténués au sommet. 6. Xylosma pruinifolium. Hisingera prunifolia Clos, 1. c, 227. Flacourlia 'prunifolia HBK., Nov. Gen. et, Sp., Vlî, 18G, tab. 68/1. Vulgo : Cacho devenao, à Ibagué (Tr.); Près des villes d'Ibagué et de Cartago, dans les vallées du Magdalena et du Cauca, ait. SOO-IAOO mètres (Tr.) ; lijagué, prov. de Mariquita (Humb. et Bonpl.). Obs. — Le Crœpaloprimmon ruhicundum Karst. ne semble différer du Xylosma p7-unifoUum que par les sépales plus aigus et les dents des feuilles plus prononcées. i>rodromus flokje novo granatensis. 99 7. Xylosma Beinthami. Ilisingera Benthami Clos, 1. c, 225. Flacurlia Benthami Tul., 1. c. , 291 ; Wulp., Ann., I, G2. Flacourtia pj^uni folia BcDih., PI. Harliu., p. 160-35/i, non HBK. et exclus, specim. Goud. Forêts de Popayan (Ilartweg, n" 890). Obs. — Nous avons des exemplaires mâles (cueillis à la Mesa) de la même espèce que les échantillons femelles de Goudot, que M. Clos a rap- portés à son HisiïKjcra Benthami. Ces deux plantes ne répondent pas exactement au vrai HisiiKjcra Benthami , fondé sur une plante de Popayan. 8. Xylosma Seemanni. Hisingera nilida Seem., Bot. of Herald, p. 2/i9, non Ilell.? Panama (Seemann). Conf. Lightfootia Sw. [Thiodia Benn.). Boquete, Veraguas (Seemann). 06s. — La plante de M.. Seemann diffère de la description de V Hisin- gera nitida Hell. par ses pétioles glanduleux et ses rameaux inermcs ; elle n'est pas non plus identique avec l'échantillon récolté par Purdie à la Trinité et déterminé par M. Grisehach , dans l'herbier Ilooker, Hisingera nitida. Par contre, les échantillons de Veraguas ne diffèrent que par des feuilles plus coriaces, plus étroites à la base, et des styles légèrement plus longs, de l'exemplaire femelle authentique du Lightfootia Sw., qui a servi à M. Bennelt pour établir son genre Thiodia., et qui est conservé au British Muséum de Londres. Chez ces deux plantes, les dentelures des feuilles sont semblables et garnies de glandes à leur extrémité, tandis que leurs pétioles en sont dépourvus. Les fleurs sont groupées sur les rameaux déjà dénudés par la chute des feuilles qui commencent seulement à se renouveler sur les plus jeunes rameaux, à l'extrémité des anciens. Ces fleurs sont pédicellées, et les pédicelles, articulés près de la base, portent des bractées très petites; elles se composent de quatre sépales ou rare- ment de cinq légèrement ciliés, et n'ont pas de pétales. Leur ovaire, en- touré d'un disque glanduleux et lobé, est surmonté par un stigmate presque sessile à trois, quatre ou cinq lobes. 100 J. TItlitIVA FT J. E. PLAIVCKOl^. 9. XyLOSMA INTERMEDIUM. Hisingera inlermedia Scomann, Bot. of Herald., p. 2/i9. Flores hermaphrodili (polius polygami). Caly-x/t-phyllus. Glan- dulœ circum stamina silseplures (15-20) iiiiiserialse,subqnadrat8e, glabrse. Stamina circiter triseriata, indefinila, 25-30 et ultra. Filamenta filiformia, sepalis paulo loiigiora, glabra. Aniherœ glo- bosae, utrinque rima veriicali déhiscentes. Ovarium ovatnm, ses- sile, in stylum brevem productum, stigmate trilobo, lobis cuneatis. Ovula 6, placentis parietalibus supra médium ovarii inserta, ana- tropa. Semina 2-1 oblonga, plane exarillata, malura non visa. San Lorenzo, Veraguas (Seemann). Obs. — Celte espèce semble, au premier abord, s'éloigner de ses congénères à cause de ses fleurs hermaphrodites; mais il est probable qu'elle est vraiment polygame, et que d'autres exemplaires nous présen- teraient des fleurs mâles ou des fleurs femelles par avortement. L'ensemble de sa structure l'éloigné des Lœtia, auxquels la grandeur insolite et l'hermapliroditisme de ses fleurs pourraient la faire comparer. Trib. III. — AZAREiE, Clos. Flottes liermaphroditi. Perigonii 6-8-10-partiti laciniis biseria- tis, externis raro sestivatione valvatis. Stamina perigyna v. hypo- gyna, indefinita. Semina exarillata. Frutices v. arbores Americœ meridionalis , mermes. Folia impunctata. Le défaut de pétales et la péi^gynie de quelques Azarées les rapprochent des Samydées; elles touchent d'une autre part aux Tiliacées par le genre Banara qui a tous les caractères du genre Prockia., sauf l'ovaii^e, qui est uniloculaire. V. — BANARA Aubl.; Benth. KuiiLiA HBK., fide Benlli. Trilix Grisebach, in Bonplandia, [ann. 1858, n" 1, p. 2, et in FI. West 1ml. Isl., I, 21. NonL. fil. Le genre Banara, comme il vient d'être établi par M. Bentham, en lui PRODROML'S FLOR.C NOVO GRANATENSIS. 101 ajoalaiit le Kuhlia HBK., embrassera deux groupes analogues par ses caractères les plus généraux, et répondant à chacun des deux genres pri- mitifs, mais qui peuvent encore se distinguer facilement. Le faciès, en effet, du Kuhlia n'est pas exactement le même que celui des Banara- ses fruits n'ont pas de téguments ni de placentaires rentrants subéreux; ses calices sont dépourvus de poils au point d'insertion des étamines, etc. Ces deux groupes ainsi réunis dans la famille des Bixacées répondent paral- lèlement à deux genres assez distincts de Tiliacées, avec lesquels on pour- rait les confondre, si ce n'était pas par la différence radicale de la placen- tation. Nous avons fait déjà allusion à la grande ressemblance du Banara Aubl. avec le genre Prockia; ajoutons à présent que les Kuhlia ont la même relation de ressemblance avec les Hasseltia. Ajoutant une importance assez grande au caractère de l'insertion péri- gynique des étamines, M. Bentham place le Banara dans le groupe des Samydées. Pour nous, le caractère des graines paraissant avoir plus de valeur que l'insertion staminale, nous rangeons avec M. Clos le Banara dans la tribu des Azarées, qui fait le passage entre les Flacourtiées et les Samydées. 1. Banara ibaguensis Tul., 1. c, 290; Walp., Ann.^ I, 1. Trilix ibaguensis Griseb., Nov, FI. Panam., I. c. Vulgo : Hiiesito(Tr.). Entre la Mesa et Ibagué, bassin du Magdalena, ait. 500-1300 mètres (Tr.); Ibagué (Goudot). 2. Banara mollis ïuI., 1. c, 288 ; Clos, 1. c, 5/i0 ; Walp., 1. c. Entre Fusagasuga et Pandi, ait. 2000 mètres; versant oriental de la cordillère de Bogota et entre Susumuco et, Villavicencio, ait, /lOO-lOOO mètres ; versant oriental de la même chaîne, entre San Juan et Cartago dans le Quindio, ait. 1000 mètres (Tr.); entre Cartago et la Vega, Caiïa- veral et el Pefiol, vallée du Cauca (Goudot). Obs. — Celte espèce est très répandue, et se retrouve presque sur tout le continent. 3. Banara ulmifolia Beulli., 1. C, 91. Kuhlia ulmifolia UBK., ISov. Gcn. et Sp., VII, '236. 102 J. TRI4]\'.% ET J, E. PLAKCUOIV. Vulgo : Cadenillo (Hiimb. etBonpl.). Arma, prov. d'An(ioquia (Tr.) ; vallée du fleuve Juanambu, dans les andes de Popayan, près de Buesaco, entre Almaguer et Pasto, ait. l/iSO- 2036 mètres (Humb. etBonpl.). h. Banara glauc\ Bentlî., 1. c. Kuhlia glauca HBK.; Nov. Gcn. etSp., VII, 2-26, tab. 692. Près de Tena et de Fusagasuga, dans les andes de Bogota, et dans les forêts de la route de Sonson, prov. d'Antioquia, ait. 1000 mètres (Tr.) ; près de la Sequia, bords du rio Smila, prov. de Popayan (Humb. et Bonpl.). Obs. — Nos exemplaires des andes de Bogota ne diffèrent du type que par leurs feuilles plus étroites. Trib. IV. - L.-ETIE^ f . L^ETiEARoa pars, Clos, 1. c, 241 . Flores hermnphroditi. Calyx 5-phylliis, foliolis imbricatis. Sta- mina indefinita, hypogvna. Seniina arillata. Folia ut in Samycla^ ceis lineis piinctisque pelliicidis notata. Par les étamincs bypogynes, toutes fertiles et en nombre indé- fini, les Lœtia s'éloignent des Samydées; ils s'en rapprochent singulièrement par leur capsule , leui^s graines munies d'arilie et les ponctuations de leurs feuilles, rappi^ochement rendu encore plus intime par les Lœtia apétales; c'est à tous égards un gi^oupe intermédiaire cnti^e les Flacourtiées et les Samvdées. VI. — L/ETIA Lœffl., L. Endl.; Gen., n"^ o07'l ; Clos, 1. c, 241. 1. L^ETiA COMPLETA L.; Jacq., y^m., 167, lab. 183, i\ 60; Wild., 5p., II, 1063 ; DC, Prodr., I, 260. Carthagena, près de la Quinta, dans les bois épais (Jacquin). 2. L.îTiA APETALA L.; Jac([., Am., 167, tab. 108 ; HBK., l\'ov. Gen. et Sp., V, 354; DC, Prodr., I, 260. PRODROMUS FLOR/E NOVO ORANATENSIS. 103 Carthagena (Jacquin) ; bords du Magdalena près de Ténériffe, non loin de Carthagena (Humb. et Bonpl.). 3. L/ETiA guazum.t.foltaHBK., ]. c; DC, 1. c. p tomentosa. Foliis siibtus rufo-vclutinis. Près de Carthagena (Tr.); cerro de San Antonio, vallée du Magdalena (Goudot). Obs. — Notre exemplaire de la variété [3 s'accorde exactement avec celui de Goudot, que M. Tulasne a rapporté, sur la vue d'exemplaires authentiques, au Lœtia giiazumœfolia. Il est simplement en fruit, comme tous ceux que l'on a décritsjusqu'ici. Le fruit est une capsule ovoïde de la grosseur d'une noisette, à six côtes obtuses (dont trois alternativement plus larges), s'ouvrant en trois valves, et laissant voir des graines assez nombreuses attachées à trois placentas pariétaux. Chaque graine est en- veloppée d'un arille en forme de sac, qui, sur le frais, est d'une couleur rougeâtre. L'endocarpe subcrustacé et tout le tissu du fruit présentent des cryptes apparemment résinifères. h. Letia Tamnia Sw.; DC, Prodr., î, 260. Panama (Fendler, n" 106). Obs. — Les échantillons de Fendler, distribués dans les" herbiers de MM. Hooker et Bentliam, répondent à ceux du Lœtia Tamnia de la Jamaïque par l'ensemble de leurs caractères, et notamment par la forme et la grosseur du fruit, ainsi que par la pubescence très fine et très apprimée qui recouvre cet organe. Ils s'en éloignent cependant par leurs feuilles iné- gales à la base, et par leurs pédoncules axillaires peu ramifiés, à peine dichotomes , en cymes comme dans l'échantillon de la collection de M. Bentham, ou quelquefois solitaires comme dans ceux de l'herbier de sir W. Hooker. Ceux-ci semblent au premier abord s'éloigner davantage du Lœtia Tamnia, mais les autres rétablissent le passage entre ces formes et le type. Species dubiœ. 5. LjEiix LuciDA Tulasne in Ann. se. nat., 3' sér., Yll, 286 ; Walp., .4nn. , I, Gl. Montagnes du Quindio (Goudot). OJ>s, — S'il était bien constaté que cette espèce a des graines dé- pourvues d'arille et d'albumen, il faudrait, suivant la judicieuse remarque de M. Clos (1. c, o/i3), en faire un genre particulier : c'est ce que nous avions essayé d'abord en l'appelant Aotholœda. Mais le caractère des graines,' que M. Tulasne, à notre prière, a bien voulu vérifier de nouveau, est fondé sur l'examen de semences trop peu développées pour qu'il soit permis de l'adopter avec confiance. Restent les différences signalées dans les antbères, dans le style, dans les feuilles; ce sont là autant de carac- tères qui pourront être utilisés peut-être lorsque les graines seront mieux connues, mais sur lesquels nous n'oserions fonder actuellement un genre. Celte espèce ressemble notamment par le port, et, en général, par les caractères floraux, au Xylosma interniedium déjà cité. 6. Li;tia ACUMLNATA Bonjdand niss. , glabeninia, foliis ovalo- ellipticis breviter et obtuse acuininatis leviter serratis, cyiiiis 1er- minalibiis Iaxis pliirifloris, pelalis verisiiniiiler niiUis, laeiniis calycinis 5 ovalis sub friietu retlexis, slaminibus pluribiis, capsula bacciformi ellipsuidea siccilate 5-costala stvli basi nuicronala polyspenna. Quindio (Bonpland in lierb. Mus. Paris.). Trib. V. — SAMYDE.^. Flores hci^mapliroditi. Pelala nulla. Slamina perigyna. Semina arillala. Frutices i). arbores amphigei. Flores punclis IweisquepeUncî- dis nolala, rarissime impunctata. La fusion des Samydées dans les Bixacées se fait principalement par les Lœiieœ apétales qui sont presque des Samydées, et par les l'RODROMUS FI.OR.E NOVO GRA^'ATENSIS. 105 Banara et Pineda qui sont périgynes. Le Tetrathylacium a aussi beaucoup de traits communs avec les Flacourtianées. VII. — TETRATHYLACIUM Pœpp. Nov. Gen. elSp., III, 34, tab. 240; EndI.,Gm., Suppl., II, p. 73. Edmonstonia Seemann, Bot. of. Herald, 98 ; Walp., Ann., IV, 438, Charact. reformai. — Flores verisimiliter polygami. Uasc. Perianthium û-parlitum, laciniis obovato-orbiculatis, sestivatione valde imbricatis. Corolla 0. Stamina /i, laciniis perianthii alterna, margine disci tundum perianthii vestientis perigyni inserla, disco inter stamina in denticulos h obsoletos tumente. Filamenta brevia. Anthergebasifixae, lateovalo-ellipticsô, basicordat8e,apice emargi- nal8e,loculis angustis connectivum lalum marginantibus, intiis rima longitudinali dehiscentibus. Ovarii rudimentum columniforme, stigmate disciformi abortivo coronatum. Hermaphrod. (ex icône Seemanniana). Perianthium minus alte divisum (fbrsan tantumin alabastro juidore). Stamina maris. Ovarium ovatum, apice atte- nuatum, stigmatibus 3 membranaceis orbiculatis coronatum, uni- loculare, placentis tribus parietalibus multiovulatis , Ovula (In descrip. Pœppig. : « Ovula creberrima placentis parietalibus quatuor affixa. Stylus subnullus, stigmata quatuor, brevissima, conica, erecta, cohserentia. Bacca coriacea, unilocularis. Semina numerosa, subgiobosa, placentis quatuor parietalibus inserta, testa dura, Isevi. Embryo reclus, in axi albuminis carnosi, erectus, radicula infera ; umbihcum spectans. ») FruUces erecti. F olia alterna., simplicia., atnpla, coriacea., mar- gine serrata v. denticulata., basi obtusa v. subcordata lemter inœ- quilatera. Slipulœ petiolares geminœ. Spicœ ramosœ, paniculi- formes. Flores minuti, in axilla bracteœ sessiles., bracleolis 2 connatis quasi involucrati. Sous le nom de Tetrathylacium macrophijUu7n,}lM. Pœppig et Endli- cher ont décrit et figuré une plante qu'ils croient pouvoir placer à côté des Alsodeia, dans la famille des Violariées. La même plante probable- 106 J, TRIAIS! % ET J. E. PLAIVCHOIV. ment est celle qui a été appelée, dans la Flore de Panama, Edmonstonia pacifca par M. Seemann, qui la plaça d'abord dans la famille des Samy- dées. Mais plus tard, dans son Supplément, le même auteur, rapportant sa plante au Tetrathylacium macrophijJhim Pœpp. et Endl., adopte du même coup l'idée que c'est une Violariée. Il rectifie néanmoins une notion fausse, qui pouvait avoir induit en erreur les auteurs du Tetrathylacium, savoir, l'idée que cette plante possède à la fois un calice et une corolle. Seulement il a le tort de considérer comme un involucre cupuliforme les trois pièces, dont une inférieure aux autres représente la bractée, et les deux autres, seules involucrantes, deux bractéoles. L'absence de corolle et les anthères inappendiculées auraient dû écar- ter toute idée d'affinité immédiate de ce genre avec les Violariées propre- ment dites. Les rapports évidents de la plante paraissent être avec le genre Lunania Hooker, que M. Benfham place dans les Samydées. Du reste, si les graines du Lunania et du 2'etrathylacium montrent un arille, ce sera une raison déplus pour les rapprocher des Casearia. 1. Tetrathylacium macrophyllum Pœpp. et Endl., Nov, Gen. et Sp., IV, 3/i, tab. no. ^pacifîcum. Foliis utrinque glabris. Tetrathylacium macrophyllum Seem., Bot. of Herald., Suppl., p. 2/tO; Walp.,/?e/3eri., II, 767. Edmonstonia pacifica, ibid., p. 18; Walp., 1. c. Ohs. — Des deux échantillons de Tetrathylacium, que Pœppig a donnés au Muséum d'histoire naturelle de Paris, l'un a les feuilles pubes- centes en dessous, et répond exactement à la description du Tetrathy- lacium macrophyllum; l'autre, dépourvu de fleurs, a les feuilles iden- tiques avec celles du premier, par la grandeur, la forme et les dentelures, mais glabres à leurs deux faces, comme il est dit de V Edmonstonia paci- fica: c'est pourquoi nous regardons cette espèce comme une variété du Tetrathylacium macrophyllum. VIII. — CASEARIA Jacq. . * Octantherse DC. 1. Casearia spinosa Willd., Sp.^ II, 626; DC, Prodr.^ II, /Î9. Casearia aculeata Jacq., Am., 133. PRODROMUS FLOR.f: NOVO GIUNATENSIS. 107 Casearia prunifolia Tiil, in Aiin. des se. nat., 3' sér., VU, non HBK. Gualaqui, bords du Magdaleiia (Tr.); Iguanima, près de Piedras (Gou- dot); Veraguas (Seemann). Obs. — Notre plante répond à la description du Casearia spinosa des auteurs, et s'accorde avec des exemplaires venant des Antilles. Son style, moins long que l'ovaire, est terminé par un stigmate capité. 2. Casearia iurta Svv., FL Ind. occ, II, 756; DC, Prodr., II, h9. Sur les bords duMagdalena, avec le précédent. Obs. — Notre plante concorde en général avec les exemplaires des Antilles du Casearia hirta S\v., ainsi qu'avec la description donnée par cet auteur, sauf cependant que nos exemplaires présentent un périanthe à quatre et non à cinq divisions. L'espèce est octanthère, et ses vieux rameaux sont parfois terminés en pointe épineuse comme chez le Casearia spinosa, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec ce dernier, dont elle diffère néanmoins par ses feuilles en général le double plus grandes, recouvertes, ainsi que les rameaux et la face extérieure des sépales, d'une pubescence molle, et par ses stigmates capités, sessiles. 3. Casearia rufidl'la -|-, arbor inei^mis, ramis petiolis foliisqiie subtus mollilcr ferrugineo-pubescentibus, foliis breviter petiolatis oblongo-obovatis (9-12 cm. longis 5-7 latis) basi aculis v. oblusis apice ssepius obtiisatis nunc breviter acuminatis et acutis margine leviter scrrulatis rigide chartaceis relicnlato-venosis nervis venis- queutrinque })roniinenlibus, (loribiis fasciculatis (6-12), pedicellis flore et petiolo brevioribus, calyeis 5-partiti laciniis oblongis cir- citerS mm. longis, staminibus fertilibus 8, sterilia totidem linearia villosa excedentibus, antheris ovatis, ovario ovato-piloso in stylum brevem sensim attenuato, stigmate capitato. Guataqui et Opia sur les bords du Magdalena, ait. ZiOO mètres (Tr.). Obs. — Evidemment rapproché du Casearia spinosa, mais distinct par ses rameaux non spinescents, sa pubescence rousse, son style plus court, etc. 108 J. TRIAIVA F¥ J. E. PLAIVCSIOI^. h. Casearia NiTiDA Jacq., Am.^ 132, et PI. Am.pict.^ lab. '12G, Ad. Ihlv., YllI, p. 58, cum icon.; Willd., Sp., H, 627 ; DC, Prodr., I, /i9. Carlliagena (Jacquin). 5. Casearia corymbosa HBK., ISov. Gen. et Sp., V, 366; DC, 1. c. Vulgo : Donde-quiera, dans la vallée du Mag'daleiia; Saiico.^ à la Mesa (Tr.). Généralement répandu dans toute la vallée du Magdalena, depuis Carthagena jusqu'à la Plata, du niveau de la mer jusqu'à l'altitude de 1/100 mètres (Tr.); près de Honda et de Mompox, vallée du Magdalena (Humb. etBonpl.); ibid., Turbaco et Anapoima (Goudot). Obs. — Arbre très commun dans les régions signalées. Ses fleurs sont employées comme diapliorétiques, àla manière de celles du Sureau (Sam- bucus) en Europe. ** Decantherœ DC. 6. Casearia sylyestris Swariz ; Wiild., 5p., Il, 628; DC, Prodr. ^ \, hG. Casearia parviflora TiiL, 1. c, non Wiild. Vallée du Magdalena et forêts de la Cordillère occidentale, ait. 500- 1000 mètres (Tr.); Ibagué, Saldaùa, plaine du Magdalena (Goudot); "Veraguas (Seemann). Obs. — Notre plante du Clioco a les feuilles lancéolées-oblongues, très remarquablementcuspidées et aiguës. De Candolle donne au Casearia syl- vestris des feuilles oblongues, à acumen obtus. Nous n'osons pas néan- moins décrire la nôtre comme espèce nouvelle; mais la détermination est douteuse. l 7. Casearia parviflora Willd., Sp., Il, 627; DC, Prodr., II, h9. Vallée du Magdalena, ait. 500 mètres (Tr.); Coyaima et Chaparral, vallée du Magdalena (Goudot); Panama, Chagres (Fendler, n° 186). l'UODROMUS FLOn.E NOVO GRANATE>iSIS. 409 Obs. — Celle espèce ressemble beaucoup à la précédenlc, el les échan- tillons des deux se Irouvenl souvent confondus dans les herbiers. Cepen- dant M. A. Richard {FI. Cub., p. 370) a cilé justement les différences qui les distinguent. heCascaria parvi/lora a des feuilles dentées, équila- térales à la base, el non manifestement ponctuées : ses fleurs axillaires, peu nombreuses, avec périgone de sept à huit divisions allongées, sont deux ou trois fois plus grandes que chez le Casearia sjjlvestris. Ce dernier, au contraire, a les feuilles manifestement inéquilalcrales à la base, avec des ponctuations très apparentes : ses fleurs, très petites et très nombreuses aux aisselles des feuilles, ont les divisions du périgone courtes et obtuses. 8. Casearia zizyphoides HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 36^; DC, Prodr., II, 50. Viilgo : Yerba de polio (Tr.). Apiai, bassin du Meta, ait. 300 mètres (Tr.). Obs. — Noire planle d'Apiai s'éloigne de celle de Ilumboldt et Bon- pland par ses pétioles un peu plus longs (Zi-9 millim). Le calice dans les boutons est pubérule et non glabre. Les anthères, presque rondes, offrent un petit mucron noir, dont il n'est pas fait mention dans la description de Kunlh. 9. Casearia granuiflora Cnmb., 1. c, lab. 126; Walp., Repert.., I, 546. Villavicencio au pied des andes de Bogota, bassin du Meta, ait. /iOO mètres (Tr.); vallée du Magdalena (Goudol). Obs. — Nos exemplaires s'accordent avec ceux du Brésil (Aug. Saint- Hilaire), et avec d'autres deCayenne récollés par Martin. L'espèce diffère du Casearia stipul avis , surtout par ses lleurs sessiles. 10. Casearia arguta HBK., ISov. Gen. et Sp.., V, o6/|. Près de Piedras et San Miguel, vallée du Magdalena, ait. /|00 mètres (Tr.). Obs. — Les jeunes rameaux récoltés par Goudot à Cuguana (Magdalena) répondent par leurs caractères floraux el par leur inllorescence à l'exem- HO J. TKIAIVA ET J. E. PLi%!VICOON. plaire adulte et plus robuste du Casearia arguta HBK.; ils s'en éloignent par des feuilles plus petites, très minces, finement pubescenles en dessous, et par la pubescence molle de leurs rameaux ; mais ces diversités pour- raient s'attribuer à la différence d'âge des exemplaires. M. Tulasne (1. c.) croit que la plante de Goudot peut se rapporter au Casearia Adamuntium Camb.-, mais cette espèce est du Brésil et a des fleurs dodécantbères. L'espèce a des rapports très intimes avec la suivante. 11. Casevria HiRSUTA Sw. , FI. lucl. occ, II, 755. p glabrata DC, Prodr., II, 50. Casearia ramifhra Seem., Bol. of Herald, 98, non Vahl. j3. Cruces, Panama (Seemann, Duchassaing) ; Chagres (Fendler). Ohs. — M. Richard {FI. Cuh.) considère le Casearia mollis HBK. comme synonyme du Casearia hirsuta. Cette espèce se distingue princi- palement des Casearia ramiflora Vahl. et Casearia hirta Sw. par ses étamines fertiles au nombre de dix, au lieu de huit. Les exemplaires de Panama, déterminés Casearia ramijlora à fleurs décandres, répondent plutôt à la variété glabra DC. du Casearia hirsuta. Le type de cette espèce, dont les feuilles sont recouvertes sur les deux faces d'une pubescence plus ou moins abondante, n'a pas été encore trouvé à la Nouvelle-Grenade. l'2. Casearia mollis Tul., lu Jnn. se. nat., 3' scr., VII, 363, an HBK.? Près du Boqueron de Soasa, vallée du Magdalena (Goudot). 13. Casearia quinduensis Tul., 1. c, 360; Walp., An«,, 1,197. Près de la palmilla et de la rancheria de la Cueva, dans la région froide du Quindio (Goudot) ; même région, ait. 2Zi00 mètres (Linden, xf 1126). ih. Casearia ComreYxMensis Tul., 1. c. , 362; Walp., 1. c. Ibagué, bords du rio Combeima (Goudot). 15. Casearia subopaca f , arbor llorc exccpto glaberrima, ramis albidis, toliis brevissime peliolatis lanceolalo-oblongis (5-10 cm. VKODliOMUS FLOKxK NOVO GHANATENSIS. ill longis) cuspidatis ulrimiue acutis integcrriiiiis adullis impunctalis rigide chartaceis roticulato-venosis, stipulis parvis subiilatis [)er- sistentibus, tloribus parvis axillaribus fasciculalis (5-7), pedicolbs tlore brevioribiis médium versus articulatis, calycis 5-parliti laci- niis oblongo-obovatis cxtus parce pubcrulis, staminibus Icrlib- I)us 10, sterilibus 10-13, antheris subrotundis. Cordillère centrale, prov. d'Antioquia, ait. 700 mètres (Tr.) ; Ocafla (^Schliui). Obs. — Notre plante est très voisine du Casearia prunifolia HBK., mais elle s'en éloigne par ses feuilles entières et ses fleurs très brièvement péclicellées. Les feuilles jeunes présentent les ponctuations et les lignes transparentes qui sont caractéristiques pour le genre. A l'état adulte, elles n'en offrent plus de trace apparente. 16. Casearia? prunifolia HBK., Nov. Gen. etSp., V, 3G/i ; DC.Prodr., Il, 50. Vulgo : Naranjito (Tr.). Entre Anapoima etGuataqui, sur le Magdalena, ait. COO mètres (Tr.); Anapoima etTocaima (Goudot). Obs. — Nos exemplaires en fruit ou simplement en bouton (encore sessile) n'ont pas pu être identifiés avec certitude avec ceux du Casearia prunifolia HBK. Ils s'y rapportent néanmoins par la forme et les dimen- sions des feuilles. Les fruits de notre plante, étant portés par des pédi- celles, font supposer que les fleurs sont pédicellées, comme on les voit sur les exemplaires du Casearia prunifolia. Seulement les bractées de cette plante ont une légère pubescence qui manque dans les nôtresi Nous faisons quelques réserves au sujet de la détermination générique de cette espèce, attendu que son fruit, qui a l'apparence d'une petite orange, ne sendjle pas devoir s'ouvrir comme ceux des vrais Casearia. Tels que l'un de nous les a vus arrivés à la maturité, ces fruits peuvent se décrire comme il suit : Bacca? exsucca, siccitate suberosa, nucis juglandis mole, spliœrica, unilocularis, indehiscens (?), polysperma ; endocarpio crasso suberoso arcte adhserente, inlus lineis 3 vix prominulis nervo medio carpidiorum totidem respondentibus notato. Seminu circiter 2li in acervos 3 medio spatiorum lineis prominulis limilatorum inordinalim aillxis, subhorizon- 112 J. IRI.^IVM tff J. K. PLAXtIIOX. laliler exlensis sessilibus, sacco pulposo (arillo)iiivolutis, analropis oblon- gis, compressis, testa exlus verruculosa. L'arbre qui porte ces fruits atteint environ !i mètres. Ses feuilles oblongues, lancéolées, cuspidées, denticulées, glabres, marquées de lignes et de points transparents, s'accordent exactement, comme l'en- semble de la plante, avec les exemplaires authentiques du Casearia prunifoUa. Les fleurs sont semblables à celles de l'espèce précédente. Les stipules sont petites et caduques. Les fruits axillaires et solitaires, portés sur un pédoncule gros et court, ont à peu près 25 millimètres de diamètre; ils sont lisses et de couleur orangée. Rien n'indique que ces fruits doivent s'ouvrir; aussi avions-nous cru d'abord pouvoir distinguer génériquement la plante sous le nom à'Aurantiella; mais nous n'oserions établir ce genre sans la preuve positive que ces fruits ne s'ouvrent à aucune époque. 17. Casearu PARViFLORA Willd.?; DC, Prodr.^ II, 50. Ibagué (Goudot). Obs. — L'exemplaire récolté à Ibagué par Goudot s'accorde avec le Casearia parvifolia des Antilles, principalement quant à ses feuilles et quant à la forme et la grandeur de ses fruits; mais ceux-ci, au lieu d'être glabres, sont recouverts d'un duvet fin, velouté et roussâtre. *** DodecanthersB. 18. Casearia javitensis HBK., Nov. Gen. et Sj).^ V, 366, lab. 479; DC, Pror/r., I, 51. Près de Yillavicencio, bassin du Meln (Tr.) ; Muzo, cordillère de Bogota (Goudot). Obs. — L'exemplaire n° 1255 de M. Linden, récolté à Salazar de las Palmas, et déterminé par M. Tulasne Casearia javitensis HBK., s'éloigne de ce type, ainsi que du Casearia Commersoniana, par ses tleurs à peu près sessiles et groupées dans les aisselles des feuilles, carac- tère qui conviendrait mieux au Casearia densiflora Bentham. Le Casearia jaxitensis de M. Seemann, ainsi que les échantillons de Cuming n° 183 et de Fendier n° 185 venant de Panama et de Chagres, durèrent de ceux de Kunth, originaires de la Guyane et de TOrénoque, PRODROMUS flor;e no\o granatknsis. H3 par des fruits ovoïiles-trigones, noirs, pointus au sommet, et à valves naviculaires pareilles à celles de notre Casearia lasiosperma, au lieu d'être arrondis et recouverts d'un duvet fin et rougeâtre. **** Icosandrse. 19.. Caseauia lasiosperma -f, arbor, ramis petiolis foliisque sub- tus tomento grisco velutinis, Ibliis brevissime peliolatis oblongis, (15-'20 cm. lougis, 5-8 cm. latis) acuminatis acutis remole serriilalis coriaceis supra giaberrimis nitidis , fasciciilis florum axillaribus sessilibus, bractcis confertis parvis, pedicellis flotte paiilo longioiibus, calycis 5-partiti extus puberuli laciniis b'neari- oblongis, staminibus fertilibus circiter 20 cum fotidem sterilibus brevibus allernanlibiis, capsulée fusiformi-oblotigse trigonce valvis cariualis extus et iiitus pilosulis, seminibus circiter 9 crassis sub- globosis, arillo. .. (iu specimine viso ab insectis dcvorato) testa pilis longiusculis birsuta. Prov. du Choco, ait. 200 mètres (Tr.). 0^5. — Espèce très curieuse et très distincte de toutes celles qui sont connues. Les fruits rappellent ceux de quelques Alsodeia. Sectionis ignotae. 20. Caseakia l'AuiQiiTi'Nsis HBK., Nov. Gen. et 5;)., V, o6o. Vulgo : Donde-quiera (Goudot). Mariquila, ait. 522 mètres (Humb, et Bonpl.) ; vallée du Magdalena (^(joudot). Ohs. — Cette espèce est très voisine du Casearia parviflora Willd.; mais ses fruits, au liou d'être spliériques et courtement apiculés, sont U'igones, ovoïdes-coniques, terminés par un gros mucron oi)tu>, et recou- verts d'un duvet ras, de couleur fauve. ll/i J. Tltl,41\A ET J. K. g*L,tl%<:-H01\'. X. — ZUELANIA Ach. Ricli. Fl. Cub., p. 88, lab. XII ; Endl. , Gen., Suppl., II, p. 108, n" 5072/3. SAMYD.E Sp. SW. THioDiiE sp. Griseb. non Benn. La piaille qui a fourni le type du genre Zuelania est la même qui se trouve décrite sous le nom de Samyda icosandra dans le Flora Indice occidcntalis, III, p. 1962, où Swartz lui donne pour synonyme le Lœtia Guidonia de son Prodromus, p. 83 {Guidonia Browne), plante qui en est certainement bien différente. L'échantillon qui, au Britisli Muséum, porte le nom de Samyda icosandra, répond exactement au ZMe/ama de Piichard. Le genre Zuelania a les rapports les plus intimes avec les espèces ico- sandres du genre Casearia, dont il a les étamines périgynes alternant avec autant de staminodes, les feuilles ponctuées, les inflorescences et les graines, mais dont on le distinguera néanmoins par ses étamines nom- breuses (30 ex Rich.), à anthères linéaires et versatiles (?). Ce genre appartient donc plutôt au groupe des Samydées qu'à celui des Létiées où l'avait placé Ach. Riciiard. M. Grisebach {Fl. West Ind. IsL,l, p. 21) fait rentrer le genre Zue- lania dans le §,ei\TeThiodia Benn. [LightfootiaS'w.), peut-être sur la foi d'Endlicher qui, dans les additions à son Supplément, II, p. 108, 11° 5072, se demande si le genre Zuelania diffère réellement du Thiodia Benn. Mais ce dernier s'en distingue évidemment par ses fleurs uni- sexuées, ses anthères arrondies, ses étamines centrales entourées de glandes, ses feuilles non ponctuées, etc., caractères qui font confondre le Thiodia avec les Hisingcra du groupe des Flacourliances. Quelque distincts que soient les deux genres Zuelania et Thiodia, ils ont cependant des caractères secondaires qui leur donnent une certaine ressemblance de faciès, par exemple des fleurs groupées aux aisselles des feuilles qui sont déjà tombées sur les vieux rameaux, les pédicelles por- tant des petites bractées à la base et articulés au-dessous du milieu, etc. 1. ZuEL^KiA L.ETioiDES Acli. Rlch.; Wiilp., Rcpcrt., f, 20/i. Samyda icosandra S\v., FL înd. occ, [». 19(32. Lœtia Guidonia Sw., Prodr., Sa (exclus, synon. P. iJrowiie). PRODRO.MUS FLOR.E NOVO GI5ANATEINSIS. 115 Zuelania icosandra Clos, in Ann. Sd nat., k' sér., Vlll, p. 2/i2 (monenle cl. Griseb.). Thiodia lœtioides Griseb., FI. ofBrit. JVesl Ind. isl., I, 22 (certe non Thiodia Benn. et exclus, synon. Lœliœ longifoliœ Ricb.). Chagres, isthme de Panama (Fendler, n" 318). Trib. VI. — PATRISIE^ DC. Florès hcrmapbrodili. Calyx o-parlitiis. Slamina indefinila, extus ad basin annuli glandulosi perigyne iiiserta ! Annulus giandulosus e ligulis brevibus inferne connatis uniseriatis coiistans, perigy- niis! Ovariuin uniloculare, placentis parielalibus 3-5. Bacca o-5- valvis polysperma. Semina ariliata. Arbores et friUices Americœ meridionalis tropicœ. Folia im- punctata v. obscure peUucido-pimctata. (Gbaracler slaminiim cl aiinuli glandulosi c speciebus Ryaniœ Novo Granatensibus desumptus). Étroitement liées aux Saniydées par l'intermédiaire du Piparea^ les Patrisiées louchent aux Passifloréés polyandres psiv les Smeath- maiinia, XI. — RYANIA Vahl. Endl., Gen., n" 5093. ^ATRisiA L. C. Ricti, et Kunth. Ryan^a et Patrisia DC, Prodr.^ î, p. 2oS(monente Ach. Rich., Fl. Cub., éclit. franc., p. 93 et 94). — Benlh., 1. c, p. 82. Placé par Kunlh entre les Bixinées, par De Candolle entre les Flacour- lianées, le Ryania se trouve chez Endlicher parmi les Passiflorées- Paropsiées, sans doute à cause de sa ressemblance frappante avec le Smeathmannia, et dans l'idée fausse d'une analogie exacte entre la cou- roime de staminodes du Ryania et la couronne filamenteuse des Passi- ilorées. 116 J. TRÏAXA ET J. E. PI-AIV'€M01V. Sans méconnaître ce qu'il y a de iégilime dans ce rapprochement avec les Passiflorées, nous ne saurions admettre néanmoins une aflinité com- plète et immédiate. M. Bentham vient de montrer, en effet, ce que nos propres observations nous avaient appris, que la couronne staminodiale des Ryania est intérieure par rapport aux étamines fertiles, tandis que la couronne soi-disant analogue des Passiflorées est toujours extérieure par rapport à l'androcée fertile. Est-ce à dire que les Ryania doivent être ramenés dans le groupe des Bixacées-Flacourtiées, comme l'a fait M. Bentiiam(l. c.,p. 78)? On pour- rait le croire peut-être, si, comme on le suppose ou on l'affirme géné- ralement, les Ryania présentaient vraiment des étamines hypogynes. Mais une observation attentive nous a fait voir toujours dans ce genre une in- sertion périgynique très marquée. Ce dernier trait de structure, le faciès, la présence d'un arille, les caractères du fruit, les points translucides plus on moins manifestes dans certaines feuilles adultes, tout nous porte à rapprocher les Ryania des Samydées plutôt que des Bixinées. Les rapports signalés ici deviendraient plus intimes peut-être, si nous pouvions constater d'une manière évidente l'identité spécifique de divers exemplaires de plantes de la Guyane, dont les uns, en tleur, rapportés par M. Sagot, ont les stipules et la structure florale des Ryania, avec l'inflorescence et les feuilles ponctuées des Casearia; les autres, étiquetés Piparea dans l'herbier du Muséum, et répondant exactement à la figure qu'en a donnée Aublet, ressemblent tout à fait par le feuillage, les stipules et l'inflorescence, aux exemplaires fleuris de M. Sagot ; mais ces plantes, au lieu de fruits à péricarpe coriace comme celui des Ryania, portent des capsules trivalves, à valves naviculaires, avec des graines arrondies placées sur le milieu de leur face interne. Ces fruits répondent par leur ensemble à ceux de certains Casearia (par exemple Casearia lasiospcrma). S'il se confirmait donc que ce fussent là les exemplaires fructifères du type fleuri de M. Sagot. et que les fleurs et fruits répondissent au Piparea d'Au- blel, il faudrait faire de ce dernier genre non plus un simple synonyme du Casearia, mais un type très distinct, unissant les Casearia dont il aurait les fruits au Ryania dont il reproduirait les fleurs. 1. Ky.vni.v TOMENTOSA Miqucl, M agaz. of Nat. Hist.,X\, 15; Walp., Rep., 11,218. — Frulex, raiiiis petiolis iiillorescentiis îiervoque foliorum pube siellala densa gi^isea veslitis, foliis brevis- PHODHOMUS FLOWJE NOVO GRANATENSIS. 117 sime peliolalis oblongis basi leviter insjeqnali suboblusis apice exquisite cuspidatis acutls, supra riitidis, siibtussparsim piibenilis, pcdunciilis brevissiinis 2-o-tloris (v. si mavis racemulo abbre- viato 2-3-floro et iinico tantum iina vice cxplicato), bractea bractcolisqiie 2 (piopter bracteam latcralibiis) subuialis pcduncido longioribiis, floribus siibsessilibiis, sepalis (sub IViictii immaturo visis) lanceolato-linearibus 25 mm. longis, friictii immaturo sub- globoso apice leviter 5-sulco superficie rugoso pnbc slellata induto. Villavicencio, llano de San Martin, base du Meta, ait. /lOO mètres (Tr.). Obs. — La bractée de la fleur inférieure, longue d'environ 8 à 10 mil- limètres, est flanquée de deux petites bractéoles trois ou quatre fois plus courtes qu'elle, et qui représentent évidemment les stipules. Ces brac- téoles se retrouvent, mais plus courtes, aux côtés des bractées de la deuxième et iroisième Heur, dont on ne voit que les boutons lorsque la fleur inférieure est épanouie, 2, Ryanîa CHocoENsis f, frutcx, rauiulis petiolis iullorescenliis floribus foliisque novellis subtus pube tenuissima stellata adpres- sissimaque ferruginea iudutis, ibliis brevissime petiolatis oblongis basi subobtusis apice exipiisite cuspidatis apiculalis supra glabris nitidis subtus ad nervos puberulis, stipulis subulatis 2-3 mm. longis vix petiolum superanlibus caducis , pedunculis ssepius unifloris interdum (alabastris l-211ori adjectis) 2-3-floris brevis- simis bracteis brevibus triangularibus, pedicellis cernuis sub anlhesi 1 cm. longis, calycis laciniis e basi laliuscula sensim lanceolato-linearibus circiter 25 mm. longis, staminibus calyce paulo longioribus, stylo staminibus paulo longiore apice 5-fido, divisuris apice vix dilatatis emarginatis, t'ructu (non plane maturo) pyriformi subgloboso diamctrocircit. 25 mm., seminibus [duribus in pulpa nidulanlibus. Port de la Buenaventura, côte du Pacifique. Obs. — Très distincte de la précédente par ses rameaux à pubescence à peine visible, ses bractées très courtes, ses fleurs pédicellées, etc. lis J. TRIAIVA ET J. E. PL4KCUON. Tous les Rijania se ressemblent d'ailleurs par le feuillage et l'intlores- cence. Tous ont l'eslivation du calice en quinconce, les deux sépales exté- rieurs recouvrant largement les deux intérieurs et l'un des bords de l'in- termédiaire. Trib. VIII. — HOMALINE^. HoMALiNE.E Rob. Br., DC; Homaliace.e Lindl.; Samydace^-Homalie^ Benth., 1. c, p, 88. Groupe au premier abord très distinct, si l'on ne considère que les types dont l'ovaire adhère plus ou moins au calice. Mais la sous-tribu des Biviniées,à ovaire libre, rattache intimement l'en- semble des genres aux Flacourtiées et aux Samydces. Tendance remarquable vers les Loasécs, les Rosacées-Pomacées, les Ha mamél idées. XII. - HOMALIUM Jacq. Endl., Gen., n° 4859. 1, HoMALiUM RACEMOSLM Jacq., Amer., 170, tnb. 183, f. 72; Willd,,^>., II, p. 1225. Çà et là, près de la mer. La très grande majorité des espèces du groupe des Bixacées appartient à la région chaude : quelques-unes seulement {Casearia quinduensis , Casearia subopaca, Banara glauca, Banara ulmifolia, /ianara i'6ar;uen5f.v) sont particulières au climat tempéré ; d'autres habitent h la fois la région tempérée et la région chaude (exemple : divers Dendroslylis, divers Xylosma, Bixa Orellana). Une seule espèce, Xylosma spiculiferum, apparlient franchement à la zone froide (2700 mètres et au-dessus). Les Samydécs sont plus particulièrement répandues dans la région chaude. Plusieurs de nos Casearia sont, par exception, des espèces des Antilles, de la Guyane et du Brésil. l'KODROMUS FLOKjB NOVO GRANATENSIS. IIU XV. — VIOLAGEiE Juss. DC, ?roir., I, 287. Endl., Gm., p. 908. I. — VIOLA Tourner. Endl., Geji., n" 5040. Sect. I. — NOMIMIUM de Gingins. \. Viola prunell^folia HBK. , A^oi'. Gen. et Sp.^ Y, 370; DC, P/Wr,, 1,306. Viilgo : Violeta (Tr,). Dans la Cordillère orientale, entre 2500-3800 mètres; Bogota, Ocaiia, paramos de Pamplona, de Tunja, etc. (Tr.) ; près de la Boca del Monte, plateau de Bogota, ait. 2670 (Humboldt et Bonpland); la Baja, prov. de Pamplona, ait. 3250 mètres (Schlira) ; paramo de Coati, prov. de Tunja, ait. 3751 mètres (Linden, n" 1379); Bogota (Goudot). Rhizoma inferne horizontale, superne adscendenti-erectum, siirciilis panels SLibterraneis basi remote squamiferis apice foliosis. Stipiilse remote serratse. Folia ssepe cordata. Flores albidi, basi intus pallide violascentes, inodori. Petala imberbia. Stylus inferne attenuatns. Stigina leviter dilatatuni, apice truncaliim, antice ob- tuse rostratum, glabrum. Capsula oblonga, obtuse trigona, circiter 8-10 mm. longa. Semina pro valva singula cii^citer 5-8 oblongo- ovata, testa lœvi, caruncula obsoleta. Ohs. — Cette espèce, bien qu'inodore, est, au point de vue médicinal, un succédané de la Violette d'Europe. Ses affmités paraissent être avec les Viola humilis et Hookeriana HBK. du Mexique, ainsi qu'avec le Viola hirta d'Europe. Sect. II. — LEPTIDIUM de Gingins (exclus, sp.). Si l'on regarde le Viola stipularis Sw. et le Fiola scandens HBK. comme les prototypes de cette section, et si l'on en exclut le Fiola hederacea Labill. et les espèces chiliennes, il reste un groupe nettement déterminé parle port, la végétation et les fleurs. Des observations que nous avons pu faire sur les espèces néo- granadines résultent les faits suivants : 1° 11 y a, comme chez la plupart des Violettes d'Europe, des fleurs de deux genres; '1° ces deux sortes de fleurs sont également fertiles ; 3° celles qui nais- sent à la partie rampante et souvent radicante des liges ont de courts pédicelles, des pétales presque égaux et plus courts que le calyce, des anthères égales et portées sur de courts fdefs ; !\° les fleurs des portions supérieures des rameaux sont irrégulières, éperonnées, à anthères sessileset inégales; 5" les fruits qui suc- cèdent aux fleurs régulières sont plus petits que les autres, et globuleux au lieu d'être oblongs. 2. Viola scANDENs Willd.; HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 371, tab. /i93 ; de Gingins in DC. , Prodr. , I, 30/i. Répandu dans les trois cordillères de la Nouvelle-Grenade, entre 2200-3000 mètres d'altitude : la Boca del Monte de la Mesa, dans les andes de Bogota; la painiilla Barsinal, etc., dans le Quindio ; Pasto et Tuquerres, près de l'Equateur ; San Antonio via du B. Dagua, dans la Cor- dillère occidentale (Tr.); paramo de San Fortunato,près de Bogota (Gou- dot); Quindio, ait. 2527 (Linden, n" 1111) et ail. 2870 (Linden, n° 1113); Quindio, Ibagué, Cartago (Goudot). Gaules interne cœspitosi, alii brèves, alii elongati, scandentes, altei^o bine inde basi radicante superne sensim adscendente. Flores dimorphi, utriusque formae fertiles : alii ad basim ramorum radi- cantiiuii brevissime pedicellati, interdum gemini, subregulares; Petala 5, spalbulato-oblonga, subsequalia, calyce breviora. Sta- mina 5, libéra, fdamenlis brevibus, angustis, antheris in ligulam brevein oblusam siibaequaliler produclis. Floi^es partis ramiscan- dentis et non radicantis longe pedunculati irregulares, calcarati, petaliscalycem valde superantibus,antherarum^anticarum appen- dicibus longe cuspidatis, loculos fere duplo excedenlibus, calcare dorsali oblique seuii-oblongo. Stylus subulatus, apice vix dilata- lus et leviter foveola stigmatica insculptus. Capsulée florum sub- regulai^ium parv&e, subglobosae, oligospermœ, trivalves. Semina ovata, ecarunculala, testa Isevi, albida, maculis fuscis variegata. PUODltOlIUS FLOR.E NOVO GRANATENSIS. d'il C;»psiiIoe florum irregiilariiiin ovato-oblongœ, ciroiler S-spermse. Semina prsecedciilibus conformia. Obs. — Celte espèce n'est pas véritablement grimpante ; elle étale sur le sol de nombreuses tiges, dont quelques-unes, radicantes à la base, deviennent insensiblement adscendantes, en se soutenant sur le gazon formé par la plante elle-même. Lorsque les feuilles sont moins espacées sur les tiges, elles sont plus épaisses, et présentent à l'étal sec et sur les crénelures des points blancbâtres et d'apparence calcaires. 3. Viola veronic^folia Pi. et Lind. mss., multicaulis ramosa debilis glabra, ramis ssepe inferne radicantibus, foliis parvis bre- viter petiolatis rhomboideo-ovatis basi plus minus cuneatis cre- nato-seiTatis, stipulis late linearibus ampliusculis llmbriatis, flori- bus dimor[)his , aliis subregulaiibus breviter pedicellatis, aliis pedicello foliuni superanle sustensis, pelalis imberbibus, calcare sacciformi brevissimo obtuso, membranis apicalibus antherarurn loculos latitudine excedentibus ovatis inferionirn duarum abrupte et breviter cuspidatis, fructibus c tloribus regularibus ortis parvis globosis glabris maculis rubidis variegatis, seminibus paucis testa albida nitida Isevi ecaruncuiala. Bogota, au pied du Monserrate, ail. 2700 mètres (Tr.); paramo de San Fortunato, Bogola (Goudot); plateau de Bogota, ait. 2650 (Linden, n° 1229); paramo de Cachiri (Purdie in lierb. Hook.). Obs. — Cette espèce a presque les feuilles du Veronica agrestis • elle "est beaucoup plus petite dans toutes ses parties que le Viola scandens, dont elle diffère d'ailleurs par ses anthères antérieures très brièvement cuspidées, par ses feuilles toujours rétrécies en coin à la base, etc. h. Viola IIlmboldth -j-, subscandens ramosa glabra, ramis angulatis, foliis breviter petiolatis cordato-ovatis basi insequalibus argiite et exserte serralis, stipulis amplis linearibus fimbriatis, pedieellis(norum maxime evolulorum et irregularium) folium sub- secpiantibus v. superantibus, calcare brevi lato, antheris 2 anticis longe appendiculatis. Fiola stipularis liBK., Nov. Gen. et Sp., V, 372, exclus, synon. 122 J. TRIATVA ET J. E. PLAIVCIION, Viola capillaris de Gingins in DC, Prodr., I, 0O/4, exclus, synon. Fiola Dombeijana? Benth., Plant. Harln\^ 161. Plateau de Tuquerres, ait. 3000 mètres (Tr.); volcan de Piirace (Hartweg, n" 893 et 894); Nouvelle-Grenade (Pnrdie). Obs. — Celte espèce a été confondue à tort avec le Viola stipularis Cav. non Swartz, ou Viola capillaris Pers., plante chilienne, que l'un de nous a fait connaître dans la Flore des serres de M. Van Houtte, tab. 983. La même détermination inexacte de Viola stipularis Cav. de l'herbier Bonpland se trouve aussi répétée sur des exemplaires de la même plante récoltés au Pérou par J. de Jussieu, et distribués dans les herbiers de A. L. de Jussieu et de Ventenat. Le Viola capillaris Pers. (F. stipularis Ca\.), qui n'est peut-être pas de la même section que notre Viola Humboldtii, s'en distingue, entre autres fcaractères, parce qu'il a deux de ses pétales barbus et des anthères poilues, par ses pédicelles grêles deux fois plus longs que les feuilles, dont les dents sont obtuses, peu profondes et distantes, par l'éperon long et obtus, etc. L'espèce ici décrite est voisine du Viola scandens, dont les dents des feuilles ne sont pas aiguës : comme chez cette dernière, elle offre sur la partie inférieure des rameaux des fleurs régulières, à pétales subavortés. 5. Viola argi;ta HBK., Nov, Gen. rtSp.,Y, ol'à - DC, Prodr., I, 30/i. Viola corchorifolia Doinb. herb., ex DC, 1. e. Andes de Tuquerres. Obs. — Les exemplaires du Pérou (n" 695) de l'herbier de Dombey, qui répondent exactement à la description du Viola corchorifolia du Prodrome de De Candolle, sont parfaitement identiques avec ceux du Viola argtita de l'herbier Bonpland. Il se distingue principalement de notre Viola Humboldtii , dont il a les traits principaux, par la pubescence blanchâtre des rameaux et de la face inférieure des feuilles. 6. Viola STIPULARIS Sw., FI. Ind. occid.., III, 1956; de Gin- gins in DC, Prodr., I, 305. PRODROMIS FLOR.E NOVO GRANATENSIS. 123 Fiola begoniœfolia Bentb., Plant. Hartw.^ 161; Walp., ^nn., I, 68 (forma latifolia). Quiiidio, ait. 2000 mètres (Tr.); Cordillère orientale (Goudol); forêts de San Pedro, prov. d'Ocana, ait. 1750-2270 mètres (Schlim, n° 579). Obs. — Le calice de notre plante n'offre pas de trace de décurrence sur le pédicelle, et ce caractère ne se montre pas non plus sur la figure de la plante type de Humboldt et Bonpland, bien qu'il soit expressément signalé par Kuntli dans la description. Les pétales et les étamines sont hypogynes. Sect. III. — MELANIUM DC: de Gingins, 7. VioL\ TRicoLOR, var. gracilescens Gren. et Oodr., FI. Je Fr., !,183. Fiola gracilescens Jordan, Boreau. Quindio (Goudot). La même, ou une variété voisine, a été vue par l'un de nous, croissant en abondance dans les champs de Tuquerres et de Pasto. 0^5. — Tiges simples ou ramifiées ; feuilles de la partie moyenne de la tige lancéolées ; pétales plus longs que le calice obovale, les deux su- périeurs violets, les autres jaunes; éperon dépassant très peu les appen- dices des sépales. La plante est, presque sans aucun doute, une espèce introduite. IL — NOISETTIA HBK. Endl., Gen., n» :j042. Calyptrion de Gingins in DC., Prodv., I, 288 (pro parte). 1. NoiSETTIA FR.^NGUL^FOLIA HBK., NoV. GCH. CtSp., Y, o8/i, Uib. /i09a et 6, fig. 1. CaUjptrion? frangulœfolium de Gingins, 1. c. , 'iSO. Forêts tempérées du Quindio, ait. 2000 mètres (Tr.); entre Quilcasé et Timbio, andes de Popayan, ait, 1756 mètres (Humb. et Bonpl.). 124 «i. triaSja Er j. e. plaimchon. III. - CORYNOSTYLIS Màrt. et Zucc. Endl., Gen., n° 5045. i. CoRYNOSTYLis Berterii Sprciig. a magdalenemis. Calyptrion Berterii a magdalenense de Gingins in DC. , Prodr.^ l, 289. Fiola scandens Bertcro fide Sprengcl. Barranquilla, sur les bords du rio Magdalena (Berlero). Obs. — Il nous paraît fort douteux que la variété indiquée par de Gingins, d'après un dessin de Moçino et Sesse, sous le nom de Calyptrion Berterii |3 mexicanum, appartienne sûrement à la même espèce. En tout cas, il faudrait la comparaison d'exemplaires autlienti(jues pour s'en assu- rer, et nous n'en avons aucun sous les yeux. IV. — lOMDIUM Yenten. . Endl,, Gen., n" 5041. 1. loNiDiuM PARviFLORUM Venteii., Mcdin.^ w" ""Il ^ in nnnot.; HBK., Nov. Gen. et Sp., Y, 375 ; DC, Prodr., I, 310. Violaparviflora Lin. fil., SuppL, 37G. Fiola teucriifolia.\\"\\k]. in Ba-m, el ScliulL, V, oO'l, IkIo specim. aullienf. in licrb. Bonpl. Vulgo : Tmlina à Bogota; Cuchunclndlo à TiKjncrres et ù Pasto (Tr.). Andes de Bogota, de Pasto et de Tuquerres, entre 2S00-3200 mètres (Tr.); Bogota (Mutis, Humb. et Bonpl., Linden,n" 1258, Goudot). Obs. — VIonidium parrijlorum est une plante qui jouit d'une assez grande renommée dans le pays, entre les remèdes populaires ; il a été préconisé même contre l'éléplianliasis. Moins vantée aujourd'hui, cette plante pourrait être très utile dans plusieurs circonstances, soit comme émétique, soit comme laxative, propriété qu'elle partage avec plusieurs autres de la même famille. On dit que les bestiaux la recherchent non comme aliment, mais dans le but de se purger. PRODP.OMUS FLOR.E NOVO GRANATENSIS. 125 2. loNiuiiM uii»ARHJM HBIv., Nov. Gen. elSp., V, 378. lonidium parietariœfolium DC, var. a el ,S, de Gingins in !)(;., Prodr., I, 308; Grisebach in Bonpkmdia^ 1858, ii" 1, p. 2. Angostura de Carare, sur le rio Magdaleiia, ait. 233 mètres (Humb. et Bonpl.); près de Guina, Santa Marta (Purdie); Santa Marta (Bertero in herb. Delile) ; Ibagué (Goudot) ; forme à feuilles plus larges; près de Pacho (Purdie); vallée du Magdalena (Cuervo) ; Panama (Seemann). Obs. — Les exemplaires de Purdie, que l'un de nous doit à la libéra- lité de sir William Hooker, varient à feuilles larges ou étroites. La forme à larges feuilles ne diffère de V lonidium circœoides HBK. que parce que ces mêmes feuilles sont aiguës et non arrondies à la base. La plante de Santa Marta, que renferme l'herbier Delile sous le nom inexact de Viola Tpecacuanha, a été récollée par Bertero (bien (iDiL'M PHYLLANTHoiDEs PI. ct Lincl. -j", frutescens disticlic ramosum, ramulis novellis puberulis adultis epidermide grisea vcslilis, Ibliis crcbris dislicliis pnrvis (unguiciilaribus) brevissimc pctiolatis ovalo-elliplicis v. elli[)ticis oblusis ci^enalo-seiTalis mem- branaceis pallidc viridibiis, slipiilis triangularibiis scariosis cadu- cis, gommis parvis perulatis, tloribus axillaribus solilariis pedi- cellalis(in alabastro tantum visis)parvisalbis(ride Lindenj,laciniis calycinis subulatis puberulis, petalis glabris. Santiago, prov. de Pamplona, ait. liSh mètres (Linden, n" 1367). Obs. — Cette plante est assez caractérisée par les feuilles. h. loNiDii'M ANOMALLM HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 38 1. tab. 500; DC. , Prodr., i, 3U8. 126 J. TRIANA ET J. E. PLitIV'CUOIV. Entre Salazar de las Palmas et San José de Cucuta, ait. ZiOO mètres (Tr.) ; forêts près de Turbaco, ait. 368 mètres (Humb. et Boiipl.) ; forêts entre Salazar et Santiago, prov. de Pamplona (Linden, n" 1368) ; entre Caquesa et San Martin, Cordillère orientale (Goudot) ; savanes de Cara- parruchy, Santa Marta (Purdie). Obs. — Nos exemplaires ont le duvet du dessous des feuilles un peu roussâlre. V. — ALSODEIA Rob. Br. Endl., Gen., n'' 50Zi7. 4. Alsodeia uLMiFOLiA Spreiigcl. Conoria ulmifolia HBK., Aov. Gen. et Sp., \, 387, lab. /|91 ; \)C., Prodr., I, ol2. Boca de San Bartolomè, sur le rio Magdalena (Humb. et Bonpl.); forêts près de Santa Anna, sur le Magdalena, prov. de Mariquita, ait. 1168 mètres (Linden, n" 1168); Agua Cliica, prov. d'Ocafia, ait. 165 mètres (Schlim, n" 272). Ohs. — Endlicher, dans la caractéristique de ce genre, oublie de mentionner la présence d'une petite écaille sur le dos du filet de plusieurs espèces, fait signalé, du reste, par Aug. de Saint-Hilaire [Also- deia Lobolobo), Tulasne (Alsodeia andina), etc. 2. Alsodeia GossYPiuM Tulasne in Jnn. se. nat., o'sér., t. VII, S66; Walp., Jnn., I, 72. Près de Muso, Cordillère orientale (Goudot) ; dans la plaine de San Martin, entre Villavicencio et Jiramena, ait. 250 mètres (Tr.). 3. Alsodeia andina Tu!., 1. c; Walp., 1. c, 72. Près de la Trocha, au milieu du Quindio (Goudot). II. Alsodeia Lindeniana Tul., 1. c, 36/i ; Walp., I. c, 71 . Bassin du Meta, entre Villavicencio et Jiramena, ait. 250 mètr. (Tr.). 5. Alsodeia flavescens Spreng. Conohoria flavescens Aubl., Guy., I, 235, tab. 93. PIIODROMLS FLOH.t; NOVO GRANATENSIS. 127 Conohoria Passoura UC, P/Wr,, I, 312. Passoura Aubl., I. c, Suppl.,>\). 21, lab. 380, fide DC. Arborescens, foliis oppositis v. ternis breviter petiolatis lan- ceolato-oblongis (10-18 cm. longis) cuspidatis aculis obtuse ser- ratis glabriusculis siccitate pergamaceis reticulato-venosis, racemis simplicibus foliis brevioribus, rachi pedicelHsqiie rufo-velutinis, bracteisovatis, pedicellis flore multo brevioribus, lloribus cernuis, sepalis late cordato-ovatis siibscariosis Uneatim phirinerviis, peta* b's oblongis crispulis, staminibiis (in specimine pollinis defeclii sterilibus) subliberis, tllamentis pro génère gracilibus ima basi (lilalalis et pilosulis dorso nudis, antheris linearibus apice intus subidalis dorso in appendicem b'nearem acutam locuiis subsequi- longam productis, ovario ovato birsulo 6-ovulato, capsulge val- vis '6 navicularibus dorso obtusis fere 2 cm. longis puberulis, sem.inibiis paucis globosis exlus pilosulis. Entre Villavicencio et San Martin, bassin du Meta, ait. 250 mètres. Obs. — Comparé avec des exemplaires de Cayenne. Les étamines de nos exemplaires sont certainement dépourvues de pollen. Est-ce un acci- dent individuel, est-ce un caractère constant de sexualité? C'est ce qu'il ne nous est pas permis de constater, faute de matériaux suffisants. Mais il serait bon de s'assurer si les autres Alsodeia ont des Heurs polygames ou diclines, par imperfection des étamines ou des pistils. 6. Alsodeia sylvatica Seem., Bot. of the Herald, 1, 75, tab. XlV; Walp., Ann., lY, 235. Panama (Seemann). 7. Alsodeia MAP.Gi>ATA f, arbor tbiiis oppositis breviter petio- latis lanceolato-oblongis (5-1 cm. longis) basi acutis apice obtu- siuscule aeuminatis margine incrassalo leviter répandis coriaceis reticulato-venosis supra nervo excepte glabris subtus pube densa rufida molli indutis v. glabratis, racemis alaribus foliis breviori- bus, pefiiccllis ini'crioribus llori subsequilongis médium versus bibracteolatis, sepalis ovatis acutis, petalis oblongis aeuminatis, slaminibus liberis, tllamentis bicvibus complanatis dorso supra aiilhcrye inserlionem squamula brcvissima auctis membrana pos- tica aniherae ovato-acuininata loculos apice 2-selosos fere diiplo excedentiljLis, capsulœ amplse circiter 35 mm. longse trigono- oblongce valvis exius nervosis, seminibiis pro valva singula 2 globosis pisiformibusgriseis fusco puiictatis pube rufidula vestitis. Paso de Opia, sur les bords du Magdalena, prov. de Bogota et Mari- quita, ait. 300-600 mètres (Tr.). Obs. — Très remarquable espèce. Feuilles très fermes, à réticulation saillante, à bord très épais. Capsule grande, rappelant celle du Passoura d'Aublet. Sect. m. — GLŒOSPERMiE f. Flores regulares , anlherœ conneclivo membranaceo superatse. Fructus hacciformis. VI. — GLŒOSPERMUM Nov. genus. {yXoio;., viscidus, çv:£ç,iJ.oi, scmen, ob seminum legumentum viscosiim.) Calyx 5-parlitiis, laciniis ovatis œslivatione quincimciali imbri- calis. Petala 5, oblonga, laciniis calycinis alterna, siibaequalia, sestivalione imbricata, apice inflexa, marginibus late sese invol- ventibiis, carnosula. Slamina 5, petalis alterna, intciv se {lequalia filamentis brevibus latis basi in membranam connexis, antheiis subsagittatis appendice membranacea lineari-oblonga (connectivi prodiiclione) ornatis inirorsis, loculis 2 rima longitudinali dehis- centibns. Disciis liypogynus obsoictus. Ovarimii ovatum, leviter trigonum, in stylum siibiilatum co longiorcm attenualum, stig- mate pnncliformi non dilatato, [dacentis 3, paiietalibiis, paiici- ovulatis. Bacoa globosa,calyce immutato, stipata, styli basi mncro- nata v. mntica, peiicarpio tenui carnosiilo evalvi. Semina pauca (circiler 9-1 5) in acervos pariétales versus médium ambitus baccœ affixa (placenlis nullis conspicuis), semina ovata, compressa, anatropa, testa carnosa, viscosa; embryonis inlra albumen cai^no- sum recti cotyledones foliacese, applicilie, radicula lereti. Aibor Novo Granatensis sylvicola, glabriuscula^ ramis virga- PRODiÇOMllS FLOUEE NOVO-GRANATENSIS. 129 tis, foliis alleniis, tlistichis, hreviter petiolatiSy auguste lanceolalo- oblongis , ulrinque acuiis, cuspidatis remole et obtuse serratis membranaceis, peuninerviis^ reticulalo-venosis^ stipulis liuearibus caducis^ raceuiulis brevibus^ pauci(loris^ petiolum vix œquanti- bus^ bracteis parvis ovatis, pedicellis brevibus, alabastris ovato- acuminatis, floribus flavescentibus^ circiler 5 ram. longis^ bacca cernsiformi circiler nucisjuglandis mole. Ce nouveau genre a des rapports par le fruit avec le Leonia Ruiz et Pav.,queM. Bentham a reconnu être une Yiolariée. Mais la présence d'un connectif membraneux, prolongé au-dessus des anthères, servira aisé- ment à l'en distinguer. 1. Gloeospf.rmum sph.^rocarpum -j-. Près de Villa vicencio, dans le bassin du Mêla, ait. liOO mètres. Les Fiola sont des plantes de la légion froide. Un seul loni- dium (/. parvifloru7n)\es, aecompagne dans la paiHie intérieure de cette région ('2500-3200 mètres). Tous les autres lonidium., ainsi (jue les genres Alsodeia., Glœospermum, Corynoslylis et Noîsettia^ appartiennent aux régions chaude ou tempérée. XVI. — POLYGALEiE Juss. DC, Prodr., I, 3 21 ; Endl., Gen., p. 1077. I. — POLYGALA L. (pro parte). Endl., Gen., n° 56 47. * Cristatse. 1 . PoLYGALA coRiFOLiA f , IVuticulosa liiimilis glaberrimn diffusa miiiticaulis, caulihus apicc pauci-divisis V. simplicibus, foliis alternis confertis linearibus brcvissime peliolatis sgepe subsecundis crassis acutiusculis marginibus plus minus reflexis v. planis obsolète den- tieulatis, tloribus axillaribus parvis roseis folio bi^evioribus, alis calycinis obovatis corolla longioribus obtusis, crista corollinacir- 9 130 J. TRIAIVA ET J. E. PLANCHOIV. citer 16-20-parlita, capsula ellipsoideo-obovata brevi obsolète emarginata, seiïiinibus oblongis parce et breviter piiberiilis, aril- lodio (caranculaauct.) membranaceo alte bipartite, laciniis obova- tis seminis dimidiam longitiidinem paulo excedenlibus. Bogota, route de Caqueza, dans les savanes (Goudot). Obs. — Espèce très distincte, ayant des rapports avec le Polygala corisoides ASH. et Moq. et avec le Polygala glandulosa HBK. 2. PoL\GALA TRICH0SPERM4 L., Manl.^ 257; Jacq., Obs.^ TII, 16, tab. 67 ; DC, Prodr., I, 327. Polygala longicaidisUBK., Nov. Gen. et 5p., V, 396; DC, 1. G. Polygala StelleraDC, 1. c; ASH., FI. Bras, merid.^ II, 13. Polygala gracillima DC. in horb. Juss. Près d'Ibagué, vallée du Magdalena, ait. 1300 mètres (Tr.); Nouvelle- Grenade (Jacquin); bords du Magdalena, près de Honda (Humb. et Bonpl.); Coyaimaet Melgar, prov. de Mariquita (Goudot) ; Ocaîia (Schlim, sans numéro) ; Santa Marta (Purdie) ; Panama (Seemann). Obs. — Des exemplaires venant de Porto-Bico et Saint-Domingue, déterminés dans l'berbier général du Muséum de Paris et dans l'herbier de A. L. de Jussieu Polygala trichosperma, répondent à la description et à la figure que Jacquin a données de cette espèce. Nos exemplaires de la Nouvelle-Grenade, identiques d'une part avec \e Polygala longicaulis, et d'autre part avec le Polygala Stellera du Brésil, ne diffèrent pas essen- tiellement de ceux des Antilles que nous venons de citer. L'espèce, comme d'autres du même genre, est variable quant à la couleur de ses fleurs. Nous voyons des exemplaires, provenant d'une même localité, à fleurs toutes roses comme chez le Polygala longicaulis HBK., ou rouge foncé comme chez le Polygala Stellera. Le Polygala trichosperma est une plante des savanes, répandue dans les contrées chaudes des Antilles et d'une grande partie du continent. 3. Polygala pANicuLATA L.; Sw.; HWK.^ Nov. Gen. et 5;j., V, 402; DC, Prodr. J, 329. Polygala gracilis HBK., Le. PRODROMUS FLOR^ NOVO-GRANATENSIS. 131 Polygala modesta M\([. Polygala peruviana^ herb. Juss. Vulgo : Chinchimani, à Medellin (Tr.). Depuis le fond des vallées jusqu'à 2600 mètres d'altitude, sur les deux versants des cordillères de Bogota, du Quindio, de Popayan, de Pasto (Tr.) ; Popayan (Hartweg, n" 899); el Volador, vallée du Magdalena (Goudot); Chagres (Fendler); prov. d'Ocana, ait. 16-25 mètres, et la Cruz, ait. 2270 mètres dans la même province (Schlim, n" 81 et 508); savanes d'Ibagué (Linden, Goudot). II. Polygala hygrophila HBK., Nov, Gen, et Sp., V, 395, tab. 508; DC, Proclr., I, 327. Panama, dans les savanes (Seemann) ; plaines de San Martin (Goudot) . 5. Polygala VARIABILIS HBK., Nov. Gen. et Sp., V, p. 397, tab. 509; DC, Prodr., 1, p. 328. Santa Marta (Purdie). 6. Polygala asperuloides HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 603; DC, Prodr., I, 359. Poli/gala aparinoides Hook. et Arn., Bot. ofBeech. voy., 211 ; Walp., Repert., i, 238; Seemann, Bot. of tlie Herald, l, 80. Vulgo : Yerba de la virgen, à Bogota (Tr.). Plateau de Bogota; cordillère du Quindio, ait. 2600 mètres (Tr.); Popayan (Hartvveg, n" 900); île de Chirambira, Darien (Seemann). Ohs. — Le suc des sommités tleuries de cette espèce est employé à Bogota contre les taies des yeux. La plante de l'Amérique centrale nommée Polygala aparinoides par MM. Hooker et Arnott, ne diffère que par des nuances du type asperu- loides HBK, Ses tiges sont un peu plus hautes, ses entre-nœuds plus allon- gés, ses fleurs un peu plus petites, avec des ailes légèrement plus courtes que les pétales. L'espèce en question a des rapports avec le Polygala Boykinii Nutt. et avec le Polygala distans ASH., dont il diffère en tant que plante vivace. 7. POLTGALA GLOCHiniATA HBK., A OU. CcH. et S])., V, /|00; DC, Prodr., 1,329. Près de Honda, sur les bords du Magdalena, ait. 400 mètres (Humb. et Bonpl.) ; savanes del valle de Upar, Santa Marta (Purdie). Obs. — Celte espèce est extrêmement voisine du Pohjgala moUugini- folia ASH., mais on l'en distinguera facilement par ses tiges rameuses, cylindracées , ses feuilles entières, tantùl verlicillées, tantôt éparses, et enfin par la pubescence de la graine dont les poils sont courbés en hameçon. ** Ecristatae. 8. PoLYGALA BRizoïDEs ASH., FI. Bfas. riwriJ . , II, hh,\nh. 88; Walp., Bepert., ï, 2fi1. Pohjgala camponim Bciith., in Hook., Journ. ofhol.,\\\ 100; Walp.,/ie/jer^., 1,2^2. Montagnes basses des environs de Santa Marta (Purdie). 9, POLYGALA ANGUSTIFOLIA HBK., NOV, GcU . et Sp. , V, /jOS, tab. 511 ; DC, Prodr., 1, 330 ; Griseb., Novit. FI. Panam. in Bonplandia.; 1851, n° 1. p. 2. Pohjgala monticola HBK., 1. c; DC, 1. c. Jiramena, sur les bords du rio Meta (Tr.) ; Panama (Seemann) ; Coper et Ibagué (Goudot). 10. PoLYGALA viOLACËA Yabl . , Synib., H, 79; DC, Prodr., I, 330. Anapoima ; à Ibagué, dans le bassin du Magdalena (Tr.) ; San Miguel, Sierra Nevada de Santa Marta (Purdie). Obs. — Le Pohjgala angustifolia HBK. n'est probablement qu'une variété de cette espèce, à fleurs deux fois plus petites. il. PoLYGALA AMEr.iCANA Mill., Dict.., VU; DC , Prodr., I, 330 ; fide specim. aiillient. in berb. Banks. l'KUl>KUMUS FLOK.4; iNUVO-GKAiNATENSIS. ido Pohjyala caracasana H13K., Nov. Gen. etSp., V, [[01; DC, Prodr., 1,330; Seemaiin, Bot. of the Herald, 1, 80. Polygala hebecarpa DC, Prodr., I, 330 (fide specim. authent.). Polygala platycarpa }3enth., PI. Ilartw.^ 113 (ex tacic, follis et floribus), Polygala heheantha Benlh., Bot. ofSidph.., 67. Volcan de Chiriqui, Veraguas (Seemann). 12. Polygala monninoides HBK., Nov. Gen. et Sp.., V, kOS; DC, Prodr., 1,331. Mines de Santa Anna, prov. de Mariquita, ait. 780 mètres (Humb. et Bonpl.). II. — GATOCOMA Benth. Endl. , Gm., suppl. , n° 5649. COMESPERM;E Sp. ASH. 1. Catocoma mollis -f-, IViitex scandens, ramis intlorescentiis foliisqiie tomento rufo molli indiitis, Ibliis ellipticis v. elliptico- oblongis 5-10 cm. longis 3-/i cm. latis basi leviter insequali ro- tundatis obtusis apice brevissime et obtuse aciiminatis raro emar- ginatis nunc rotundatis integerrimis coriaceis reticidato-venosis, paniciilis terminalibus axillaribusqiie densifloris, floribus confertis pedicello longioribus, alis suborbiculatis extus puberulis, capsulis (immaturis) cuneato-oblongis apice emarginatisglabris. Près d'Anapoima et de Pandi, vallée du Magdalena, ait. /i00-1200 mètres (Tr.). Obs. — Voisin du Catocoma Kunthiana Benth. (Comesperma Kun- thiana ASH.); mais il en diffère par ses fruits non atténués à la base, par les ailes de safleurpubescentes, par la forme de ses feuilles, etc. i^!l J. TRIANA KT J. E. PLANCUON. m. — SECURIDACA L. Endl., Gen., n" 5653. 1, Securidaca volubilis L.; Jacq., Jm., p. 197, tab. 183, fig. 38;HBK.,iVot;. Gen.etSp., V, /i21; DC.,Prodr.,\, 3ZiO. [3 mollis: foliis plus minus dense et moUiter pubescentibus. Securidaca mollis HBK., l. c. a Entre Piedras et Ibagué, vallée du Magdalena, ait. 300-1300 mètres (Tr.); embouchure du rio Sinu, près de Carthagène (Bonpland). Var. j3. Junca et Fusagasuga, dans la province de Bogota, ait. 1000- IZiOO mètres; Panama (Seemann, sub nomine Securidacœ pubescentis); valle de Upar (Purdie). Obs. — Notre plante, au milieu de ses variations, quant à la pubes- cence plus ou moins dense, répond bien aux caractères assignés parKunlh aux Securidaca volubilis et mollis. C'est probablement par erreur que Jacquin décrit les grappes comme opposées aux feuilles ; elles terminent les rameaux latéraux. Le milieu du sommet du pétale supérieur est formé par un lobe denticulé, constituant une sorte de crête, plus marquée que chez nos autres espèces. 2. Securidaca rufescens PL et Lind. mss., scandens, foliis breviter petiolatis oblongisbasi obtusis apice rotiindatis v. obtuse acuminatis margine tenui leviter revolutis pergamaceis supra niti- dis sparse pilosulis subtus tomento rufo molli indulis, stipulis mi- nutis pezizgeformibus glabris, racemis terminalibus 10-20-floris; bracteis subulatis brevibus caducis, pediceilis circiter 6 mm. lon- gis flore brevioribus, sepalis extus pubescentibus, petalis inferio- ribus cuneato-obovatis superiore brevioribus. Entre Fusagasuga et Pandi (Goudot). Obs. — L'exemplaire récolté par Goudot ne diffère en rien de ceux du Venezuela de M. Linden. L'espèce est voisine des Securidaca tomentosa ASH. et Securidaca mollis EQK., mais facile à distinguer par ses sépales internes pubescents. PRODKOMUS FLOR^ NOVO-GRANATENSIS. 1^5 o. Securidaca ScHLiMii PI. ctLincl. mss., scandens, ramis pube- rulis, foliis breviter petiolatis ovatis ovato-oblongis v. oblongis (4-6 cm. longis) obtiisis emarginalis v. rarius obtuse aciiminatis supra glabris nitidis subtus puberulis rigide chartaceis reticulato- venosis, slipulis minutis pezizœformibus glabris, racemis termi- nalibiis 2-4 cm. longis 5-20-floris, bracteissubulatis pedicello fere triplo brevioribus caducis, pedicellis 5 mm. longis, laciniis caly- cinis externis obtusis alisque extus pubescentibus, petalis inferio- ribus cuneato-suborbiculatis superiore galeato brevioribus. Agua Chica, prov. d'Ocana, ait. 162/i mètres (Schlim, n^ 513). !l. Securidaca corymbosa f, scandens, ramis inflorescentiis pe- dicellisque pubescentibus, foliis breviter petiolatis ovato-oblongis V. oblongis (4-6 cm.) basi acutiusculis v. obtusis apice leviter acuminatissubacutis, stipulis glandulosis papilliformibus, racemis terminalibus ob pedicellos elongatos corymbiformibus abbreviatis 10-20-floris, bracteis parvis caducis, pedicellis flore longioribuset basi gracili sensim incrassatis, floribus violaceo-purpureis, sepa- lis externis ampliusculis obtusis parce puberulis, internis (alis) glabris, petalis inferioribus late cuneato-orbiculatis, ungue com- plicato insigniter recurvo. Securidaca mollis HBK.? DC? ex Benth., PI. Hartw., p. 162. Versant occidental des andes de Bogota (Tr.) ; près de Fusagasuga, dans les forêts (Hartweg, n° 901). Obs. — Très remarquable, dans le genre, parla longueur insolite des pédicelles qui donne à ses grappes le caractère de corymbes simples. Les onglets des pétales inférieurs sont plus courbés qu'il n'est ordinaire chez la généralité des espèces. L'exemplaire de Hartweg, moins avancé que le nôtre, a les feuilles plus petites et les pédicelles plus courts ; les autres caractères sont les mêmes. 5. Securidaca Goudotiana -j-, scandens, ramis puberulis, foliis ovatis v. orbiculato-ovatis nunc ellipticis obtusissimis raro leviter emarginatis adultis glaberrimis lucidis reticulato-venosis, racemis supraaxillnribns n folio longinscule remulis brevibus a basi llori- feris nudis, bracteis subulafis lircvibiis caducis, pedieollis calyce longioribiis, iloribus glabris aiiipliusculis, alis calycinislate oblon- gis obtusis, crisia coroUina cxserta, samarse glaberrimge nitidse loculo ovoideo leviter rugosulo hinc oarinato et in denlem rectum apice prodiicto, hinc in alain semiobovato-oblongam basi hinc cuneatam apice obtusam margine externo subrepandam circiter Il cm. longam expansé. Ibagué, Ambalema etPandi, vallée du Magdalena(Goudot). Obs. — Celte belle espèce est très nettement caractérisée par son in- florescence; en effet, les grappes, au lieu de terminer des rameaux axillaires munis de feuilles dans leur partie inférieure, naissent àl cen- timètre et plus au-dessus de la feuille à laquelle on peut supposer qu'elles correspondent. Elles sont donc supra-axillaires, mais non oppositifoliées, car elles n'ont pas de feuille vis-à-vis de leur point d'origine. Ces grappes sont entièrement nues et florifères dès la base. 6. Securidaca TOMENTOSA ASH.; Seemann, But. of IJeral.., S\ , Panama (Seemann). Obs. — Nous ne connaissons pas la plante de Panama , mais nous l'admettons ici sous la foi de M. Seemann. IV. — MONNINA Ruiz et Pav. End!., Gen., n" 5652. \. MoiNNiNA iiuPESTRis HBK., Nov. Geti. et'Sp.,Y., /Ï15; DC, Prodr., I, 339. Var. ^ acuminata PI. et Lind., Ibliis acuminads. Vnlgo : Tinlillo, à Bogota (Tr.). Près de Bogota et dans le Quindio, ait. 2700 mètres (Tr.) ; pic du Tolima (Linden, n" 1692); prov. d'Ocana, ait. 1625 mètres (Schlim, n" 6761 bis). Obs. — Notre plante s'accorde avec l'exemplaire authentique de l'her- bier deBonpland. De Candolle, dans son Prodrome, rapporte avec doute IMîOniîOMUS FLOH.E NOVO-GRANATENSIS. 1 o7 à celte espèce le Monnina ligustrina (Heheandra ligustrina deBonpl.) ; mais l'exemplaire étiqueté par Kunlli Heheandra li gus tiHna Bonp]., et donné à de Jussieu, est tout à fait dilférent de ceux du Monnina rupes- tris. Il se rapproche beaucoup plus de ceux des Monnina obtusifolia et Monnina œstuans. 2. Monnina elongata PI. et Lind. mss., subherbacea humilis parce ramosa, raiiiis flcxuosis pilosulis, foliis breviter petiolatis laiiceolalis v. lanceolalo-oblongis (2-/i cin. longis) utriuque acutis margine obsolète denticiilatis ulriuque pubescentibns, racemis primiim terminalibiis mox lateralibiis elongatis gracilibus ima basi midis folia mulloties superantibus, bracteis linearibiis alabastra diiplo SLiperanlibus, floribusainpliuseiilispedicellatis, baccisovato- oblongis acuminatis glabris. La Enllanada, prov. d'Ocaiïa, ait. d500 mètres (Tr.) ; ibid. (Schlim, n" 1137) ; prov. de Pamplona, ail. 2600 mètres et Ocaiîa (Schlim, n" 87, 67Zi et 679 ter). 3. Monnina revoluta HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 412, tab. 501; DC, Prodr., 1,339. Près duParamo de Herveo, prov. d'Antioquia, ait 2700 mètres (Tr.); andes de Pasto (Humb. et Bonpl.) ; pic du Tolima, ait. /iOOO mètres (Linden, n" 963) ; ibid., limite supérieure des arbres (Goudot), U. Monnina obtusifolia HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 411 ; DC, Prodr., I, 337. Vulgo : Ibilan (Tr.). Plateau de Tuquerres, ait. 3000 mètres (Tr.). Obs. — Déterminé d'après les exemplaires authentiques. Les grappes dans notre plante sont parfois bifides à la base. L'exemplaire donné à Jussieu par Kunlh, sous le nom de Heheandra phillyrœoides Bonpl., est parfaitement identique avec celui que Kunlh a nommé dans l'herbier de Bonpland Monnina obtusifolia. 5. Monnina xalapensis HBK., Nov. Gen. etSp., V, h\k; I)(^., Prodr., I, 337; Seemann, Bot. of the Herald, I, 80. Volcan de Chiriqui, Veraguas (Seemann). 138 J. TRIAIW4 ET J, E. PLAIVCHON. 6. MoNNiNA ^sTUANs DC, Proclf . ^ I, 338. Polygala œstuans L., Suppl, 318; Wilkl., Sp., III, 886. Monnina nemorosa? HBK., Nov. Gen. et 5/)., V, 416, tab. 504; DC, Le, 339. Vu] go : Tinto, à Bogota (Tr.). Plateau de Bogota, ait. 2606 mètres (Tr.) ; Bogota (Mutis, Linden, n" 781, Goudot); andes de Pasto, Jameson in herb. Hook. (Forma Monninœ nemorosœ HBK.) Folia lanceolata, utrinque acuta, mucronulata, 3-6 cm. longa, margine leviter erosa. Racemi terminales, simplices v. parce ra- mosi, foliis ssepe breviores, densiflori. Bracteoe ovato-Ianceolatge, cuspidatae , acutse , cgeriilescentes , alabastra juniora superantes. Drupœ péndul8e,elliptico-oblong8e,exsiccalione semen Tritici cir- cilcr œquantes, apterse, rugosae. Ohs. — Nous avons comparé nos exemplaires avec ceux du Polygala œstuans Aq l'herbier Linné, envoyés par Mutis, probablement des environs de Bogota. Leur détermination ne saurait être l'objet d'un doute. Quant au Monnina nemorosa HBK. qui provient des andes de Quito, l'échan- tillon authentique conservé au Muséum de Paris est trop incomplet pour permettre une identification absolue. Il n'y a d'autre différence appré- ciable entre les deux que la pubescence plus développée des feuilles et des rameaux du Monnina œstuans . D'aulre part, le Monnina ligustrifolia de Kunth ne diffère guère du Monnina nemorosa que par ses feuilles glabres, plus longues et un peu plus étroites. 7. Monnina solandr^folia -|-, frulescens ramosa, ramis angu- lalis junioribus inflorescentiisque sparse pilosulis, foliis breviter petiohilis ovato-oblongis (5-10 cm. longis) basi ssepius cuneatis apice breviter acuminato mucronalis margine leviter revolutis crassiusculis penninerviis (venis supra prominulis siibtus obsole- tis) adultis supra glabratis lucidis subtus sub lente sparse et adpressissime puberulis, paniculse terminalis parvse ramis 5-8 arcuato ascendentibus, bracteis orbiculato-ovatis breviter et sub- obtuse acuminatis caducis alabastra juniora excedentibus, floribus caeruleis breviter pedicellalis, baccis ovoideo-oblongisexsiccatione rugosis. PRODKOMUS FLOR^ NOVO-GKANAïENSlS. 139 Montagnes d'IIerveo, versant occidental, prov. d'Antioquia, près du paramo (Tr.); prov. de Yelez, entre Chiquinquira et el Puente nacional, ait. 2270 mètres (Linden). Obs. — Semblable au Monnina cestrifolia HBK.; mais, au lieu de grappes simples fasciculées, notre espèce a une panicule rameuse. Ses feuilles plus larges sont presque obovées. 8. Monnina piiytolacc^folia HBK., Nov. Gen. et Sp.^ V, /Ï13, tab. 503 (excl. var. p) ; DC, Prodr., I, 339. Forêts du Quindio, ait. 2000 mètres (Tr.) ; Mariquita, ait. 700 mètres (Humb. et Bonpl.), Obs. — Nos écbantillons s'accordent bien avecla variété a du type. Les feuilles, au lieu d'être entières comme on les a décrites, présentent, sur le bord, de très petites dentelures inégales, qui les font paraître sous la loupe comme légèrement érodées. Cette variété a du Monnina phytolaccœfolia ressemble au premier abord au Monnina latifolia; mais il est bien aisé de la distinguer par la forme et la glabrescence de ses feuilles, ainsi que par ses bradées larges à , la base, courtes et terminées en pointe, au lieu d'être longues et linéaires. La variété S nous semble devoir se rapporter plutôt au Monnina pubescens. 9. Monnina mollis PI. et Lind. mss., fruticosa, ramis inflores- centiisqueriifo-velutinis, foliis breviler peliolatis oblongis(5-7 cm. longis) basi acutis apice breviler et obliisiuscule acuminatis supra sparse siibtus dense pubescenlibus, paniciilse terminabs v. opposi- tifolise ramis panels erectis folla siiperantibiis, bracteis orbiculato- ovatis obtusis pubescentibiis, floribus subsessilibus cgeruleis, bacca ovato-oblonga siibacuminata siccitate rugosa. Sierra Nevada de Santa Marta, ait. 3250 mètres (Schlim, n" 819) ; ibid., San Sébastian (Purdie). 0^5. — Cette espèce est très voisine du Monnina pubescens, dont elle diffère surtout par la pubescence fauve, molle et dense des rameaux et des inflorescences. Ses feuilles sont, en outre, plus également parsemées de petits poils. 10. Monnina floribunda f, friitesccns, ramis angulatis rachi- lâO J. TRI4I%l/% El' J. K. PLA]M€UO!V. busqué moUiterrut'u-pubescentibus, foliis breviter petiolatisoblon- gis(6-10cni. longis) basi acutis apicc breviter acuniinatis acu- tiusculis iiune mucronatis margine iniiiutissime erosis supra sparse subtus densius puberulis, paniculœ lerminalis ramis pluri- bus congestis folia superantibus, brncteis orbiculato-obovalis ob- tusissimis violaceis alabastra semievoluta haud sequantibus cadu- cis, floribus breviter pedicellatis pro génère ampliusculis, drupa ovato-oblonga breviter aeuminata exsiccatione valde rugosa. Ubala, versant oriental de la cordillère de Bogota, ait. 2000 mètres (Tr.). Obs. — Les bractées courtes, obtuses et colorées, distinguent cette espèce du Monnina pubescens HBK. 11. MoNNTNA ANGusTATA -f", Crutescens, ramis rachibusque liirlo- pubescenlibus, foliis anguste lanceolato-oblongis (5-8 cm. longis) basi in petiolum longe angustalis apice acuminatis acutis utrinque puberulis subtus ad nervos pilosis membranaceis discoloribus, paniculse ramis erectis apice densifloris bracteosis, bracteis e basi ovato-lanceolata cuspidatis acutis subsquarrosis alabastra valde superantibus sericeo-pubescenlibus, floribus breviter pedicellatis, alis calycinis pubescentibus , drupa ovato-oblonga exsiccatione rugosa. Vulgo : Rustica, à Rio Negro (Tr.). Près de Rio Negro, prov. d'Antioquia, ait. 2000 mètres, et dans le Quindio. Obs. — Cette espèce rappelle par ses fleurs et par ses bractées le Monnina parviflora, dont elle se distingue du reste par ses feuilles, la pubescence de ses rameaux et par ses panicules moins lâches, etc. 12. Monnina parviflora HBK., Nov. Gen. et Sp.^ V, /il9; DC.,Prorfr.,I, 338. Hebeandra parviflora BoniA., Ges. berl., 1808, p. kO. Vulgo : Sorbetana^ au Quindio (Tr.). Dans les forêts tempérées du Quindio, ait. 2300 mètres (Tr.); Quindio PKODROMUS FLORJÏ NOVO-GUANATENSIS. l/jl (Humb, et Boiipl., Goudot); ibid., près de Hierbabuenal. ait. 2300 mètres (Linden). Arbor. Folio ninpia (cirrit. 20-25 cent i m. longn)oblonga, basi sensini angiislata, apicecLispidata,acuta margine leniiissime erosa, supra pilis brevibus conspcrsa, siibtiis pnberiiln. Panicukie termi- nab's raini elongali, fastigialo-congesti v. inferiores ascendentes, angiilaii, imillinori. Bracteae siil)uhiiie, alabaslra jiiniora longe sii- pcranfes, circiîer 5 mm. longse, caducœ. Pedicelli flore breviores eirciter 2 mm. iongi. Flores ccenilei, flavo notai!. Driipa ovalo- oblonga, acuminata, exsiceatione vakie rngosa. Obs. — Malgré rinsutTisance de la description de VHebeandra parvi- flora Bonpl. et l'imperfection des exemplaires de l'berbier de Bon- plaad, déterminé par Kunlli Monnina parviflora, nous croyons avoir établi exactement l'identité de notre plante du Quindio, sur laquelle nous venons de donner quelques détails descriptifs. 13. MoMNiNA POLYSTACHYA Riilz. etPav.? DC. , ProJr., 1, 338. Momiina pitosa HBK. ? ex Benlb,, P/an^. Hartw. , 162. Andes de Pasto et de Tuquerres, ait. 2500 mètres (Tr.) ; environs de Pasfo (Jameson). Obs. — Nous rapportons avec une certaine réserve nos exemplaires au Monnina polystachija, et seulement d'après la courte phrase qu'en ont donnée Ruiz et Pavon. Notre plante, identique avec celle de la collection Hartweg, déterminée avec doute par M. Bentham Monnina pilosa HBK., est en réalité très différente du type de cette espèce conservée dans l'herbier Bonpland. Ce type, qui consiste en un exemplaire en très mauvais état et presque détruit, offre néanmoins certains traits distinctifs assez caractéristiques : Les feuilles, pétiolées , par exemple, ont des veines réticulées saillantes à la face inférieure, où elles sont clair-semées de poils pareils à ceux qui, plus abondamment, hérissent les rameaux pédoncules; les panicules pres- que dépourvues de fleurs, et déjà privées de bractées, sont très rameuses, et les divisions partent de la partie inférieure. Ces caractères répondent en général au Monnina cuspidata Benlh. et à ceux de l'exemplaire n" 78 de Jameson, récoltés comme ceux de Hartweg sur le versant occidental du Pichincha. L'exemplaire de Jameson diffère 1/i2 J. TRIAIVA ET Jr. E, PLAIVCHOIV. cependant de ceux de Hartweg par ses bractées persistantes, longues et aiguës, ciliées sur leurs bords, comme carénées, et embrassant les boutons. Notre plante, du reste, est très voisine du Monnina œstuans, dont elle diffère principalement par ses panicules rameuses et par ses feuilles plus grandes et plus pubescentes ; elle se rapproche du Monnina floribunda, dont les bractées sont obtuses. i[\. Monnina fastigiata Bonpl.?(sub Hebeaîidra) ; DC, Prodr., Yulgo : Sorbetana (Tr.), Près de la Palmilla dans le Quindio et dans la province de Pasto, à la hauteur de 2200 mètres (Tr.); Quindio (Humb. et BonpL). Frutex ; rami crassi, rulb-velutini, juniores subherbacei, sulcati. Folia ampla (8-16 cm. longa) obovato-oblonga v. oblonga, utrin- que acuminata, molliter pubescentia, oblique nervosa, membra- nacea. Paiiicuise terminales, amplse, ramis divaricatis, incurvis. Bracteae ampliusciilse, concavse, lafge, ad apices ramorum pani- culae imbricatse, roseo-violacege. Flores subsessilesroseo-violacei. Drapa oblonga, exsiccatione valde rugosa, circiter 3 mm. longa. 06s. — Nos exemplaires répondent en général à la courte et incom- plète description que Bonpland a donnée de son Hebeandra fastigiata. Ils ont, en efl'et, des rameaux pubescents, anguleux dans la jeunesse, des feuilles oblongues, atténuées aux deux extrémités, pubescentes principa- lement à la face inférieure, et des grandes panicules à Heurs à peu près sessiles, etc.; mais les bractées, au lieu d'être, comme les a décrites Bon- pland, acuminées et velues, sont larges, obtuses, rarement prolongées en un acunien obtus et à peine pubérules, et ces bractées colorées se voient seulement aux extrémités des divisions de l'inflorescence. C'est pour ne pas nous exposer à introduire inutilement un nom dans la science que nous nous décidons, malgré ces légères différences, à rap- porter nos exemplaires au Monnina fastigiata, dont l'exemplaire authen- tique ne se trouve pas dans l'herbier particulier de Bonpland conservé au Muséum d'histoire naturelle de Paris. Le Monnina paniculata de M. Benlham semble différer très peu de notre plante. PRODRO:\IUS FLORiE NOVO GRANATENSIS, {[l5 15. MoNNiNA LATiFOLiA DC, Proclr . ^ I, 338. Hebeandra latifolia Bonpl., in Magaz, Geseil. naturf. Berlin., p. ko. Forêts tempérées du Quindio, ait. 2000 mètres (Tr.); Quindio (Humb. et Bonpl., Goudot). Obs. — Nos exemplaires du Quindio, et un autre rapporté delà même localité par Goudot, sont semblables à ceux de l'herbier Bonpland, étiquetés par lui dans l'herljier général du Muséum de Paris Hebeandra latifolia. L'espèce est très voisine du Monnina parviflora, comme l'a justement remarqué Bonpland, mais elle s'en distingue par ses fleurs plus grandes, garnies de bractées longues et aiguës, qui les dépassent aux extrémités des divisions de la panicule, et par ses feuilles grandes, membraneuses, larges vers le haut, et dont les veines sont peu saillantes à la face inférieure, qui est à peine pubérule. 16. Monnina crassinervia -{-, friitex, ramis inflorescenliisque tomento riifo velutinis, foliis peliolatis obovato-oblongis apice sgepiiis rotuntlato-mucronatis,basi leviter cuneatis margine obso- lète crispulis coriaceis supra glabris subtus prsesertim ad nervos pubescentibus, nervis supra impressis subtus crassis valcle pro- minentibus secus marginem reticulato-connexis , petiolis tortis pulvino prominenti insidenlibus, paniculae terminalis ramis ar- cuato-divergenlibus, bracleis linearibus alabaslra juniora vix exce- dentibus, floribus pro génère ampliusculis brevissime pedicellatis sepalis externis undiquc internis (alis) medio extus pubescentibus. Pentes occidentales du paramod'Herveo (Tr.). Obs. — Espèce très remarquable par la nervation qui permettra de la déterminer à première vue. 17. jMonnina subscandens -|-, frutescens, ramis flexilibus extre- mis subscandenlibus pube crispuia parce conspersis, foliis petio- latis late lanceolato-oblongis (5-6 cm. longis) acuminatis utrinque acutis margine tenui revolutis supra glabris exsiccatione rubos- centi-fuscis subtus pallidioribus et adpresse puberulis oblique pcnninerviis, petiolis bine inde tortis, panicula terni inali folia lA/j. J. TRIAIMA KT 3. I<;. PI.A KC'UOIS'. excedenle, bracteis subulatis alabastra j)lane evobjla superanti- bus, floribus pro génère aiiipliusculis saturate violaceis breviler pedicellatis, laciniis calycinis externis acuminalis aculis. Quindio, ait. 2000 mètres (Tr.). Obs. — Espèce 1res distincte par son port demi-grimpant, par ses fenilles qui prennent une couleur d'un rouge brun par la dessiccation, et par ses bractées subulées dépassant de gros boutons. 18. MoNNiNA sPEciosA f, frutcx seandens, ramis gïabralis, foliis breviter iietiolatis anguste ovato-aeiiminatis mucronatis basi rotun- datis margine tenui integerrinio subrevolutis rigide cbarlaceis glaberrimis nitidis reticiilalo-paiicinerviis nervis supra impressis siibtus prominenlibus, paniculse terminalis amplae repelilo-divisae ramis extremis inciirvis apice imbrieato-bracteosis, bracteis anipHs orbiciilalis ahibastra oceiillantibus pellucidis roseis cadiicis, tlori- bus breviter pedicellatis , laciniis calycinis extei^nis orbiculari- ovalis obtusis, drupis ovato-oblongis bine leviter gibbis exsicca- lione sublaevibus compressiusculis margine subcarinato. Altaquer, prov. de Barbacoas, versant occidental des andes de Tuquerres, ait. 1000 mètres (ïr.). Obs. — Cette espèce est la plus remarquable de tout le genre ; nous en avons étudié avec soin les fleurs et les fruits, pour nous assurer qu'elle s'accordait par la structure de ces organes avec le reste des Monnina. Aucune différence essentielle ne nous a été révélée. La seule graine sou- mise à l'étude a montré un embryon droit, sans trace appréciable d'albu- men ; mais, sous ce rapport, elle répond assez à d'autres Monnina décrits et figurés par Kunth. Genus anomalum. V. — KRAMERIA Lœfl. Endl., Gen., n° 5656. 1. Krameria ixiNA L.; DC, Prodr., I, 3/il. Province de Mariquita, dans les lieux secs de la vallée du Magdalena, ait. 500 mètres (Tr.). PR0DU05IUS FLOIl/E NOVO-GRANATENSIS. l/iS Obs. — Notre exemplaire s'accorde avec le Krameria ixina de l'her- bier sfénéral du Muséum de Paris. s*^ 2. Krameri.v GRANDiFLORA ASH., FI. Brcis. merid.^ Il, 73, t. 97; Walp.,%jer^, I, 2/i8. Savanes près de Rio Hacha (Purdie). Obs. — La plante de Purdie correspond par ses caractères au Krame- ria grandifîora ASH., sauf qu'elle est moins pubescente. Elle a de grands rapports avec la précédente , mais son fruit est recouvert de poils et de nombreux aiguillons aussi longs que le diamètre du fruit. Les tleurs plus courtement pédicellées, plus rapprochées, et à sépales soyeux extérieure- ment, suffisent pour la distinguer du Krameria spartioides. 3. Krameria spartioides KIotzsch in herb., caulibus clongatis prostratis, foliis altcrnis lanceolato-linearibus acutis pungenlibus crassis aveniis sicut Iota planta adpresse sericeis supi^emis sensim in bracteas lineares abeuntibus, floribus in racemos terminales basi Ibliosos digestis, petliccllis bractea longioribus sub flore bibracteolatis, sepalis 5 ovato-oblongis, petalis 5, 3 unguicnlatis unguibus basi plus minus connexis laminis lanceolatis, staminibus li didynamis inferne unguibus petalorum cobœrontibus, antlieris lanceolatis acuminatis, fructu globoso magnitudine pisi tomentoso aculeis circiter 20 ejus diameti^o 2-3-plo brevioribus retrorsum scabris muricato 1-spermo. Vulgo : Estancadera (Goudot). Coyaima (Goudot); savanes de la vallée de Upar, Santa Marta (Purdie). Obs. — Espèce très distincte , ressemblant par l'inllorescence au Kra- meria lanceolata Torr., dont elle est nettement séparée par ses pétales à onglets à moitié libres. Cette espèce est une de celles chez lesquelles la symétrie florale du genre est parfaitement nette, et se rattache le mieux à la symétrie des fleurs des autres Polygalées. On peut la résumer comme il suit : Cjalice à cinq pièces, dont les deux latérales répondent aux ailes de la fleur des Polygala; cinq pétales, dont deux, sous forme d'écaillés charnues, alternent avec le sépale supérieur; les deux latéraux, corres- pondant ainsi aux deux pétales lobuliformes de la corolle gamopétale des 10 l/j() .ï. TRIA1VA ET J. E. PI>A!«CIIO!V. Pohjgala; trois autres pétales soudés par les onglets alternent avec quatre sépales (deux latéraux et deux inférieurs) ; quatre étamines à anthères biloculaires, rapprochées ou soudées par les filets, représentent Tandro- cée, et alternent avec les pétales ; la place d'une cinquième étamine reste vacante entre les deux pétales squaniiformes. La loge unique de l'ovaire, alternant avec ces deux derniers pétales, est opposée au sépale supérieur. D'après ces caractères et l'ensemble de l'organisation, il n'est pas dou- teux que le Krameria ne soit une véritable Polygalée, surtout si, d'accord avecAug. de Saint-Hilaire et Moquin-Tandon, on regarde chaque étamine uniloculaire du Polygala comme ne représentant qu'une moitié d'tta- mine. Le genre Monnina, qui, dans notre tlore, compte environ au- tant d'espèces que tous les autres genres réunis, appartient pres- que exclusivement à la région tempérée, comprise entre 1000 et 2600 mètres. Peu d'espèces dépassent vers le haut cette limite, et moins encore atteignent la hauteur de 3900 mètres. Les Poly- gala s'étendent des plaines chaudes, quelquefois jusqu'à la hau- teur de 2600 mètres. Les Securidaca et Catocoma. plantes des t tbi^êls de la région chaude, s'élèvent quelquefois dans la tempérée jusqu'à 1600 mètres. Les Krameria, dans les pays bi^iàlants, habitent les terrains secs et découverts. XVII. — CARYOPHYLLEiE Feiizl. DC, Prodr., I, p. 351 ; Endl., Gcn., p. 955. Carîophylle^ et Paronycqie^e auct. SuBORDO 1. — PARONYCHIE/E St-Hil. Endl., Gen., p, 936. L — CORRIGIOLAL. Endl., Gen., n° 5197. 1. CoKiuGiOLA. ANDiNA f, multicauhs huuiifusa glabra, caulibus dichotome furcatis, foliis allernis superne intcrdum subopposilis lineaiùbus l)asi in petiolum scnsim attenualis obtusiusculis uui- neiviis crassis viridibus, cymisalaribus v. opposilifoliis glomeru- PRODHOMUS FLOn^ KOVO-GRANATENSIS. 1 ^7 liformibus bifidis folio niiiKo hrcvioribus paiicilloris , (loribiis inagiiiliidine circiter iloriiin Corrigiolœ liUoralis brcviter pedicel- lafis, laciniis calycinis ovalis obtusis marginc mcmbraiiaceis, pclalis obovalis calycc duplo brevioribus, luicida ovato-trigona brcviter et obtuse uuicronulata lougilrorsum serobiciilata. Andes de Bogota, ail. 2700 mètres (Tr.). Stipulée, more generis, infrainsertionis punctiim bine prodiiclae, poslicc trnncatse et lacerse, antice ovato-lanccolatoe, acula), sœpe erosae, pellucidse, albidoe. Obs. — Espèce très distincte et remarquable par la brièveté de ses cymes, qui simulent des glomérules. II. — PARONYCHIA Juss. Endl.,Gen., n°5202. 1. Paronyciiia (Eunychia) bogotensis f, humifusa basi ligiie- scente miilticanlis, caiilibiis rainosis rctrorsiim puberulis, t'oliis intcrnodio brevioribus v. longioribus subsessilibus lineari-lan- ceolatis utrinqiie acutis subspinoso-mucronatis crassiuseulis uni- nerviis marginem versus puberulis , stipulis ovato-lanceolatis cuspidatisfolii dimidium subsequantibus scariosis argenteis supre- niis interdum subcongestis (non vere in capitulum condensatis), floribus in axillis 2-/j fasciculalis brevissime pedicellalis (fasciculo i'oliis parvis inlermixlo) calycis extus puberuli tubo depresse obconieo laciniis limbi triangulari-ovatis marginc non scariosis sub apice leviter cucullato brcviter inucronatis, staminibus 5 ca- lycc brevioribus, seminc subgloboso nitido l9evi fusco. Andes de Bogota, la Pefia, ait. 2700 mètres, dans les endroits sablon- neux (Tr.) ; Bogota (Goudot). Obs. — Port du Paronychia pobjgonifoha DG. L'espèce doit être voisine du Paromjchia chilensis DG., dont elle s'éloigne par ses feuilles pubescentes vers les bords, par ses calices pubescents, à divisions dis- tinctement mucronulées; \!\S J. ritiitiw irr j. i:. pl/%!\ciion. m. — PENTAC^NA Baril. Endl., Gen., n"5401. Paronycuijî sec-t. Acanthonichya DC. 1. Pentac^na coNGESTABenth.,P/. Hartwey.^ p. 186, n" 1025 ; Walp.,yln?j. bot. syst.^ I, 80. Cordillère de Bogota (R. Cuervo). Obs. — Notre plante s'accorde parfaitement avec la description que M. Bentham donne de son espèce ; mais les deux sépales externes sont tout au plus fimbriés, et la membrane marginale des sépales internes à peine eroso-ciliata. Les glomérules sont habituellement composés de trois à cinq fleurs. IV. — DRYMARIA Willd. Endl.. Gen., n° 5220. 1 . Drymakia coRDATA Willd.; HBK., Nov. Gen. et 6p., VI, 23; DC, Prodr., I, â95. {i puberula f, cMÛWms^ ramis, Ibliis calycibusque pube brcvi subviscidula sparsis. Vulgo : Celedonia ou Golondrina, à Bogota. Bogota, ait. 2600 mètres, dans les haies, aux bords des chemins (Tr.) ; Bogota (Goudot); Nevada de Santa Marta (Purdie); Panama (Duchassaing, Fendler, n" 9). V. — LEPIGONUM Fries, Kindb. Spergulaiua. Camb.; Endl., Gen., n" 5218. 1. LemgojNUM auenarium Kindbcrg, Symh. ad synops. gêner. Lepigun., L[)sal. 1856. Jrenaria média Ndn. in C. Gay, FI. chiL^ 1, 267, ex Kiiidb. Bogota, dans les pâturages; terrains non salés. Q(js, — C'est avec réserve que, d'après une détermination dubitative de PRODROMLS FLOR.^. NOVO-CRAN.VTKIS'SIS. 1 /l<) M. Kiiidberg, nous rapportons notre plante au Lepigonum arcnarium du Chili, qui doit être fort rapproché du Lepigonum médium Pries. Voici les caractères, malheureusement incomplets, de notre plante de Bogota : Radix (fere absqiie dubio perennis). Gaules basi ramosi, pros- trati, cœspitosi, inferne subletragoni, ad nodos leviter incrassati, inteiMiodiis ad extrcmiim 2 centim. longis, giabri. Folia anguste lineai^ia, utrinqucsensim attenuata, intcrnodiis longiora, ci^assius- ciila, siecitale obsolète canaliciilata, axillaribus panels fascieulatis, glabriuseula, sub lente lïiinnte papulosa. Stipulœ affiniiiin ovalse cuspidatse, soi^lide albidœ, basi connatœ. Cymœ terminales con- traclœ, foliosae, pliiriflorce. Pedicelli inferiores post anthesim calyee diiplo longioi^es, erecti, florentes plerirpie calyee breviores, omnes (sieut sepala) piibenili. Sepala lanceolata, acuminata, li-5 millim. longa, interiora late albo-marginata. Pelala calyee bre- viora, oblonga, albida. Slamina ferlilia 5. Capsula matura calyee paulo longior, anguste ovata. Sennina (matura non visa) plcraquc exalata, paueis marginatis, nunc omnibus exalatis. Les semences sont décrites par M. Kindberg, chez le Lepigonum are- narium , comme : « complanata subrotunda exalata v. interdum ula prœdita, » et comme: « triquetra rotundato-obovata exalata v. rarius alata, margine subelerato-prœdita » chez le Lepigonum médium. SuBORDO 2. — ALSINE/E. VI. — SAGINA L. Endi., Gen., n» 5224. 1. Sagina QuiTENSis HBK., Noi\ Gen. et Sp., VI, 19; DC, Prodr., 1,389. Sur les bords du Rio Blanco, entre Guachucal et Tulcan, ait. 3000 mètres (Humb. et Bonpl.). VIL — AREN ARIA L. Endl., Gen., n° 5234. 1. Ariînaria ^EM0R0SA HBK , Nov. Gen. et Sp.^ Vf, o5 ; DC, Prodr., 1, ^08. 150 J. TRlAIV/l ET J. E. PLANCnON, Plateau de Tuquerres, ait. 3000 mètres, et dans les Andes de Bogota, ail. 2700 mètres (Tr.); Alto de Quilcasé, ait. 2000 mètres (lïumb. et BonpL); Bogota (Goudot). Obs. — Cette espèce paraît être très répandue. Humboldt et Bonpland l'ont trouvée dans le Venezuela, dans la Nouvelle-Grenade et dans l'Equa- teur. Les graines sont assez nombreuses ; elles n'ont pas de strophiole, ce qui distingue la plante des Mœhrmgia. La capsule est à trois valves bifides. 2. Arenaria MusciFORMis "j-, Iiumllis caîspitosa debilis, caulibiis humifusis intricatis ramosis quadrisiilcatis glabris, foliis crcbris parvis lanceoiato-linearibus aculis ciliatis nervo meclio valido 2 marginalibus sub lente valida conspicuis nunc obsolctis, floribus axiilaribus terminalibusqiie solitariis, pedicello gracili piiberulo folium diiplo excédante , sepalis ovato- oblongis acuminatis acutis margine scariosis, petalis spathulato-oblongis sepala superantibus, staminibus 10, capsula 3 valvi (?), seniinibus circiter 15 lenticula- ribus (immaturis), strophiola nulla. Plateau de Tuquerres, ait. SZiOO mètres, dans les lieux humides. Obs. — Petite plante qui doit avoir de rafïïnité avec V Arenaria muscoides HBK., dont elle diffère par ses feuilles non imbriquées, à ner» vure« frè'^ Drononcées, ..ordees de cils marginaux, etc. VIII. -- STELLARIA L. Endl., Gen., n" 5240. 1. Stellaria cuspidata IIBK., Nov. Gen. et 5/)., YI, 27; DC, Prodr., I, o96, n° 2. Stellaria leptopetala Bcntb,, PL JJariw., p. 163; Walp., Ann., I, 87. (Forma oinni parle niinor, cœlerum typo con- l'ormis.) Quindio, ait. 2060-3300 mètres, et plateau de Tuquerres, ait. 3000 mètres (Tr.) ; Ibagué, Palmilla (Goudot). Semina fusca, minute tuberculata. Obs. — Plante variable par ses dimensions, comme toutes les espèces du groupe. Son apparence rappelle celle du Stellaria nemorum. PKOniîOMUS FLOlî/E NOVO-r.R\NVTr:NSIS, 151 2. Stellauia ukcuhvata ilBK., Nov. Gen. et Sp., VI, 25 ; DC, Prodr., I, 390. Almaguer, ait, 2217 mètres (Ilumb. et Bonpl.). 3. Stellaria lanuginosa Torr. et Gray, FL ofN. Amer.^ I, 187; Secm., Bot. of Herald., r, p. 81. Stellaria elongata Niitt. ; DC, Prodr., 1,399, lide Sccmann. Volcan de Cliiriqui(Seemann). IX. — CERASTIUM L. Endl., Gen., n» 5241. 1. Cerastium Willdenowii HBK., iVou. Gen. et Sp.., VI, 29; ne, Prodr., I, /il8. Cerastium andinum Bentli., PI. Hartw., p. 162; Walp., Ann., I, 89. p latifolium, foliis latioribus ovato-lanceolatis. Près de la Laguna verde, dans les Andes de Tuquerres, ait. 3500 mètres (Tr.); (3 Pnramos de Ruiz (Purdie). Obs. — Plante couverte d'un duvet blanchâtre, à feuilles supérieures lancéolées-linéaires, en tout identique avec le Cerastium andinum Benth. 2. Cerastium glutinosum IIBK,^ Nov. Gen. etSp.,\\, 29; DC, Prodr., \, Zi20, non Fries. Vulgo : Puscala, à Tuquerres (Tr.). p laxum, internodiis siiperioribus elongatis folia pliirics exce- (Icntibus, cyma laxiore, pedicellis post anthesim ealyce 3-plo lon- gioribus. Plateau de Tuquerres et près de la Laguna verde, ait. 3000-3/iOO mètres (Tr.); P Paramo de Cruz verde, Andes de Bogota, 3500 mètres (Tr.). Ohs. — Répond exactement à la description de Kunth et aux exem- plaires de Bonpland. La variété |3 est remarquable par ses feuilles supé- rieures plus espacées. 3. Cfrastium c/espitosum -j-, perenne decumbcns oa3spitosiim, ramis floridis adscendentibus inferne interdum crebre ramulosis sicLit foHa piibe crispa parce giandulosa laxa vestitis, Mis infe- rioribiis plus minus confertis supremis internodio brevioribus omnibus sessilibus (surculorum interdum lanceolato-spatbulatis in petiolum anguslalis) lanceolato-linearibus margine non revolutis acutiusculis v. obtuse acuminalis, cymse terminalis pauci et con- ferti-floroe bracteis berbaceis, pediccllis sub antbesi cernuis calyce brevioribus postea refractis calycem subsecpiantibus, sepalis ovato- lanceolatis obtusis extimO cxceplo margine scariosis dorso gian- duloso-pilosis, petalis calyce duplo (?) longioribus, staminibuslO, stylis 5. Andes de Bogota, ail, 3000 mètres (Tr.) ; pic de Tolima (Goudol). Gaules floridi débiles circilcr 10-15 cm. longi. Folia cireiter unguicularia. Obs. — Évidemment voisin du Cerastium glutinosum HBK. (non Pries), dont il diiïère par sa taille beaucoup moins grande, ses tiges dé- biles, ses feuilles à bords non réfléchis, etc. li. Ckrasthjm floccosum Benth., Plant. Hartw.^ 162, n" 1)06; Walp., Jnn. bot. syst.,\, 89. Tolima (Goudot). Espèces introduites. 5. Cerastium viscosmi L.; Gren. et Godr. , FI. de France, I, 267. Andes de la cordillère orientale, dans les endroits découverts, le long des chemins, comme spontané (Tr.). Obs. — Parfaitement identique avec la plante d'Europe. 6. Cerastium obscurum Cbaub., Agen.., 180, tab. II. Cerastium glutinosum Fries; Gren. et Godr., FI. de France, I, 268, non IIBK. Commun dans les lieux cultivés de la région froide et tempérée (Tr.). PUODROMUS FLORA: NOVO-GP.ANATENSIS. 1 5o Obs. — Nous avons adopté le nom d'ohscw'iim, jï-irce que celui de glu- tinosum Pries ferait double emploi avec le Cerastium ghitinosiim HBK. Notre plante a les bractées entièrement herbacées. SuBOKDO 3. — SILENES. Espèce introduite et naturalisée. i . SiLENA GALLiCA L. a cjenuinfi et p divaricata Grcn. et Godr. . FL de France, I, 206, Vulgo : Cascavel, à Bogota ; Forastera, à Tuquorres. Dans les endroits cultivés des hauts plateaux des Andes néo-grana- dines. Sauf les -Dr^/mana qui sont particuliers à rAint'ri0. Malva spicata et Malva ovata Cav. Malva timorensis DC, Prodr., I, lioO. Malvastrum spicatum A. Gi^ay, 1. c, 'Ihl. Commun dans toute la région chaude et tempérée ; vallée du Magda- lena; vallée du Cauca ; bassin du Meta, jusqu'à l'ait, de 1200 mètres. Û. Malva tricuspidata Ait., Ilort. Kew., éd. ^, IV, 210. Malva americana Cav. ex DC. et lidc specim. in hort. Mndri- tensi a cel. Lagasca lecti, non L. ex auct. Malva car pinifolia'Dùsr. m Dict. eîicycl , HT, 15/j.. Malva subhaskita Cav. fide specim. aiith. Malva borbonica^\lM, , Enum., T2S', DC, Prodr., I, kW. Malva gangetica L., Sp., 967; DC, Prodr., 1, hM. Sida rhomboidea Roxb. axJourn. bot., 181 /i, h, 207; DC, 1. c., ft62. Sida carpinoides DC, Prodr. ^ I, /lOl (monente Adr. Jiiss., 1. c., et fide Salzmann herb.!). Malvastrmn carpinifolium A. Gray., Plant. Fendl., p. 2j , adnot. (pro parte, nempe excliLsis synonymis Sidœ carpinifoliœ , 150 J. TRIAIMA ET J. E. PLATW'CUOIV. S. planiccmlis , s . spireœfoliœ et S. bracleolatœ^ ad Sidam geniii- nam spectaritibus). Sida Balbisiana DC, Vrodr.^ I, /iGO. Sida frutescens Balbis, iii lierb. Boucbcl-Doumencq (Facult. se. Monsp.) non Cav. Malva ruderalis Blume, Me specim. aiitlient. Commun dans toute la région chaude, Obs. — Il serait possible de grossir encore la liste des synonymes de cette plante en puisant parmi les Sida de De Candolle. Mais nous croyons que M. Asa Gray est allé trop loin en y rapportant le Sida carpinifoUa et ses synonymes, qui sont parfaitement caractérisés comme vrais Sida, tan- dis que l'espèce dont il est ici question appartient sûrement aux Malva. *** MulUaorœ DC, Prodr., I, 434. Herbse ramosse (basi ligncsccntes). Flottes in cymas spiciformes axillares conferti. 5. Malva PERUviANA L.; IIBK., Nov. Gen, et Sp., Y, 275; DC, /Vorfr., I, {135. Maivastrum peruvianum A. Gray, 1. c, p. HG. Vulgo : Malva (Tr.). Plateau de Bogota, ait. 2700 mètres. Obs. — Herbe de 50 centimètres à 1 mètre de haut. Feuilles à cin(i lobes, le plus souvent obtus, plus ou moins poilues en dessous. Cymes spiciformes axillaires, pédonculées. 6. Malva limensis L. ; Jacq., Rort. Findob., I, 141 ; DC, Prodr., I, /i35. Ubaque, versant oriental des Andes de Bogota, ait. 1000 mètres; Car- tago, vallée du Cauca. Obs. — Espèce très voisine du Malva peruviana, mais facile à distin- guer par ses carpelles moins manifestement épineux. PHODUOMUS FLOR^E NOVO-GRANATENSIS. 157 Espèces naturalisées. 7. M.vLVA Nic^ENsis AIL; DC, Prodr., I, /i32. Vulgo : Malva(Yi\). Partout dans la région froide, près des lieux habités, ait. 2600-3000 mètres. Obs. — Employé comme succédané des Mauves officinales. Espèces cullivées. 8. Malva MAiRiTiAiNA L. ; DC, Prodr., I, ûo3. Bogota, dans les jardins, 9. Malva BALSAMicA Jncq.; DC, Prodr., I, /j3û. Rio Negro, prov. d'Antioquia, dans les jardins, ait. 2000 mètres. 10. Malva lactea Ait.; DC, Prodr.^ I, /lâ/j. Malva vitifolia Cav.! ex specim. authent. Bogota. II. — MODIOLA Mœnch. Endl., Gen., n» 5273. 1. MODlOLA LRTICiEFOLIA. Maha urlicœfolia HBK., Nov. Gen. et Sp., V, '279. Malvœ^\). DC, Prodr.^ t, /i35. Vulgo : Pata de chulo (Tr.). Plateau de Bogota, ait. 2700 mètres (Tr.) ; près de Bogota (Humb. et Bonpl., Goudot). Obs. — Comme Adr. de Jussieu l'a déjà indiqué [FI. Bras, mcrid., l, 212), le nombre des Modiola doit être réduit de beaucoup. En effet, des doutes sur quelques-unes de ces espèces ont été émis tour à tour par 458 J. TRI4I\A ET J. E. PLAIVCHOIV. Cavanilles, Kunth et de Jussieu lui-même, puisqu'en réalité il est extrê- mement difficile de trouver des caractères distinctil's et bien tranchés, pour une série de plantes qui se ressemblent par le port, par les feuilles, par les fleurs et par les inflorescences, et même par les fruits. Nous croyons donc que les Modiola decumbens^ eriocarpa, reptans, pourraient être réunis au Modiola cai^oliniana, qui se reconnaîtrait principalement à ses pédicelles plus longs que les pétioles. Les carpelles lisses caractériseraient le Modiola prostrata, et les pédicelles deux ou trois fois plus longs que les feuilles serviraient à reconnaître le Modiola geranioides. Enfin, pour revenir à notre Modiola urticœfolia^ il serait reconnaissable à ses lleurs munies de dix anthères, et à ses pédicelles plus courts que les pétioles principalement dans les exemplaires adultes. Le mucilage que produit cette plante est employé dans le pays pour lisser la chevelure, comme on le pratique en Europe au moyen du muci- lage que fournissent les graines de coings. m. — URENA L. Endl., Gen., n" 13274. 1. Ukena siNUATA L. ; Wiglh. et Arn,, Prodr, FI. Peu. înd. or., ex Walp., Repert., 1, 297; Willd., Sp., III, 802. Urena Swartzii DC, Prodr., I, /|/i2 (snltem qnoad slirpcm Antillarum). Urena paradoxa HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 278 ! DC, 1. c. Yillavicencio, Uanos de San Martin, ait. AOO mètres (Tr.); rio Meta (Goudot); Panama (Seemann). Qj)s, — Le nombre des glandes varie d'une à trois. Notre plante, qui est bien V Urena paradoxa de Kunth, s'accorde, d'une part, avec un exem- plaire de la Guadeloupe (Funck et Scldim, n" 15) qui doit être VVrena Swartzii DC., et, d'autre part, avec des échantillons de l'Inde orientale qui peuvent se rapporter, sans hésiter, à V Urena sinuata L. La même espèce est déterminée dans plusieurs herbiçrs Urena americana et Urena reticulata Cav.; mais nous ne saurions dire sur quel fondement. l'RODROMUS FLOR.E KOVO-GRANATENSIS. 159 IV. _ PAVONIA. Endl,, Gm., n" 5273. Sect. I. — THYPHALE.E DC. 1. P.woNiA TYPHAL^ACav., Dissert. ^ II, p. \2>h, et VI, p. 19 ; ASH. ctNdn., Ann. se. nat., T sor., XYIII, lio. Vnr. a Cavanillesii f. Invokicri alte S-fidi laciniis Iriaiigulari- lancoolatis cuspidatis. Pavonia Typhalœa a genuina PI. et Lind. mss. Pavonia TîjphalœaC'AW., fide specim. authent. in herb. Juss.; Wi]ld.,5p.,III, sazi. Pavonia typhalœoides HBK., V, 279; DC, Prodr., I, /|./i3. Forêts de la région tempérée du Quindio, ait. 1200 mètres; forêts ombragées et humides du Choco, ait. 200 mètres (Tr.); vallée du Magda- lena, entre Santa Anna et Mariquita (llumb. et Bonpl.); Ocana (Sclilim, sans numéro); Chagres (Fendler, n° 320, fide Seemann). Yar. p nemoralis f. Involiicri 8-10-partiti divisuris linearibus SLibulatis. (Variât peduncidis calycibusque adpresse pubescenlibus V. bispidis.) Pavonia Typhalœa Adr.Juss. , FI. Bras, merid,, I, 223 ; DC, Prodr. ,\,hho. . Pavonia nemoralis ASH.clNdn., 1. c. Vallée duCauca, ait. 1000 mètres ; Cerro de Ancon près de Panama (Seemann). Ohs. — Espèce très variable pour la grandeur des feuilles et la pubes- cence. Nous n'avons pas cru devoir distinguer comme espèces les deux formes très distinctes que nous avons signalées comme variétés. La pre- mière, dont l'involucelle est découpé en cinq segments, répond exacte- ment au type de Cavanilles, conservé dans l'berbier de Jussieu ; la seconde, remarquable par son involucelle à dix divisions, est le Pavonia nemoralis SSAl. et Ndn., ou celle qui figure dans la l'iora Brasiliœ meridionalis , sous le nom de Pavonia Typhalœa. IGO J TltlAKA UT J. li. PLi%IV€UOi\. 2. Pavonia pseudo-Typhal.'Ea pi. et Lind. mss., frutcx, ramis dongatis flexuosis aspero-villosis , foliis petiolatis lanceolato- obloiigis(5-12 cm. longis) aciiminatis acutis grosse serratis basi obtusis sparse pilosis membranaceis trinerviis, stipulis subulatis persistentibus, floribus axillaribus solitariis v. in racemum termi- iialem basi foliosum digestis, pedicelbs flore pluries longioiibiis, involucri 8-'10-partiti laciniis linearibus calycelongioribus, calycis ô-fidi laciniis triangularibus obsolète 1-nerviis, corolla calyceni circiler duplo excedenle candida magnitudine illam Geranii pra- tensis haud oequante, coccis glabris dorso convexis 3-aristalis, arislis parum inaequalibus circiter 1 cm. longis relrorsum piloso- glochidiatis. Manizales, prov. d'Antioquia, ait. 2200 mètres (Tr.); Ibagué, Incien- sal (Goudot); forêts de las Juntas, prov. de Mariquita (Linden, n° 936). 3. Pavonia spinifex Willd., Sp., III, 85/i ; Jacq., Am.^ 19() ; HBK., Nov. Gen. et Sp,, V, 280 ; DC, Pm/r., I, kli'i ; Bentli., PL Hartw., p. 16^; Griseb., in Bonplandia, 1858, n" 1, p. 2. Pavonia communis, FI. Bras, mène?., 1, 22/i ; Walp., /ieper., I, 298. Vulgo : Pajarito amarillo, prov. de Bogola (Tr.). Très répandu dans la région comprise entre 400 et 2700 mètres d'alti- tude (Tr.) ; Popayan (Hartweg, n" 913); Panama (Seemann). Ohs. — Très variable pour la dimension des feuilles; ainsi que le Pavo- nia aristata Cav., le Pavonia sepium, décrit dans la Flore du Brésil, semble n'être autre chose qu'une variété ou une forme du F. spinifex. li. Pavonia Goudotiana f , ramis ramulisque bispidulis foliisque subtus pilis sfellatis inspersis, Ibliis brcviter pefiolatis lineari- oblongis, V. lincari-lanceolatis obtusiusculis basi subobliquis irre- gulariter et duplicato-serratis, stipulis lanccolatis bi^evissimis pilis subocculfatis,pedunculis axillaribus unillorisv.bifloris foliis mulfo brevioribus, involiicro cupulil'ormi calycem sequante 8-10-lido laciniis inaequalibus linearibus , calyce campanulato quinque- dentalu, deiitibus triangularibus bispidulis margineque ciliatis, PRODROMUS FLORyE NOVO-GRANATENSIS. ICI corolla alba, coccis glabris 3-aristalis, aristis subœqiialibus rctroi- siim piloso-glochidiatis. Muso (Goudot). Obs. — Espèce très voisine des Pavonia spinifex et Pseudo-Typha- lœa, s'en distingue néanmoins par son involucre cupuliforme à liait ou dix divisions inégales et de même longueur que le calice, par la forme des coques qui portent des arêtes semblables à celles des Pavonia spinifex et Typhalœa, etc. 5. Pavonia RACEMOSA Swaiiz., FI. Ind. occid.^ Il, 1215; UC, Prof/r., I, a/l3. Pavonia spicata Cav., Dissert., Ill, lab. ^1, f. 1. Sienega, cours inférieur du Magdalena (Goudot). Obs. — S'accorde avec les exemplaires de Saint-Domingue (Des- portes), Porto Rico (Riedlé), types du Pavonia spicata Cav., et identique avec les exemplaires provenant de Saint-Thomas et de Cayenne, etc. Sect. II. — MALACHE Trew.; DC. 6. Pavonia sessiliflora HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 5(SI ; FL Bras. merid.,\, 230; DC, Prodr., I, likh. Pavonia bradeosa lîcnth. in Hooker, Journ. ofbot.., IV, 118 (moncnteSeemann); Walp., Reper., 1, 300. Malachra ovata Prcsl.,iRe/. Hœnk.., Il, 125; Wal[)., Picpcr., I, 322. Viilgo : Giiazumillo detornillo., à Panama (Seemann). Cali et [bagué ; commun dans les vallées du Cauca et Magdalena, ait. /lOO-UOO mètres (Tr.) ; Ocana, ait. 1150 mètres (Schlim, n" 177 et 99) ; Panama (Hœnke, Seemann et Duchassaing) ; Yeraguas (Seemann) ; San Juan, haut Orénoque (Goudot). 7. Pavonia si'eciosa tIBK., Nov. Gm. ctSp., V, 2SI , tab. Ml ; DC, Prodr., 1, ^/i3. Il Pavonia polymorplia A{\[\ Jiiss.j FI. Bras. mericL, 1, 'io'i; Walp,, Pœper.., 1, 300 (fidc specim. autlicnt.). Pavonia grisea ASH. et Ndii. in Ann. se. nat.., 2' ser. , XVllï, p. lii ; Walp., Reper.,'u, 789. Pavo7iia scabra Bentli., Schomb., 253. Llanos de San Martin, bassin du Meta, ait. 300 mètres (Tr.); Sauta Marta (Purdie). Obs. — Espèce des campos et des llanos, à aire géographique très vaste (Nouvelle-Grenade, Venezuela, Drésil). Sect. III. — CANCELLARIA DC. 8. Pavonia paniculata Cav.; HBK., Nov. Gen. etSp.^ V, 280! DC, Prodr., I, [M. Pavonia laxifolia FI, Bras, merid. , I, ^26 ; Walp. , Rep. , 1, 299. Pavonia caracasana Turcz. in Bull. Soc. imp. nat. Mosc, 1852, p. 188. Pavonia corymbosa DC, Prodr., hkli (quoad stirpem Bertc- roanani), an Swartz? Gachala, prov. de Bogota, ait. 2800 mètres (Tr.); Hacienda de Cocoli, Panama (Seemann); Ibagué, pied du Quindio (Goudol); Santa Marta (Bertero). Obs. — Plante répandue dans les pays tempérés de l'Amérique. 9. Payoma alba Seem., Bot. of the voy. of Herald., 81; Walp.,y^?w., IV, 303. Cerro de Ancon, Panama (Seemann, Ducliassaing sous le nom de Pavonia jloridula). Obs.— Jolie espèce, d'ailleurs très distincte ; elle est remarquable par ses (leurs blanches, petites et abondantes, à pédicelles longs, articulés au-dessus du milieu ; par ses feuilles membraneuses, ovées, acuminées, presque cordées à la base, et dentées en scie, etc. M. Seemann l'a supposée voisine des Pavonia cor ijmbusa et Pavonia diurelica d\i Flora Bresiliœ merid. l'UOUROMUS FL01\,E iNOVO-GUAiNATElNSlS. 1(33 10. Pavonia Mutisii HIMv., fnitex ramosus, ramis tomentosis ssepe mulliter hispidis, Ibliis plus niinus longe pctiolalis ovalo- cordatis ciispidatis inœqiialitcr dentatis supra et prgesertim subtus velutinis, pedicellis axillaribus solitariis V. ad apiees ramulorum paucis petiolo semper longioribus, involucri foliolis 6-8 ealycem plus minus excedenlibus, calycis S-fidi laciniis triangulari-ovalis acuminalis aculis petalis calyeeni pluries supcrantibus violaeeis, fructu depresse-globoso brevissiuie mueronato calyee breviorc coccis sœpius puberulis levitcr rcticulato-vcnosis. Var. a ^renwma; foliis subregulariter serratis, involucri Ibliolis 8 linearibus ealycem triente superantibus. Pavonia Mulisii HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 283; DC, Prodr., I, hlih. Hibiscus cordifolius L. fd., Suppl.^ 309. Entre Tena et la Mesa, Andes de Bogota, ait. 1000-1/iOO mètres (Tr.); près des forêts de Santa Anna, ait. 600 mètres (llumb. etBonpI.); prov. d'Ocafia, ait. 1150 mètres (Sciilim, ii" /i9). Vai\ p mollis : foliis inœqualiter dentatis, involucri foliolis 0-8 linearibus calyee duplo et ultra longioribus. Pavonia mollis HBK., 1. c. ; DC.,1. c. Entre Piedra de Moler et Cartago, descente occidentale du Quindio, ait. 1300 mètres. (Tr.) Var. y intermedia : involucri foliolis 8 lineari-lanceolatis calyee ti^iente longioribus. Près de Fusagasuga, ait. 1800 mètres (Tr.); entre Fusagasuga" et Pandi(Linden,n" 859). Var. S involucrosa : involucri foliolis lateralibus e basi ovato- oblonga attenuatis manifeste 3-neiTiis calyee duplo et ultra Ion gioribus. Près de la Mesa, prov. de Bogota, ait. 1200 mètres (Tr.). 11. Pavonia subhastata -]-, frulex ereelus ramis hispidis levitcr glulinosis, foliis plus minus longe peliolalis Iriangulari-subliasialis basi cordatis v. truncatis siepius Irilobis (lobo intermedio muKo ICili j. rui;iK<% irr j. e. plaixcuox, productiorccuspidalo acuto hUcralibus intcrdum obsoletis) grosse deutatis 5-nerviis utrinqiie pubescentibiis, slipulis nrcuatis, pcdi- cellis axillaribiis supremis in racemum digestis petiolo œqualibus V. longioribus bispidis, involucri l'oliobs circiter 15 setaceis bis- pidis calycc iiudlo longioribus , petabs fîavis circiter 1 1/2 cm. loiigis, calycis aile 5-fidi laciniis ovato-lanceolalis acuminalis acu- tis, carpellis 5 trigono-obovalis indebiscentibus niulicis rugosis glabris. Près de la Mesa, Andes de Bogota et près de Cali, vallée du Cauca, ait. 1000 mètres. Obs. — Voisin du Pavonia canceUata Cav., dont il se distingue par ses tiges dressées, ses fleurs d'environ moitié plus petites, d'un jaune unii'orme, sans trace de taches à la base des pétales, et par ses fi'uits tout à fait mutiques. Sect. IV. — LOPIMIA. invukicellum polypliylliim calyce minuto pluries longius. Car- pella indebiscentia muco obvoliUa. 12. Pavoxîa velutina Adr. Juss., FL Bras, merid., I, 233 ; ^Yalp., liepert., 1,301. Lopimia malacophylla Nées et Mart., Nov. Act. nat. cur., XI, 97. Sida malacophylla lÀnk et Otlo, I cou. Select.. I, tab. 30. Villavicencio, bassin du Meta, ait, liQO mètres (Tr.); Isthme de Darien (Barclay in herb. Hook.). [i Ilookeri Pi. el Liiid. mss. Petalis anguslioribus cuneato-spatliLdalis. Lopimia malacophylla Hook., Bot. Mag.^ tab. 6305 ; Cb. Lem., in Van Houlle, FI. des serres, tab. 350. Nouvelle-Grenade (Purdie) ; prov. de Bogota (Linden, n" 852); entre Melgar et Pandi (Goudol) ; Orénoiiue (ibid.). Ois. — Espèce très répandue dans l'Amérique, le Brésil, etc., et du iMexiquc jusipTau Chili. PRODP.O.MUS FLOR^IÎ N0V0-GI5ANATKNSIS. 1 (if) Trib. il — HIDISCE^ Edl. V. — KOSTELETZKYA Presl. End!., Gen., n° 5276. 1. KosTELETZKYA PALMATA PfcsI . , Bot. Bemcrk.^ p.'l9; Walp., Ann., I, 100. Monga, Carthagena (Goudot). VI. - HIBISCUS L. (exclus, sp.). Hibiscus, Redoutea, Abelmoschus et Fugosia auct. Involiicclliini polyphylliim. Ovarium 5- rorius /i-v. 3-locLilare, locLilis plurioviilatis. Semina plnra v. abortii in loculis subsoli- taria. 1. Hibiscus Lambertianus HBK., Nov. Gen. et Sp.^ V, 298, tab. /i7S; DC.,Pm/r., î, /iû9. Hibiscus salvifolius Adr. Juss., FI. Bras. mericL, I, 249; Walp., /ie;)er^.,I, 306. Andes d'Anlioquia, ait. 1500 mèlres (Tr.) ; Magdalena, Paso de Opia et lagunas de Mendez (^Goudot). Obs. — Les exemplaires que nous avons recueillis de cette belle espèce sont identiques avec la plante rapportée de Caracas par Humboldt et Bon- pland. Ses affinités sont avec les Hibiscus palustris, militaris et espèces analogues. 2. Hibiscus diversifolius Jacq., Icon. rar., III, 551; Willd., Sp., III, 820; DC, Prodr., I, /iù9. Hibiscus obtusatus Th. etSdimcli., PL Guiîi.., II, 9/j. Hibiscus agioxillos? FI. Flum., VII, 35. Hibiscus ficulneus Eckl. ctZeyh., Enum., non L, Var. (jranatonsis : eaiile iiiiiioso 2-3 iiicir. allô, loliis levilor 166 j, TRiAi^jt i:t j, f>. prj%i\x'iioiv. trilobis, lobis lateralibus ssepc obsoletis, lloribus purpiirascen- tibiis. Province d'Antioquia, ait. 1300 mètres; dans les endroits où les forêts ont été coupées (Tr.) ; Cartago, dans les lagunes (Goudol). Obs. — Nous n'osons faire de notre plante une espèce nouvelle, parce que, sauf les feuilles qui sont à peine trilobées et les fleurs qui sont pur- purines, elle s'accorde de tout point avec V Hibiscus diversifolitis, dont les exemplaires ont été recueillis par Salzmann dans le jardin botanique de Montpellier. Ces derniers ont la plupart des feuilles à cinq lobes. C'est le type de l'espèce qui se trouve non-seulement dans l'Inde, mais encore dans l'Afrique australe et tropicale, à Madagascar, à l'île Maurice, à Sainte-Hélène (Hombron et Jacquinot), à Port Jackson (Gaudicbaud), et même dans le Brésil méridional (Tweedie, ïf ilOl, in herb. llook,, forma flore sordide brunneo). 3. Hibiscus ferox Hook., Bot. Mag., tab. /i/iOl ; Ch. Lem.,iii VanHouUe, F/, des serres, IV, tab. liOO ; Walp., Jnn., II, US. Près de Pacho, Andes de Bogota (Purdie) -, Ibagué, Cali (Goudot). Var. mctensis : fol ils supra inermibns. Villavicencio, au pied du versant oriental des Andes de Bogota, ail. ZiOO mètres, Obs. — Très remarquable espèce à calice accrescent, long d'environ 8 centimètres, lorsqu'il recouvre le fruit; capsule plus courte que le ca- lice, cylindracée-oblongue, conique au sommet, papyracée, marquée de veines saillantes ; graines nombreuses, réniformes, noirâtres, couvertes d'un lin duvet gris roussâtre. Tous les caractères, sauf l'absence d'aiguil- lons à la face supérieure des feuilles, s'accordent avec la description et la figure de la plante introduite dans le jardin de Kew par Purdie. /l. Hibiscus furcellatus Deiv.^Dict. encycl.., III, &58; DC, Prodr,, I, /i^'iO, fide ASH. in herb. Mus. Par. Hibiscus Jouncjianus Gaudich., Voy. Uran.., 91; Walp., Repert., î, oOG (fide specim. autbent.). Villavicencio, versant oriental des Andes de Bogota, bassin du Meta, ait. /iOO mètres. Obs. — Plante à aire géographique très vaste. Nous en avons vu des IM'.ODr.O.MLS FLOn/E NOVO- GRANATENSIS. 107 exemplaires de la Guyane, de la Caroline méridionale (L'Herrainier in herb. Mus. Par.), des iles Sandwich (Gaudicliaud), de Baliia (Salzmann). 5. Hibiscus spatiiulatus Garck., Bot. Zeit,, VII, 8/i0; Griseb., in BonpIandia.,Ann., 1858, n" 1, p. 2. Rivière de Chagres (Duchassaing). 6. Hibiscus ph^.niceus Willd,, Sp., IH, 813; Jacq. , Hort. Schœnbr., III, ii, tab. h; DC, Prodr.., I, /|52. Hibiscus imilateî'alis Cav., Dissert., III, p. 158, tab. 67, fig. F, e (monerite Garcke ex Walp., Ann., H, 1/|8); DC, Prodr., I, /|52.. Hibiscus betulinus HBK., Nov>. Gen. etSp., V, 292; DC.,l.c.. Hibiscus betiilœ folius Benth.., Bot. ofSulph., p. G8, fide Sec- mnnn. Cultivé à rio Negro, Medellin, etc., prov. d'Antioquia, dans les jardins (Tr.); île de Taboga (Barclay); Panama (Seemann; apparemment cul- tivé). Obs. — La longueur des folioles de l'involucre est dans cette espèce un caractère variable. Espèces cultivées dans toute la région chaude et tempérée. 7. Hibiscus esculentus L.; DC, Prodr., I, k^O, Yulgo : Naju, à Panama (Seemann). 8. Hibiscus Abelmoschus L.; DC, I. c., /i52. Vulgo : Almizclillo. 0. Hibiscus mutabilis L.; DC, 1. c. Vulgo : Amistad del dia. • 10. Hibiscus rosa-sinensis L. ; DC, 1. c., p. kkS. Vulgo : Roja ou Escandalosa. 108 j. TRi/i!VA i:t j, PMIVCUOK. VII. — MALVAVISCUS Dill. Endl., Gen., n° 5278. 1. Malvaviscus arboreus HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 287, an Cavanilles. Turbaco, près de Carlliagena, ait., 370 mètres (Humb. et Bonpl., Goudot) ; Panama (herb. Facult. se. Monsp., Duchassaing). 2. Malvaviscus veli'tinus -f-, arborescens molliter veliitinus, foliis cordatis nunc levitcr trilobis ciispidatis aciilis grosse et ssepius Jniiequaliter denlatis, pedicellis axillaribiis petiolum siipe- rantibiis, involiicri foliolis 10-12 linearibus caîyce longioribiis (v. rariiis brevioribus) distincte uninerviis calycis alte 5-fjdilaci- niis triangulari-lanceolatis acutis 5-nerviis, corolla coccinea calyce duplo et ultra longiore. Vulgo : Quesito, à Tocaima (Tr.). Entre la Mesa et El Espinal, bassin du Magdalena, ait. /iOO-1200 mètres (Tr.) ; la Mesa (Goudot). Obs. — Cette espèce est voisine du Malvaviscus mollis DC., dont le type est une plante de la Jamaïque. Elle s'en distingue néanmoins par la pubescence abondante et molle de la face inférieure des feuilles, par les folioles de l'involucre droites et non réfléchies, assez larges, aiguës, par- courues par une nervure très manifeste, et dépassant en général le calice ; par ses stipules longues, linéaires, et par ses fleurs relativement plus grandes. 3. Malvaviscus pilosus DC, Prodr,, I, hh^-, Seem., Bot, of the Herald., 82. Panama (Seemann). II. Malvaviscus OLiGOTRiciius Tarez., in Bull. Soc. nat. Mosc, ann, 1858, p. 190. Malvaviscus glabrescens Phnch . etLind.,P/. Columh., med. Environs d'Ocana, ait. 1300 mètres (Schlim, n° 105). PUOniîOML'S FL0P..4^. NOVO GRANATRNSIS. 160 5. ]MALVAVist:us leucocarpus PI, et Lind. inss., arhor ramis pe- (iolis pedicellis calycibiisquc dense hispidis, tbiiis cordatis raro leviter trilobis cuspidalis aculis 5-7-nerviis crenato-dentatis supra parce subtiis dense stellato-pubescentibus, pedicellis axillaribus gracilibus folium lequanlibus v. superantibus ssepe nulantibus, involiicri foliolis 7-8 setaceis hispidis calycem sequantibiis v. exce- denlibiis, calycis 5-fidi lobis triangularibus, fruclu depresse-glo- boso obtuse 5-lobo albo calyce fere incluso. Vulg'o : Panesito, à Sativa (Tr.). Sativa, cordillère orientale (Tr.); la Baja, prov. de Pamplona, ait. 2600 mètres (Funck et Schlim, n" 13Zi2). VIII. ™ PARITIUM Adr. Juss. Fl. Bras, merid.; Guillem. et Perret., FI. Senêg., p. 59 ; Hibisci, sp., L. End!., Gen., n° 5283. Involucellum cyathiforme, plus minus alte divisum, a calyce liberum, capsula 5-valvis, polyspemia. Sect. r. — DECAPHRAGMA Plch. mss. Capsula 5-loculariSj loculis plus minus semiseptatis. l^aritiwn tiliaceum et sp. affines. Sect. II. — PENTAPHRAGMA PI. mss. Capsula 5-locularis, semiseptis plane nullis. Paritium sterculiœ folium et Paritium virgatum Guillem. et Perrott., FL Seneg. L'absence complète de demi-cloisons distingue des Paritium véritables les deux espèces de l'Afrique occidentale, dont l'un de nous a t'ait la sec- tion Pentaphragma. Du reste, les demi-cloisons sont plus ou moins dé- veloppées chez les vrais Paritium , beaucoup chez le Paritium elatum^ Swartz, peu au contraire chez le Paritium tiliaceum. Un caractère du genre plus constant que celui des demi-cloisons, c'est la présence d'un involucelle cvalliiforme libre de toute adhérence avec le calice. 170 J. TR|y%]\/% ET J, E. PLillVCHOIV. 1. Paritium TiLFACEUM Aclr. Juss. , FI. Bras, merid.^ I, '256. Hibiscus tiliaceus L.; DC, Prodr.^ I, /|5/i. Var. a. InvoluccUo lO-fido calycis dimidium subsEquante, ra- mis ssepius tomentosis. Paritium tiliaceum Ad r. de Juss., 1. c. Hibiscus similis Blume, Bijdr.; I, 7o. Vulgo : Majagûito de playa (Tr.). Yar. p. Invokicello 10-dentato, calycis dimidio breviorc nunc vix ejiis trientem cequante. Hibiscus guineensis DC, Prodr.,1.^ !ibh. Hibiscus tortuosus Roxb., in herb. Banks. Hibiscus frondosus Nuit. mss. in herb. Hooiv. a Répandu sur les côtes des provinces maritimes, formant presque à lui seul des fourrés épais; Amarales, au niveau de la mer (Tr.) ; Panama (Seemann, n" 615, in herb. Hook.). Obs. — Cette espèce est une de celles qui sont communes sur le litto- ral de toutes les régions tropicales. Les deux variétés se rencontrent dans l'Inde; la première a est la seule que nous connaissions en Amérique; l'Afrique tropicale n'a que la variété p. IX.— GOSSYPIUM L. Endl., Ge«., n" 5286. 1. GoSSYPIUM BARBADENSE L. , Sp., 975. a vilifolium : ramis petiolis, pedunculisqne glabcrHmis crebre nigro-punctatis, involucelli laciniis sesquipollicaribus, seminibus liberis. Gossjjpium barbadenseh.., I. c; Millei\, Herb. Gossypium vitifolium Lamk., Dict.., 2, p. 135. Gossypium brasiliense Mac. Fad., FI. ofJam., I, 72. Subvar. A. peruvianuin, ramis et Ibliisjunioribus subtiis pube brevi canescenlibus (siunmis etiam o-5 lobis). PRODROMUS FLOH/E NOVO- GRANATENSIS. 171 Gossijpium peruvi(mu7n C-AW. , Dissert. ^ 0, p. 313, lab. 16cS. Gossypium bai'badense, Bot. reg.., tnb. 8/1. . ^ hirsutum : oinnia prteccdciitis, sed rami, pelioli pcdunculiquc pilis patcntibus hirsuti. Gossypium hirsutum h., Sp.^ 975. Gossypium punctatmn Thon, et Schuni., F/. Guin., I, 80; Guill. et Perrottel, FI. Scneg., 1, 62. Subvar. B. piinetatiiin hiiia sordide albn , semiuibiis valde adha3renti. Gossypium punctatum [i accrifoliiim Guill. et Perrot., FI. Seneg., I. 60. y acwninatum : omnia var. a sed involucelli foliota plus fjnam bipollicaria (florib. proportione eadcm majorib.) et semiiiibus coadunatis (seminum testa ut in prsecedentibus nigra, lana alba). Gossypium acuminatum Roxb., FI. fnd. sp., 186; Wiglit, Ulustr. ofind. bot., 1, tab. 27. « Fernambuco Cotton (ex Wigbt). S nigrwn : uiagis ligneseens ramulis petiolis tbliisque subtus pubeseentibus v. .subhirsutis, foliis minoribus (1-2 poil, longis) brevius 3-5-lobis, floribus minoribus. Gossypium nigrum \ùi\ punctatum Webb. .,SpiciL gorg.., 107. a Cultivé en divers points de la région chaude ; San José de Cucuta (Linden). Subvar. A. subspontané le long du rio Seco, prov. de Bogota, et dans lo vallée de Cauca près de Cali (Tr.). P Rio Seco (Tr.) ; ibid. (Goudot). 17*2 J. TRIANilL ET J. K. PLANCIION. Trib m. - SIDE^. X. — ANODA Cav. Endl., Gen., n° 5287. 1. Anoda hastata Cav.; Schlechl., in Linn., XI, 214; Walp., Repert., II, 791. Tena, dans la province de Bogota; Orlega Rio Guailara, dans celle du Pasto, ait. 1000-1700 mètres (Tr.); San Antonio, prov. de Rio Hacha, ait. 1300 mètres (Linden, n° 1665); Sierra Negra, vallée de Upar et Ocana, Santa Marta (Purdie). XI. — SIDA Kunth. Endl., Gen., n" 5289. 1. Sida spinosa L., Sp., 690; DC, Prodr., I, /iGO. Sida corchoroides Forsk., fide herb. Banks. Sida pimpiîiellifolia ]\Iill., fide Solandcr in herb. Banks. (Spé- cimen ex bort. regio Paris. 1727, Houston.) Yar. a angustifolia. Sida angiistifolia Li\mk., Dict., I, p. [\, e\ DC, Prodr., I, /i59 ; Miller, lierb.! in Mus. britann. Sida Milleri DC, Prodr., I, Û7-2. Sida linearis C^\ . , Icoii., IV, p. G,tab. oH, f. 1. Sida alba L.; Roxb., FI. ind., III, ilh. Sida heterocarpa Engelm. niss. Sida minor Mac Fadyen, FI. ofJam., I, 79. Sida hetonicœfolia Pav. , Herb. Coyaima, vallée du Magdalena, dans les lieux arides (Goudot). Ohs. — Espèce cosmopolite dans les régions chaudes. l'ItUDKOMUS FLOR/E NOVO-GUAN'ATENSIS. 173 1. Sida RHOMBiFOLi.v L.; DC, Prodr., I, 662. Var, a Ibliis angiisle v. laïc oblongo-lanceolatis apicc ssepius oljlusiusculis. Variât ut sequentes pediccllis foliis loiigioribus v. brevioribus allitudinc varia arliculatis, carpellis mulicis v. ssepius plus minus biaristatis. Sida canariensis DC, Prodr., I, /i6'2. Sida oblongala, herb. Banks. Sida riparia Hochst. in Schinip., PL abyss. (forma micro- pliylla). Sida canescens Ci\w.; Guillem. et Perrot., FI. Seneg., \, 72, Sida lanceolala Ach. Ricli., FI. Ciib.^ p. 161, fidespecim. authent. in licrb. Lindl. Commun dans toute la région chaude et tempérée. Panama (Seemann, n" 91 et 93, in herb. llook.) ; Ocaùa {Schlira. if 175) (forme à petites feuilles, à carpelles mutiques). fi foliis ssepius lato rbomboideo-lanceolatis apice acutis, pedi- ccllis ssepe abbreviatis. Sida rhojïiboidea l^o\h. monentib. cel. Wight. et Arnott. Sida compressa! DC, Prodr. .^ I, /i62. Sida crenata Don., Gen. syst. (forma foliis subtus glabresccn- tibus). Sida hondensis HBK., Noik Gen. et 6'p., V, 261; DC, 1. c. Vallée du Cauca, ait. 1000 mètres (forme à pédicelles courts); Bo- gota, ait. 2(i00 mètres (forme à pédicelles courts, à feuilles plus denses et petites); Gachala, prov. de Bogota, ait. 1800 mètres (forme à pédicelles longs) (Tr.); Panama (Duchassaing), Y foliis minoribusobovatis apice obtusissimc rolundalis v. Irun- cato-subrelusis. Subvar. A. Foliis sublus glabriusculis. Sida philippicaC-àw.', DC, Prodr., I, /i.62. Sida recisa? Link.; DC, 1. c. 17/i J. iniAIN'A E'f J. E. l»LAI\<-U01^i. Sida salicifolia Forst., in herb. Banks. Snbvar. B. Foliis siiblus farinoso-albidis. Sida relusa L,, Cav.j DC, Prodr., 1, 662. Amorales, côte du Pacifique (Tr.) ; Honda (Humb. et Bonpl.) (car- pelles mutiques). 8 folia variet. ^, sedcarpella longius aristata.. Sidalioliautiana Prcsl,, Reliq. Hœnk.^ 11, 106; \VaI[), Rep., I, 320. 3. Sida acuta Biirm.; 'DC, Prodr., I, 460. SidaslipulataCAY.'^DC.^}. c. Sida ulmi folia Miller, herb. Mus. Britann. Sida betulina Lagasea, Hort. madril. ex spccim. autlieritico, in herb. Bouchet-Doumcncq, nune Facult. seient. Monspel. Sida prostrata Don,, Syst. et herb. Sida Stauntoniana DC, Prodr. ^ I, /jGO, ex descript. Yulgo : Escobo, Escoba-babosa, Escoba-dura. Commune dans toute la région chaude et la région tempérée (Tr.); en- virons de San José de Cucuta, bassin du Zulia, ait. 390 mètres (Linden, n" 138/i); Panama (D' Sinclair, in herb. Hook.) (forma foliis basi rotun- datis, carp. muticis) ; ibid. (Duchassaing), forma ramis pilosis. Ohs. — Très voisine du Sida carpinifolia. II. Sida carpinifolia L. iil.; ASH. , PI. us. des Brasil.., n" 50, et FI. Bras, merid., 1, 18/t. Commune dans la région chaude. Ohs. — Cette espèce porte les mêmes noms vulgaires que le Sida acuta. Elle est répandue en diverses contrées tropicales ou chaudes (île de France (Sieber, n° 179), Madère, îles Galapagos, Brésil, Equateur, etc.), 5. Sida glomkiiata Cavan, Dissert.., 1, p. 18, tab. 2, 1". 6, ex DC, Prodr., I, 660; liriscl),, FI. Westlnd., I, 73. l'RODIlOMUS FLOn.E NOVU-GK.VNaTKMSIS. 175 Sida viridis ASll. ctNdn., Ami. se. nat., "2" sor., XVIIl. Vallée du Magdalena (Tr.); Panama (Duchassaing). 06s. — Noire plante s'accorde avec des exemplaires de Cayenne (Per- rottet) et du Para (Spruce), qui portent dans l'Iierbier du Muséum de Paris le nom de Sida glomerata. Elle diffère du Sida carpinifolia par ses feuilles pubescentes, presque tomenteuses, à peine inéquilatérales, ses stipules à plusieurs nervures, un peu arquées, ses pédicelles presque nuls, etc. G. Sida Jamaicensis Cavan, Dissert., 1, j). 17, lab. 2, f . 5 (fide specini. aulliciit. in hcrb. Jiissieu). Panama (Ducliassaing). Obs. — Feuilles veloutées, fleurs iasciculées par 3-/i-5-C dans les aisselles des feuilles ; fascicules sessiles, mêlées de bractées tripartites et sétacées; cinq carpelles bidentés. 7. Sida cordifolia L.; DC, Prodr.., î, /iG/j.. Sida aUhœifolia Swarfz ; HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 272; FI. Bras, merid., î, 189. Sida africana Palis. Beaiiv., FI. d'Oivare, II, 87, tab. 116. Sida decagyna Thon, et Scbum. Pcx Flor. nigrit.., |), 230. Sida maculata? C^\..,Diss., I, 19, I, 3 t'. 1 ; DC, 1. c, 462, Sida siiberosa L'Héritier. Bassin du rio Zulia, ait. /lOO mètres (Tr.) ; Guarumo, vallée du Mag- dalena, ait. 150 mètres (Humb. etBonpl.), San José de Cucuta, prov. de Pamplona, ail. 580 mètres (Linden, n" 1387). 8. Sida glutinosa Cav., Diss., 1, 16, t. 2, f. 8 ; DC, Prodr., I, /iG. Près de Gartago, dans la vallée du Cauca, ait. 1000 mètres. 9. Sida hehmaisnioides HBK., i\ov. Gcn. et Sp., V, 258; DC^ Prodr.., I, âGl . l'iaincs d'ibagué, vallée du Magdalena, ait. 600 mètres; entre Honda ot le rio Giiali. dans les lieux secs, ait. 250 mètres (liunib. et Bonpl.). 170 J, TRI4I\A ET J, i:. PLAIVCUON. 10. SiDA ciLiAiîis L.; Cavan, Dissert. ^ I, p. '21, tab. o, t'. 9 et 5, lab. 127 (fidc DC, Prodr., I. /i61). Sida erosa Salziii . an Link. ? Capitularia lutea Salzm., Herh. Manga, près de Carthagène(Goudot). Ohs. — Petite plante à tiges couchées, sur les sols stériles et fré- quentés (bords des chemins, promenades, etc.). 11. Sida quinquenervia Dchasng. mss., fnitescens pilis fer- rugineis hispida, foliis longiLiscLilc petiolatis oblongis aciiminatis acutis scrratisbasiobtusa v. leviter emarginala S-ncrviis niembra- naceis, stipulis setaceis bi-tripartilis , spicis axillaribus sessilibus deiisifloris supremis in spicam ramosam compactam confluenlibus, floribus subsessilibus, pseudu-involucelli foliolis pro singiilo flore circitcr 7 setaceis calyces superantibus, carpellis muticis levibus apice stellato-piiberulis. Panama (Duchassaing, in herb. Mus. Paris.). Stipulée bipartifse v. tripartitse, divisuris 2 propter petiolum iii- ternis inferne plus minus contluentibus allera nunc dentiformi nunc plus minus déficiente. Spiese densafœ. peliolo breviores v. paulo longiores. Flores singuli pseudo-involucello sœpius pedi- cello brevissimo insidente suffulli. Pseudo-involucellum normali- ter e foliolis 7 setaceis constans, e quibus una infera et média folium, 3 utrinque stipulas tripartitas morphologice referunt. Haud raro tlosunus v. duo abortivi pseudo-involucello plus minus evolutoprsediti pedicello florum fertilium insidente. Inde confusio quiedam in numéro et positione partium pseudo-involucelli evadit. Petala unguiculata late et oblique cuneata. Stamina haud nume- rosa. Styli 8 inferne connati apice in discum parvum stigmaticum dilatati. Carpella facile et demum sponte solubilia, apice leviter bivalvia monosperma. Seminis suspensi radiculasupera. Ohs. — Plante très singulière dans le genre à cause de son faux invo- lucelle, formé morphologiquement d'une feuille réduite à un filament, et llanquée de ses deux stipules tripartites. Ce faux involucelle est situé sur le pédicelle très court de la fleur, et non sur le calice. Nous ne l'appelons PRODROMUS FLOR-B iNOVO -GRANATENSIS. 177 faux que pour ne pas altérer le caractère générique des Sida^ car, au fond, c'est le même organe que l'on décrit comme un involucelle vrai chez les Malva, les Pavonia., les Hibiscus, et, pour être logique, le langage devrait constater cette identité. Ceci prouve, du reste, que Kuntli et les auteurs de la Flore du Brésil ont bien fait d'insister sur !a direction delà radi(;ule plus que sur l'absence ou la présence de l'involucelle pour carac- tériser divers genres de Malvacées. o'- 12. Sida lrens L-, Sp., 193; DC, Prodr., [, Û65. Sida verticillala Cav.; DC, 1. c. Sida scssiliflora cl Sida debilis Don, Syst.^ 1, /i99. Sida co»/*ertoSalziiKinn,liei'b. an lÀnk. ^ Enum. Iwrt. berol., II, 20/i .' Sida breviflora Steud., Iides[i. aulii. El Yolador de Copo, vallée du Magdalena (Goudol) ; Panama (Duclias- saing sous Sida maculata). Obs. — Cette espèce, comme beaucoup d'autres de la famille des Malvacées, se retrouve à la fois répumlue sur la côte occidentale de l'Afrique tropicale et subtropicale. lo. SiuA supiNA I.'Heril., .S'////),, 1, 109, lab. 52; DC, P/Wr., 1, Û63. Entre Anapoima elle rio Magdalena, ait. 300-800 mètres, dans les lieux secs et stériles (Tr.); Coyaima, bassin du Magdalena (Goudot). \k. Sida hlmilis Willd., Sp.^ 111, Ikh ; DC, Prodr., 1, /i62. Sida Jussiœana DC, 1. c. Sida begojiioides Gvheh., Nooit. 11. Panam. in Bonplandia, 15 janv. 1858, p. 3. Sidabctonieœfolia? Halbis in D(]., Prodr., 1, /t63. Sida hedorœfolia? Cav., Dd., I. c; Sooin., Bot, ofthc Herald., 82. Sida fasciculata Bonpl., herb. 12 178 j. tri,«ivj% et j. e. pla;vcuo;v. Panama (Duchassaing); cerro de Ancon, Panama (Secmann). Obs. — Se trouve à la fois dans l'Asie et dans rAmérique tropicales. 15. Sida linifolia Cav.; DC, Prodr., I, /|59. Sidalinearifolia Tlion. etSclium., PL Guin., Il, 77. Sida linearis Pav., herb. Panama (Seemann, n" 512, Duchassaing); Combeyma près d'ibagué, ait. 1500mèlres (Humb. et Bonp!., Goudol). Obs. — Espèce répandue dans l'Amérique et sur les côtes occidentales de l'Afrique, entre les tropiques. 16. Sida pyramidata Cav., Disserl.. lab. I, lig. 12, lab. /i, fjg. 1 (lide speciin. aulbenl. iii herb. Jussieu}. Sidadumosa S\v., lidcGriseb. Entre Tena et Ibagué, bassin du Magdalena, ait. .1100 mètres (Tr.); Panama (Duchassaing). Obs. — Espèce très distincte, remarquable par ses stipules subulées de consistance paléacée. 17. Sida paisicllata L.; DC, Prodr., I, ^i65. Sida capillaris ci Sida paniculata Ciw.; UC, I. c. Sida alrosangninea Jacq., Jcon. rar., I, l;ib. lo6. Sida alpestris ASU.., FI. liras, inerid.,]., 180; Walp., 1, 317. Entre Anapoima et Ibagué, ail. /|00-1200 mètres (Tr.); vallée du Magdalena (Goudol). Var, p (Joribunda : c'ar|tel!is mulicis. Sida floribunda IIBK., J\oi\ Gen. etSp.,\, 558 ; DC, Prodr.., I, 665. Près d'Ibagué et entre Pasio et Amaguer, vallée du Smita et du Quil- quase, ait, 13/|/i-lo()Zi mètres (Ilumb. etljonpl.). Obs. — Espèce très répandue dans la région chaude. 18. Sida micraktha ASH., Plant, usuel, bras., ii" /|9, ai PL liras. }iterid., i, 190, non Zticc. San Juan, lianes du Meta (Goudol). r-KODROtlLIS FLOU.K ^()VU-GI{AL^.\TK^SIS. 179 19. Sida myriaistii.v V\. cl l.iiid. iiiss., raniis liguusis petiolis iiillorcsconliis tbliisqiic subliis loiiieiito stellato griseo indulis, lo- )iis longe peliolalis coi'dironviibus acuminatis aciitis iiuiequalitcr dLMiliciilalis 7-9-iierviis, paiiieulic lerminales amplse basi tbliosie raiiiis expansis, lloribus conicrlis bievissime pcdicellatis, calycis S-fidi laciniis (riangulari-uvalis, pclalis obovalis [)urpureis calycc loijgiuribus, stylis circilcr 8 uvario dcpresse orbiculari dense lo- nientoso. Buenavisla, prov. d'Ocnûa, ait. 1950 nièlres (Sclilim, n" 359); que- bratla de los Corales (Goudot). Obs. — Très curieuse espèce ; elle a l'apparence d'un Abutilon, mais les carpelles à un seul ovule la font reconnaître pour un vrai Sida. Un coup d'cieil superficiel pourrait la faire confondre avec le 5«(/a (Abu- tilon) (hnslfora Ilook, el Arn., plante des missions du Paraguay, qui est un vrai Sida par ses loges monospermes, et qui se distingue du Sida mjjrianfha par les cinq styles soudés sur presque la moitié de leur lon- gueur. Espèces mal connues. ' '20. SiuA .Uagdalen.e DC, Prudr., I, /iG7. Bords du Magdalena (Berlero). 21. SiDAB(iKvnM:sl)(:.; /^/Wr.,1, l\i)l . Santa Maria (Bertero). ""l"!. Si!)A iMKRHUi'TA jîalbjs in DC., Prodr,., I, /i6â. Santa Marta (IJerlero). ''26. Sn)A BETOMCEioLiA Baibis in \){1,., Prodr.^ l, /l6o. Santa Marta (Bertero). Obs. — Probablement synonyme du Sida humilis Willd. 180 J TRI AIMA ET J. E. PLAI^CEION. XII. —GAVA IIBK. Endl., Gen., n" 5290. 1. Gaw suBTiuLOBv HBK., i\ov. Gen. et Sp., V, 270; DC , Prodr., I, /i66, sub Sida Gaija. Près de Fusagasiiga, prov. île Boi-ola, ail. 1500 mètres (Tr.) ; Nou- velle-Grenade (Hunib. et Bonpl,), plante cominuni(iuée par Mutis. 2. Gay\ uisTicH.v Sl'IiIccIiIlI.; DC , Prodr., 1, /|67, sub Sida disticha Ctiv. Sida disticha Cav. , Icon.., 5, 1*2 kib. ko-. Yiilgo : Panalito. San José de Gueula, ail. 300 mètres; bassin du rio Zulia, XIII. — MALACHRA L. Endl., Gen., i\" 529 I . I. Malâchra ALCiî.Ei'OLi.v JaL'((., Icoii. ror., llf, 5/i9. Malachra conglomerata Turezan. in Bail. Soc. nat. Mosc, ann. 1858, p. 205. Vallée du Magdalena, entre liOO el 1000 mètres (Tr.); Panama (See- mann, Ducliassaing) ; prov. d'Ocana , près des habitations (Schlim, n" 176). Obs. — Le Malachra alccœfulia ayant été l'apporlé dernièrement au Malachra capitata, nous avons été eonduilà reclierclier l'origine de cetle es|)èce, qui a donné lieu, comme on le sait, à une grande confusion. Le Malachra capitata, tel que nous croyons devoir l'envisager, ou plutôt tel qu'il a été primilivement décrit el figuré par Linné sous le nom de Sida capitata, nous semble une espèce parfailement dislincle du Mala- chra alccœfolia. Linné, faisant l'énumération par ordre clironologiqne des mentions de plantes (pi'il croyait pouvoir rapporler à son Sida capitata, donna lieu à la confusion ; en efl'et, de ces citations, la première el la plus ancienne est celle du Malca aspera...,e[c.,t\e S\oane (Hist. Jam., PRODROMUS FLORyfi NOVO-GnANATENSIS. 181 I, 217, lab. 137), plante qui semble difTérer sous certains rapports du Sida capitata cultivé au jardin d'Upsal. La plante de Sloane doit donc figurer à part. On croirait la reconnaître parmi les espèces qui comptent aujourd'iiui, dans le M alacltra urens Voit., qui a pour synonyme le M alachra ciliata Poif., ainsi que nous avons pu nous en assurer d'après les exemplaires authentiques des deux espèces conservées au Muséum de Paris et dans l'herbier Delessert. La seconde mention (dont la troisième n'est qu'une répétition), ou celle du Malva frutescens, hirsuta, etc. , Plum. (Nov. PL Àm. Gen.),e?,i la seule qui nous semble répondre exactement à la plante décrite par Linné. Le Malachra capitata, ainsi concrète, devient une espèce bien définie qui diflère principalement du Malachra alceœfolia par ses capitules axiliaires toujours solitaires et pédoncules, par ses brac- tées de l'involucrecordiformes, par ses stipules linéaires, par ses feuilles à lobes dentés, etc. Le Malachra alceœfolia a, au contraire, des capitules en nombre va- riable à chaque aisselle, à pédoncules courts ou allongés, des bractées larges à trois pointes aiguës, des stipules divisées jusqu'à la base en quatre filaments de chaque côté du pétiole, et des feuilles à dents et à lobes aigus, etc. Plante variable, à capitules presque sessiles ou pédoncules, à fleurs jaunes et à feuilles plus ou moins profondément lobées, etc. 2. Malachra radiata L.; Walp. et Duclitiss. in Linn., XXII, 7/t9; GiMsol)., 1. ('., |). 81. Pavonia surinamensis Miquel ; Wîilp., Reperl., H, 789. Panama (Seemann, Duchassaing); Chagres(Feudler, n" 23), .'5. Malachra mois Bciilii., l'I. lîartirefj^ p. :1/|(); Wulp., Ann., I, 10/|. Tula liispida, Inliis infpriorijms p:ilmatis 5-lobis, inteiMncdiis 3-lobi.s lobo iiiedio productiorc, supreniis iiilerdiim siibinlegi^is, omnibus basi subtriincalis rariiis siihcordalis inrequaliter dentatis mfMul)rana(>eis o-T-nerviiSjCymis pliirilloris capilatis tenninalibus V. axillaribus solilaiiis geniiiiis v. ternis plus niirius longe pedun- eulalis, braeleis involueii /i-5 la!e eoi\lalis sessilibus basi nnllo modo altenualis acnlis brcvissime acuminalis maiginibus demum basi retlexis, stifudis setaceis longis, floribus sessilibus, ealyeis 182 3. TRIAlVt ET J. E. PLANC-ZIOIV. S-fidi laolniis Iriangnlnri-ovntis acLitiusculis non ncuminatis , eo- rolla flava calyce circiter 3-plo longiore , coccis Irigono-obova- tis glahris reticiilafo-venosis. La Mesa et Cali, dans les vallées du Magdalena et du Cauca, ait. 700- 1/iOO mètres (Tr.); entre Villeta et Guaduas, prov. de Bogota (Hartweg, n° 915), Obs. — Cette espèce a des rapports avec le Malachra bracteata Cav.-, mais ses bractées exactement cordiformes, et non ovales ni dentées, suffi- ront à l'en distinguer. Nous avons cru devoir donner une diagnose nou- velle de cette espèce, parce que M. Beiitham ne l'a décrite que d'après des exemplaires auxquels manquaient les feuilles inférieures, ce qui nous avait d'abord empêclié de la reconnaître. II. Malachra velutina -|-, ramis foliisque lomenfo griseo velii- tinis, pilis crassioribiis longioribnsque passini intermixiis, foliis ovatis SLipremis oblongis inferioribus obsolète rcpando-S lobis basi truncatisv. subcordatis inœqiialiter crenalis, capilulisfloruni longe V. bi^eviter pednncuiatis plurilloris, involucii foliis 5-6 cor- datis amplJLisculis integris marginibus inferne reflexis viridibiis basi albido-variegatis , iitrinque stipula setacea aiictis, floribus roseis amfdiusculis, laciniis calycinis coccos supei^antibus longe ciliatis bispidisque, coccis glaberrimis reticulato-venosis. Guaduas, bassin du Magdalena (Léwy, in herb. Mus. Par.). Obs. — Espèce très distincte. Feuilles semblables pour la pubescence à celle de YAlthœa officinaUs. XIV. — ABUTILON Gœrtn. (1). Endl., Gen., n" 5292. 1. Abutilon HiRTUM Don ; Wigbt et Arn., FI. pen. ïnd. or., I, 56; Acb. Ricb., FI. de Cuba, 1, 15/i. . ^ (1) VAhutUon, aiirantiacum Lind., Cat. Iiort., I8i8, et PI. Coluinb, p. 44, avait été déjà décrit par sir W. Hooker, dans le Bolanical Magazine, sous le nom de Sida (Abutilon) inlegerrimn. La loi de priorité doit donc faire adopter pour cette espèce le nom dWbutiloH inlcg.'rrimnm (sub Sidn). PftODROMUS FLOR.-E N0V0-GR.4NATENS1S. 183 Sida hirta Lîunk, Dict., I, 7; DC, Prodr., I, /i70 ; Cav., Dissert. ^ I, 33, t;il). 7, lig. 5 (pessime). y/biitilon graveolens Wi^lil et Ârn.,F/. peii.Ind. or., I, iîG. ^^îWa fy/Yiuco/ens Roxli,, F/. //!''/., II, 179 (lido specim. nu- tlient. iii licrh. I3:iiiks). Ile de Taboga, vraisemblablement introduit (Seemann)-, Darien (Bar- clay, in lierb. Hooker). Obs. — Espèce répandue dans les contrées cbaudes de l'ancien et du nouveau continent. 2, Abutilo.n ib.vp.re>'se IIBK., Nov. Cen. et Sp., V, "ll'l. Sida peduncularis DC, Prodr.^ I, /iG9. Juntas de Apulo, ait. ZiOO mètres, vallée du Magdalena (Tr.); Guaduas (Bonpland, in herb. Mus. Paris.). Obs. — Nos exemplaires sont identiques avec ceux de l'berbier parti- culier de Bonpland, mais ils diflèrent de la description de Kuntli, en ce que les pédoncules, au lieu d'être simplement biflores, portent de quatre à dix tleurs. 3. Abltilon PETioLARE IIBK.. Nov. Gen. et Sp.^ 273. Sida petiolarisDC, Prodr.., I, klQ. Près de Tena, versant occidental des Andes de Bogota, ait. 1300 mètres. - Obs. — Cette espèce, décrite avec des pédicelles iinitlores, présente souvent des pédoncules à deux, trois, quatre ou cinq fleurs. Nos exem- plaires ont des fleurs jaunes et non blanclies omme celles que semble avoir vues Kunlli. h' Abltilon giganteum Sweet. Sida gigantea Jacq., Schœnb..^ "2, p. 8, i. \h\ ) DC, Prodr.^ I, ÛG9. Var. détonna : ]\\m\> vclnliiiis, iinn lii^pidis. iSk J. TRIAIVA ET J. E. PLll\CIIOIV. Entre Vijes et Cali, vallée du Cauca, ait. 1000 mètres. La variété detonsa près de Tocaima, dans la vallée du Magdalena, ait. /iOO mètres. 5. Abutilon l^'SIGNE Plnch. in Van Hoiille, FI. des serres, VI, M, tab. 51 ;Wa]p., Ann., Il, 157. Andes de la Nouvelle-Grenade (Funck, et Schlim). 6. Abutilon oxypetalum Pi. etLind. mss.,ramis petiolis pedi- cellis calycibusque tomento stellato ferrugineo indutis, foliisovatis leviler cordatis acnminalis acutis inœqualiter dentatis 5-nerviis supra puberulis subtiis veliitinis, stipulis linearibus caducis, ra- cemo terminali stricto elongato basi Iblialo mox bracteis linearibus trifidis (stipulis 2 folii rudinientoadnalis) ornato, pedicellis ei^ectis slrictis supi^a médium arliculatis, calycis S-fidi laciniis laie ovatis aculisbasi medio gibbosis, petalis calyce duplo longioinbus oblon- gis apice bine euspidalis, slaminibiis exsertis pelala superantibus superne in laseieulos 5 digestis. Santa Maria, prov. d'Ocana, ait. 97/i mètres (Schlim, n° 290) ; près deMolino, Rio Hacha (Purdie in herb. Hooker). 7. Abutilon Gol'dotianum -|-, arborescens, rarnulis pedieellis calycibus paginaque foliorum inlerne tomento stellato rufescente indutis, foliis ovatis euspidatis aeutis basi leviter cordatis margine integro subrepandis 7-nerviis retieulato-venosis supi\') parcius sublus dense pubescenlibus, pedicellis axillaribus i-k petiolum supei^antibus foliis bi^evioribus apicem vei\sus arliculatis, calycis 5-fidi laciniis triangulari-ovatis euspidalis acutis, floribusmagnifu- dine circiler tlorum Hibisci sijriaci auranliaco-tlavis , petalis cuneiformibus multinerviis dorso glabris v. stellalo-puberulis, stylis circiler 16 iuferne in unum concrelis, carpellis lolidem in capsulam globosam calyce longioi^em piloso-tomenlosam larde dehiscenlem mulicam connalis. Folia circiler 5-9 cm, longa, nunc ovala, nimc rliomboideo- ovata, latiludino varia. PRODROMUS FLOR^. NOVO-f.RANATENSIS. 185 Entpe Tocaima et les bords du Magdalena, ail. 600 mètres (Tr.); entre Tocaima et Rio Grande, vallée du Magdalena (Goudot). 8. Abutilon crispum Modik., fidc Steiidel (1). Sida crispa L.; DC, Prodr., I, âG8. j^ butilonpetiolarelurcz. , in Bull. Soc. imp. nat. Mosc, 1858, p. 202, non HBK. San José de Cucuta, ait. 32/4 mètres (Linden, n" 2230). 9. Abutilon cymosum -|-, frulcscens (?) tomento rnfidnlo-lutes- cenli velulinum, foliis longe peliolatis cordiformibus acuminalis aculis iiiîBqiialiter serratis 5-nerviis crassiusculis, stipnlis lineari- bus erectis, cymis axillaribus ?œpiiis geminis plus minus longe pedunculalis, pedunculis siriclis erectis apice foliis 1-3 parvis ornalis, floribus in cyma 5-15 et ultra conlertis pedicellis calyce pluries longioribns v. eo brevioribns, calycis 5-ridi lobis cuspida- tis petalis flavis (?) erectis calyce longioribus, carpellis circiter 8 in roslrum subulatum longiusculnm acutissinium démuni biparti- tumproduetis trispermis seminibus glabris sparse papilloso-muri- culatis. Abutilon rufînerve Seem., Bot. of Herald., p. 60, non FI. Bras, merid. De Pandi à Fusagasuga (Goudot) ; Panama (lierb. Facult. se. Monsp.) ; Yeraguas, volcan de Chiriqui (Seemann !). (1) M. Grisebach [Flor. of West Ind. isl., I, 79), établit avec raison, pour ceUeespèce et quelques autres, une section du genre Abutilon, appelée Gayop- sis, à cause de ses rapports évidents avec le genre Ginjn. D'après le savant auteur, le nombre de graines varierait dans l'espèce en question entre 4-3 et même I paravortement. Adr. deùussieu 'in St-Hil., Flor. Bras. merid..,], 194), et Ach. Richard (F/oc. Cub.), rapportent le Sida crispa L. au genre Dastardia, probablement sur l'idée non fondée que ses carpelles seraient toujours mono- spermes. Pour nous, comme pour Kunth, les Bastordia seraient encore un genre à 5 carpelles monospermes, à radicule supérieure. 180 J. TBIAK4 ET J. E. PLANCUOIV. Obs. — Espèr.e très dislincle de toutes les nôtres. Probablement voi- sine de VAbutilon uinbellatum {Sida umbellata Auct.), dont elle diffère, du reste, par ses fleurs en cynie irrégulière et non en ombelle. Les fleurs sont plus petites que celles de VAlthœa officinalis. XV. — BASTARDIA Kunth. Endl., Gen., n" 3293. 1. Bastardi.v spiNiFKx -]", ù'iilex ereclns viscidulus, raiiiis liispi- dis, luliis longe petiolalis cordalis ciispidatis acutis crenatu-denla- lis membranaccis 5-7-nerviis viridibus piiosulis, stipiilis setaeeis flexuosis, pediceUis axillaiibus solitariis (i\amulo collalcrali ad- jecto) flore brevioribus, calycis alte 5-fiditornentoso-bispidilaciniis lanceolalis selaceo-mucronalis, pelabs aurantiacis calyce longio- ribiis, capsula depi^esse globosa obtuse 5-loba locullcide 5-valvis, carpolHs angulo externo spinis 2 cis paulo brevioribus muri- calis. Entre la Mesa et Anapoima, ait. 500-1100 mètres. Obs. — Remarquable espèce facile à distinguer dans tout le genre par ses carpelles muriqués, rappelant ceux de divers Paronia. La déhiscence est loculicide et les loges monospermes. Les fleurs ont à peu près les di- mensions de celles de VAlthœa hirsula L. X\I. __ WISS ADULA Medik. Fndl., Gen., n"529o. 1. WissADULv CEYLANiCA jMedik. Sida periplocifolia L.; DC, Prodr.^ I, ^46? ; Willd., Sp.., III, 7/1I; Bluuic, Bijdr.^ I, 77. Sida panicidala var. oblonga Salzm., lierb. Près d'Anapùima, bassin du Magdaleua, ait. 600 mètres (Tr.); Panama (Ducbassaingj. PRODHOMLS FLORyE NOVO-GP.ANATKNSIS. 187 Folia [tlus minus angusie Irinngulari-cortkita, sinu latissiine aperto, mine basi Irnncata o-5-nervia, snbUis stepius glabrescen- lia iomento rufo cito delorso cons[)crsa. Pedicelli iiiferiores axil- lares solilarii, graciles, palentes, petiolo longiores, [)anieul8e (erminalis laxitlorœ ramis graeilibiis patcnli-ereelis, pedicellis graeillimis flore pliiries longioribns, siciil rami ssepe glabralis. (Japsulte stcllato-quinqne-rostralce parle inferiorc angustala caly- eem panlo superante. Obs. — Nos exemplaires sont exactement semblables à ceux de Porto Rico, que Balbis a déterminés Sida periplocifolia, à ceux de Bahia que Salzmann a nommés par erreur Sida paniculata var. ohlonga, et aux exemplaires recueillis à Java par M. Blume. L'espèce se distingue de ses proches alliées par les feuilles beaucoup moins ,cordiforme>, plus triangulaires, par ses pédicelles très grêles, glabrescents, etc. 2. WissADULA ExcELSioK Prcsb, Beliq. HœnJ,-., If, 1 18, tab. 69, f. a, in Walp., liep., [, 328. Sida excelsior (]^\.; DC, Prodr.^ I, /|68. Panama (Seemann, n" /i7Zi) ; Cbagres, isthme de Panama (Fendler, n" 2-2). O. WlSSADULA NUlMFLOr.A? Àhulilon midifJorum Sweet. Sida nudiflora l/Héril., Slirp., T, 123, lab. 59 bis; DC, Prodr., 1, /tr)8. Ibagué, prov. de Bogota, ait. 1800 mètres; versant oriental delà Cor- dillère. Obs. — Notre plante ne diffère de celle de Saint-Domingue (dont nous avons vu des exemplaires dans l'herbier Delile) que par sa pubescence un peu moins dense. Les carpelles sont moins distinctement étranglés vers le milieu de leur hauteur que chez le Wismdula periplocifolia . Cependant ils présentent aussi le pli tninsversal qui caractérise le genre. ^88 J. TRIIIS'A ET J, E. PLA!VCUON. li. WissADULA spicATA Prcsl., Reliq. Hœnk., II, 117; VValp., Repert.,\,2i'21. Abutilon spicatum HBK., Nov. Gen. etSp., V, 271; ASH. et Mn.,Jn?i. se. na/.,2^sé^., XVIÎl. Sida spiciflora])C., Prodr.,\, /i68. TVissadula gymnostachya et Wissadula Jamesonii Tiircz. in Bull. Soc. imp. nat. de Mosc, 1858, p. '202. Rio Cuello, vallée de Magdalena (Goudot). Obs. — Espèce très voisine du Wissadula (Abutilon) luciana Bentli. (Abutilon verbascoides Turcz.), mais facile à distinguer par ses épis à fleurs simples et à fleurs presque sessiles. XYII. — HAMPEA Schlecht. Endl., Gen., n" 5318. Antherse renifonnes, riinii iinica dehisconles, illis îMalvaceariiiii plane conformes. 1. Hampea thespesioides -j-, arbor raniis peliolis pednnenlis calycibus paginaque foliornm inféra (omento stellalo rnfo snbpnl- veraceo indnlis, foliis longe peliolalis coi^diformibus acuminatis aculis marginc leviter répandis 5-7-nerviis snpraglabratisv. secns nervos j)ilis slellatis eonspersis, pedicellis nnifloris axillaribus soiilariis incurvis ilore brevioribns, bracteolis ad basin ealvcis o-selaceis, calyce cupuiiformi niargine irregulariter eroso-lobn- lalo, eorolla tlava dianietro circiler pollicari, prialis oblique obo- valis exliis bine pubeseentibus. Viilgo : Sapolillo (Goudol) ; Jc/iofc simarron \i\\en7A\eh niss., p. 62. Forêts delà province d'Anlioquia, ait. 700 mètres (Tr.) ; de lasCeibas à Honda et de El Pefion à Quebrada grande (Goudot); près de Muzo (Purdie). l'RODROMLS FLOIU^-: .NUVO-GHANATKNSIS. 189 Flores in speciiu. iiosiris iiiiisculi. Gynandropliuruiii coluinnue- Ibrme S-sulcalum, inlVa pelalonim insertionem glabriim. Petala liinc leviler anriciilato (Jilalata iiiUis basi lomeiilosa. Slainina iiu- inerosa, sublibera. Riidimoiiliiin ovarii lincari-rusirorino. Friictus (in specie nosira) eapsularis, in t'undo calycis persistenlis snbses- sib's, locnlieido Irivahis, valvis niedio septileris, marginibiis in- lernis lanalis, coluniclla niilla, valvis complelis, meinbranaceis, diaplianis supra niediuin ulrinipic plicas 1-'2 tenues nervilbrnics endocarpio boiizonlalitcr adhtiercntes exserenlibus. Semina pro loeulo quovis geinina (aUero inlcrduni abor(ivo) superposila, nempe uno in |)ai1e loculi infeia, altcro in parle suj)cra incluso, certe adseendenliaanatropa. SIropIiiola arilliforniis oblitpie eupu- liformiscarnosa diniidiani parlem ovuli inferiorem etulira tegens, niargine lantuni libero, ctelerum leslse seminis, liilo et vix micro- pykeadhierens. Tesia erassiuscnla.... Cœtera in seminc inimaUim non rile visa. In Hampea inlegerrima^ capsula subpyrirorniiobo- vata, trivalvis, trilocularis, loculis abortu monospermis, endocar- pio inliis undique rulb-veluliiio. Semina adscendentia, slropliioIa arilliformi carnosa, circiter (erliam parlem inferiorem seminis legens. Testa crnslacea endoplevrfe adliœrens. Albumen nuilum v. tantmn Inmina tennis. Cotyledones intequales. altéra alleram parlem in vol vente, rectse. * Obs. — Rappoilépar M. Sclilechteridal au groupe des Bombacées; con- servé comme un élément douteux de cette famille dans le Gênera d'Endli- cher,\e Hampea nous semble avoir sa place marquée à calé des, lliespesia dans le groupe desMalvacées proprement dites; son involucre,ûesantliôres uniloculaires, confirment etjustident ce dernier rapprochement. Le port et le faciès sont d'ailleurs ceux du T liespcsia popuhiea . Comme espèce, notre Hampea ihespesioides se dislingue du type primitif du Mexicjue par ses Heurs solitaires, ses l'euilles à lace intérieure dépourvue de glaucescence ou couverte d'un léger duvet roussàtre, ses fruits moins obovales, à loges simplement bordées en dedans d'une bande de duvet laineux, au lieu d'être uniformément veloutées à leur face interne. Les graines du Hampea intefjerrima exhalent l'odeur caractéristique du cacao. Les Malvac(;cs, on le sait, abondent surtout dans les régions chaudes du globe. Aussi, de nicmc que leur nombre \i\ dé- croissant à mesure qu'on s'avance des tropiques vers les pôles , cette proportion numérique diminue entre les tropiques à me- sure qu'on s'élève des plaines sur les monlagnes. A la Nou- velle-Grenade en particulier, ce l'ait est de la dernièi'c évi- dence. C'est dans les régions chaudes et (enq)érées, entre mèlre et 2500 mètres, que pullulent les espèces de Sida, iV Abulilon^ iïHibiscns, de Pavonia, etc. Mais dans cet espace même il y a des luiances à signaler dans la distribution des divers genres. Le Parilium tiliaceum^ par e.\em|)le, est une plante exclusive- ment littorale; les Urena n'habitent que les plaines chaudes et herbeuses (llanos) ; les Anoda^ Gaya, Hastardia, plusieurs Sida ci Pavonia, caraclérisent pres(pie la région leuipérée com- jirise entre 1000 et "2500 uièlres d'allilude. Dans la jtartie inté- rieure de la région que les liabilauts de la Nouvelle-Grenade appellent ticna pria (à Bogoia, par exem|)le, que les Européens regardent comme lem[)éré), la Cautille esl à [)eine re[)résentée par mi Moiliola, par le Sida rhombifolia et un Pavonia, trans- l'uges de la région iurérieure (jui est leur |)atrie plus naturelle, et par des Malvacées européennes naturalisées (il/aifa nicœensis) ou cultivées (Lavalcraarborea, Malopelriflda, Aithœarosea). Enlin, dans la région des Paramos, les es[)èces dépourvu(îs de liges (acaules), dont le port est si singulier [Malra acaulis et Malva Piirdiœana) sont do^ membres égarés du groupe. Un fait reuKUTpiable, c'est la grande extension de l'aire géogra- phique de la plupart des Malvacées des régions chaude et tempé- rée. Plusieurs sont des i)lanles répandues non -seulement dans l'Amérique troi)icalc, mais en quelque sorle cosmopoliles entre les tropiques. l'KODUOMllS FI.On/E NOVO -r.lt \^ATF.^S1S. 191 XIX. — STERClJLIACEiE. DC, Prndr., I, p. 481 et 475; Endl,, Gen., p 987. BoMBACE,^ et Stercdliacejî; Kunth. Trib. I. — BOMBACEi^ Solmii et Endl. Endl., 1. c. 1. -PACHIRA Alibi. Endl., Gen., n" o298. Carolinea L. fil. i Pachira aquatica Anbl., 6'mj/., II, 7'25, tab. 291, 202. Carolinea princeps L. fil. ; 0(1., Prodr., I, 478. Vnigo : Sapolo-longi) (ïr.). Littoral du Pacifique, port de la Buenaventura (Tr.); bords du Rio Nuqui, Darien (Seemann, n" 83) ; Chagres, prov. de Panama (Fendler, n" 311). 2. Pachira speciosa -|-, arbor iriermis sempervirens, flore exceplo glaberrima, foliis septenafis, peliolo ternti apice vix dila- tato, foliolis cuneato-oblongis in peliolum brevissimum allenuatis (1-2 de. longis) apiee ssepius ieviler reliisis mucroimlatis eoria- eeis niddis nervis venis(jue iilrin(iiie prominentibus, noribiis ad apiees ramuloriiin paiicis, peduncidis unifloris crassis calyce I)aido brevioribiis, calyceeyathif(3rniieirciter2em. longo tomento i)revissimo rufidulo induto, peUdis linearibiis fera 25 cm. longis hitescenli-ali)is extns tenuissime tomentellis snpra médium expan- sis torlilibusqne, tubo slamineo cireiter corollaedimidiiiinœquanle tomento tennissimo induto, phalangis staminum furcatis mox in lasciculos iiTeg(dariler divisis, filamenlis candidis, antheris parvis incurvis, stylo fdiformi slamina seqiianle apice brevissimc 5-fido. Vulgo : Mauricio. 13 Entre ki Mesa elEl Espinal, vallée du Magdalena, ait. ÛOO • 1 /lOO mètres. Obs. — Arbre magnifique, haut d'environ 15 mètres, à feuillage per- sistant. Les Heurs ressemblent beaucoup à celles du Pachira aquatica Aubl., sauf que les étamines sont blanches et non pourpres ; les pétales blancs, lavés de jaune très pâle ot non jaunes et verts ; d'ailleurs le tube staminal pubescent et les folioles le plus souvent émarginées distinguent bien notre espèce et du Pachira, aquatica et du Pachira macrocarpa . 3. Pachira pulchra PI. et Lind. mss., ai^bor inermis sempervi- rens, flore exceplo glabei^ima, tbliis septenali3,peliolotereti apice vix ac ne vix dilatato, foliolis cuneato-oblongis v. lanceolatis in petiolum brevissimum altenuatis apice saepiusretusisnuncbreviter acuminatis obtusis muci^onulatis integerrimis coriaceis reticulalo- venosis subtus subglaucescentibus, floiibus ad apices ramulorum paucis (ssepius 2), pediecllo brevi siiperne sensim incrassato cica- tricibus '"2-3 bractearum notato, calyce cyathiCormi sicul petala tomento brevissimo indulo, petalis oblongo-linearibus fere a basi expansis margine crispulis viiidescenli-roseis exlus seneis (sicci- tatc olivaceo-rutescenlibus) circiler 1 centim. longis, tubo stami- neo brevi eireiter 2 centim. longo inchiso, phaiangis externis 5 mox bifurcis in fasciciilos irregulariterdichotomo-divisis, filamen- lis petala haud gefjiianlibiis, stylo basi hirsuto. Carollnea linniilis? L\u(\en,Cat. horiic. Forêt de San Francisco, jirov. d'Ocana, ail. 1300 mètres (Tr.); près de Sinuga, San Francisco, prov. d'Ocana, ait. 1300 mètres (Schlini, n" 70/i). h. PAciiHîA llvisRiGON Sceiiianii, Bot. af Ihe Herald^ 8.) ; W;ii|'.., Jnn.jy, Ml. Viilgo : Barrigon (Seemann). Commun dans les provinces de Panama, de Veraguas et de Chagres (Seemann, Fendler, Duchassaing, n" M'2). Horb. Panam. Facull. se. Monspel. 06.9. — L'exemplaire de l'herbier de la Facullé des sciences de Mont- PRODIIOMUS FLOll.K NOVO-GRANATKNSIS. 1 9o peilier ;i des folioles lars^emeiit obloiigues, assez longuement aciiniinées. Le tronc est. dit-on, dépourvu d'aiguillons. 5. Pachira sessilis Benlh., B(jt. of the Sulph., 70; Wnlp., Repert., V, 95. Viilgo : Calabazuelo (Seeniaiin). Ile de Taboga, dans le golfe de Panama (Expédil. du Sulphur.). 6. Pachira Fendleri Seem.,1. c, 83. Vulgo : Cedro espinoso (Seemnnn). Panama (Seemann); Chagres (Fendler, n" 310). 7. Pachira alba Loddiges, Bot. Cab.., tal). 73*2 (sub Carolinen); . Parlatore, in Gazett. tosc.dellescienze med.-fisiche^ iS/iS; Hook., Bot. Mag., lab. 4508; Cb. Leni., Jard. fleur., I, tab. 5û ; Planch,, in Hort. Donat.^ p. 2'î et 227 (ciim pliirib. synonym.). Vulgo : Majagua. Partout, dans la partie chaude de la vallée du Magdalena. II. — CHORISIA HBK. End!., Gen , n" 5299. 1. Chorisia rosea Seemann, Bot. of the Herald, 84; Walp., //nn.,lV, 31. Volcan de Chiriqui, prov. deVeraguas (Seemann). Kl. _ BOMBAX L. (exclus, sp. plurim.), Schott. et Endl. Endl., Gen., o" o300. 1. BoMBAX Ceiba L.; m., Prodr., !, Zi78, Bombax quinatum i'AC(\., Am., 192, tal), 176,1. 1. Vulgo : Ceiba. Carlhagena (Jacquin)^ i'^ll J. TRIANA ET J. E. PLANCUON. 2. BoMBAx SEPTENATUM Jac(]., y4m., 193, excl. synon.; DC, Prodr., I, /|79. Vulgo : Ceiba. Carthagena (Jacquin). 3. BoMBAX cuMANENSE HBK., Nov. Geu. et Sp., Y, 300 ; D('.., Prodr., I, hl9. Vulgo : Ceiba. Vallée (lu Magdalena, jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Obs. — Trop voisin, d'après Kunlh, du Bomhax septenatum Jacq. 4. BoMBAx MOMPOXENSE HBK., Nov. Geti. etSp., V, li; DC, Prodr., I, /|79. Bords du Magdalena, près de Mompox, ait. 136 mètres (Humb. et Bonpl.). Obs. — Fleurs et fruits inconnus. IV. — EBIODENDRON DC. Endl.. Gen.^ n'oSO-Z. 1 . ErIODEISDHON OCCIDENTALE -j". Bombax occidentale Sprgl., Syst., III, i'-lh. Eriodendron anfractuosum ^ caribœum DC, Prodr., I, 1x19; Seemann, Bot. ofthe Herald, 8/!. Bombax pentandrum L., Sp., 959 (qiioad synon. Jao(]. exclus synon. aliis) ; Jacq., Am., 191, lab. 17(), fig. 70. Vulgo : Ytique, près du Rio Combeima (Goudot) ; Ceiba, à Veraguas (Seemann). Forêts d'Antioquia, jusqu'à l'altitude de 1200 mètres (Tr.) ; Tolima, rives du Combeima, et Rio Seco, vallée du Cauca (Goudot); David, prov. de Veraguas (Seemann). Obs. — Diffère de V Eriodendron orientale Don. par son calice dont le PRODROMLS FLOR;E NOVO -GKANATENSIS. 195 bord ondulé présente de 10 à 12 lobules inégaux et peu marqués, au lieu de se décliirer en li ou 5 lobes entiers. V. — CÂVANILLESIA Kuiz. et Pav. Endl., Gen., n" 5304. 1. C.WAMLLtsiA pLATANiFOLiA HBK., Nov. Geti. etSp.^ V, 306. PourreLia p/a^rt?u'/b/m lluinl). et Bonpl., PI. œquin.^ II, 16'2, lab. 133; DC, Prodr., I, hll . Turbdico, près de las Aguos calienles, et surtout très abondant entre Mahates etBarranca, non loin deCarthagena, ait. 38-165 mètres (Humb. et Bonpl.). VI. — OGHBOMA Svv. Endl., Gen., n" 3306. I. OcHROMA TOMKMOsuM Wllld., Eïiuiii., 695, QS. DC, Prodr.^ I, 680. \Milgo : Balso . Ir.) ; Palo de balsa à Mompox (Bonpiand). Abonde dans la vallée du Magdalena, jusqu'à l'altitude de 1800 mètres. Folia ampla,leviter angiilato-tri-v. siib(|uiiiqLieloba ; flores spe- ciosi, fere 20 ceiitiin. loiigi. Obs. — On se sert du bois léger de cet arbre pour construire des ra- deaux qui descendent le Magdalena. "2. OcHROMA LAGOPCS Swailz ; UC, Prodr., 1, /i80. Commun dans plusieurs forêts de l'isthme de Panama (Seemann iii Bot. ofthe Herald, p. 83). Tkib. 11. — HELICTEKK.E Scliott et Eiuil. VII. — MYRODIA Schreb. Mykodia et QuARARiBEA Beiilh. et Hook. fil., Gei}., I, p. '212 et p. 219, Anihera) revoira bilocuiares, locnlis gcmiiiatini appn)ximalis, 196 j. TRiArsiA i<:t j. I':. pb.i%!«i;iboi%'. apice euntiguis, v.inlerdum eontluentibus(!), interne angulopliis minus ajx^iio discretis. Nous ne pouvons accepter l'opinion des savants auteurs du Flora Bra- silia; meridionalis, en regardant comme uniloculaires les antiières des Myrodia. Il est vrai que, dans les étamines inférieures, le nombre des loges se réduit parfois à l'unité ; mais il nous semble évident que le nombre normal est deux loges. Celles-ci, du reste, reposent babiluelle- ment sur un même renflement de la substance des filets soudés, et sont par- fois confluentes à leur sommet. 1. Myrodia Cacao -j-, arbor (?) ramulis pnlveraeeis, Ibliis bre- viler peliolalis oblongis (1-2 deeini. longis) utrinqiie obln- siusculis (forsan inlerdum acuminatis) margine subrepandis pube lenuissima stellata quasi pulveracea sparsis demum supra glabra- lis coriaceis subtus reticLdalo-venosis, stipnlis subniatis eaducis, lloribus opposilifoliis solitariis v. geminis, pedicellis calyce mullu brevioribus 2-bracteolalis , calyce inlinidibidiformi, petalis calyce circiter ^-plo longioribus, lubo starnineo corolla breviorc apice in lacinias 5 brèves expanso, antJieris circitei^ 25, nernpe k in lacitda singula androphuri biseriatis discretis, 5 cum laciniis andropbori allernantibns. Vnlgo : Cacao simarron; Palo baston dans le Magdalena (Bon- pland). Pdo Condjeima, forêts du Tolin)a (Goudot);R. Magdalena (Bonpland). Locuii aniberaruni ovali v. eiliplici, pai'vi. Ovariuni biloculare, loculis biovnlalis. Ohs. — Les exemplaires secs de celle espèce exhalent, comme c'est l'ordinaire pour ce genre, une odeur très prononcée de Mélilot, laquelle manque absolument à tous nos Matisia. puonnoMiis fi.ou.e novo-giîvnatensis. 197 VIII. — MATISIA Humb. et Boiipl. { i i. * lîndl., Gen., n" 5314. Sect. I. — EUMÂTISIA. Anllieriu circiter 30 (biloculares) v. si iiiavis loculi pulliiiileri circiter 60. Baecci extus sicc;i, mesocarpio tibroso-pulposo, loculis sœpius 5. FoMa cordaln. Les genres Matisia et Myrodia se rapprochent par des affinités si iniimes que nous croyons devoir insister ici sur les caractères qui les distinguent. Ils dillèrent principalement par la structure de leur fruil, !e(iuel est sec, comme capsulaire, et à deux logos dans les Myrodia, et drupacé, à cinq log^s, et à mésocarpe épais, fibreux ou charnu chez les Matisia. Mais, en outre, ces derniers ont le tube staminal divisé en cinq lanières étroiies anthérifères, et leur stigmate est arrondi ou à cinq lobes obtus, tandis que dans les Myrodia, le stigmate est bilobé, et le tube staminal est en général entier. Sur ce tube tronqué ou sinué, ou à peine divisé, les anthères sont disposées en séries rapprochées comme dans le type Eumyrodia, ou un peu plus distantes dans le type Quara- rihea. Les espèces grenadines de ces deux genres viennent établir une affi- niié encore plus intime, et qui les rend inséparables. Notre Myrodia Cacao présente dans son tube staminal uu'i lendance à se diviser en lanières comme chez les Matisia. Celte espèce a néanmoins l'odeur prononcée de Mélilot (}ui caractérise les autres espèces du même genre Nos Matisia nouveaux, de leur côté, ressemblent aux Mxjrodia par leur (1) Le genre Maimaïai étabU i)cir Huniboldt et Bonpland en l'honneur de KrangoisJ. Matis(de Bogota), un des peintres les plus distingués de l'expédilion bolanique de ia Nouvelle-Grenade, dirigée par le célèbre Mutis. Miiiis, à un âge très avancé (plus de (lualre-vingls ans), étant le deinier survivant de l'école de Mulis à Bogota, ril^^ealblait tous ses souvenirs pour indiquer à l'un do nous les noms génériques de quelques plantes des environs de Bogota. Ces réminiscences d'un vieillard, qui secMidèrenl nos pieinières aspir.itions vers l'élude de l'histoire naturelle, nous laissent un sentiment, de gratitude d'au- lanl [)lus vif, qu'elles sont comme un dernier anneau par lequel notre génération actuelle se rattache à la chaîne des traditions de la glorieuse école scientifique de Mulis. il)8 J. TRI AIMA ET J. I-:. PlL.tNCUOW. faciès, par leurs fruits moins succulents, quelquefois triloculaires par avortemenl, par leurs anthères moins nombreuses, par leurs inflores- cences, etc. 1. Matisia cordata Humb. et Bon pi., PL œquin., I, 10, tîib. 2, 5;HBK.,iVov.Gen. etSp., V, 307 ; DC, Prodr . , \ , hll . Vulgo : Sapote (Tr.) ; Clmpa-chupa (Humb. et Bonpl.). Ibagué,La Mesa, etc.,subsponfané dans les fermes des vallôesdu Magda- leiia et du Cauca, jusqu'à 1300 mètres d'altitude (Tr.); bords du Magda- lena, près du confluent de l'Opon; montagnes des environs de Mariquita (Humb. et Bonpl.); Mariquita (Purdie). Obs. — Belle espèce, dont le fruit est très estimé dans le pays. Sect. II. — MYRODIOPSIS. Antherae circiter 15 (biloculares), ioculis oblongo-Iinearibus. Bacca extus sicca, mesocarpio fibroso, parce carnoso, Ioculis 3-3. Folia oblonga. 2. Matisia Castano Tr. et Karst., NueiK plant, para la FI. N.-Grnîiad., p. 24, el'm Linn.^ 1857, p. 86. Viilgo : Caslano (Tr.). Forêts ombreuses de Barbacoas et du Ghoco, ait. 500 mètres. Obs. — Le nom vulgaire de Caslano est appliqué dans le Choco à cet arbre, parce qu'on en compare les graines à la Châtaigne d'Europe, et qu'elles sont comestibles. C'est avec les feujlles très grandes et très souples du Castano que les habitants des régions du Choco et de Barba- coas fabriquent, en les superposant et en les cousant avec d'autres tibres végétales, de grands chapeaux qui les garantissent à la fois des pluies tor- rentielles et de l'ardeur du soleil. o. Matisia CoHNU-coiM.E-|-, cortice ramulorum nigrescente, foliis peliointis oblongis (eircitcr 10-15 cent, long.) cuspidatis aculis basi obUisiusciilis niargine leviter répandis glabris rigide meni- hr;innrois 1ri[)linerviii-', nerviilis 2 bnsilaribus adjeclis, reticiilato- PRODROMUS FLOR.E iNOVO-GRANATKNSIS 199 veiiosis, pedicellis solitariis siiperne sensim dilalatis siciit ealyces iiidunienlo raso quasi granulato flavido-rufidulo indutis, calyco iiifinidibulilbi'mi curvulo basi sensim et longe altenuato, petalis spalliiiialis (?), coliimna stamiiiea longe exserla, antheris bilocnla- libiis 15 loculis oblongis. Près de Servita, versant oriental de la Cordillère de Bogota, ait. 900 mètres. Obs. — Remarquable par son calice longuement atténué à la base et un peu courbé, ce qui lui donne assez l'air d'une corne d'abondance. La tleur a 5 centimètres à peu près de longueur, le pédicelle environ 35 mil- limètres. [\. iMatisia ALCHORNiEFOLiA "}-, ai'bor corlice ramuloiiuii griseo, loliis petiolatis oblongis abrupte acuminalis acutis basi acutiuscu- iis V. obtusis margine tcnni integro subrevolutis triplinerviis reti- culato-venosis rigide membranaceis glabris, pedicellis solitariis flore brevioribus apice leviter dilatalis, calyce oblongo basi abrupte contraeto extus indumento raso granulato rufo-lutescenti vestito, petalis spathulatis calyce triente longioribus, columna sta- minea longe exserta, antheris 15 bilocularibus loculis oblongis. Pacora, prov. d'Antioquia, ait. 2000 mètres. Obs. — Voisin du précédent, mais distinct par ses calices non atténués insensiblement à la base, ses pétales plus courts, ses feuilles simplement triplinervées, à deux nervures basilaires accessoires à peine apparentes, ses rameaux à épiderme gris, ses feuilles moins longuement acuminées. 5. Matisiaglandifera-|-, arbor corlice rannuloruin griseo, loliis petiolatis amplis oblongis (circit. 'i-d decim. longis) basi obtu- siusculis V. subacutis apice breviter acuminalis margine leviter répandis glabris pergamaceis triplinerviis reticulato-venosis, pe- dicellis geminis (verosimiliter interdum solitariis) fructiferis arcua- tis sursum leviter incrassatis , fructu immatui^o glandiformi, nempc nuce ovoideo-coiiica calyce ampliato et ei arcte adpi^esso cupulata apice obtusata styli basi mucronata abortn Slocubiri 3- sperma, mesocarpio tîbroso, epiciirpio criisfaceo, sicut ealyces tomento tcnnissimo llavesceiite indiila. Villavicencio, Llanos du Meta, ait. /lOO mètres. Fructus immaturus circiter 5 centim. longus, a basi iillra iiic- diiim calyce cupiilatiis. Obs. — Nous avons comparé cette espèce à la figure et à la descriplio" (lu lUalisia oblongifolia,¥jnA\. et Pœpp.,dont elle est évidemment voi- sine. Mais notre plante est un arbre à tronc de 6 liécimètres de ciiconfé- rence environ et non un arbuste débile, le calice est étroitement appliqué sur le fruit et non lâche et presque étalé ; le fruit paraît devoir être de dimensions beaucoup plus fortes. IX. — HELICTERES L. Eridl., Gen., n" 5316. 1. Helicteres CARTHAGENENsis L. ; Jac()., PL A?n. pict., lab. !>-28; DC. Prodr.^ 1, hlÇ>. Environs de Carthagène (Jacquin). Obs. — Espèce anomale dans le genre par ses tleurs polyandres, ses étamines stériles soudées à la base, ses carpelles droits. Nous regrettons de ne pouvoir en étudier les caractères, faute d'en posséder un exemplaire. 2. Helicteres b.vruensis L., Mant., 1'22; Jacq., Jnier.^ 236, tnb. l/i9; DC, Prodr.,1, 175. Helicteres althœœfoh'a Beiilii., But. of (he Sulp/i., p. 70 (non Lamk. et fi(Je speciin. aiiihent.) Vulgo : Sacatrapos ou Alfandoqiiitos, dans le Magdalena (Tf.) ; Majaguo de plaija à Cartiiageria (Jacquin). Entre Anapoima et les bords du Magdalena jusqu'à iïonda, ait. 300- 500 mètres (Tr.); ile Baru, près de Carthagène (Jacquin); isthme de Panama, d'après De Candolle ; entre La Mesa et Tocaiina (Goudot); Rosarios, Santa Maria (Pnrdie). l'RODHOML'S FLOK^ NOVO-GIUNATy^SIS. 'iO l 0. HiaitiTERiîs GiiAZiiM^roLiA HBK., ISov. Gen. et Sp.^ V, 3()'4; DC, Prodr., \,hl^. flelideres mcxicana HBK., I. c. (inoiioiih! Tuiez.). Helicleres bai'iœnsis Beiilii., Bot. of Uie Sulpli.,10, et Sec- iiuinii, Bot. ofthe Herald, 84(noii J;ic([„et (idespeciiii. îuithent.)- Ihiicteres carpinij'olia Près!., ReL Hœnk., !I, 138; Walp., Rep.^ I, 3oo. Llanos de San Martin, hassin du Meia, ait. 300 mètres; Grèce noche, vallée (lu Magdalena, ait. 300 mètres (Tr.); Agiia cliica, prov. d'Ocafia (Scliliin, n° 512); île deTaboga, b:iie de Panama (D' Sinclair); Panama (Seemann, Duchassaing), forma glabre3cens;Sanla Maria (Goudot,Schlim, II" 959, Purdie). d. H.EL1CTRRES jAMAicENsis Jucf}., Aui., *2.'^5, tul). 179, flg. 99; DC, Pm/r., I, 476. Helicteres althœœfolia Unnk.^ Eiicy.^ 111,88. Panama (Seemann). Ohs. — L'exemplaire authentique de l'i/e/icïeres althœœfolia de l'her- bier de Jussieu et Vixora altheœ foliis, fructu breviori et crassiort de Pluuj. (Gen., 24 et mss. t. V, tab. /|S), ne dilTèrent en rien de la plante de la Jamaïque, décrite et (igurée par Jacquin. 5. HELicTiiiîEs BREvispiRA ASH. , Juss. ctGamb., FL Bras, merid., I, '21k, lab. 5/i ; Walp., Piepert., 1, 2>àl. Entre Tocaima et Honda sur les bords du Magdalena, ait. 400 mètres (Tr.); Ambalema (Purdie). Obs. — Il nous semble que notre plante s'accorde de tout point avec les exemplaires authentiques du type de la flore du Brésil. TiuB. III. — STEROULIE/E Sclioit et Etidl. X. — STERCULIA L. (pro parte). 1. SiERcuLiA cAiiTHAGENENsis Cùv.; l^.Br. Iii Uorsf. Pi. Jai) mr., 2'27, ox Wali)., Bepert., V, 98. -02 J. TRIAIVA ET J K. PrANl'HON. Sterculia Cliica ASH., PI. us. des Bras., tab. Û6. Sterculia Helideres Pers.; DC, Prodr., I, Û83. Viilgo : Panama, à Panama (Seemann); Camajonduro, à Car- thagène (Jacquin). Calamar et Garthagena, ait. 100 mètres (Tr.); Carthagena, dans les forêts (Jacquin); Panama (Seemann, Duchassaing). Obs. — Cette belle espèce est signalée au Brésil et au Mexique, ce qui annonce une aire géographique très étendue. 2. Stehclliv kugos.v Ho!>. Biown, in Hors f. Pl.Jav.rar., 2-29; Walp.. Repert., V, p. 99. Viilgo : Castano. Villavicencio, forêts du pied des Andes de Bogota, côté oriental, ait. libO mètres. Raiiîi crassi, foiiorum delapsoruin cieatricibus orbiciilaribus iiolali, epidermide grisea veslili. Folia ad apicem ramulorum con- gesla, pcliulis *i-6 centim. longis, sicut ramuli paginaque inféra laminœ tennilcr riifo-tomentellis. Slipiiiœ ovaio-aciiminatae, extus sericeœ, caducae. Lamina foliornm late oblonga v. obovato- oblonga, utrinque obtusa, mai-gine |)iiis minus i-epanda et leviler nndulata, apice mncronnlala, coriacea, snpra glaberrima, nilida, nervis promiiiulis, rarius improssis, SLibîns reticulo nervorum venanmiqne valde elevalo-ornatis, nervis primariis utrinque 8 obliquis, secnndariis plnrimis. Racorni iniVa folia enati, quoi^um iinicus suppelit, IVuctu unico onustus, axi recto circiter 2 de. longo, bine indecicatricibus pedicellorum(?) nolato, apice fructi- fero. Peduncnlus fruclifer crassns circiterScm. longus. Carpellum e quinque solum superstes breviter et crasse stipitatum, oblique ovatum, a lateribus Icviter compressum, breviter et obtuse mucro- natum, (omento rufo vestitum. 06s. — Nous avons déterminé cette espèce d'après la courte diagnose citée, qui répond, d'ailleurs, à ses caractères. Le type est originaire du Demerara, pays dont la végétation a des rapports intimes avec celle des Llanos du Meta. HROUROMLS FLORiC ^0V0- GRANATliNSIS. "203 Toutes ces plantes sans exception lialntenl la région chaude. Les Pacliira, les Bomhax, les Eriodendron, les Chorisia en particulier, sont des fornnes tropicales extrêmement remanjuables parleurs dimensions souvent gigantesques, leurs fleurs grandes et brillantes, leurs fruits à graines souvent cotonneuses. Le Ster- culia carthagenensis est une espèce répandue çà et là dans l'Amé- rique centrale, la Colombie et le Brésil. XX. — BtJTTNERIACEiE. DC, Prodr., I, p. 484; Endl., Gen.,p. 995. Trib. L — BiJTTNERlACE^ DC; Eiidl., 1. c. 997. BiJTTNERIACE* VER« Klintll. I. _ b'ÛTTNERU Lœff. Endl., Gen., n» 3331. 1. HiJTTNKHu MOLLIS HBK., Nov. Gen. el Sp., V, 314, tab. 8, a et 6; DC, Prodr., I, /i57. Sur les deux versnnts de la Cordillère de Bogota, jusqu'à l'altitude de 1300 mètres (Tr.); non loin de Bogota (Humb. et Bonpl.); entre La Mesa et Tocaima (Goudol). 2. BiJTTNERLv ARGUTA "j", tola mollitcr piloso-velutina, ramis sparse aculeolatis, foliis peliolalis ovato-cordatis cuspidatis acutis grosse et exserte serrato-denlatis (dentibus triangularibus acutis) sublus ad basim macula lineari-oblonga giandulosa notatis, umbel- lis axillaribus forsan interdum pnniculalis folio brevioribus 5-6- floris, floribus diametro circit. 5 mm., calycibus pilosis, petalo- rum unguibus brevibus latis, ligulis dorsalibus lanceolatis carnosis lamina concava subtriplo longioribus. Coyaima, vallée du Magdalena (Goudot). Obs. — Voisin du Bûltneria mollis, dont il se distingue aisément par ses feuilles à dents plus aiguës et plus ouvertes, par ses fleurs près de deux fois plus petites, ses pétales à onglet large, le. 3. BuTTNERiA MoiuFOLiA f, IVutex scaiitlens (?), ramis teretibus sparse aculeolatis, foliis breviter petiolalis eordato-ovatis aciimina- tis acutis interdiim obsolele trilobis ingequaliler serrato-denlatis (dentibiis latis mucroiiulatis) 3-nerviis sublus ad basim triglan- diilosis adpresse aspero-pilosis, eymis axillaribus densifloris sessilibus, floribus (verosimiliter polygamis) breviter pedicellatis pnrpiireis(?), calycibus pilosulis, petalonim unguibus brevibiis, appendiculis spathiilalis lamina longioribiis, friictu (immatiiro) globoso dense echinato aenleis piloso-asperis. Llano de San Marlin, bassin du Meta (Goudot). Ohs. — Espèce très distincte. d. BiJTTNERiA MACROPiiYLLA HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 315; DC, Prodr., I, /î86. Près de Honda, vallée du Magdalena, ait. 250 mètres (Humb. e t Bonpl.). 5. BiJTTNERiA cATALP^FOLiA Jacq., Hort. Scliœnb.^ I, lab. /|(); DC, Prodr., 1, 487. Minca, Sierra Nevada de Sanla Maria (Goii Int). 0. BiiTTiNERiA CARTHAGENENSis .Iac(j., Amer. éd. pict., /il ; DC, Prodr., I, 485; Griseb., Nov. FI. Panani.., in lîonplandia, ann. 1858. n. 1, p. o. BûUneria tereticaii lis Liiu\\\., DicL, \, 5"2o ; DC, 1. c. Bûltneria lanceolala Seesn., Bot. of Herald, 83 (inonente Gri- seb., i. c.). Apulo, vallée du Magdalena; La Paila, vallée du Cauca, ait. 200- 1000 mètres (Tr.); Carlliagena(Jacquin, Bertero); Panama (Seemann); Antonio, Nevada de Santa Marta (Purdie); San Pedro, prov. d'Ocana, ait. 1800 mè- tres (Schlim, n" 581); eiilre Anapoima et Tocaima (Goudot). Obs. — Cette espèce, très abondamment répandue à la Nouvelle-Gre- nade et dans les pays voisins, varie à feuilles glabres ou pubescentes, PRUDP.OMLS rL0R.4i: NOVO-GKANATEISSIS. 1205 armées de quel jues aiguillons ou inermes. Peut-êlre dans ce dernier cas serait-ce le BûUncria acuininata Bred. (DC, Prodr., I, 486). 7. BiJTTNERi.v SALiciFOLiA Wjlld.; DC, Prof.lr., I, /i87 (non Presl). Bûttneria longifolia Tiircz., in Bull. Soc. nat. M ose, nnn. 185^2, p. 15'j. Savanes de San Marlin, bassin du Meta (Goudot). 8. BiJTTNERiA Genistella f, herba perennis basi lignescens erecta stricta inermis, ramis virgatis letragonis angulis submar- ginatis, foliis raris petiolatis linearibus acutis integris trinerviis reticulato-venosis glaberrimis, stipulis subulatis caducis, umbellis l-tî altéra brevilerpedunculata.'^-/l-flora, bracteolis minutis, llori- biisdiametro circiter 5 mm, laciniis calycinis triangulari-lanceola- tis cuspidalis acutis, unguibus petalorum basi allennatis appendi- cibus clavatis lamina circiter ^-plo longioribns. Llanos de San Martin, plaines du Meta, ait. 300 mètres. Obs. — Plante des Llanos, àont le port rappelle celui des espèces du même genre qui croissent dans les campos du Brésil. C'est peut-être la même que celle qui porte, dans la collection du Para de Spruce, le nom manuscrit de BiUtneria pentagona Cenlh. Mais les tiges de notre plante étant tétragones, nous n'avons pu adopter ce dernier nom spécifique. H. - AYENIA L. Endl.,6'e/i , n" 5332. Sect. 1. — EUAYENIA. Petala dorso appendiculata, glandulosa. 1. Ayeisia fusilla L.; Cav,, Dissert., Y, 289, ial). i/i7; DC, /*m/r., 1, 488. Plaines d'Ibagué, vallée du Magdalena, ait. /|00-'I000 mètres, prov. de Mariquita. ()l)s. — Noh-e plante s'accorde exactement avec un exem|i!airt' de la 206 J. IRIAIMA ET J. K. l>I.AI\CBIOIM même espèce récollé, dans la république Argentine, par Tweedie. Elle a les feuilles plus courtes que VAyenia pusilla du jardin des plantes de Montpellier (herbb. Salzm. etDelile). Sect. II. — CYBIOSTIGMA Griseb. Ctbiostigma Turcz. (Generice). Petala dorso inappendiculala et eglandulosa. 2. Ayenia magna L.; DC, PïWr. , I, /i88. Cybiostigma abutUifolium Turcz., in Bull. Soc. nat. Mosc, ann. 1852, pars I, p. 155. Finitex (?) inermis, ramis infloresceiUiis floribus folioriim(|ue pagina infera griseo-tomentosis, foliis longiuscule peliolatis cor- dato-CLispidalis ingequaliter et subduplicato-serivatis 5-7-nerviis supra adpresse pubescentibus, umbellis axiilaribus 2-5-nis folio bi^evioribus 2-3-floris, pedicellis gracilibus flore multoties longio- ribus, calycibus diametro circiter (i mni., pelalorum unguibus gi^aeilibus laminis hippocrepiformibiis, frnctii immaUiro pisiformi dense echinato pubeadpressa toinontoso. Folia majoi^a petiolo excluso 7-8 cm. longa. Monga, vallée du Magdalena (Goudot). o. Ayenia stipularis -j-, frutex inermis, foliis brevifer peliolatis cuneato-oblongis apicem versus acute paucidentaiis i^igide papy- raceis subtrinerviis penninerviis roliculato-venosis glabris, slipuiis obli(iuo hmi^eohtlo-siibulatis paleaceis muUistrialis caducis, pani- culiB terininalis ramis elongatis ramulis brevibns in umbelliilas /i-5-tloras divisis, tloribus parvis, petalis albis unguibus filiformi- bus laminis reniformibus involuto-concavis dorso nudis, audrocaei sterilis lobis rliomboideis supra ovarium connivenlibus, ovario muriculato. Bords du rio la Miel, route de Sonson, dans les forêts du versant orien- tal de la Cordillère centrale. GynopJKMMim roiumnrct'orme. Androcseum slerile uneolalum PRODROMIS FI.OR.E NOVO-GHANATENSIS. 207 siinulqiic umbracnliforiiie, 5-lobum, lobis rhomboideis, siibpelta- tis, porte superiore triangulari-ovala snpra ovarium conniventibus illudque velantibiis, parte iiiferiore cuspidata, reflexa. Stamina 5 ex intervallis loborum sterilimn prodeiintia, petalis opposita et ab eis amplexa, filamentis curvato-reflexis, subulatis, basi utrinque dcnliculo aiictis, aiitheris subrotundis, bilocularibus. Ovarium in apice gynandro|)hori immersum, sessile, globosum, 5-loculare, oviilis in loc'ulo singiilo solit.iriis, ex apice angtili interni loculi suspensis. Frucliis Obs. — Espèce assez anomale par son faciès et par les caractères de l'androcée. Il arrive parfois f|ue certaines an hères ont Irois loges au lieu de deux, ou que l'on trouve deux étamines à la place d'une seule. Ainsi donc les anthères à deux loges ne seraient pas un caractère constant dans le genre Ayenia. III. — GUÂZUMA Plum. Endl., Gen., n" o334. 1. GuAzuMA uLMiFOLuLamk.; DC, Prodr., ï, 485; Adr. de Jiiss. et Camb. in ASH., PL us. des Bras., w" et tab. [\1; Aeh. Rich., FI. Cub.,\, 187; Griseb., FI. ^'e.st Ind. isL, 1, 96. Vulgo : Guacimo. ' Villavicencio, Llanos du Meta, ait. ZiOO mètres. Ohs. — Notre plante de Villavicencio répond exactement au type du Brésil, de Cayenne, etc. , par son fruit globuleux qui s'ouvre en cinq valves, renfermant chacune au moins 12 graines, par des feuilles glabres, etc. 2. GuAZUMA TOMENTOSA HBK., JS ov . Gen. et Sp., V, o2() ; DC, Prodr., I, /i85; Adr. de Jnss. et Canib., I. c., p. 5 cl G; Ach. Ricii,, 1. e.; Griseb., I. c., 90. a Cumanensis DC, Prodr., I, hSô. Foliis niinoribus, ad exlremum 7 cm. îongis. Vulgo : Guacimo (Tr.) ; Guacimo lorcido, à Panama (Seemann). 14 i?08 J. 'fRIAIMA El' J. K. PI.AMCBIOIW Pitrtout dans la région chaude et tempérée jusqu'à l'ait, de 1700 mè- tres (Tr.); commun partout à Panama, dans les forêts (Seemann), f) Mompoxensis DC, 1. c. Foliis mnjoribiis 10 cm. ot ultra longis, cymis ut in prœccdente petioluni pnulo siiperantibus (nec ut splialmate dicitur in Nov. Gen. et Sp. Am.^ et in DC, Prodr., folio duplo longioribiis). Vulgo : Guacimo macho, à Panama (Seemann). Prov. d'Antioquia, ait. /|00 mètres (Tr.); Mompox, sur le Magdalena, ait. 76 mètres (Humb. etBonpl.). IV. — THEOBROMA L. Endl., Gen., ii" 5333. 1. TiiEOBr.oM Caca.0 L.; HBK. , iSov. Gen. el Sp., V, âl(); DC, Prodr., I, /i8/i. Vu) go : Cacao. Cultivé dans toute la région chaude (Tr.); cultivé à Panama (Seemann). 2. Theobiioma BicoLoii lIiHiib. et Bonpl., PL œqiiin., 1, lOù; HBK., Nov. Gen. et Sp., Y, 317; DC, Prodr., I, /18/4. ('acao bicolor Poiret, Encycl. suppl. Il, 7. Vulgo : Bacao. Fréquent dans les forêts de Barbacoas, du Choco, et dans la vallée du Cauca (Tr.) : cultivé près de Cartliago, au pied des Andes du Quindio, ait. 950 nièires(Humb. et Boiipb); Garzon, vallée du Magdalena (Goudol). o. Theobromâ glauca Karsl., in Unn., XXVIII (ann. 1857), p. hlil. Bords du Mêla (Karsten), Obs. — Les graines de cette espèce, d'après M. Karsten, diffèrent à peine pour le goût de celles du Cacao cultivé. l»R()l>Il(>M(JS F(,0R.4î NOVO-GP.ANVTKNSIS. '209 V. — HERRANIA Goudot. Endl., Gen., suppl. IV, n" 3331. Ijghtia Schomb. BnoTOBROMA Karsl. oA Trian;i, Xuev. gen. ye^p., etc. (Bogota, ISoij. t. TÏKiîRANiA PUF.cnERRuiA Goiiclot, io ^ïmi. se. nat.^?\^ ser. , 11,25-2, tab. 5, fig-. H, 12; Walp., Report., V, Ml. Herrania aspera Karsf., in Linn., XXVIII (aiin. 1857), hhl. Brotobroma aspera Karsf. et Tr., 1. c. Vulii'o : Cacao cuadrudo des colons on CacaoCahoui des Indiens (Goudot) ; Cacailo de monte (Karsien). Près (le Villavicencio, au pied des Andes de Bogota, dans les Llanos du Meta (Tr.); ibid. (Karsten); grandes forêts entre les rivières Arrari et Guayabero, affluents du haut Orénoque et vallées chaudes de la chaîne orientale, près de Savana Grande et de Paime (Goudot) ; bords du Rio Magdalena (Karsten) ; forêts de Opon (Purdie). Obs. — Cette belle espèce varie par la pubescence plus ou moins dense des pétioles et des nervures, par le nombre des étamines(2-3 dans chaque faisceau) et par les staminodes aigus ou échancrés avec une pointe au milieu. 2. Herrania albiflora Gondot, 1. c , 230, tab. V, fig. 1-10; Walp., I. c., 111. Yulgo : Cacao monUiraz ou simarron f(ioudot). Muzo, cordillère centrale (Goudot); Bojorque, fleuve Magdalena (Bon- pland, herb. Mus. Par.); forêts denses sur les bords delà rivière de Guasa, près de Muzo (Purdie). 3. Hkrrania LACiNHFOLiA Goudut mss. I Penon de Conejo (Goudot). Obs. — Sous le nom maimscrit df Herrania laciniifolia (Goudot), l'herbier du Muséum renferme les feuilles d'une plante récoltée par Gou- 210 J. TRIANA ET J. E. PLAIVCUOK. dot, à Peûon de Conejo, dans la vallée du Magdalena. Celte espèce qui, suivant toute apparence, rentre en effet dans le genre Herrania, est remarquable par ses folioles plus ou moins découpées en lobes triangu- laires ce qui leur donne une ressemblance avec les feuilles de Carica Papaya et de diverses Araliacées. Trib. h. — HERMANMEiE DC. Hermanniace* Juss ; Kunlh, in H.B., Nov. Gen. et Sp., V, 312. VI. — WALTHERIA L. Endl., Gen., n° 3336. 1. Walthkria iNDiCA L. ; Wight et Arii., Prodr. FI. Pen. Ind. or., I, 67; .lacq., Icon. rar., lab. 130-, DC, Prodr., I, li91. Wallheria americana L.; DC, I. c. Wallheria arborescens Cav.; DC, 1. r. Waltheria ellipfica Cav.; DC, 1. c, /i93. . - Waltheria angustifolia IIBK., Nov. Gen. etSp., V, 496. Wallheria corchorifolia Pers. Wallheria paniculala Beiilh., in Tlookers Lond. Journ. of Bol. , IV, 126. Espèce extrêmement répandue dans toutes les régions chaude? du globe; commune à la Nouvelle -Grenade, depuis le niveau de la mer jusqu'à l'allilude de 1500 mètres, comme dans les vallées des rivières Magdalena, Cauca, Patia, Meta, elc. (Tr.); commune dans foutes les savanes de Panama (Seemann, sous le nom de Watthei-ia americana in Ihe Bot. of the Herald, 83). 2. Waltheria glomerata Pi^esl., /ie//r/. Hœnk., 1!, 152; Walp., Beperl., I, o/i8 ; Seemanii, Bol. of Herald, .83. • Ynlgo : Paie de soldado, à Panama (Seemann). Dans les plaines du bassin du Mêla, ail. 200-500 mètres (Tr.); Panama (Hi^.nke, Seemann, Duchassiing} ; Panama (herb. Facult. se. PKUDKOMUS FLOK.E NOVO-GRANATE^SIS. 211 mousp., sous le nom vulgaire de Guazumillo de Subana); plaines du Meta et Guayabero (Goudot), 06s. — Celte plante a de grands rapports avec le Waltheria lophan- tha Forst. 3. Waltheuia viscosissiMA ASIL, Juss. et Cnmb., FI. Bras, merid., 1 , 150. Melgar, sur le rio Fusagasuga, bassin du Magdalena (Goudot). 06s. — Tout à fait identique avec le type, qui est du Brésil. XII. — MELOCHLV L. ASH., FI. Bras. iiiGrid., I, 156-137; End!., Gen., ri" 3337 et 5338. Melocuia et MouGEOTiA Kunlli. Melochia et RiEDLEiA Vent.; DC. Anamorpha Tr. el Karsl. PhysocodonTupcz., in Bull. Soc. hisl. nal. Mose., Ann. 1858, I, 212. M. A. de Sainf-Hilaire, dans sa flore du Brésil méridional, a démontré que la débiscence du fruit invoquée comme caractère générique princi- pal, ne pouvait suffire isolément pour distinguer le genre Riedleia {Mou- geotia Kunlh) du Melochia, et a proposé, en conséquence, la fusion de ces deux types. Tout en reconnaissant la parfaite exactitude des observa- tions qui ont motivé cette fusion , nous croyons cependant que le genre Melochia, tel qu'il reste limité après l'addition des Riedleia, renferme trois groupes assez distincts, dont la valeur peut être difl'éremment appré- ciée et qui répondent aux trois genres qui se trouvent réunis en un seul. Ces trois groupes peuvent être fixés d'après la combinaison d'autres carac- tères plus constants, au moins dans le grand nombre d'exemplaires que nous avons consultés. Ainsi, les vrais i/e/ocAia dont le calice n'est pas accrescent, ont un (ruit pyramidal à cinq angles, dont les valves tiennent souvent par un filet à la columelle centrale. Les Riedleia ont aussi un calice non accrescent, mais le fruit est globuleux ou tout au plus à cinq côtes obtuses répondant à autant de co(|ues, qui s'isolent et dont la débiscence est variable. Enfin, \es Anamorpha se distinguent par un calice accrescent, qui cache un fruit comme celui des Riedleia, et par une intlo- 212 j. iKiAiMA ar j. a. i^laïviiiok. rescence en ombelles ou gloinérules simples, ou réunies en cymes pédon- cuiées. Les Anamorpha touchent d'autre part ou font le passage aux Physo- dium, à calice très accrescent, mais dont le fruit est porté par un podo- gyne et dont l'inflorescence terminale oppositifoliée est en corymbes mul- tiflores plus ou moins ramifiés. Sect. I. — EUMELOCHIA. Calyx immutalus. Capsida pyramidata, 5-angularis, loculicide 5-valvis, 1. Melochia. pyramidata Jacq., Vindob.^ I, lab. 30. Cali, vallée du Cauca, ait. 1000 mètres; San José de Cucuta, bassin du Zulia, ait. 300 mètres. ' J 2. Melochia Turpiniana HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 3i^3, tab. Z|83; DC, Prodr., I, /i90. Nouvelle-Grenade (Humb. et Bonpl.). Obs. — Voisine du Melochia pyramidata. 3. Melochia tomëntosa L.; DC, 1. c. Nouvelle-Grenade (Linden, sans indication de localité). Secî. il. — RIEDLEL\ Vent. (Geneiice). MouGEOTi^ sp. HBK. Calyx iminulatus. Capsula globosa v. costato-globosa, 5-cocca, coccis plus minus aile bivalvibus. h. Melochia crenata Valil., Symb.^ 111, 86, lab. 68. Hiedleia depressa DC, Prodr., 1, /i91 (j/m parle, nciiipe quoad stirpem Novo-Granalensem). Santa Maria (Berlero, in herb. Delile) ; Santa Marta (Goudot). Obs. — La plante île Bertero que De CandoUe a eue en vue, répond exactement à la figure et à la ilescription du Melochia crenata de Vahl. Le \rai Melochia depressa de Linné, originaire de Cuba, est décrit comme avant des tleurs axillaires et solitaires. PKODROMUS FLOK^ NOVO-GRANATENSIS. *213 5. Mklochia HiRsuTACav. ; Willcl., 5/9., 111, 602. Mougeotia liirsuta HBK., Nov. Gen. etSp., V, SIM. Riedleia liirsuta DC. , Prodr., I, h92. iiiedleia serrataYeut., ClioLv, lab. o"; UC, Prodr., I, 6^)2. Meloclùa lilacina FI. Bras, tnerid.. I, 162. Iiiedleia lieterolricha Tiircz. , in Bull. Soc. nat. Mosc. ann. 1858. 211. Vul^u : Estancadera., à iiiolii (Tr ). Très répandu dans les savanes de la région chaiide et de la région tem- pérée, depuis le niveau delà mer jusqu'à 1300 mètres d'altitude : ll)agué, La Mesa, Biota, bassin du Magdalena 500-1300 mètres; bassin du Meta, Villavicencio et Llanos de San Martin, ait. AOO mètres (Tr.) ; Santa Ana, vallée du Magdalena, ait. 876 mèlres (Humb. etBonpI.); savanes des environs d'ibagué, prov. de Mariqnila (Linden, n° 8;:>7); Ocana, ait. 1200 mètres (Schlim, n° 94); Agua-chica, prov. d'Ocana, ait. 160 mè- tres (Schlira, n" 263); Panama et Véraguas, dans les savanes (Seemann. sous J\Ti:.NSlS. 215 ^ Sect. m. — ANAMOHPHA Tr. et Karst. (Generice . MouGEOTiJL sp. HBK.; Physocodon Turcz. Calyx accrc^cens. Capsula penlacocca, coccis ab axi solubilibus, demum loculicide bivalvibus. H. Melochia i.nflata. Mougeotid inflata HBK., .\ov, Gen. etSp.^ V, 330, lab. 48/1. liiedlda inflata UC-, Prodr., I, 491. Anamorpha waltherioides Triaiia et Karst. Piedra de Moler et Carlago, vallée du Cauca, ait. 1000 mètres (Tr.) ; Zapote, près de l'emboucliure du fleuve Sinu, dans les lieux ombragés et humides (Humb. et Boupl.); Panama (Herb. Planch.) ; volcan de Chiri- qui, Véraguas (Seemann). Ohs. — La plante de Panama a des feuilles moins pubescentes que celle de la vallée du Cauca. '12, JMelochia mollis. Mougeotia mollis IIBK., Nov. Gen. etSp., V, 328. liiedleia mollis DC, Prodr., f, /i90. , Entre Tenasuca et Ibagué, bassin du Magdalena, ait. ZiOO-1800 mè- tres [Tr.) ; près de Honda (Humb. et Bonpl.) ; Ibagué, Combeima (Goudot). 13. Melochia GLOBiFERA -j-, tVutescens, Iota indamento adpresso albido-rulescente sericeo-tomentosa, foliis petiolatis late ovatis basi leviter v. obsolète cordatis apice acutis duplicato-serratis crassiusculis lineato-nervosis nervis venisque subtus prominenti- bus, umbellis capitulitbrmibus solitariis v. cyinoso-aggregatis plus minus longe pedunculatis, pediccllis ilore brevioribus crassis, petalis flavis calycem paulo excedentibus, capsula parva ovato- pentagona brevissime stipitata 5-coslata penlacocca calyce accrelo alte 5-fidoillam excedente stipata. El Moral, dans le Quindio, ait. 2000 mètres. 06s. — Très voisin du Melochia mollis, dont il a les caractères '2\i\ j. TKi%i\j% El j. ti. a>r/%i%en etSp., VIII, "î-Vl, lab. (iôl. Vulgo : Pie depaloma, au Magdalcna {^llumb. et Bonpl.). Vallée du Cauca, ait. lUOO mètres (Tr.), bords du Magdalena, près de Badillas(Humb. et Bonpl.); bords du Magdalena (Goudot); Panama et Véraguas (Seemann). Obs. — Nos exemplaires ne difl'èrent de la plante de Ilumboldt et Bon- pland que par leurs feuilles plus étroites. Ces feuilles rappellent singuliè- rement celles des Alchornea, "■2. Hasseliia pubesckns Benili., PL llartw., p. 16/i; Walp., Jnn.. ], 110. Entre Guaduas et Honda, bassin du Magdalena (Hartweg, n" 920). Obs. — Voisin du Hasseltia jloribunda, dont il dilfère par ses feuilles pubescentes en dessous et par son inllorescence tomenteuse. ÎMÎODUOMLIS l<'L()i;.E ^JOVO-Ur. A.'N vTi^ysis . '217 II. — SLOANEfV L. Endl., Gen., n" 5363. Dasynkma l'resl.; Dasycaupus OErsl. 1. SLUAiNEA CASTAN0(JARPA "J", aphoi' viisto cuiuusa ['60-liO [).), Iuliis longe |)otiolnlis amplis "i-/K]coiin. longislate ovatisv. oblongis apicebreviler et abrupte aciiininufis aeiitis utrinqne o!»liise grosse et obtuse simialo-dentatis eoiiaceis lilaberrimis nervis seeunda- riis iitriiique S- 10 snbtiis proinineiitibus, stij)iilis panieulis a.xillaribijs a bas! ramosis miilliiloris petiolo ssepius brevioribiis, braeteis , ealycis plus minus alte 6-8-(iivisilaciniis triangulnri- ovatis V. laneeolatis aeutis rninutissimc pnberulis, antheris nume- rosis linearibus longe subulalo-rostratis lilanientoqueeissubsequali puberulis, capsula cireiter nucis jug tandis mole setis crassis rigi- dis longis inordinatim incurvis echinata 3-5-valvis, pericarpio erasso lignoso, senfiinibus arillo rubro vestilis. Vulgo : Aciiole de monte (Tr.). Villavicencio au pied des Andes de Bogota, versant oriental, ait. /i50 mètres dans les forêts (Tr.). Obs. — Très bel arbre, à feuillage coriace et luisant, h fleurs obscu- res, de couleur jaunâtre, à peine aussi grandes que celles des Tilleuls. Le fruit rappelle l'involucre épineux de la Châtaigne, sauf que les pointes en sont plus longues. Notre plante se distingue du Sloanea Plumerii Aubl., par les soies du fruit longues et rigides, au lieu d'être molles et plus courtes. Elle ressemble principalement par le feuillage au Sloanea macrophylla Spruce, espèce caractérisée d'ailleurs par l'acumen court de ses anthères, par ses biac- tées grandes, persistantes et quelquefois bitides, par ses boutons allongés et anguleux comme les pédicelles, par ses fleurs alternes, etc. ■■2. Sloanka i'Ijbifloua pi. et Lind., uiss. in herb. HooUer; Beiit!!., in Journ. of Proc. of lAnn. Soc, \, Stippl. li, ann, 1861, p. 67. !218 J. TICIANA ET J. E. Pl.itNCUON. Forêts de San Antonio, province de Rio Hacha, ait. 162/i mètres (bclilim, n" 839). Fleurs jaunes (probablement les étamines). Obs. — Très distinct du Sloanea castmiocarpa, par son inflorescence et ses rieurs tomenleuses, ses feuilles bien moins grandes, ses étamines plus courtes. 3. Sloainka quadrivalvis Seeni., Bot. of Herald, 85, lab 15, Dasycarpus (juadrivaivis OErst., PL Nov. Centr. Amer. Viilgo : Terciopelo (Seemanu). Régions australes delà province de Véraguas(Seemann); Panama (Du- chassaing). III. — APEIBA Aubl. Endl., Gen.^ n» 5364. 1. Apeiba Tibourbou Auh],, Guy., I, 538, tab. '213; HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 3(i7; DCProdr., I, 51ù. Apeiba Petoumo Sanm^nn , Bot, of Herald, 86; non Aubl. Viilgo : Mala-gano ^iir le Rio Magdalcnu (BonpI.) ; Corteza, a Panama (Seemann). Banco, sur le Magdalena (Bonpland) ; Panama (Duchassaing) ; Puerto- nacional de Ocana (Purdie). 2. Apeiba membhanacea Spriice ex Bentli., Journ. of Proc. of [jïin.Soc, V, Suppl. II (ann. 1861), ()l. Vulgo : Erizo ou Peine de mico (Tr.). Forêts du Rio Patia, ait. /|0 mètres, près du Pacifique (Tr.); près delà Bodega de Remolino, province d'Anlioquia (Purdie). Obs. — Espèce très voisine de V Apeiba aspera Aubl., auquel elle res- semble surtout par le fruit, mais dont elle s'éloigne, d'après M. Bentham, par ses panicules dépourvues de bractées et par ses feuilles canescenles ou d'un rougeàtre pâle en dessous. Nos exemplaires du Patia, qui répondent en général à ceux récoltés par Purdie, ont les nervures de la face infé- PRODROMLS FLORif: ISOVO-f.RANATENSIS. tZlO rieure des feuilles fauves, et les poils de l'angle des nervures forment deux courles brosses réunies en V. IV. _ LUllEA Willd. Endl., Gen., n" 5365. 3. LuHEA ENDOPOGON TuFCz., Iii Butl. Soc. tiût. Mosc.^ ann.l858, p. 225. Arbor speciosa , rainulis stellato-hirtellis v. tomentellis, foliis breviter peliolatis ovatis v. rhomboideo-ovalis basi inlerdum leviler insequali ciinealis v. roUindatis apice acuriiinatis ciispidatis acutis mnrgine grosse el exserte duplicato-denlatis membranaceis supra viridibiis sparse stellato-pilusulis subtus lomento tenui adpresso albidis, nervis venisque reticulatis rufescentibus, pedun- culo terininali unifloro (lorem subseqiiante médium versus tribrac- teato, flore diametro decimeirali aibo, involucelli irregulariter 15-16-lîdi V. partili iaciniis linearibus cuspidatis dorso tomento brevl indulis inlus secus médium birsulis, Iaciniis calycinis lineari-oblongis, petalis cunealo-flabelliformibus apice erosis?, staminibus exiernis basi plus minus connexis, capsula acute pentagona apice rostrata circiter 5 cm. longa, diametro fere 2 l/2cenlim., (omenlo detergibili lecla. Villavieja, près de Carthagène, ait. 100 mètres (Tr.); la Fundacion, Santa Marta (Purdie). II. LuHEA PLATYPETALA Rlch,, FL Cub. (édit. franc.), I, 212, tab. 23; Walp., Repert.,\, 116; Griseb., Novit. FL Panam, in Bonplandia, ann. 1S58, n° 1, p. 3 (exclus, synon.). Luhea rufescens Beuih. , Bot. ofSulph., 72, non St-Hil. Panama (Duchassaing); Conchagua, baie de Honda (Belcher). Obs. — C'est probablement d'après des échantillons de M. Duchassaing que M. Grisebach a déterminé une plante de Panama Luhea platypetala Rich. En effet, les exemplaires du Muséum, étiquetés de la main même de M. Duchassaing Luhea Gravesii, répondent au type du Luhea platypetala (herb. Franqueville), type qui est exactement représenté au Muséum par des échantillons récoltés à Cuba par M. Guérin. Achille Richard, en caractérisant très bien sa plante, avait déjà noté que les rapports les plus intimes l'unissent principalement au Luhea ru- /■^'smw Sain t-Hil., et à une espèce analogue de la Guyane et du Brésil. Il la distingua, en même temps, du L. rufescens, par la forme plus élargie de ses pétales, par les écailles staminales plus profondément découpées et par ses stipules plus larges. A ces caractères distinctifs, nous ajouterons celui du calice, qui dépasse en général l'involucre, et celui des pédicelles des fleurs terminales qui sont plus courts. Les exemplaires venant de l'isthme de Panama, déterminés, dans le voyage du Sulphur, Luhea rufescens, appartiennent à In même espèce que ceux dont nous venons de parler comme recueillis par M. Duchas- saing. Au contraire, la plante que M. Seemann a nommée Luhea rufescens, dans le voyage du Herald, et que M. Grisebach (1. c.) rapporte, d'après la localité seulement, au Luhea platypetala, constitue, pour nous, une espèce nouvelle très distincte et dont nous allons indiquer les principaux caractères. 5. Luhea Seiîmannii -|-, arborea, raniiilis pediinculisqiic tomen- toso-hispidis , foliis oblongo-ellipticis breviter acmiiiiiatis aciilis inaequaliter denliculato- seiTulalis, basi obliisis et inseqnalibus supra giabrinsculis pilis brevissimis sparsis stellatis subtiis lomento denso brevi molli cinnamomeoindulis sub 4-nerviis nervis sub- ttis proiïiiiienlibus apicem versus evanidis prominenler transverse et parallèle venulosis, petiolis 1 em. longis siccitate utrinque decurrentia nervi seciindai^ii quasi marginatis, cymis terminal ibus laxifloris pauei-ramosis demum divaiicalis cito (bracteis labenti- bus) denudatis, floribns pro génère parvis pedicellatis, pedicellis alabastrum subsequanlibus biarliculatis, involucri 9-phylli foiioh's linenribus aculis utrinque adpresse tomentosis, sepalis lineari- lanceolatis intus glabris, ovaiio dense piloso-tomentoso, fruc- tibus immaturis 5-costatis demum subpentagonis tomento rufiibilo liispidis. f^uhea rufescens Scem., Bot. of Herald, 86, non St-Hil. Yulgo : (luacimo Colorado (Seem.). Dans les forêts au sud (le Vér;ignas (Seomann). • . PRODROMLS TLOP.yE ISOVO-GRANATENSIS. 221 Obs. — Espèce qui se distingue ;"i la fois des Luhea rufcsccna Sainl-Hil. et Luhca platypetala Ricli., par ses fleurs relativement petites, à pédicelles articulés, dont les bractées tomjjent de bonne heure, par ses cymes laxiflores peu rameuses, par la pubescence de la face inférieure des feuilles abondante, m(. of Herald, 80 ; Walp., Ànn., IV, 329. Bords du fleuve Santa Maria, dans le district de Nata, province de Vé- raguas (Seemann). Obs. — L'espèce de Yéraguasde M. Seemann et V Heliocarpus tomen- tosus Turcz., [)lante de Oaxaca, non loin deVera-Cruz (patrie de ["Helio- carpus americana), qui s'accordent entre elles assez exactement, sont l»s deux plantes qui nous semblent répondre le mieux aux caractères attri- bués à r/ye/iocar/>Ms americana. Les feuilles ressemblent complètement à celles de l'échantillon de Cliffort, et M. Seemann dit que sa plante est un petit arbre, comme celui que Linné a décrit sous le nom d' Heliocarpus americana. VL — CORCHORUS L. End!., Gen., n" 5371. 1. CoRCHORus piLOSis HBK., iVoi'. Cen. et Sp., V, 006, tab. /|87;DC.. Prodr., I, 504. l'RODROMUS FLOH.E NOVO-GRANATENSIS. 223 Entre La Mesa et Ibagué, vallée du Magtlalena, ait. 500-l/iOO mètres (Tr.); Ibagué, ibicl., ait. 175/i mètres (iïumb. et Bonpl.). Ocana? (Sclilim, sans n°); San Martin, Llanos du Meta (Goudot). 2. CORCHORUS ARGUTUS HBK., 1. c, 3o7; DC, 1. c. La Mesa et Ibagué, ait. 1300 mètres (Tr.); avec la précédente (Ilunib. et Bonpl.); Ibagué et Magdalena (Goudot, forme à feuilles plus longues) ; Gombeima (Goudot); Panama (Duchassaing). 06s. — Ne diffère du Corchorus pilosus que par ses fruits et ses feuilles à poils apprîmes au lieu d'être étalés. C'est donc probablement une simple variété. 3. Corchorus momi'Oxknsis HBK., 1. c, 539; DC, 1. c. 50/i. Mompox, sur les bords du Magdalena (Humb. el Bonpl.). Obs. — Les fleurs sont plus petites que dans l'espèce précédente, et ses feuilles inégales à la base sont plus ovées. k. Corchorus siliquosus L.; DC, P7'0f/r., 1, 50/|. Viilgo ; Te (Seeiiiann). Commun sur les bords des chemins et les lieux incultes de tout l'isthme de Panama (Seemann, Duchassaing). 5 Corchorus .«stuans L. ; DC, Prodr.^ I, 50. Corchorus lo7igicarpus Don. ^ S yst., I, 5/i3. Carthagène (Goudot). Obs. — Espèce très voisine du Corchorus olitorius, dont elle se dis- tingue principalement par sa capsule trivalve au lieu d'être quinquévalve. VIL — TRIUMFETTA L. Endl., Gen., n" 5372. 1. Tp.iumfktta MOLLissniA MBK., A^ot'. (>cn. cl Sp., V. oâi), lab. /i88; DC, Prodr., I, 507. 15 22(1 J. TRIANJt ET J. E. PL>%N€UO]V. Vulgo : Cadillo lanudo. Fusagasuga, La Mesa et Anapoima, vallée du Magdalena, ait. 500- 1800 mètres (Tr.) ; Bogota, ait. 2652 mètres (Humb. et Bonpl.); Com- beima (Goudot), 2. Triumfetta acuminvta HBK., 1. c. ?yhh; DC, Prodr.^ I, 508. Près de Popayan et dans la vallée du Cauca (Tr.) ; Mariquita, ait. 780 mètres (Humb. et Bonpl.). Obs. — Malgré ses fleurs plus grandes, cette espèce n'est peut-être pas assez distincte de la précédente, qui a, en outre, des feuilles plus ou moins profondément trilobées. 3. Triumfetta bogotensis DC. ,' Prodr., 1, 506. Triumfetta pilosa HBK., Nov. Gen. et Sp., V, oli'l, non Rolh. Var. a genuina : flores circilcr 7 mm. longi, staminibus 10-12. Gachala, province de Bogota, ait. 1600 mètres (Tr.) ; près de Bogota (Mulis); Savanes de Teorama, province d'Ocaùa, ait. 1100 mètres (Schlim, n" 211) ; Panama (Duchassaing). Yar. <^ grandi flora : flores eirciler 12 mm. longi, staminibus 10-18. Triumfetta dumetorum Selilcht., in Linn.^ Xi, 377, an Hook., in Beeeli, voy.? Popayan, ait. 1800 mètres. 06s. — Les poils simples de la face supérieure des feuilles et les fruits Iriloculaires caractérisent assez nettement cette espèce. Nos exemplaires de Popayan s'accordent exactement avec un échantillon bien déterminé du Triumfetta dumetorum du Mexique. h. Triumfetta hispida Acli. Ricli., FI. Cub., 20 /t ; Walp., ^ Repert., V, 118. Panama, lide Griseb., in />'o/i/)/an(/m, ann. 1858, p. 3, PRODHOMUS FLOR.E NOVO-GRANATEISSIS. ''2'2b 5. Triumfetta Berterii Spr., ined., ex Tiircz., Bull. Soc. nal, iMosc, ami. 1858, \). 227. Santa Marta (Bertero, fuie Turcz.). 6. Triumfetta hirta Vahl, Symb.j lll, 63; Willd., Sp., II, 855; [)C.,Prodr.,\, 507. Santa Marta (Van Rohr.). Obs. — Voici ce que l'un de nous trouve dans une note écrite en iShl: a Triumfetta hirta Vahl, fide herb. Banks, specim. e Sancta Marta est Heliocarpi species. » Nous donnons cette indication telle quelle, en re- grettant de ne pouvoir la rendre plus précise. 7. Triumfetta caudata -|-, friitescens, ramis petiolis Iblionini pagina infera velutinis, foliis longe petiolatis corditbrmibus nunc obsolète trilobis eximie cuspidato-caudafis acutissiniis inœqnaliler denlatis supra molliter stellalo-pubescentibns 5-7-nerviis, stipulis e basi ovalo-laneeolala longe setaceis cadncis, paniculis terininali- bus V. axillaribus niullilloris, floribus fasciculalis, fasciculis 3-4- floris basi involiicratis, sepalis linearibiis loiigiuscule apicnlatis, pelalis lineari-spathulatis , staminibns 20-25 petala subseqnan- tibns. Près de Molino, province de Kio-Hacha (Purdie). Obs. — Espèce très distincte, remarquable par ses feuilles cuspidées , par ses stipules longues de plus d'un centimètre et prolongées en une pointe sétacée. A en juger par la grosseur ei la consistance du rameau principal de notre exemplaire, la plante doit être frutescente. 8. Triumfetta cymosa -[-, frutescens elala raniosa, foliis longe peliolalis ovatis v. ovato-oMongis longe cnspidatis aentissimis basi obtiisis margine inœqualiter lobulato-serralis deniibus infiniis glandnlosis, eymœ terniinalis ampise dicholomae ramis expansis inferne foliosis, pedunculis soepius geminatis umbellafo-o-lloris plus minus unilateralibus pedlcellisrpie pilosis, lloribirs amplis, calvcis laciniis longe apicnlalis, f)elalis spalbiikiliscalycf longiori- 226 J. TRIAIVA ET J. E. PLANCIIOIV. bus flavis, staminibus niimerosis, Iriictu immaUiro giuboso glabro setis longis apice bamiilatis dense armalo. Yar. a glabrescens^ ramis Ibliis calycibusque glabrescentibus, inflorescentiœ ramis pedicellisque adpresse piibescentibiis. Quindio, dans les forêts, ait. 2000 mètres. Var. p hirsuta, undique pilis siellatis et simplicibus adpressis v. patentibus raris v. densiusculis obsita. Forêts des environs du Pie de Cuesta, province de Pamplona, ait. 2000 mètres. Ohs. — Probablement voisin du Triumfetta grandiflora Vahl. 9. Triumfetta speciosa Seemaun, Bol. of Herald, 86; Walp,, ^nn.,lV, 330. Près de la hacienda de Boquele, au volcan de Chiriqui, Véraguas (Seemann). Obs. — D'après M. Seemann, cette belle espèce se retrouve dans les provinces méridionales du Mexique, où l'ont récoltée Galeotli, Linden et Jurgensen. 10. Triumfetta semitriloba L., ex Acb. Ricb., FI. Cub., 80. Triumfetta anyidatayVsiW.., hcrb. ind., n" 1075 (exclus, lit- tera p), an Lamk? Triumfetta havanensisEBK.., fide Ach. Rich. Triumfetta macrocarpa Salzin., berb. Bali. Chagres, isthme de Panama (Fendler n" 172); île deTaboga (Seemann, in herb. Hooker). H. Triumfetta Lappula L.; DC, Prodr.., 1, 506, fide See- mann. Très commun dans tout l'isthme de Panama (Seemann). PRODROMLS FLOR/E KOVO-GRANATENSIS. 227 t VIII. — MUNTINGIA L. Endl., Gen., n" 5380. 1. Ml'ntingia Calabura L; Jacq., Am., 166, tab. 107; DC, Prodr., I, 51/|. Viilgo : Majagililo à Cticiila; Acuruco dans la province du Socorro; Chirriador à Antioquia ; Chitatù à la Mesa. Arbre répandu dans toute la région chaude el tennpérée jusqu'à l'ait, de 1500 mètres (Tr.); au sud de Véraguas (Seemann). IX. — PROCKIA P. Br. (ann. 1756). End!., Gen. pi, suppl. I, n" 5071 , et suppl. V, n° 5072. Ach.Rich., FI. Cub.iBenneH. PI. javan. rar.; Clos in Ann. se. iiat,, 4^ sér., VIII, 268etsuiv. TuiLix L . , Manl. ; Endl . , Gen. , n" 578 1 . Procki^ sp., Vahl., Lamk., Poirl., DC. Trilix et Banara, Griseb,, Vegel. der Kuraïb. Ina., p. 17 (1857), et FI. of Brit. Wesl Ind.isL, p. 21 (1859). Kelletia Seemann, Bot. of Herald, 85. M. Grisebach (1. c.) a réuni en un même genre, pour lequel il adopte le nom de Trilix L., les genres Prockia de P. Browne et Banara d'Aublet. Les deux types, confondus par M. Grisebach, présentent en effet la ressemblance la plus frappante et même la relation la plus intime. Tous les deux ont un calice dont les pièces externes, habituellement en nombre ternaire, cachent dans le bouton les pièces intérieures qui tien- nent à la fois des sépales et des pétales, et se décrivent tantôt comme pièces calycinales, tantôt comme pièces de la corolle. Chez tous deux, ces pièces intérieures sont périgynes, et des étamines nombreuses à (ilets (lexueux couvrent le fond glanduleux du calice, en remplissant tout l'in- tervalle entre les sépales internes et l'ovaire, insertion évidennnent péri- gynique, bien que passant à l'hypogynie. Mais sous ces apparences d'iuen- tité des deux types, \m examen plus attentif découvre des dillérences importantes. On sait, par exemple, et nos observations le confirment pleinement, que les Banara présentent des placentas pariétaux sur le bord libre des cloi- sons incomplètes que constituent les côtés rentrants de leurs carpelles : ces cloisons sont presque contiguës dans l'axe du fruit, mais sans con- tracter aucune adhérence mutuelle. Chez le Prockia Cruels, au contraire, l'ovaire présente trois ou cinq loges complètes, avec des placentas sail- lants, insérés vers le milieu de leur angle interne. Ajoutons un autre caractère qui confirme cette première diversité. Les anthères des Banarà, continues à l'extrémité dilatée du fdet, présentent un connectif très déve- loppé avec deux loges marginales linéaires ; les anthères du Prockia^ portées sur des filets amincis au bout, sont globuleuses, didymes, à loges bivalves, sans connectif apparent. De telles différences dans la placentation et les anthères suffisent amplement pour justifier la séparation générique des deux types. Reste à examiner si ces deux genres appartiennent à des familles différentes. Pour M. Grisebach, les deux genres réunis rentrent dans les Flacour- tianées. Pour Achille Richard et pour M. Clos, le i/anara seul est une Fla- courtianée ; le ProcAia rentre dans les Tiliacées. C'est l'opinion que nous adoptons également , mais sans nous dissimuler combien est légère et peut-être artificielle la distinction établie sur ce point et sur d'autres entre les Flacourtianées et les Tiliacées. On ne saurait méconnaître, entre ces deux groupes, une sorte de parallélisme dont quehiues termes cor- respondants seraient, par exemple, Banara et Prockia- KiiliUa (Fla- courtianée) et Hasseltia (Tiliacée); Bixa et Apeibaj Sloanea et Lin- dackcria, etc. Ces rapports collatéraux tendent constamment à se confondre avec les affinités directes; mais nous croyons devoir maintenir la distinction des deux familles, et reconnaître dans ce cas 1 importance lies caractères de j)lacentation, en admettant toutefois que, si les pièces internes du périanflie du Prockia sont de nature calycinale comme celles du Banara, l'estivafion valvaire du calice n'est plus un caractère absolu de la famille des Tiliacées. Il est plus vrai de dire, du reste, que les pièces florales internes du Prockia sont de nature mixte, les unes passant à la corolle, les autres restant calycinales. 1. PuocKiA Crucis L.; Wahl., Symb.^ 111, 69, toh. 64. Trilix lulea L., Mant.; Willd., Sp., 11, 11-29. Kelletia odorata Secniann, 1. c. Carlhagène (Mutis); la Mesa, province de Véraguas (Seemann). PItODROJIUS FLOU/E NOVO-GUANATENSIS. 2'29 2, Prockia mohifolia -|- , ramis raiiiulisqiie glabris, piilvinis Ibliorum luberciilatis, luliis longiusciilc petiukUis ellipticis vel obloiigo-elliplicis breviter ncuininatis obtiisisve (novellis bre- vissime apiculatis), basi Icvitor corclatis, ci'cnato-serralis (ser- ratiiris apice giaiidiilosis) 5-7-nerviis reticulato-venosis, nervis vouisque in pagina siipera glabrata impressisin infera inoUiter pu- bescente proniinenlibus siccitate nigrescentibus, slipulisdeeiduis, racemis terminalibus folio fere diinidio brevioribus /i-floris, pedicellis subpoliiearibns basi minute bractealis et infra médium bracteolse minutissimge et alabastri nidimentnm gerentibus juxla partem quartam v. quintam inferiorem articiilatis, sepalis exte- rioribus o rarius !i triangulari-ovatis acutis extus sicut pedicelli iiirsuto-pubescentibus intus a basi concava usque ad apicem sub- carinatis tomento adpresso griseo indutis, interioribus (tôt quot exteriores iisque dimidio minoribus et angustioribus) lineari-lan- ceoiatis utrinque sericeo-tomentosis omnibus crassiuscubs, sla- minibus numerosis, ovario giabro. Vulgo : Huesito. Près de Saliva, ait. 2000 mètres. Ois. — Cette espèce diffère du Prockia Crucis par ses fleurs beau- coup plus grandes, en grappes A-flores, qui ne dépassent pas les feuilles. Celles-ci sont moins longuement acuminées. crénelées, coriaces, réticu- lées et à plusieurs nervures primaires, très saillantes, à la face inférieure. Les stipules tombent de bonne heure, et les bractées sont excessivement petites. Les exemplaires du Prockia Crucis, provenant de localités très éloignées, présentent en commun les caractères suivants : des grappes qui dépassent en général la feuille, et se composent de plusieurs fleurs (10-20) relativement petites ; les feuilles en sont membraneuses, presque cuspidées par un long acumen , à trois ou cinq nervures très peu sail- lantes, et à dénis marginales très aiguës et en scie. X.— VALLEA Mutis. Endl. , Gen., n» 5273. 1. Vallea sTiPLLARis. Mulls iu L. fd., SuppL, 2G6; HBK., Nov. Gen. etSp., V, U9- OC, Prodr., I, 520. 230 J, TRIAKA ET J. K. PL/%lV€IIOIV . Fallea cordifolia Ruiz et Pav. Valleaovata et Vallea pyrifolia Tarez., in Bull. Soc. nat. Mosc, ann. 1858, p. 236-37. Gachalaet Ubala, Andes de Bogota, entre 2000-3000 mètres (Tr.); Bogota (Mutis, Humb. et BonpL). ^pubescens, ramis tomentoso-hirsiUis, foliis siibtus plus minus liirsuto-pubescentibus, stipulis subsessilibus v. sessilibus. V allea pubescens HBK., 1. c. 350; DC, 1. e. Fallea cernua Turcz., Le. Vulgo : Raque^ à Bogota; San Jiianito, à Antioquia; Roso, à Tuquerres (Tr.). Abondante dans les Andes orientales de Bogota, jusqu'à Pamplona, etc.; dans le Quindio ; forêts d'Antioquia, de Pasto et de Tuquerres (Tr.); Paramo de San Pedro, ait. 3280-3700 mètres (Schlim, n'* 816); Las Vetas, province de Pamplona, ait. 2760 (Schlim, n° 1295) ; Taquina arriba, Sierra Nevada, province de Rio-Hacha (Schlim, n" 378). y imberbis, foliis rhomboideo-ovatis, non cordalis, sieut rami floresque glaberriniis basi subtus non barbai is. Los Volcancitos, Quindio (Linden, n" 1115). Obs. — L'espèce est un arbre répandu dans la région froide des Cor- dillères centrale et orientale de la Nouvelle-Grenade. On le trouve égale- ment dans les Andes de Venezuela ! et de FÉquateur ! et également au Pérou, puisque le Vallea cordataûn Flora peruviana n'est qu'un syno- nyme du V , slipularis. La presque totalité des Tiliacées de noire flore habite les ré- gions chaude et tempérée, l'n seul genre {Vallea) appartient franchement et exclusivement à la région froide. Les Ueliocarpus, le Prockia Crucis, le MunlingiaCalabura^ quelques TriumfeUa, quelques Corchorus, se retrouvent à la fois dans la zone chaude et dans la zone tempérée. l.QsApeiba. fAihea, Hassellia, Sloanea, ne sortent pas delà région chaude. Parmi les genres que nous venons de nommer, les TriumfeUa PRODROMUS FLORyE NOVO-GRANATENSIS. 231 et les Corchorus sont les seuls qu'on trouve représentés dans les contrées chaudes des deux mondes. Tous les autres sont exclusi- vement américains. xxn. — ternstrœmiagetE dc. Benlli. et Hook., Gen. I, 177 (exclus, trib. Rliizoboleœ el gener. Penlaphijlax^ Stachyurus, Omphalocarpum el Microsemma). TERNSTRQEMiACEiE et Marcgraviace^ DC; Endlicli. Tkib. I. - MARCGRAVlEyEBenth. et Hook.,1. c, 178. Marcgraviace^ Juss. et Auct. * Les Ternstrœmiacées, telles que nous les comprenons, se trouvent com- posées de groupes assez tranchés, pour que chacun d'eux puisse aspirer à constituer un jour une famille particulière; mais si l'ovaire des Marc' gravia est uniloculaire, et si sa placentation est pariétale , comme M. De- caisne l'a reconnu, s'ensuit-il que les Marcgraviées doivent être assez éloignées des autres Ternstrœmiacées pour se rapprocher des familles com- prises par Endlicher dans la classe des Pariétales (Violari», Cislineœ, Bixaceœ, Turneraceœ), ou bien dans la classe des Rhœades (Capparideiie, Cruciferse, etc.)? Nous ne le pensons pas d'une manière absolue, car bien que l'ovaire des Rmjschia et des Norantea nous offre une structure à peu près identique avec celle des Marcgravia, tout en se rapprochant davan- tage de la placentation axile, le Pe//icma nous semble être le lien qui devra rattaclier les Marcgraviées au reste des Ternstrœmiacées. Cette affinité n'empêche pas de reconnaître les remarquables tendances des Marcgraviées vers les Capparidées, parmi lesquelles le Tovaria nous n offert, comme dans le Capparis, un ovaire à plusieurs loges. Flores hermaphroditi. Petala saepe in corollam pseudo-gamo- petalam conci^eta, liypogyna, œstivationeimbricata. Discus nullus. Ovariumspurie v. incomplète /i-12-loculare, loculis plui^iovulalis. Ovula anatropa. Capsula curlicosa, siccitale suberosa, a basi irre- gularitcr rupla, |)kicentis bilamelialis v. crisloelormibus pulposis. Scmina exarilhita, Icvilcr curvula. Embryonis exalbumiuosi ligella (radicula) stepius valdc evoluta, cotyledonibus tune parvis plauo- convexis, plumula obsoleta. Frulices erecli v. scaiidentes, sœpe radicanlcs. Folia alterna. 2o^ J. TRIANA ET J. E. PLAI\CIIO;V. sœpe siibtus foveolato-glandulosa , cœlenim non pellvcide punc- tata. Bracteœ non in raclii primaria sed in pedicello ipso sœpius iiisertœ, forma plerumque singukires, nempe interdum cucuUifor- mes, V. sacciformes, sessiles v. stipitatœ, pendulœ v . ascendentes ^ liberœ v. Iiinc pedicello slerili v. semisterili adhœrentes, intus liquorem ditlcem v. amarum stillanles. Bracteolœ 2, latérales^ sœpe calyci adpressœ. t I. — MARCGRAVIA Plum.; Juss. (exclus, sp.). Kunlh, Siinops. PI. ceqiiin., IV, 234; Endl., Gen., n" 5461 (exclus, sp.). Charact. reformai. — Calyx bibracteolatiis, teiraphylliis, tbliis (leciissafis. Corollse calyptriformis fore absqiie dubio telrapetalœ petalis plane coiicretis, extimi tameii lobo apieali minuto lobiim oppositi tegenle, internonim duoriim lobis non coiispiciiis. Sta- mina nunc IG siibregulariler alterne biseriata, nnnc plura irre- gulariler biseriata, nunqnam vere uniseriata. Filamenta libéra v. basi plus minus concrela, plane bypogyna. Diseus nullus. Ova- rium uniloculare, septis 6-10-12 parietalibus incompletis ad ova- rii axim lumidis. Placentariis pro semi-septo singulo 2, reflexis, latnellatis, undiqiie et eonferte ovuliferis ovariique parielem mar- gine liI)ero spectantibus. Ovula anatropa bOrizontalia. Capsula corlieosa, spongiosa, irregulariter rupta, septis e pariete avulsis unilocularis, intus massa placcntarum more mali auranlii radiatim secta seminibusque i)lurimis in pulpa nidulantibus farcta. Semina minuta, analro|)a, levilcr arcuala, matura non visa. Frutices sarmentosi., insigni modo heterophylli, ramis sterilibus rupibus arboribusve ope radicularum arcle adnexis, conforte et disliche foHosis, filices nonnullas facie œmulantibus, ramorum fertilium foliis majoribus, minus confertis, insertione directioneque tamen distichis, stipulis nullis ; racemis in pseudo-umhellas con- tractis, pedicellis radiantibus, fertilibus plane ebracteatis, apicali- bus sterilibus v. semi- fertilibus hinc latere externo bracteœ cucul- latœ adnatis. l'RODROMUS FLOR^ NOVO-GRANATENSIS. 233 Si l'on élimine le Marcgravia spiriflora Juss., qui, suivant un très juste soupçon de Kunlli, confirmé par une étude plus exacte de ses carac- tères, rentre dans le type Norantea, les Marcgravia véritables constituent un genre des plus naturels et des mieux tranchés. C'est par inadvertance que des auteurs récents lui attribuent un calyce pentamère, et c'est pour avoir compté les bractéoles comme sépales qu'on lui a donné 6 pièces cal^cinales.Le vrai nombre des sépales est 6, comme l'avait très bien vu Kuntb, et ce caractère, joint à des feuilles vraiment distiques (suivant la formule pliyllotaxique 1/2), le sépare nettement des types Ruyschia et Norantea rapprochés l'un de l'autre par leurs fleurs pentamères et leurs feuilles à disposition quinconciale (2/5). Un autre caractère des Marcqravia qui n'a pas été compris jusqu'ici, c'est la véritable composition de leur corolle. En décrivant cet organe comme une sorte de coiffe ou d'éteignoir tout d'une pièce, on n'en a signalé que l'apparence, et l'on n'a pu décider par l'observation si les pétales dont on le supposait formé étaient en estivation valvaire ou imbri- quée. M. Bentham penche vers la dernière supposition, mais sans en don- ner des preuves de visu. Or, en regardant avec la loupe la pointe de la corolle en question, il est facile d'apercevoir un petit lobule rabattu sur un autre lobule du même genre, lequel ne se découvre que par une coupe verticale de la corolle ou par l'inspection de la face interne de l'organe. Ces deux lobules imbriqués et fortement adhérents représentent les pointes de deux pétales externes ; deux autres pétales existent sans doute à l'inté- rieur des précédents, mais nous n'avons pu en saisir la trace, confondus qu'ils doivent être sans doute dans la membrane épaisse qui constitue la partie indivise de la corolle. Rien ne ressemble plus, du reste, à la corolle des Marcgravia véri- tables que celle du Norantea Jussiœi f , ou Marcgravia spicifora^wès. C'est encore une coiffe, en apparence tout d'une pièce, au sommet de laquelle, néanmoins, A, L. de Jussieu avait pu voir déjà, d'une manière un peu confuse, certaines écailles, qui, étudiées de très près, se sont mon- trées à nous comme les pointes de pétales. Or ces pointes ou lobules, au nombre de cm^', en imbrication quinconciale, sont simplement rapprochées en recouvrement, mais sans adhérence mutuelle. D'ailleurs la partie indi- vise de la corolle, au lieu de se fendre circulairement vers le milieu, comme a cru le voir M. Grisebach, se déchire du haut vers le bas en un petit nombre de segments irréguliers. Les organes les plus singuliers des Marcgravia sont assurément les bractées en capuchon qui se dressent au milieu de leur ombelle florale. 23/i J. TRIAIVA ET J. E. PLAIVCHOIV. Jacquin, avec son exactitude ordinaire, avait déjà remarqué sur certains de ces capuchons, vers le côté interne de leur sommet, une tleur plus ou moins rudinientaire, parfois même développée et portée sur un pédicelle, ce qu'il exprimait en disant : « Pedunculi pi^oprii centrales instruuntur corporibus utricularibus, nunc floriferi, mine stériles. » A. L. de Jus- sieu, s'appuyant sur ces paroles et sur une observation plus précise encore de L. C. Richard, reconnut, avec justesse et pénétration, dans ces capu- chons ou cornets, la double présence d'une bractée concave et d'un pédicelle à fleur plus ou moins rudimentaire, en d'autres termes d'un appendice et d'un axe. Seulement il supposa, non sans vraisemblance, que le cornet est constitué par une bractée réfléchie, dont les bords se souderaient avec Je pédicelle suivant leur longueur. Or, l'analogie nous porte plutôt à penser que la bractée, au lieu d'adhérer au pédicelle par ses bords, y est soudée par une moitié de sa face supérieure, le long de sa nervure médiane, et que ses bords forment en réalité le pourtour de son orifice, tourné vers le bas. On comprendra mieux, du reste, ce que nous exposons ici par les réflexions que nous inspirera plus loin le Norantea mixla. La structure interne du fruit du Marcgravia a été bien saisie par L. C. Richard, observateur d'ailleurs si exact, surtout en fait de caractères carpologiques. Il a vu les placentas ou trophospermes occuper au nombre de trois, dont un interne et deux latéraux, les bords libres de sept à neuf demi-cloisons; d'où Jussieu, qui se fait son interprète, conclut à l'unité de loge du fruit. L'ovaire d'un Marcgravia, dont M. Decaisne a pu faire l'étude d'après une plante vivante cultivée dans les serres du Muséum, lui a montré dix cloisons incomplètes, de l'extrémité libre desquelles partent deux lamelles placentaires ovuliféres, qui se réfléchissent de manière à venir rejoindre les parois ovariennes, et à montrer ainsi au milieu de cha- cune des loges deux placentaires appartenant à deux cloisons distinctes. Ces lamelles portent sur toute leur surface des ovules anatropes, horizon- taux, soutenus par des funicules plus ou moins allongés. 1. ^Iarcgrayia caudata -j-, scandons, foliis (adultis s. ramorum floridoruiTi) brcvitei^ peliolalis oblongis in caudam longiusculam leviler falcatam aculam exqiiisite ciispidalis margine tenul inlegro subrepandis rigide niembranaceis relieulato - venosis, exsiccalis pallide virenlibus, uiiibellis breviler podunculatis plurifloris, pedicellis rertilibiis recui^vo - reilcxis tlore plurics longioribus l'RODr.OMUS FL01!.4i NOVO-GllANATENSIS. 235 braclcis clavato-cuciillatis in ceiilro iimbellce 3-û- stipitatis hinc pediccllo adnato eis breviorc intercluiii semi-fcrtili costatis, (loribus parvis in pedicello parum obliquis, bracîeolis calycinis2 abbrevia- lis calyci adpressis, scpalis 4 orbiculato - concavis obtusissimis cxternis 2 basi incrassatis, corolla (haiid plane cvoluta) globoso- ovoidea, staminibus baiid numerosis (15-20) plus minus liberis, ovario in roslrum brève /i-5-sulcum attenuato. Province de Barbacoas, ait. 800 mètres. Rami fertiles graciles, verosimiliter penduli, interdum leviter ilexuosi, epideriuide vitellino-tulva vestiti, lenticellis erebris conspersi. Folia ramorum lloridorum insertione dislicba, direc- lionc interdum secunda, basi in petiolum marginatum vix 1-2 millim. longum abrupte contracta, cuspide incluso 10-15 centim. longa, nervis secundariis patentibus cum venis in reticulum laxum utrinque promincntem connexis. Planla tota glabra, pedi- cellis tantum junioribus pube brevi evanida conspersis. Glan- dukie hypophyllœ non conspicuœ,paucissim8e tamen poriformes s. ostioliformes ad nervulorum intersecliones sparsœ, puncliculis crebris elevatis fuscis, sub lente valida tantum conspicuis. Color florum bractearumquc verosimiliter viridi-lulescens, pallidus. Structura tloris interna in speciminibus magis evolutis amplius inquirenda. Obs. — Espèce des plus remarquables et des plus distinctes dans tout le genre, surtout par le caractère qui lui a valu son nom spécifique, c'est-à- dire le prolongement de la feuille en un cuspis cnudiforme qui rap- pelle celui du Ficus religiosa. La seule inflorescence bien développée que nous ayons sous les yeux compte 9 lleurs et 3 bractées en capu- chon. 2. Marcgràvia nervosa f, scandens, raniis (floriferis) pedi- cellis bracteis nervisque foliorum sublus pube rufidula ramoso- tloccosa indutis v. s[)arsis, foliis breviter petiolalis ovatis basi obtusis apice in acumen aeutiusculum contraclis margine integro subrcpandis rigide |)apyraceis nervis secundariis validis obliquis sublus promincntibus, umboUis pedunculatis niultidoris, pedicellis 236 J. TRIAl\il ET J. E. PLAIWCHOIW. fertilibus flore longioribus arcuato-rellexis crassiiisoulis , brac- teis euculliformibus in ceiitro iimbellse k-S brevissime slipita- tis brevibus clavato-obovoideis crassis, bracteolis 2 calyci adpres- sis, sepalis li latis obtiisissimis, corolla ovoidea apice leviter iimbonata, staininibiis 16-20 inœqualibiis obscure et iiiordinatim biseriatis, filanientis angustis plus minus liberis, aiitberis lineari- oblongis , ovario turbinato in rostrum brève stigmaticum pro- ducto 8-loculari. Province de Barbacoas, ait. 1000 mètres. Planta tota exsiccata fuscescens. Folia 10-12 centim. longa, 7-8 centim. lata. Glandulae hypophyllse sat crebrœ, patellifornies, fundo aperto, margine calloso conspicuo, Parmeliarum apolhecias referentes. Umbella longiuscule pedunculata, pedunculo ramum terminante folii (bracteilormis?) cicatricem inserlionis exhibenle et juxta unibellam bracteam parvam breviter petiolatam cordato- ovatam subtus leviter concavam gerente. Pedicelli fertiles circiter 15-16, flexuoso-curvati. Bracteœ cucullalis bine pedicello sterili V. floris rudimentum gerente eis adnato auctœ. Flos in pedicello vix obliquus. Corolla circiter 6 millim. longa. Obs. — Cette remarquable espèce est parfaitement définie par l'en- semble de ses caractères, notamment, par des capuclions presque sessiles à parois extrêmement épaisses. L'analomie de ces organes promet à un examen attentif des résultats intéressants. Nous avons constaté notamment dans l'épaisseur de leurs parois deux couclies de petits grumeaux cellu- leux, formant des granulations blanchâtres, composées de cellules à parois très épaisses, criblées de canalicules, lesquels leur donnent, quand on regarde la paroi supérieure, une apparence ponctuée. Un fait intéressant que nous a offert un de nos exemplaires, c'est la pré- sence, tout près de roml}elle, d'une bractée présentant en petit la forme d'une feuille, mais déjà marquée en dessous d'une double dépression qui, en s'exagérant, produirait l'état singulier des bractées en capuchon, aux- quelles adhèrent les pédicelles stériles. 3. Mârcgravia rectiflora f, scandons glabra, ramis A-gonis V. terelibus, foliis ramorum steriliuni cordato-orbiculatis v. ovatis PRODROMUS FLORyE NOVO-GRANATENSIS. 2S7 fertilium oblonpis v. lanccolalis sensim v. abrupte aciiniinatis aeutis basi obliqua in pcliolum brevem coiitractis margine in- tègre tenui minute subdenticulato-glandulosis v. subnudis rigide membranaceis exsiccatione plus minus fuscesccntibus, nervis secundariis tenuissimis subtus impressis, umbellis terminal ibus breviter v. brevissime pcdunculatis plurifloris, pedicellis tlore pluries longioribus, bracteis in centro umbellœ 4-6 breviter stipi- tatis pedicello sterili v. fertili adnaliscuculliformibus cylindraceo- clavatis, bracteolis 2 calyci adpressis, floribus in pedicello rectius- culis^ calycis û-phylli l'oliolis obtusis, corolla calyce '2 -2>-[\-[)\o longiore, staminibus 25-30, filamenlis subulatis varie connexis v. liberis, antheris linearibus rnuticis, fruetu subgloboso v. ovoideo stigmate sessili coronato incomplète 8-10-lot'ulari, Var. a ; Brownei : glaberrima, foliis late oblongis brevissime petiolatis basi obliqua obtusis apice abrupte cuspidatis margine pellucido fere glandulosis, pedicellis parum tuberculosis, bracteis incurvis sursum clavato-inflafis ore obliquo contracto anticeque in rostellum producto, bracteolis calycinis minulis (vix 2 millim. longis). Marcgravia scandens foliis caulinis subrotundis, etc. P. Brownc, Jam.,1, p. 24/i, tab. 26. Marcgravia umbellata, L. et Auct. plurim. (pro parte, nerape quoad synon. P. Browne, exclus, synon. Plumier, et Jacq.); Lamk, Illnstr., lab. kkl (ex icône Browniana iterata); Descourt., FL des Antilles, tab. 239 (icône verosimiliter e Brownio imi- tata). Stirps jamaicensis, c speciminibus Purdiœanis cum icône Browniana pertecte congruentibiis liic descripta. Var. é: bracteolaris : ramis tetragonis, foliis oblongis amplius- culis basi inaequali subacutis margine pellucido minute glandu- losis, glandulis majoribus foveolatis secus marginem subtus seria- tis, umbella pedunculata, pedicellis parum tuberculosis pube adpressissima tenuissimaque t'usca indutis, calycibus magis quam in précédente cvolutis, bracteolis suborbiculatis3-/i millim. longis 2o8 J. TRIANA ET J. E. PLAIVCUOIV. iisquc ad 5 millim. lalis, corolla (in specimine nondiim ])lanc evoluta). Folia 10-12 centim. longa, circiter 5 cenlim. lata, subelliptica. Bracteœ in ccntro iimbcllse 5 lloribus conliniise recurvo- patentes forma prsecedentiuni, nempe curvatge clavato-dilatatie, oris obliqui niargine sursiim rcflexo hinc in sli[)iteni deourrente. Sepala externa 5-6 millim. longa rotuiidato-truncata. Andes de Bogota , el Arracachal, ait. 2000 mètres (Tr.). Forma evolutione calycis insignis, forsan si corolla pcrfeela visa fiierit ob llores mnlto majores a typo specifico distingnenda, Var. Y : Goudotiona : glaberrima, ramis subterelibus, foliisoblon- gis basi obliqua obtiisiusculis apice in cuspidem acutam contraclis (supremis inramo sensim deerescentibiis) margine subnudissiibtiis seciis marginem impresso-glandulosis, umbellis siibsessilibus, pedicellis minute tuberculosis, bracteis (in specimine 2, quarum uniea siiperstes) brevibus subrectis clavalo-oblongis in stipitem eisbreviorem non decurrcntibus costa parum conspicua, bracteis calycinis parvis, calyceetiam pariun evoUito, nempe sepalis exter- nis transverse subelliptieis vix 3 millim. longis, corolla cylin- draceo-conica apice obtuse et leviter in mammillam contracta 12-1/1 millim. longa. Nouvelle-Grenade, Cordillère orientale, Savana-Crande (Goudot). Tota planta sicut prsecedentes exsiccalione castaneo-rufes- cens. Ramus florifer subteres, lineis decurrentiœ foliorum minus quam solito prominentibus. Bractea cum stipite haud ultra 2 cen- tim. longa, sed Ibrsan character formce etmagnitudinis ex unico specimine sumptus haud constans. Calyx brevitate insignis. Yar. f^ : Jacquini: glaberrima, foliis auguste lanceolatis basi inœquali liinc acutis v. basisubsequali utrinque acutis apice sensim (née abrupte) acuminatis margine giandulis minutis sœpius sub- denticulalis, pedicellis tuberculatis, bracteis parum curvatis in stipitem brevem parum decurrcntibus, pedicello bracteai adnato PRODROMUS FLOR.E NOVO-GRANATENSIS. 239 S9epe fertili ( verosimilifer IVcquenliiis quam apud variclatem Brow?iei). Marcgravia imibellata Jacqu., Amer., p. 156, tab. 96 (exclus, synon. Pliiui. et P. Browne); L, et Aiict. plurim. (exclus, synom. citatis). Stirps niilillana (Porlo-Rico, Martinica, etc.) in herbariis fre- quens, Ibrma Ibliorum leste Jacquinio ludens, sed nobis typice angustitblia ex icône Jacquiniana describenda, donec variationis gradus melius observentur. Folia exsiccatione nunc saturate nunc pallide rufescentia, nervis lateralibus nuncsubtus impressis, nunc subproininiilis. Fructus in specimine Riediciano c Porto- Rico giobosus, ccrasitbrmis, stigmate sessiii coronatus. Obs. — Sous le nom de Marcgravia umbellatay Linné et tous les auteurs depuis lui ont confondu deux types spécifiquement très distincts, savoir : d'une part, le Marcgravia scandens, fructu radiatim posito de Plumier, et, d'autre part, les deux formes ou variétés que nous venons de décrire sous les noms de Marcgravia rectiflora a Brownii et è Jac- (/?^in{.Pour simplifier l'exposé de ces conclusions, attachons-nous d'abord à bien séparer le type des Icônes de Plumier des formes ou variétés di- verses groupées sous le titre général de rectiflora. A. L. de Jussieu conçut le premier et manifesta des doutes sur l'unité spécifique du Marcgravia umbellala L.-, il signala, par exemple, l'obli- quité des Heurs sur le pédicelle chez le type de Plumier, en contraste avec leur position droite dans les figures de P. Browne et de Jacquin. C'était mettre le doigt sur la distinction vraiment capitale entre nos deux espèces, et si, dans cette veine de sagacité, l'auteur du Gênera n'osa pas conclure à la distinction absolue de deux types, c'est que les matériaux d'herbier étaient alors très incomplets, et que la diversité de nuances du type que nous venons de nommer reclifl,ora en masquait les caractères constants et essentiels. C'est naturellement au type des Icônes de Plumier que la priorité doit faire attribuer le nom de Marcgravia umbellata. On pourrait en établir de la manière suivante et la diagnose et la synonymie : Marcgravia umbellata L. et Auct. (pro parte, nempe quond synon. Piuiucr. exclus, synon. P. Browne et Jacq.). Scandens glaberrima, foliis ramorum tloridorum breviter pétio- le 2/l0 J. TRIAIVA ET J, E. PI.AIVCHON. latis ovatis v. ovnto-oblongis acuminatis aciiliusculis integris ner- vis lateralibiis utrinque paucis lenuibiis arcuato-coniiexis, snbtusfin folio exsiccato siibpromiruilis)iimbellis breviter pedunculatis multi- floris, pedicellis llore {)]iiries longioribus sursiim incrassatis, floribus in pedicelli apice obliquis, bracteolis calycinis minutis, bracteis in centro umbellge iï-5 erectis sursum leviter dilalatis curvulis ore obliquo sensim dilatatis et in slipitem brevem deciir- rentibus (charact. partim ex icône typicaPliimerianainBibliotheca Mus. Paris, asservata, partim ex specim. foliis tnntum prsedito Herbar. Mus. Paris, desumptiis). Structura florum ulteriusinvestiganda. In icône Plumeriana ori- ginali, slamina pauca (12-1 /i) lantum depinguntur. Marcgravia scandens^ fructu radiatim posito, Plum., Icon. ined., vol. lî, tab. 118, ei Icon. edit. Bunnann, tab. 173. Marcgravia umbellata Hook., ExoL FI., tab. 160 (forma pe- dicellis. brevioribus et crassioribus, slaminibus ex icône circi- terl6). Parfaitement distinct de notre Marcgravia rectiflora, le vrai Marc- graiia umbellata que nous venons de définir est peut-être trop voisin du Marcgravia coriacea de Valil, plante de la Guyane, dont nous avons sous les yeux des exemplaires recueillis à Cayenne par M. Sagot, et à laquelle nous rapportons sans hésiter le Marcgravia acuminala Miquel (in Ann. des se. nat., 3* série, t. I, p. 37). Mais cette dernière espèce présente des feuilles plus étroites, ellipliques-oblongues et non ovales ou ovales- lancéolées; ses étamines, au nombre de 25-30 environ, dépassent de beau- coup le chiffre de ces organes, tel que le montrent les figures de Plumier et de Hooker -, différences peu saillantes, sans doute, mais qui suffisent, en l'absence d'exemplaires bien complets de Marcgravia umbellala, pour suspendre notre jugement sur l'identité des deux types comparés. Ce qui nous porte à penser, du reste, que le nombre relativement res- treint des étamines est bien réellement un des caractères du vrai Marcgra- via umbellata, c'est, d'une part, l'exactitude remarquable des dessins originaux de Plumier (exactitude souvent altérée dans les Icônes de l'édi- tion Burmann), et, d'autre pari, l'analyse que nous avons faite des bou- tons de fleur d'un Marcgravia de l'herbier Hooker (Jamaïque, Purdie), lequel, par l'obliquité des fleurs sur ie pédicelle, rappelle exactement le PUODROMUS FLORiE NOVO-GRANATENSIS. 2^1 Marcgravia de Plumier. Deux de ces boutons nous ont offert, l'un 12, l'autre J 3 étamines. Or, nous reconnaîtrions dans cette plante le vrai 3IarC' gravia umbellata, si ses feuilles lancéolées et l'état imparfait de ses fleurs (encore en bouton) ne commandaient un peu de réserve dans une identi- lication d'ailleurs très probable. En résumé, le Marcgravia de Plumier auquel nous réservons le nom d'umbellata ne saurait se confondre avec notre Marcgravia recd/lora. Il nous reste à signaler chez ce dernier les nuances diverses dont la diagnose précédente a tracé les caractères les plus saillants. Entre ces étals différents que nous avons cru pouvoir désigner par des noms de variétés, deux surtout pouvaient apparaître au premier abord comme des espèces distinctes. Ce sont les variétés Brownei et Jacquinii. A n'en voir que les types les plus purs, tels qu'ils semblent représentés par certains exemplaires des collections, on serait tenté d'admettre cette distinction. Mais les intermédiaires ne manquent pas pour relier l'un à l'autre ces états extrêmes, et sans parler des figures de Tussac [Flore des Antilles, IV, tab. lo) et de Turpin (Atlas du Dict. des se. nal., tab. 15/i), dont les feuilles rappellent la variété Brownei, et les fleurs la variété Jacquinii, nous n'oserions assigner même aux états ici décrits une fixité pareille à celle des races ; peut-être même certaines ne sont-elles que de simples formes fondées sur des caractères plus ou moins indivi- duels. C'est encore entre les nuances du Macgravia rectiflora que se place un exemplaire isans numéro) de la collection de M. Linden (Venezuela, prov. de Merida, la Grita), dont les feuilles sont celles de la variété de Brownei, et dont les corolles présentent an petit lobe terminal (pointe du pétale externe) plus saillant qu'il ne l'est d'ordinaire chez le type. k. Marcgravia myriostigma -j-, giaberrima ramis floridis epider- dermide laevi nitida vestitis, foliis distichis subsessilibus obliquis basi dimidiato-siibcoixlatis nempehinc magis productis et rotun- datis apice in acumen nciitiim subtalcatum vernatione plicato- invokilLim conti^aclis margine teiiiii pellucido exsiccatione ciis- pulo quasi erosis coriaceis fiiscesccnlibus, cosla média valida sublus promineiile, nervis secundariis tenuissimis subtiis soepius ineonspieuis , venis nullis , pagina inferiore punclis impressis glandu'.osis fiiscis crebris conspersa, uinbellis lerniinalibus bre- vissinie peduncnlatis paucitloris bracteis cuciilliforinibus vero- '•211^2 J. TBIAIMi& ET J, E. PLANCnOi\. siiiiilitcr paiicis (in spcciiuinc impcrfecto unico vesligiiim visum), iluribus (pedieelli 6 tnnluin in specim. supersunl).... Province du Chocô, ait. 2000 mètres. Obs. — Malgré l'absence des fleurs et la présence seule de la moitié inférieure d'une des bractées, l'analogie détermine si clairement le genre de cette plante, que nous nous hasardons à la décrire d'après un exem- plaire mutilé. Sa ressemblance générale est avec le Marcgravia rectiflora, dont elle se distingue surtout par les nombreuses glandules ponctiformes imprimées en creux à la face inférieure des feuilles. Chez \e Marcgravia rectiflora, au lieu de petites ponctuations ainsi répandues sur toute la sur- face de la feuille, on observe près du bord un certain nombre de glandes patelliformes, plus grandes, plus enfoncées dans le tissu, tanlôtlimitées par un rebord saillant, tantôt s'ouvrant par un ostiole contracté. Du reste, chez les feuilles des deux espèces on retrouve la même obliquité plus ou moins marquée et l'inégalité de leurs deux moitiés; dans leur disposition sur deux rangs, ces feuilles s'étalent plus ou moins dans un même plan et tournent du même côté leurs surfaces correspondantes; chez les deux, enfin, l'extrémité garde le plus souvent, à la face inférieure, des plis obli- quement longitudinaux, qui sont les traces de la vernation involutée de l'organe. On remarque des plis tout semblables chez VAdinandra de Jack, genre qui, d'après la très juste observation de MM. Hooker et Ben- tham, établit le lien évident entre le> Marcgraviacées et les Ternstrœinia- céesdes auteurs. 5. Marcgravia cuspidata Planch. cl Lind. nnss. , glabriiiscula, foliis (ramoriini floridorum) angustc oblongis basi subaciita in pelioluin breveni contraclis apicc in cuspidem aculani productis margine lenui integris 1ère egiandulosisniembranaeeis glabriuscu- lis V. sub lente valida subtus sparse pilosiilis, nmbeliis termina- libus brcviter pcdunculatis mullifloris, [lediceliis patentibus plus minus tuberculosis flore plurics longioribus , braeteis in apice raelieos nltra flores brcviter pi^oduclo 3-/i congeslis ereclis stipi- tatis tubuloso-cucullalis longiusculis apicc levifei^ clavato-dilatatis orc obrKjuo sensini ampliatis liinc pedicello neiviformi sterili v. semifertili auctis, tloribus in pedicello obliquis, bracteolis calycinis orbiculato-ovalis minulis nunc evanidis, sepalis (li) latis subtrun- PRODROMUS Ff.ORyË NOVO -GUANATRNSIS. 2/l3 calis, eorollii ovoideo-conicaleviter aciiminnta ooLitiiisciila, slami- nibus 16-20 libcris, filamcnlis siibiilatis antlicras lineares siib- seqiiantibus, ovnrio brevitcr turbinato in stykim brevem crai^suin manimiformem producto. Nouvelle-Grenade (Linden, sans numéro ni localité), Obs. — Appartenant au même type que le M arcgravia umbellata, mais bien distinct par ses feuilles plus membraneuses, cuspidées, à nervures latérales plus nombreuses, à bords peu ou pas i^landuleux et par ses corolles acuminées et aiguës. Le fait d'avoir ses bractées séparées des pédicelles fertiles par une portion nue du rachis, d'environ 6 milli- mètres, pourrait bien n'être qu'accidentel ou particulier à l'unique exem- plaire qui nous sert à décrire la plante. On le retrouve, du reste, chez le Marcgravia coriacea. 6. Marcgravia pedunculosa f, scandens glabriuscula, foliis (ramoriim floridorum) breviter petiolatis oblongis basi acutis apice cuspidalis mai^gine integro subrepandis rigide inem- branaceis exsiccatione fuscescentibus nervis secundariis paucis patentibus ciim venis laxc anastoniosantibiis , nmbcllis longe pedunculatis pcndulis mnllilloris, pedicellis fertilibiis patentibus longiusculis, steriiibus bractese cucullatse stipitatœ brevi adnatis, bracleolis 2 a calyce discretis, flore in pedicello oblique insidente, sepabs li transverse ellipticis obtusissimis abbreviatis, corolla eonico-ovoidea, staniinibus eii^citer 16 subregulariler alternatim biseriatis externis longioribus , lilamentis bi^evibus latiusculis liberis sub anthera contraetis, antheris auguste oblongis, ovario tuiijinato in rostruin stylil'ornie contracto circiter 8-ioeulari. Llanos de San-Martin, près de Viilavicencio, ait. liOO mètres. Rarni foliati fertiles, epidermide grisea vestiti. Folia (ramoi. fertil.) 12-15 centim. longa, epunctata, subtus glandulis raris poriformibus semi-pertusa, cceteruni epunctata. Pedunculi lloiiferi axillares v. subterminales, graciles, elongati, penduli, hinc inde cicatricibus bractearum (?) v. foliorum abortivoruni (?) in speci- mine jam delapsorum deûeientiunique notati, superne sensim incrassafi el midi, atro-riibescen!es,[)uncticulis crebris tuberciilati. Pedirolli fertiles in umbelln circiter 20-30, graciles, 15- 25 millim. longi, patentes, vix cnrvati, siiperne sensim incrassali. Bractese cncullalse circiter 8 in ceiitro umbellse erectinsciilse pedicellis fer- tilibiis fere duplo breviores (stipitc circiter 5-6 millinQ. longo) apice leviler amplialse, hinc pedicello nerviformi sœpe tloris nidimentum gerenfe eis adnato auctae, exsiccatione, sicnt flores, atro-rubescentes, stipcrficie riigosulas. Bracteolîfi ealycinse a sepa- lis spatio circiter I millim. discrets, minulte, obtiisaî, obovalae V, ovatœ. Corolla circiter O-S millim. longa, diameiro circiter 5-6 millim. Ohs. — Remarquable dans le genre par ses bractéoles assez distantes du calice, par les sépales très courts et presque tronqués, par ses étamines en nombre presque défini (16 sur deux rangs alternes) et par des pédon- cules d'ombelle qui peuvent avoir au delà de 30 centimètres. Il est vrai que ces pédoncules portent quelques traces d'insertion de feuilles pro- bablement bractéiformes, mais ils sont très distincts des vrais rameaux feuilles qui portent les feuilles normales. Spec*ies excludenda. Marcgravia dubia HBK., Synops. PI. œquinoct., IV, p. 235. Découverte par ïlumboldt et Bonpiand dans le Venezuela et retrouvée par Plée près de Maracaybo (herb. Mus. Paris.), cette plante, dont on ne connaît que les feuilles, nous semble, par l'ap- parence de ces organes, être plutôt une Monocotylédone qu'une Marcgraviée. II. — NORANTEA Aubl. Juss.; Kuntli., Syn. , IV, 235 ; Mari., Nov. Gen., III, 179 ; Cambess., in ASH., FI. Bras, tnerid., I, 311 ; Benth. et Hook., Gen., I, 181. Lenombre des étamines toujours supérieur à cinq, et la position delabrac- tée aune distance plus ou moins grande du calyce, tels sont les seuls carac- tères qui semblent distinguer les Norantea des Ruyschia. Encoreces diffé- l'r.ODRO.MlJS FLOR.E NOVO- GP.ANATEINSIS. 2/j5 rences tendent-elles à s'affaiblir, si l'on songe que le Ruyschia dusiœfolia Jacqu., avec des bractées très semblables pour la forme générale à celles du Norantea Jussiœi f (Marcgravia spiciflora Juss.) et du Norantea anomala HBX., a quelquefois, au dire de Jacquin, 7 étamines au lieu de 5, et que le Norantea anomala^ d'autre part, ne compte d'habitude, d'après Kunth, que de 7 à 8 étamines. Quant à la corolle, elle est formée chez le Norantea de pétales tantôt complètement libres {Norantea Adamantium, brasiliensis, etc.), tantôt légèrement cohérents à la hsise (Norantea guyanensis, sessiliflorQ, etc.), tantôt, enfin, soudés en une seule sur la plus grande partie de leur lon- gueur et simulant la corolle des Marcgravia {Norantea Jussiœi). 1 , Norantea sessiliflora -f-, glabra,ramis cinereis, foliis oblon- gis in petiolum brevissinuim abi^uple coiitractis apice vix ac ne vix acuminato leviter spbacelato-eniarginalis margine tenui exsicca- tione siibreflexo integiMs papyracèis, nervis lateralibus patentibus leuuibiis subtus prominulis, sj)icis terminalibus sessilibus clon- gatis spirali infei^nc triplici miiltifloris, bracteis pendiilis parvis ciiculiatis stipife eis breviore suspensis latinscule apertis, floribus parvis sessilibus bibracteolatis, sepalis 5 ovato-orbiculatis ob- tusis , alabastris globosis , corollœ gamopelalae parte indivisa angiista indusa iaciniis 5 ovatis obtusis vaide imbricatis, stamini- bus circiter 10 brevibus complanatis libeiis, antbcris crassis cordato-ovatis nuilicis fdamento longioribus, ovario ovoideo in slylum brevem conoideuni producto /i-5-loculari. Province de Barbacoas, ait. 800 mètres. Ranuili lineis e tbliis geniinatim docurrentibus angulaii, cpi- dermide tenui grisea induti. Folia inscrlione spiralia (2/5), direc- tione tamcn petioli torsione disticha, superiora (in specimine manco sola visa) 6-10 centim. longa, exsiccalione fuscescentia* Spica lerminalis circiter 30 centim. longa inferne crassa sursum gi^adatim attenuata. Bractese cucullatse, sub flore insertœ, pendulsô cuni stipite 10-r2 niillim. longse, cucullalo-saccifonncs, latins» cuiae, verosimiliter purpurege v. saltem rubcscentes. y\labastra sub anihesi diamelro circiter 2-2 |- millim. 2/l6 J. 'IRI.%!MA ET J. E. PLAISCHO!S. Obs. — Les fleurs complètement sessiles, les étamines en nombre défini (ou à peu près), rapprochent cette espèce du Norantea anomala HBK. 2. Norantea mixta -f-, glaberrima, foliis obovato-oblongis v. oblongis basi obtusiiiscula in petioluin brevissimum abrupte contractis apice sphacelato-mucronatis v. subemarginatis margine teniii leviter répandis coriaceis exsiccatione rubesccnti-fuscescen- tibus, nervis secundariisiitrinque paucis obliquis subtus (in sicco) prominiilis, racemis lerminalibus sessilibus brevibus plurifloris, pedicellis elongalis intimis basi cœteris infra médium bracleatis, bracteis infimis axi primario insertis folliformibus planis, inter- mediis (paucis) pedicello insertis lanceolatis subtus planis v. foveolis II subtus cavis supra lumentibus iiolatis, cgeteris demum sacciformi-cucullatis patenli-erectis (nec pendulis) intei^dum lobulo cavo altero minore auctis, cueulli ore snborbiculai^e limbo expanso niarginalo, braefeolis ealycinis sepala 5 orbiculafa con- cava valde imbricata semulanlibus, petalis 5 plane Hberiscuneato- abovalis valde imbricatis (in alabasti^o tanlum visis), staminibus cin floribus iclu insecfi cujusdam monstrosis, pluribus acervatim congestis, in ligulas stériles casu mutatis ideoque apud flores normales ulteiius investigandis). Andes de Bogota, Susumuco, ait. 1000 mètres. Rami epidermide nilida induli intus, sicut folia, pedicelli, bra- ctese, florisque parles cellulis piliformibus (pneumatocystib^^, Planch.), tri-quadri-furcellatis v. simplicibus larcli. Folia disposi- tione phyllotaxica 2/5, leviter obliqua, 10-15 centim. longa. Ra- cemus (in specimine unico) S centim. longus circiter r2-flo- rus. Pedicelli erectiusculi , /i-5 centim. longi, siiperne sensim leviter incrassati , pleri(jue versus quintam partem inferiorem bracteati. Bractearum cucullatarum corpore sacciformi oblongo 6-15 millim. longo parum ampliato sulco tenui secus lineam mediam percurso apice interdum obscure bilobo, aniice ver- sus basim in lobulum cavum brevem tumefacto, crasse mem- branaceo, subvenoso. Alabastra in specimine non plane evoluto globosa,. diametro circiter 6-8 millim., unde flores pi^o génère TRODROMUS FLORvE NOVO-GUANATENSIS. 2^7 anîpliiiseuli. Slnmina (iritloribus inonstrosis) in ligulas lanceolatas V. lineai'i-lanoeolatas crassas intus tuberciilatas polline lociilisque pollinileris deslidilas iniitala, extcrna petaloidea, omnia i)lus minus irregularia, in geinmae speciein centro floris conforta. Ovarii vestigium nullum. Obs. — iNe connaissant de cette curieuse plante qu'un seul exemplaire à fleurs partiellement monstrueuses, nous aurions évité probablement de lui donner un nom spécifique, si l'importance même de ses caractères au point de vue morphologique n'en faisait un objet d'étude qu'il serait incom- mode de désigner par les termes species inedita. Il est à peu près certain, du reste, que l'imperfection des fleurs n'affecte que les organes internes, laissant à l'état normal les rameaux, les feuilles et même les bractées; car les diversités de forme de ces derniers organes, auxquelles fait allusion l'épithète spécifique mixta, ces diversités semblent, aux nuances près, se retrouver normalement chez d'autres espèces, notamment chez le Noran- tea goyazenzis, ASH., et Cambess. La nature surtout descriptive delce Prodromtcs ne nous permet pas des discussions approfondies sur les questions morphologiques; aussi nous con- tenterons-nous de résumer les considérations intéressantes auxquelles nous semble donner lieu l'étude des bractées de notre Norantea mixta (1). 1" Quant à l'insertion : Les bractées les plus basses (celles des deux premières fleurs, dans notre exemplaire), tout à fait semblables aux feuilles, s'insèrent directement sur l'axe primaire ou rachis, sans contrac- ter d'adhérence avec le pédicelle. Les bractées intermédiaires s'insèrent, comme les suivantes, en apparence vers le cinquième inférieur du pédi- celle; mais, deux lignes de décurrence très visibles et une légère différence de coloration dans les surfaces, indiquent la trace d'une soudure congénitale entre le pédicelle et la partie pétiolaire (ou plutôt vaginale) de la bractée; plus haut, enfin, toute trace de soudure disparaît entre les pédicelles et la partie pétiolaire ou vaginale de la bractée, celle-ci étant considérée comme phyton, dans le sens de Gaudichaud. La fusion anatomique est ?omp!è*e entre les deux parties soudées; mais la théorie assigne formellement à la bractée une place sur l'axe primaire et non sur le pédicelle, d'où nécessai- rement l'hypothèse d'une soudure entre le point d'origine réel (sur le rachis) et le point d'insertion apparente (sur le pédicelle, axe secont'aire). 2° Quant à la direction : La position plus ou moins ascendante des (1) Nous venons de publier, à ce sujet, une note dans les Mémoires de la Société d'histoire nalurelle de Cherbourg. 2/lS J. TRIAKyl FB J. U. P1.AIVCUOIV. cornets ou capuchons, un peu exceptionnelle dans le genre, rappelle presque celle des organes analogues des Marcgravia^ et rend en partie compte de la nature de ces derniers, lesquels, au lieu d'être libres, adhèrent par leur nervure médiane à un pédieelle stérile ou plus rarement florifère. 3" Quant à la forme, on retrouve ici à peu près les capuchons allongés des Marcgravia, seulement il y a souvent addition d'un second lobule creux, plus petit que le capuchon principal et répondantcomme celui-ci à une gibbosité de la bractée, formée, comme les fornkes de la gorge des Anchusa, par un creux de la face inférieure de l'organe et une saillie cor- respondante de sa face supérieure. En considérant une des bractées intermédiaires qui a conservé l'appa- rence de feuille et la forme presque plane, on voit à sa face inférieure, de chaque côté de la ligne médiane, deux fossettes à fond glanduleux qui sont la première ébauche des capuchons à double gibbosité; deux de ces fos- settes, en effet, les deux plus basses, en se creusant profondément et devenant confluentes, constituent plus haut la grande cavité légèrement bilobée du capuchon; les deux autres fossettes, encore plus confluentes, donnent naissance au lobule creux qui se dresse sur la ligne médiane, en avant de l'ouverture du même organe. Il" Quant à la nature morphologique, tout le monde s'accorde à recon- naître, avec A. L. de Jussieu , A. de Saint-Hilaire, de Martius, etc., que les bractées concaves des Marcgraviées sont des modifications de la feuille. Mais ce que l'on a moins bien compris, c'est la manière dont se fait le passage d'un organe plan à un organe creux. A. de Saint- llilaire a cru voir là une soudure de plus en plus grande des bords de la feuille bractéale; nous y voyons, pour notre part, une gibbosité de la sur- face même de cette feuille, que l'on pourrait comparer au creux et relief d'une lame de cuivre travaillée au marteau par la méthode du repoussé. m. - RUYSCHIA Jacq. Mart.; Benth. et Hook., Gen., p. 181. * Bractese bicrures equilanles. 1 . RuYscHi.v AMAzoNiCA, Mîirt., Nov. Gen. et Sp., III, 17G. lab. ^292. Llauo de San-Martiu, Yillavicencio, à l'est de la cordillère de Bogota, PRODROMUS FLORiE NOVO-GRANATBNSIS. 2/|9 ait. liôO mètres (Tr.); Savana Grande, à Paiine, cordillère orientale (Goudol) ; Santa-Marlha (Purdie) . • Obs. — Nos exemplaires s'accordent parfaitement avec la figvire et la description du Ruyschia amazonica, sauf quelques nuances dans la forme des feuilles, organes qui sont tous détachés des rameaux dans les échantil- lons d'herbier et dont on ne saurait adopter les formes diverses comme ca- ractères des variétés dans l'espèce; car il est à peu près certain que la même branche peut présenter, à cet égard, toutes les nuances entre l'état cunéi- forme-obovale avec sommet plus ou moins arrondi et émarginé, et l'état cunéiforme-lancéolé avec acumen terminé par une petite pointe caduque (mucronulé). Les deux états extrêmes et leurs intermédiaires existent dans l'exemplaire des Andes de Bogota : la [)remière forme {latifolia) est celle de l'exemplaire de Purdie; enfin, les feuilles détachées de l'exemplaire de Goudot sont toutes étroites, cunéiformes-lancéolées, un peu en losange, et pourraient, si cette forme était constante et générale, constituer une variété angustifolia. Faute d'exemplaires authentiques des plantes admirablement décrites et figurées par M. de Martius, nous n'osons décider si les trois types /Jwi/s- chia amazonica , R. Spixiana et R. corallina sont des espèces ou de simples variétés ; mais nous sommes assez portés vers cette dernière opi- nion, surtout en ce qui concerne les Ruyschia amazonica et R, Spixiana, déjà distingués avec beaucoup d'hésitation par M. de Martius. Toutes les formes, du reste, que nous rapportons au Ruyschia ama- zonica se distinguent du Ruyschia Souroubea Sw. (exemplaire de la Guyane française, Sagot, n° 75, in herb. Fac. se. Monspel.) par les carac- tères suivants : feuilles à pétioles relativement plus courts, les supérieures acuminées et aiguës, habituellement lancéolées, au lieu d'être oblongues- elliptiques arrondies et plus ou moins émarginées; consistance un peu moins épaisse , nervures secondaires un peu moins nombreuses et moins obliques ; couleur sur le sec vert brunâtre pâle et non fauve ; fleurs un peu plus petites. Mais ce sont là des nuances vagues plutôt que des carac- tères bien tranchés, et nous ne serions pas surpris que l'étude de nombreux exemplaires fît rentrer dans le type Souroubea non-seulement les trois plantes mentionnées de M. de Martius, mais peut-être aussi le Ruyschia bahiensis du même auteur (Salzmann, in herb. Facult. se. Monspel., sub Ruyschia Souroubea), qui ne se distingue du type que par le développe- ment plus grand de toutes ses parties. * En attendant, nous croyons devoir rapporter au Ruyschia amazonica 250 J. TRIANA ET J. E. PLANCHON. deux plantes de la collection du Venezuela de M.Linden, savoir, le n° 285 de Puerto-Cabello, qui répond pour les feuilles à notre exemplaire de Purdie, et pour les fleurs à notre»exemplaire de Villavicencio, et, de plus, le n" 1593, de Campanero, prov. de Truxillo, qui répond au pré- cédent par les feuilles, mais s'éloigne de tous par des bractées à divi- sions latérales plus grandes (longues de 20 millimètres), plus élargies, très manifestement spathulées, mesurant S millimètres dans leur plus grande largeur ; aussi ferons-nous de cette dernière forme une variété distincte sous le nom de Rwjschia amazonica var. dilatata. 2, RuYscHiA cRAssiPEs -j", giaberdma, tbliis breviler petiolatis oblongo-obovatis basi subcuneatis apice apiculato - marginalis crassiusculis, nervo iiiedio valido, lateralibus obliquis venisque reliculatis utrinque proaiinulis, glandulis foveoliformibiis ore contraclis in pagina foliorum infera sparsis, i^aceniis terminalibus plurifloris, pedicellis validis curvulis sursum sensim incrassatis, bractese juxta calyccm insertse crassse calcare cylindraceo apice incrassato leviter bilobo cruribus triangulari-linearibus a basi sensim altenuatis calcare ssepius brevioribus, bracteolis calycinis orbiculalo-ovalis, calycis laciniis obtusis, corolla ampliiiscula. ... calycc fere triplo longiore, staminibus gencris (5), ovario (in flore imperlecto non viso). Province de Bogota, Junca, la Mesa, ait. 1200 mètres. Ramus tlorifer epiderniide tenui, grisea, facile et sponte detersa vestitus, linea duplici elevata e folio quovis decurrenle angulatus, mcdullosus, medidla, more generis, celliilis piliformibns ramosis V. simplicibus, aciculatis farcta. Folia 8-12 centim. longa, exsic- cationc fuscescentia. Racemus ramo foliato continuus a basi flori- ferus, costis e basi pedicelli cujusvis decurrentibus angulatus. Pedicelli 3 --d | centim. longi, crassi. Bracteœ calyci plane contiguse. Calcar e basi infundibuliformi cylindraceum, 10-15 millim. longum , apice manifeste bilobum , cruribus calcare circiter triente brevioribus. Corolla (in flore unico inexplicato) paulo ante antbesim circiter 12 millim. longa. Filamenta linearia. AntheriB cordato-oblongae, crassiusculse, muticae, fdamento breviores. PP.ODPiOMyS FLOIl.-E NOVO-GRANATENSIS. 251 Obs. — Les (iiniensions relativement assez grandes des fleurs, les pédi- celles épais et assez remarquablement renflés, bien que d'une manière gra- duelle, les bractées à divisions latérales plus courtes que l'éperon, tel est l'ensemble de traits qui caractérise assez nettement cette espèce. Ces bractées ont sur le sec une couleur feuille-morte pâle ; les corolles sont jaunâtres. ** Bracteoe pileiformes, haud equitantes. >^. RuYscHi.v piLOPHORA f, j^labemnia cxsiccalionc fiiscescens, foliis brcvissiinc pctiolatis v. subsessilibus oblongo - ellipticis Icviter obli(iiiis apice sphacehito-einargiiialis margine teniii siibrcpaiidis nilidis supra aveniis, nervis lateralibus paucis tenui- biis subtils vix cons|)icuis, racemis terniinalibus conlinuis a basi floiiteris, floribus parvis, pcJiccllis curvulis flore vix longioribns, brac!oa calyci contigua [)cndula pilciformi nempe c disco suborbi- culari et sacculo centrali v. excentrico cyliudraceo-conico con- stanle, bracleolis calycinis '2 ovalis, calycis foliolis 5 obtusis, corolla stauiiiiibussrROEMiA coKGESTiFLORA "j", glabcrrima, lamis nigrcs- rentibus, foliis ad apices ramiiloiHiiii congeslis oblongis 5-8 cm. longis basi in petiohim brevem attenuatis apice obtusis v. leviter emarginalis nuirgine integris v. obsoletissime creniilato-serralis, 17 256 J. TBIAIVA ET J. E. PLANCHOIV. coriaceis supra aveniis subtus (in specim. sicco) leviter venosis, floribus axillaribus solitariis, pedicellis calyce brevioribus 3-4- gonis curvulis, bracteis calycinis ovalo-orbiculatis obtusisemargi- natis nervo medio carinatis, sepalis orbiculatis retusis enerviis, petalis margine llmbriato-lobulatis. Près de Tunja (Purdie). 3. Ternstroemia CLUsiiEFOLiA HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 207, tab. /|63, tlg. 1 ; DC, Prodr., 1, 52/i. Entre la hacienda de Meneses et Paslo, dans les Andes de Popayan, ait. 2530 mètres. (Humb. et Bonpl.). Obs. — La plante de Cuba (Linden n° 2005), que M. Choisy croit de- voir se rapporter à cette espèce, nous paraît en être entièrement distincte. k. Ternstroemia macrocarpa -{-, arbor glaberrima, epidermide ramorum griseo-albida raiiiulorurn rubescente , foliis peliolatis elliplicis v. obovato-oblongis basi acutis apicerolundalis raro re- tusis margine tenui subrepando subrevolutis coriaceis nervo me- dio validolaleralibus siccitate ulrinque v. supra prominulis, pagina superiore viridescenle , inferiore rubescente nigro pnnclulata, pedicellis floriferis calyce longioribus petiolum t'ere triplo exce- dentibus compressiusculis, calycis fructiferi laciniis accrelis orbi- culatis circiter 2 cm. longis, bacca depresso-sphaerica diametro circiter 20-25 mm. stylo mucronata polysperma. Vulgo : Corregidor (Goudol). Chuscal redondo, forêts du Quindio (Goudot). Ohs. — Facile à distinguer du Ternstrœmia clusiœfolia HBK par la grosseur de son fruit. 5. Ternstroemia Seemanni f, arbor glaberrima, foliis breviter petiolalis oblongis v. obovato-oblongis basi acutis apice in acu- men brève oblusum contraclis v. rotundatis margine tenui sub- crenulato-repando reflexis rigide cbartaceis (haud vei'C coriaceis) exsiccalis supra saturate subtus pallidecastaneis, nervis secundariis pnonnoMus flor^. novo-granaTknsis. !257 ulrinqiie 10-18 teniiibus pnriim conspicuis patenlibiis, pcdicellis axillaribus circiter 2-3 cm. longis petiolum pluries supcranlibus folio 2-o-plo brevioribiis hâud lenuibus apicc sensim crassioribus ebractealis leviler compressis, bracleis calycinis calyce muito bre- vioribus sepalis orbiculato-oblongis obtusissimis Ternstrœmia peduncularis Seem. , Bot. of Herald , 87, certe non DC! Viilgo : Manglillo (Seemann) ; Mangle de bolon (lierb. FaciiU. se. Monspel.). Savanes près de Panama (Seemann) ; Panama (herb. Facult. se. Monspel., Duchassaing); Chagres (Fendler). Ohs. — L'exemplaire que M. Seemaim nous a communiqué de son Ternstrœmia peduncularis a été obligeamment comparé au type de l'espèce de DC, par M. Alph. De Candolle, qui nous a transmis les obser- vations suivantes, rédigées par M. Mûller, conservateur de son herbier : « Ternstrœmia peduncularis DC, ab hac differt : corolla calyceque cir- citer h parle majoribus,floribus diiplo longius pedicellatis, foliis pallide v. olivaceo-ruhellis (ul in mxxïih Erythrox>jlis) nitidulis superficie ulritjsque paginée lœvibus (nec loranlliaceis)subtussub gravi lente minutissime lepi- doto-puncticulatis, basi dislinctius in petiolum cuneato-angustatis ; nervi secundarii sunt minus numéros! et angulo minus aperto primario nervo inserli, leviter prominuli (i. e. rnullo distincliores) et marginem versus reticulato-anastomosantes. » VI. — FREZIEIU Sw. Flores polygami v, intcrdum liermapliroditi. Calyx bibracteo- latus, 5 -parlitiis, iaeiniis iinbricatis. Coi^ollae petala 5, libéra v. basi coalita, testivalioue imbricala. Stamina indefinita. Ovarium 3-5-locularc, ovulis indefinitis, stylo apice 8-5-fido. Bacca sicca 3-5-Iocularis, calyce stipata, placentis axillatnbns prominenlibiis , se[)lis membianaceis: semina [iliir.i nlacentœ midi(iuc affixa, iiiter- media horizonlalia, superioi-a ascendentia, intima pendilla, omnia subrcniroinùia, angulala, aiupbiiropa (?;, lesta ci'assa, albumine carnoso, embrvone arcualo. t^58 J. TRIAKA ET J. E. PLAIVCHOIV. Arbores v. frutices. Folia disticha, exstipulata. Flores fasci- culotiv. rarius solUarii^ aœillares. Freziera Sw.; DC. Prodr., I, 525; Tul. , in Ann. se. nat., 3« sér., VIU, 326. Lettsomia Ruizel Pav., nionente Tul., I. c. FREZ1ER.E, Lettsomia el Cleyer* sp., Choisy , Ternst. et Camell. Genève, 1855, in-4°. * Eufreziera. Flores polygami. Petalasœpius libéra. Anfliorse giabrse. 1. Freziera CALOPHYLLA.-|-, arbor pLilcherrima altitudiiie medio- cri glaberrima, rnmis lenlicellis albis conspersis, tbliis amplis 1 1/2-2 decim. longis breviter peliolatis oblongis breviter ciispi- datis aciilis basi roliiiidala in petiokim late alatum caiialiculatiim 5)rotraelis obtuse serralis rigide cliarlaceis nitidis, nervo medio valido rubescente supra coinplanato secundariis crebris venisque reticulatissubtuspromiiiulis, fasciculisflorumaxillaribussessilibiis, tloribus pro speeie parvis brevissime pedicellalis, coroUa calyce longiore, staminibus in tlore abortu masculo circiter 30, antberis linearibus filamento parum brevioribus, ovario (in tlore masculo) cffeto e basi conica in slyluni erassum cylindraceum ajiice o-5 dentatum produeto o-5 loeulari, loculis pauci-ovulalis, San Julian, prov. d'Anlioquia, ait. 1800 mètres, dans les forêts. 2. Frezikra iservosv Humb. et Bonpl,, PL œquin., 31, tab. 9 ; HBK., Nov. Gen. et Sp., V, 213: DC, Prodr., I, 525. Prov. dePopayan, ait. 1700 mètres (forma typo conformis, sed folia basi minus rotundala); Ubala et Gacliala, Andes de Bogota, ait. 1800 mètres : forma foliis anguslioribus, crassiusculis, nervis crebrioribus, pedicellis calyce glabrescente brevioribus {Freziera Bonplandiana.' Tuhsne) ; Pasto, Popayan et Tuquerres : (forma foliis latiusculis, floribus prœcedentibus) ; Susumuco et Servita, versant oriental de la cordillère de Bogota, ait. 1000 mètres : (forma foliis typi, nempe basi rotimdatis et subemarginatis, PltODROMLS FLOH.t; NOVO-GUA.WTENSIS. 259 pedicellis calyce brevioribus, exlus sericeis). (Tr.); près de (juacliucal, prov. de Pasto, ait. 2960 (type Ilumb. et Bonpl,); Ocana(Schlim, sans numéro) ; forma loliis basi subaculis, pedicellis calyce longioribus, caly- cibuslutescenti- sericeis. Obs. — Espèce très-variable par les feuilles plus ou moins larges (oblongues), subaiguës ou subémarginées à la base, par les pédicelles plus ou moins courts, le calice et bractées glabrescents ou à pubescence soyeuse. 3. Freziera arbiitifolia -{-, ai'bor altitudinc mediocri, foliis petiolatis elliptico-oblongis 8-12 cm. longis 'à-k cin. latis apice rotundalis v. obtuse et breviter aeuminatis obtuse serratis coria- ceis supra glaberriinis nilidis subtiis pilis tloccoso-fasciciilatis bre- vibiis sparsis, nervo medio valido supra impresso subtus promi- nente rufesceiili-tomentellosecundariis crebris venisquereticulatis prominulis, petiolis canaliculalis auguste marginatis, jiedicellis 1-3 axillaribus petiolum superanlibus 1-2 cm. longis, calycibus ex- tus rulb-tomentosis, sepalis bracleisque ovato-orbiculatis, petaiis 5 liberis oblongis calyce longioribus, staminibus circifer 20-30, an- theris linearibus filamento parum longioribus, ovario conico gla- bro acuminaloin slylum brevem apice /i-5-lidum seusim attenuato, 5-loculari, locuHs multi-ovulatis fructu ovalo apiculato circiter Pisi Qiole polyspermo, semiiiibus parvis pallide l'uscis scrobicu- latis. Alto Manzanillo, prov. tl'Antioquia, ait. 2000 mètres. Obs. — Le feuillage de cette espèce, qui est naturellement d'un vert un peu jaunâtre, prend une teinte jaune verdàtre par suite de la des- siccation. h. Freziera canescens Humb. et Bonpl., PI. œquin., 25, tab. 6; HBK.,iYoy. Gen. et Sp., V, 211, tab, /i63, fig. 2; DC, Prodr., I, 525. Paramos de Achupallas et de Almaguer, entre Pasto et Tuquerres, ait. 3200 mètres. 2C0 .1. TitaAi\4 EB .s. s:. ï>b.,^i:%4jiio:v. 5. Fr.KziEiîA si'RicEA Huinl). et Boiipl., I. c, 29, tab. 8; DC, Prodr.^ ], 525, Freziera chrysophylla Humb, et Bonpl., I. c, tab. 7; HBK., 1. c.,2l2; DC, I. c. Freziera hirsuta Seemaiin, Bot. of Herald, 87 (non Smith). Vulgo : Majidul; Chantre, à Popayan (Hnmb. et Bonpl., Tr.). Très-abondant dans la province de Pasto , entre Popayan et Quito, ail. 21ZiO-3530 mètres (Humb. et Bonpl.) ; Rio Negro, prov. d'Antioquia, ait. 2300 mètres. Forma calyce sericeo. p chrysophylla, foliis lomento paginge inferœ plus rninus aureo, pcdicellis interdum calyce longioribus. Freziera chrysophylla Humb. et Bonpl., 1. c. Freziera hirsuta, Seem., 1. c. Près de Popayan ; au Quindio ; près de Tenasuca entre 1000-2000 mètres (Tr.); près de Popayan (Humb. et Bonpl.); Quindio (Goudot) ; Boquete, volcan de Chiriqui, Veraguas (Seemann). Obs. — Nous ne voyons pas assez de différences entre les deux formes ici rapprocliées pour les admettre comme espèces, La couleur des feuilles, la pubescence du calyce, la longueur des pédicelles, la dentelure des feuilles, sont, dans le genre, des caractères variables. 6. Freziera suberosa lui., 1. c, 330 ; ^Yalp., An;?., î, 118. Pantano de Vargas, sur le Tolima, Cordillère centrale (Goudot). Obs. — Espèce remarquable par ses petites feuilles, que M. Tulasne compare à celles du Buis (Buxus sempervirens). Les fleurs sont au con- traire très-grandes pour le genre. 7. Freziera reticulata Hnmb. et Bonpl., PL œquin.., 22, tab. 5; HBK,, Nov. Gen. et 6>., V, 210; DC, 1. c. Paramo d'Achupallas, Andes de Pasto et Quindio, ait. 3000 mètres PRODROMUS FLORiE NOVO-GRANATENSIS. 261 (Tr.). Près d'Almaguer, ait. 2*260 mètres (Humb. et Bonpl.) ; Quindio (Purdie); Portachuelo (Goudol). 8. Freziera LONGiPEsTul., 1. c, 3'27 ; Walp., Ann., I, 117. Salto de Tequendama, non loin de Bogota (Goudot). Obs. — Remarquable par la longueur de ses pétioles. Les fleurs sont au contraire sessiles. ** Eroteum. Eroteum Sw. , Prodr . (pro parte). Cleyer^ sp. Planch.mss. o'.im ; Choisy Ternst. et CamelL. p. 21 ; Griseb.. FI. of W. Ind. isl., p 103 ; Benlh. et J. D. Hook., Gen., I, p. 183, Flores hermaphroditi (?). Petala iiitei^ne coalita. Antherse pi- losse. Bacca et semina generis. 9. Freziera theoides Swarlz; DC, Prodr. ^ I, 524; Seeni., Bot. of Herald, S7. Cleyera theoides P\i\nch. mss. olim. in herb. Hook.; Choisy, Ternst. et CamelL, 22 (1855). Panama (Seemann). Obs. — C'est à tort, selon nous, que M. Clioisy rapporte à cette espèce \e& Freziera ilicoides et Nimanimœ Tul., in Ann. se. nat., YIII. Les exemplaires de M. Seemann nediiTèrent pas du type qui croît spon- tanément aux Antilles (Jamaïque, Cuba). L'un de nous avait cru jadis, s'en rapportant au caractère des anthè- res poilues, pouvoir faire rentrer cette espèce, et d'autres qui en sont voi- sines, parmi les Cleyera de l'ancien monde. C'est l'idée qu'a soutenue également M. Choisy, et qu'ont adoptée MM. Grisebach, Bentham et J. D. Hooker. Cette opinion semble, au premier abord, légitimée par les caractères de la corolle et de l'androcée.. Mais les caractères du fruit nous obligent à l'abandonner. Ces fruits n'ont pas, comme semble le dire implicitement M. Choisy, des graines pendantes; ce sont des baies sèches, dont les graines s'attachent en tout sens sur des placentas saillants, qui partent de l'angle interne des loges. 262 J. TBlJlIVA El J. E. PL4I\CIIO!V. Trib. IV. — SAURAUJE^. VII. — SAURAUJA Willd. Endl. Gen., n° 54U. 1. Saurauja uRsiNA -}", urbor tota strigoso-tomciitosa rufa, foliis obloiigis breviter acuminatis acutis basi interdnm ciiiieata obtiisiuscLilis cxserte denticulalis margine scaberrimis coriaceis supra dense strigosis asperis sublus vehitinis, paniculis axillaribus brevibiis densifloris, bracleis parvis, tloribiis brevissime pedicel- lalis, diamelro circher 15-18 mm. ealycis 5-partiti laciniis exter- nis ovalis, iiileriiis elliplieis, petalis obovatis emargiiiatis, pilis inter stamina riifis, ovario subgloboso glabro. Vulgo : Duhimoco, à Rio Negro. Rio Negro, Cordillère centrale, prov. d'Anlioquia, ait. 2150 mè- tres (Tr.); alto de Lasca (Goudot). Obs. — Espèce remarquable par la teinte fauve de toutes ses parties, et par les gros poils qui hérissent ses rameaux, ses pétioles, ses inflores- cences et ses calices. Elle est très-voisine du Saurauja Ruiziana Steud. (Apatelia lanceolata DC, Palava R. et Pav.). 2. Saurau.ia tomentosa HBK. , A'oin Gen. et 5/)., VU, p. 2*22, tab. 650. Salto de Tequendama, non loin de Bogota et près de Popayan (Humb. et Bonpl.). 3. Saurauja veragueiNsis Seem., Bot. of Herald^ p. 2/j9 (Suppl.). Saurauja montana Seem. , I. c, p. 87, tab. IG ; Walp., Ann. bot. sijst., IV, oM). Volcan (le Chiriqui, prov. de Veraguas (Seemann). PRODROMUS FLOR^E N0V0-GRANA.TENS1S, 263 Obs. — M. Choisy rapporte cette espèceau Saurauja pedunculata Hook. (Icon. Plant., lab. 341-342), lequel ne serait, d'après le même auteur, qu'un synonyme du -Sauraw/'a serrata DG, {Ternstr., p. 29, tab. li) ; mais ces deux espèces sont parfaitement distinctes. 4. Saurauja scabra HBK., Nov. Gen. et Sp., Vil, 221, lab. 6/|8 (subPalava). Forêts de la Palmilla et d'Antioquia, dans les Andes centrales, ait. 2200 mètres (Tr.) ; Sanla Anna, bassin du Magdalena,prov. deMariquita, ait. 974 mètres (Mutis); Boqueron, entre Bogota et la Mesa (Goudot) ; près de Paclio (Purdie, in herb. Hooker), 5. Saurauja brachybotrys Turcz., in Bull. Soc. imp. nat. Moscou, ann. 1858, p. 2/i5. — Arbor, ratiiis petiolis intloi^es- centiis calycibiisque aspero-strigillosis , foliis obovato-oblongis (l-l 1/2 cm. iongis) basi aciitis apice breviter acuminatis acu- tiusciilis V. obliisis margine minute sernilatis supra sparse piloso- scabris subtus tomenfo brcvi molli rulb veslitis, thyrsis axilla- ribus folio brevioribus(?) pedunculalisplurKloris, (loribus breviter pedicellatis diametro circiter 15 mm., calycis 5-par(ili laciniis ellipticisobtusis, petalis obovato-oblongis emarginatis calyce lon- gioribus, pilis inter stamina riilis, ovario glabro. Tolima, prov. de Mariquita, ait. 1460 mètres (Linden, n" 972) ; Quindio (Bonpl., herb. propr. sub nomine Sauraujœ scahrœ)-^ la Pal- milla, Quindio (Goudot). Obs. — Voisin A\i Saur au j a scabra, AowiW se distingue par ses feuilles à face inférieure douce au toucher. 0. Saurauja strigillosa f, arbor, ramis petiolis inflorescentiis sepalisque extus piloso-strigosis, foliis cuneato-obloiigis breviter et abrupte acuminatis serratis u trinque aeutis supra giabris tactu asperiusculis subtus ad nervos strigoso-pilosulis, tbyrsis axilla- ribus folio brevioribus cymoso-divisis densiusculis mullifloris, iloribus diameiro 15-18 mm., ealycis 5-parliti laciniis ellipticis v. 26Ù J- TKIA1WA I<:T .1. K. PI.ANCHON. ovatis obtusis, pctnlis obovalo-obloiigis cmargiiialis calyee longio- ribus, pilis inter slamina riifis, ovario glabro. Quindio, ait. 1500 mètres. 7. Saurauja peduncularis f^ arbor, ramis petiolis inflores- centiis calycibusijue extiis slrigoso-birtis, foliis breviter petiolalis ovatis ciispidatis exserte serratis s|)arse piloso-asperis siibtus ad nervos atlpresse strigosis, cymis axillaribus longe pedmiculatis folio brevioribus bracteosis pluri et densi-floris, bracteis primariis amplis ovato-lanceolatis serratis, floribus brevissinie pedicellalis, petalis latc obovatis calyee longioribiis. Vulgo : Moquillo. Forêts de la cordillère de Tuquerres, ait. 2400 mètres. Obs. — Espèce très-facile à reconnaître à ses inflorescences munies de bractées, dont les inférieures égalent presijue en longueur les rameaux de la cyme. 8. Saurauja floccifrra -f-, arbor, ramulorum apieibus intlores- cenliis calyeibus foliisque novellis siiblus tomenlo brevi lloc- coso ferrugiiieo indutis, Ibliis peliolatis oblongis breviter aeumi- natis aoiilis argute serrulatis utrinque pilis bi^evibus ramosis flocciformibiis v. potius acervulis piloruai albidis conspersis caelerum giabris, tbyi^sis axillaribus folio brevioribus pediineii- latis triebotome divisis, bracteis parvis triangiilari-linearibus siipremis ovatis, lloribus dianielro ciixiter Mi iniii. sœpius sub- sessilibns v. breviter pedicellalis, laciniis calyeinis oblongis extus tomentellis (non strigosis), petalis oblongis calycem superantibus, pilis inter stamina albis, ovario ovato glabro. Vulgo : Cliupa-hûevo^ à Ubala. Ubala et Quetame, Andes de Bogota, versant oriental, ait. 1300- 2000 mètres. 9. Saurauja LiEviGAïA -j-, arbor, ramis petiolis inflorescenliis PRODROMUS FLOR^ 1N0V0-GRAN\TENSIS . 265 calycibiisque teniiissime [)ulveraceo-puberulis, l'oliis longe pelio- latis CLineato-oblongis breviter et abrupte aciiminatis iilrinque acutis Icviter serrulatis iiitidis glabris, thyrsis axillaribiis folio brevioribus tri-dicholome divisis, bracteis parvis linearibus re- curvis, tloribus pro génère parvis breviter pedicellalis, petalis oblongo-obovatis relusis calyce longioribus, staminibus paucis (eirciter 20), ovario depresse-globoso glabro. Forêts du Quindio, versant oriental, ait. l/iOO mètres. Obs. — Voisin du Palava glabra Piuiz et Pav,, mais distinct de toutes nos autres espèces par ses feuilles complètement glabres. 10. Saurauja PARYiFLORA -j", ai'bor, rainulis foliisquc iiovellis indiimento tenuiadpressissimo ferragineo vestitis,petiolis costaque média subtiis parce et breviter strigosis, foliis obovato-ohjlongis breviter et abrupte cuspidatis acutis exserte serrulatis supra papil- loso-aspcris glabris subtus tenuissime pulveraceo-puberulis, thyr- sis axillaribus folio brevioribus laxiusculis mullitloris bracteis miiiutis, pedicellis flore brevioribus i)uberulis, floribus parvis, calycis /i-6 parfili laciniis obovatis v. ellipticis glabris, petalis (in speciuiine non visis), ovario globoso glabro. Forêts de la Cordillère occidentale, provinces de Cauca et du Choco, ait. 1500 mètres. Obs. — Les fleurs de cette espèce doivent être remarquablement petites, à en juger par le calice dont les sépales ont à peine plus de 2 millim. de longueur. La corolle, dans nos exemplaires, était tombée, ainsi que les étamines. 266 J. TBIAKA ET J. E. PLAKCUON. Trib. V. — CAMELLIE^E. Theace^b Mirb.: Camelluce^ Choisv. Capsula loculicide dehiscens. VIII. — LAPLACEA HBK. Endl., Gen., n» 5416. H^MOCHARis Salisb., Pcirad. Lond., sub tab. 56 (annot.) ; Choisv, Temst.f 54 ; Marlius, Nov. Gen. 1. Laplacea speciosa HBK., Nov. Gen. et 5p., 209, t;ib. /|6l ; DC, Prodr.,U 527. Hœmocharis speciosa Choisy, 1. c. Forêts du Quindio (Purdie). Obs. — Ce bel arbre, découvert en premier lieu par MM. de Humboldt et Bonpland, entre Gonzanama et Loxa, se retrouve à la Nouvelle-Grenade dans la localité signalée. 2. Laplacea pubescens Pi. et Lind., mss., ramis pediincnlis calycibus paginaque foliorum infera pubeseentibus, foliis anguste oblongis in petiohiin brevem attenualis apice obtusiuseulis leviter enfiarginatis et inaeqnilateris hinc manileste illinc parce obliise serratis, nervo medio crasso lateraiibns obsoletis, tloribus speeio- sis albis odoratis, pedicello calyce breviore, laciniis calycinis suborbiciilatis, petalis 6 (?) iateobovatis emarginato-biIobis,ovario hirsuto. Prov. de Pamplona, ait. 1800 mètres (Funck et Schlim, n" ihbà); Ocaila (Schlim sans numéro) forma foliis parvis junioribus subtus sub- sericeis. PRODROML'S FLOR^ NOVO-GRANATENSIS. 267 Obs. — Cette espèce est rapportée par M. Clioisy à VHœmocharis tnmentosa Marf. et Zuccar. 3. LxpLACEA sYMPLOcoiDEs j", arboF, raimilis pubescentihns, foliis crebris erecto-imbricatis subsessilibus lineari-oblongis levi- ter rhomboideis insequilateris apice leviter emarginatis inlegris siipi^a giaberrimis nitidis exsiccationc fiiscis subtiis flavescenti- viridibus cosla média rubescente apicem versus sericeo-pubes- cente, floribiis axillaribus solitariis speciosis, pedunciilo flore bre- viore, sepalis rotnndatis dorso sericeo-pubescentibiis, petalis capsula lineari-oblonga circiter 25 mm, longa demum glabrata. Vulgo : Chisgo. AlloBalalas, Andes de Bogota, ait. 2500 mètres. Ohs. — Espèce remarquable par ses feuilles petites (3-5 cenlim. de long, sur 10-15 millim. de large), à sommet très-sensiblement inégal, ce qui leur donne une forme un peu rhomboïdale. La nervure médiane présente vers son sommet une pubescence soyeuse. Les fleurs sont pres- que aussi grandes que celles du Laplacea speciosa. Ù. Laplacea camelli^efolia -|- , ramis pubescenlibus, foliis ellipticis basi in petioluni brevem cuneato-attenuatis apice brevi- ter et obtuse acuminatis sequilateris supi\i médium utrinque ser- ratis crassiusculis subaveniis supra giaberrimis sublus ad coslam parce pilosulis, floribus axillaribus solitariis diameiro circiter 2>-[icm., sepalis subi^otundis , petalis 6-7 obovatis v. oblougis bilobis, ovario ovato liirsuto. Cordillère d'Antioquia. Obs. — Cette espèce est remarquable dans le genre par ses feuilles dont les deux moitiés sont sensiblement égales et dentées sur une même longueur. Les fleurs sont plus petites que celles du Laplacea speciosa. 268 J. TRIAIVA ET J. E. PLAIVCnON. Espèce cultivée. Thka viRiDis L., Spec.^ 735. Cultivé à Rio Negro, prov d'Aiitioquia, dans les jardins, seulement comme objet de curiosité. Trib. VI. - BONNETIE.^. Capsula scplieide dcliisccns. IX. — MARILA Swartz. Endl., Gen., n» 5i21. 1 . Marila cespfdesiana -j-, arbor inllorescentiis cxcèplis giabra, ramis tetrago^i^^, foliis oppositis peliolatis amplis •2-^ decim, lon- gis oblongis acuminalis ncutiiisculis basi oblusis margine lenui exsiecatione leviterrevol'ito integerrimis pelliicido-|)unctatis rigide chartaceis, nervis secundariis utrinqiiecirciler 18-*i0\eiiulis trans- versis tcnuibns iilrinque prominulis connexis, racemis a.xillaribus solitariis folio diiplo brevioribiis' fere a basi tïoritbris, racbi pedi- cellis calycibusque extus piibe tenuissima quasi pulveracea paliide ftilva indutis, pedicellis circiter 1 cm. longis calyce subduplo longioribus cbraclealis, sepalis 5 oblongis, petaliscjue tolidem calyce vix longioribus niox reflexis, anllieris fllamenlo flexuoso brevioi'ibus linearibns conncclivi pi\,ductiono lineari-clavala fo- veolata eisdem vix duplo breviore ornatis, stylo ovai^ii dimidiam longiludinem excedente,stigma(econico 3-5sulco, cai)S(ila lineari- fusiformi stylo superata loculicide 3-5 valvis, seminibus creber- rimis lineari-oblongis, iiucleo castaneo, apice et basi membrana in fimbrias filamentosas soluta ornatis. PRODROMUS FLORiG NOVO-GRANATENSIS. 269 Entre Servita et Yillnviceiicio, versant oriental des Andes de Bogota, ait. 700 mètres. 2. Marila macrophylla BentI)., !jot. of Siilplt., 12-, Waip,, Rep., V, 133. Chapas, isthme de Panama (Fendler n" 93). 3. Marila alternifolia -j-, arbor, ramulis peliolis foliisque novellis pube tenuissima pulveracca ferruginea indiilis, foliis alternislongiiisculis petiolalisobloiigis v. obovalo-oblongis abriiple eiispidalis aciitis margine integerrimis v. apicc [lauci-creiiatis glaberriinis rigide membranaceis opacis, nervis seeundariis ulrin- que ('irciter 18-20 eostoque média validis supi\i impressis sublus elevatis, racemis axiliaribus (?j \ J/2-2 de. longis pendulis (?) ïeve a basi florifeiis, raclii pedicelliscalycibiisquc extus pube grisea iiuiutis, calyeis 5-[)arliti laeiniis oblongis post anlliesin eonniven- libns, petalisS oblongis multincrviis membranaceis eaducis caly- cem vi\ aequanlibus, slaminibiis crebris, aiilberislineaii-oblongis in ap'pendieemliiicarem non excavaiam ssepius eis longiorem pro- dnclis, slylo subuiato ovariiim triloeulai^em fere sequante, stig- mate pyramidato trigono basi dilalata sublrilobo. Bords des rivières dans les forêts des prov. de Choco et Barbacoas, ait. 300 mètres. Petioli leretes, circiter 2-3 cm. iongi, apice distincte in pnlvi- niim cylindraceimi dilatati. Folia opaca, sed snb lente valida subtus punctis nigreseenlibiis noiata. Stipulœ [)laiie nullœ. Calyeis œstivalio qninconeialis, lacinia inliina pelaloidea, nunc laciniœ 6. Sauf le groupe des Bonnetiées qui est particuliei^ à la région chaude, les Ternstrœmiacées sont des plantes de nos régions froide et tempérée. A la région froide appartiennent [)lus ()ar- ticulièrement divers Ternstrœmia et Saurauja^ quelques Fre^ ziera et quelques Laplacea. 270 J. TBIATVA ET J. E. PLAIVCDOIV. Les feuilles dures, coriaces et luisantes de ces arbres ou ar- bustes, qui rappellent celles des Symplocos, semblent faites pour braver les froids de la région des Paramos. Les Saurauja ont les feuilles membraneuses, mais protégées le plus souvent par une coucbe plus ou moins épaisse de poils. XXIII. — OCHNACEiE Planch. in Hook., London Journ. of Bot.,\, 584. Sect. I. — LUXEMBURGIEiE Planch. h — GODOYA Ruiz et Pav. Endl., Gen., n" 5427. SoBGEN. I. — EUGODOYA Planch., 1. c. 1. GoDOYA ANTioQuiENsis Plaucb., 1. C, V, 597, cuni icon.; Walp., Ann.,\, 122 et 177. Yulgo : Caunce (Tr.). Entre Rio NegroetMedellin, prov. d'Antioquia, ait. 2200 mètres (Tr.); montagnes de la prov. d'Antioquia (Purdie). SuBGEN. II. — RUTIDANTHERA, Planch., 1. c. 2. GoDOYA sPLENDiDA Plauch., 1. C. ; ^yalp., 1, 123 et 177. Yulgo : Çuiebra- hacha (Sclilim.). La Cruz, prov. d'Ocana (Purdie, Schlim n" 1728); prov. de Socorro (Linden n» 1728). IL — CESPEDESIA Goudot. Endl., Gen. siippl., n" 5427. 1. Cespedesia BoNPLANDi Goud., in Jim. se. nat., 3' sér., II, 319; Plancb., 1. c, 6/|5. PHODRO.tlLS l'LOïiJE NOVO-GRA.NATEi>SIS. 271 Marcgravia UBK., Nov. Gen. et Sp., VII, 277. Vulgo : Lengiia de vaca. Entre Mariquita etNeiva, vallée du Magdalena, ait. ZjOO mètres (Tr.); Coyaima et la Clianiba, vallée du Magdalena (Goudoti; prov. de Mariquita (Hiimb. etBonpl., Linden, n" 1176). 2. Cespedesia macrophylla Secmann, Bot. of the Herald^ p. 97; Walp., Ann., IV, 421. Baie d'Utria, dans le Darien (Seemann). SECT. II. — GOMPHIEiE Plancli. III. — GOMPHIA Schreb. Endi., Gen., n° 5958. 1. GoMPHiA Magdalen/e f, glabeiTJma, raiDuloruni epidermide grisea, foliis brevissime petiolatis oblongis (6-10 centim. longis) abrupte aciuninalis aculis ima basi complicata intégra rotundatis serrulalis crassiusculis rigidis nitidis, nervis secundariis crebris valde arcuatis lenuibus supra vix subtus manifeste prominulis, paniculœ terminalis brevis ramis paucis patentibus in laseiculos (rêvera cymulas abbreviatas) subsessiles collectis, pedicellis circiter 5 mm. longis calyce paullo brevioribus 3-7 in fasciculum con- geslis, sepalis anguste oblongis bine vel utrinque membranaceo- marginatis, petalis antherislO subsessilibus subulatis vix ac ne vix (in alabastro) rugosis minute papillosis, gynobasi in frucfu immaturo subpyriformi obovoideo, carpeilis obovato-subglobosis. Bords du Magdalena, dans la vallée du fleuve, jusqu'à l'altitude de 700 mètres. Obs. — Espèce remarquable, entre les nôtres, par ses panicules courtes, à peine ramifiées, à fleurs groupées, par 3 à 7 ensemble, en fascicules presque sessiles. Elle semh.e être voisine du Gomphia Candollci Planch. {G. nitida DC. non Sw.). 18 27"2 J. TRIAI\A ET J. K. PL/\KCIIOi\. 2. GoMPHiA LucENs HBK. , A 01'. Ge?}. et Sp., Yll, 2ù9. Près de el Zapole, à l'einbouchure du Sinu , non loin de Cartha- gène ; Turbaco, ait. 3Zi9 mètres (Humb. et Bonpl.). 3. GoMPHiA. ^'iTiDA Swariz; Seemanii, Bot. of the Herald, p. 95. Bois épais près de Cruces; île Gorgona; Chagres^ prov. de Panama (Seemann); Panama (Duchassaing). Obs. — Espèce admise ici, sur l'autorité de M. Seemann, qui la donne comme étant à la fois le G. nitida de Swartz et le G. nitida de De Can- dolle. Mais cette dernière plante, supposée par l'un de nous distincte du vrai G. nitida Sw., est devenue le G. Candollei Planch. II. GoMPHiA POLYANTHA "j-, glabeiTimu, epidermide ramulorum fulvo, foliis breviterpetiolatis oblongis acuminatis acutis basiacu- tiuscub's V. oblusatis ima basi excepta serrulatis crassiusculis supra nitidis subtiis pallidioribus, nervis secundariis insequalibus tenuibus supra vix subtus manifeste prominulis, stipulis caducis, paniculae terminalis amplee ramis patontibus v. patenti-erectis fasciculis florum pedunculatis ornatis, pedicellis ssepius ternis circiter 8 rnm. lougis calyce parum longioribus, sepalis anguste oblongis rubeseenlibus, petalis obovato-orbiculatis longiuseule unguiculatis aureis calycem parum excedentibus, antherislO ses- silibus subulatis rostralis rugosulis superficie leviter granulosis, fructus iuimaluri gynobasi subpyriformi-obconico crassiuscuIOj carpellis ellipsoideis. La Quebradila, llanos de San Martin, ail. 300 mètres. Petioli o-/i mm. longi, tblia 8-12 cm. longa 2 1/2-6 cm. lata. Obs. — Belle espèce, à grande panicule terminale. 5, GoMPHiA MEMBRANACKA "j", glabcrrima, epidermide ramulo- Vum adultorum grisea, anuolinorum rubida, foliis brevissime pe- tiolalis oblongis cuspidatis aculisbasi acutiusculis leviter serrulatis membranaceis, nervis secundariis inœqualibus paucis sat mani- festis aliis lenuioribus el brevioribus veuuJis tenuissimis trans- PRODKOMUS FL0lt.4i iN'OVO-GRAXATËNSIS. 273 versir)- inter nervos extensis, rncemis terminalibus axillaribusve brevibns paucilloris interdum divisis (?) , pcdicellis i-3 calyce brevioribus (an semper), sepalis 8-9 mm. longis angiiste oblon- gis, petalis oblongo-obovatis, antherislO subulatisleviter rtigosis, fructus gynobasi crasso subgloboso diametro circiler 8-10 inm., carpellis breviter ellipsoideis obtusis circiter 10 mm. longis. Forêts de Villavicencio, versant oriental des andes de Bogota, ait. 360 mètres. Obs. — Remarquable par ses Ceuilles membraneuses, par ses grappes courtes, ses fleurs peu nombreuses et assez grandes, ses gynobases presque globuleux. Sauvagesie^ Bartl. Secî. m. — tJALVAGESIEiE. IV. — SAUVAGESIA L. Endl., Gen., n° oOoO. 1. Sauvagesia erecta L.; DC, Prodr., I, 315. Susumuco, dans la Cordillère orientale; Uanos de San Martin, bassin du Meta ; Buenaventura et Barbacoas, sur la côte du Pacifique (forma an- gustifolia) ; et, du reste, partout dans la région chaude, plus rare dans la région tempérée (Tr.) ; entre Mariquita et Beal de Santa Anna (^ïïumb. et Bonpl.); Ocana, dans les enclos, près des maisons (Schlim, n° 2Sh) ; Pa- nama (Seemann). 2. Sauvagesia tenella Lamk ; DC, Prodr., I, 316; ASH., I. c, 66, t. III, B; Seemann, Bot. ofthe Herald, p. 80. Panama (Seemann). 3. SAUVAGE8IA puLciiELLA Plancli. mss., in herb. Hook.; See- mann, in Bot. of the Herald, p. 80. Caille herbaceo simplici ascendente erecto palmari, foliis brève peliolalis lanceolalis iitrinque acutis serrulatis , stij)ulis majnscii- lis subdiinidiato-lanceolatis longe ciliiferis, ciliis versus médium glandula ornatis, (loribus axillaribus terminalibusque solitariis 2-3-nisve pedicellatis ercetis v. nutautibus ininutis, staminodiis "llll J. aKlA!\A El' J. E, PLIKCUOIV. cxterioribiis millis v. paucissiniis , interioribiis biiiiamilbnnibiis seariosis, aiUheris ovalis filamento subduplo brevioribus. Rio Hacha (Purdie), in herb. Hook.; Panama (Seemann). Uerbadelicalula, moreaffiiiium glaberrima ctnitida. Radixbrc- vis, fibrillosa, annua ; caulis erectus, v. adscendens, gracilis, /i-8 l)o]licaris, a basi ima sparse foliosus, simplex v. apice tantiim ramulos 1-3-breves florifères exserens. Folia inlernodiis duplo longiora, unguicularia, patentia v. deflexa, supra seiisim decres- centia, unde flores in racemum foliatum dispositi melius Ibrsari ([Liam axillares dicerenlur. Stipulée sesquilineam longue, scariosse, striatge, straminec-fulvâe, ciliis versus médium ubi giandula gra- nuliformi, nigrescenti ornantur, subgeniculatis. Pedicelli floriferi brcvissimi fructiferi 2-2 1/2 lin. longi; flores eis S. ereclœ^-\. subquadruplo minores; sepala ovato-lanceolata, aculiuscula, inlc- gerrima, scarioso-marginata. Les genres Cespedesia et Gomphia appartiennent exelusivement à la région chaude. Les Godoya se trouvent à la fois dans la région chaude et dans la région tempérée. Même observation pour le Sauvagesia, dont une espèce, le Sauvagesia erecla, se retrouve dans toutes les contrées tropicales. Relativement au Brésil, la Nouvelle-Grenade est très-pauvre enGomphiées et en vraies Sau- vagésiées. Les Cespedesia^ Godoga q{ Gomphia de la Nouvelle-Grenade sont des plantes remarquables par l'élégance de leur feuillage, dont la nervation et l'aspect hrillant rappellent celui du Caîophyl- lum. Leurs fleurs toujours jaunes, et qui ne manquent pas d'éclat, sont grandes chez les Godoya, et forment parleur disposition des boiiquels d'un assez bel aspect chez les Cespedesia et les Gom- phia, pour les rendre dignes de figurer dans les serres comme arbrisseaux d'ornement. La dureté du bois des Godoya leur a valu le nom ùe Quibra-hacha ou brise-hache. Enfin l'écorce du Godoya antioquiensis renferme un principe astringent, qui le fait employer comme des sortes de cure-dents analogues à ceux que les Arabes façonnent avec le bois de Salvadora. FRODROMUS FLO!t.^i NOVO-GK VNVTKNSIS. 27-^) XXIV. — GUTTTFER.EJ11SS.; Choisy, Camb. PI.elTrian., Mnn. Gult., in Ann. ac. nat., 4'" sér, , Xllf, XIV et XV. Clusiace^ Lind.; Endl. (excl. gen.) Garcime^ Baril, (excl. sect. A, Carpodontea). Trib. I. — CLUSÏA PI. et Tiian. 1. c, XllI, 314 et 348 (13) (1). SuBTRiB A, — EUCLUSlEiE PI. el Tr. , I. c, , Clusieœ Choisy. J. — CLUSIA Plum.; L.; Jacq. Endl., 6Vn.,n» 5428. Clusijj sp. auct. Tbiplandron Benlh., Bot. of Sulph., 73, tab. 28. Cahoiu Karst. in Unn., XXVflI, ann. ISoS, p. 443, Sfxt. I. — EUCLUSIA. 1. Clusu rosea L,; Turpiii, AU. Dicl. se. nat.^ lab. 156; Schlecht., in Linn., VIII, 181, tab. k (specim. fom.) ; Pi. et Tr., 1. c, XIII, 324 (19). Cenchramidea arhor saxis adhœrens, etc., Pliiken., Almag., 92, tab. 157, fig. 2 ; Catesby, CaroL, II, 99, tab. 99. Clusia flore roseo fructu subviridi Plum., Gen., 21 ; ejusdem Icon. ined., tab. 86 et 87 ! cum descriplione. Clusia retusa Poir., Did., Y, 183; Icon. Lanik, lUuslr.^ tab. 852 (monente Desfontaines in Herb. Mus. Par.). Clusia alba Willd., Sp., IV, tab. 976 (quoad stirpeni Huni- boldtianam). Vulgo : Cape grande {Scem?inn). Dans les savanes, près de Panama el de Nata (Seemann). (<) Nous indiquons entre parenthèses la pa^e du lirfige à part de notre Mémoire sur les Gutlifères. 27G J TRIAKA ET J. K. PLANCUON. Sfct. II. — OMPHALANTHERA PI. etTr. I. c. 3.28 (23). ' 2. Clusia EUGENioiDEs PI. et Liiid. , PL Columb. ined.\ PI. e Tr.,1. c.,Ô28, tab. 15, fig. ft, 5, 6 et 7 (23). Forêts au-dessus de Jiracasaca, prov. Santa Marta (Sclilim, n° 934). Sect. III. — PHLŒANTHERA PI. et Tr. 1. C, 329 (24). Species tl. fetr.. lanlum notai in sectione subdubiai. 3. Clusia minor L., Sp. (edit. \\ ami. 1753), 510 ; PI. et Tr., I. c, 333, tab. 15, ?ig. 8, 9, 10 et 11 (28). Clusia venosa L., Sp. (edit. 3% ann. 1^95) (qiioad synon. et icoiiem Pliimerio — Burmannianam), non .lacqiiin ! ; Lamk , En- cycL, lî, 53 (exclus, synonym. Jacq. et exclus, var. p). Clusia flore roseo minor^ fructu (lavescente VXvww . , Gen., 21. Clusia flore roseo minor^ fructu e viridi rubro Plum., Icon. inédit.^ tab. S-S (tlorcs in icoiie perperani mouopetali). Clusia foliis venosis Burm. in Plum., Icon., tab. LXXXVIJ, fig. 2 (icon plane erronea, nenipe ex démentis iconum duarum Plumerii ad species 2 spectantibus conflata; folia et fructus, tab. 88 Pkimerianse, flores 2 aperti figuris anaiyticis a, a, Plu- merii [Gênera, tah. 10] mutuata)excl. var. ^. Clusia parviflora Humb. et Bonpl. in Wilkl., Sp., IV, 976. Clusia alba HBK., Nov. Gen. el Sp., V, 199, non L.; Acb. Rich., FLCub., I, 98. Clusia pratensis Seem., Bot. of Herald, 89. Clusia [alba Griseb., F/. West Ind. isl., 1, 107 (pro parte, nempe quoad slirpem Domini